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Collection MILIEUX

Jean-Claude BEAUNE Le vagabond et la machine:
Essai sur l'automatisme ambulatoire:
médecine, technique, société
(1880-1910)

Vers 1880, le "mauvais pauvre" a bien du mal à survivre: on s’est occupé de lui.Charcot invente alors pour qualifier le vagabond, sa métamorphose ultime, la notion d’automatisme ambulatoire appliquée à l’objet privilégié d’une médecine mentale qui attend encore son Freud. Le terme "automate" maintient une intéressante ambiguïté: il désigne aussi bien le dernier déchet humain à éliminer que la norme la mieux intégrée d’une civilisation qui pétrit ses hommes au feu des cadences et des réglements rationnels. Plus généralement, depuis ce temps, quel sens concret peut prendre pour nous l’idée d’individu ? La fatalité posée de la mort, de l’hérédité mauvaise, de la dégénérescence, maintenue et entretenue par certaine science, a-t-elle dit son dernier mot? La mort du vagabond, c’est un peu la mort des rêves de liberté du XVIIIe siècle, passée au moule de l’industrie souveraine.

un volume 15,8 x 21 de 400 pages,
ISBN 2.903528.23.3, 1983, 22 euros

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Les spectres mécaniques:
Essai sur les relations entre la mort et les techniques:
le troisième monde

Entre la mort et les techniques, une idylle s’est nouée depuis longtemps. Leurs noces sont aujourd’hui célébrées en particulier dans le domaine médical et biologique, les premiers enfants sont déjà apparus: génocides, cadavres ambigus, fœtus équivoques. Les spectres mécaniques sont le quatrième volet d’une recherche déjà ancienne dont l’enjeu est de tenter de rendre compte des significations paradoxales du phénomène technique dans la civilisation occidentale. Ils interrogent "la pensée des couleur machines selon les affinités circonstancielles mais aussi fondamentales que celles-ci entretiennent avec la Mort et le Temps, dans la perspective d’une définition technique de l’homme, envisagée selon trois ouvertures successives: l’histoire de la philosophie, les techniques et l’éthique médicales, les expressions modernes et contemporaines de l’automatisme".

un volume 15,8 x 21 de 352 pages,
ISBN 2.87673.050.2, 1988, 24 euros

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Philosophie des milieux techniques:
la matière, l'instrument, l'automate

Il est beaucoup question dans ce livre de techniques, de technologie, de machines, d’outils, d’objets conçus et fabriqués, d’artifices, d’automates. Autant d’optiques qui se recouvrent en partie, mais laissent, à travers cette pluralité revendiquée, entrevoir un point commun: un objet technique n’a pas de sens par lui-même mais par le fait qu’autour de lui se met en place un milieu de travail, de valeurs, d’images et de raisons. Chaque objet est ainsi porteur de cette qualité expressive dont la synthèse désigne "la technicité", sous ses formes multiples: du compagnonnage aux systèmes informatiques en passant par la manufacture, l’usine – sans oublier le musée et l’école car l’art et l’information sont également concernés par cette organisation –, ce sont des milieux qui tissent le cadre historique, social, politique et symbolique de notre existence. C’est la philosophie, associée à l’histoire, à la science, aux mécanismes de conception, de classification, de constitution du monde sensible, qui nous propose quelques chances d’expérimenter à travers ces milieux, certaines
de ses propres questions fondamentales qui sont aussi celles que la technique est amenée
à prendre en compte: l’être et l’existence, l’un et le multiple, le même et l’autre, l’esprit et le corps, le naturel et le culturel, le normal et le pathologique, la vie et la mort.

un volume 15,8 x 21 de 624 pages,
ISBN 2.87673.275.0, 1998, 30 euros

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Le balancier du monde
la matière, la machine et la mort:
essai sur le temps des techniques

Parmi les machines que l’homme a créées pour son bonheur et pour sa ruine, il en est une qui possède une puissance propre : c’est l’horloge dont le vieux balancier n’en finit pas de battre comme un cœur à son rythme, dans le souvenir d’une enfance perdue.
Ce balancier scande l’éternité des mondes et des atomes, depuis l’éternel des Anciens jusqu’à la vertu des matières et des signes dégagée par la technologie moderne et contemporaine. Il amène alors la raison à imposer à ses normes des mesures, des cadences et des obligations que l’industrie exploite et met en œuvre. Il conduit ainsi l’homme pris à son rêve d’immortalité mais victime de l’utopie de la science, de l’art, du travail ou du profit, étranger parfois aux objets qu’il a lui-même fabriqués, à se doter de jeunesses artificielles, répétitives et qui ne lui laissent en fin de compte que le destin de sa mort inéluctable.
Le balancier du temps et du monde est le point central où se rejoignent ces trois lignes de forces issues de la matière, la machine et la mort, qui constituent le cadre de notre condition arbitraire et nécessaire à la fois. On y discerne enfin l’ombre portée, la face cachée, le dernier sourire de l’automate.

un volume 15,8 x 21 de 384 pages,
ISBN 2.87673.335.85, 2002, 28 euros

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(
sur l'auteur)

Éditions Champ Vallon
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