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Collection MILIEUX

Gérard CHAZAL Le miroir automate:
introduction à une philosophie de l'informatique

Au-delà des craintes que peut susciter l’idée d’une machine pensante, au-delà du mythe de l’automate ou de celui du Golem, il s’agit dans cet ouvrage d’engager une réflexion pour, à la fois, mieux déterminer ce que le reflet informatique de notre esprit peut nous apprendre sur nous-mêmes, et tracer les nouvelles limites qui séparent l’homme de la machine qu’il a construite.

un volume 15,8 x 21 de 264 pages,
ISBN 2.87673.204.1, 1995, 26,5 euros

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Formes, figures, réalité

Ce livre s'attache à retrouver la notion de forme comme schème explicatif, si ce n'est universel, tout au moins transversal à de nombreux domaines: des sciences aux arts, des techniques les plus primitives aux plus modernes. Face au savoir en miettes, le savant étant de plus en plus enfermé dans sa spécialité, le rôle de la philosophie est bien d'articuler ce qui se donne de manière séparée. La philosophie est, par une sorte de nécessité, le lieu où tout se croise. Ni art ni science, elle est l'intersection des deux, le point de fuite qu'il faut donner aux savoirs éparpillés. La forme et l'espace peuvent-ils féconder la pensée et fournir ce fond ontologique que réclame le développement des connaissances et notre emprise sur le monde? Telle est la question que ce travail veut aborder.

un volume 15,8 x 21 de 256 pages, 23 illustrations
ISBN 2-87673-245-9, 23,5 euros

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Les réseaux du sens:
De l'informatique aux neurosciences

Les objets que nous fabriquons, tout imprégnés de nos projets et de nos intentions, tirent de nous leur signification. Ainsi des plus complexes d'entre eux, les machines informatiques, capables de manipuler des symboles et des messages que nous savons lire et comprendre. L'enquête à la recherche du sens qui est l'objet de ce livre commencera donc par l'examen de l'univers de ces machines langagières et logiques, afin de déceler dans leur structure et leur usage les traces et les empreintes de la signification que nous y avons déposée. Si nous rejetons les conceptions spiritualistes du sens, c'est pour le rechercher dans l'ordre et la structure des choses, celles qui nous sont données comme celles que nous fabriquons. L'ordinateur miroir de notre activité mentale dispensatrice de sens, nous renvoie à notre propre organisation matérielle, celle de notre système nerveux. Déjà l'artefact — les réseaux de neurones formels, machines construites sur le modèle de notre système nerveux — nous y invitait. À l'écoute des apports récents des neurosciences, nous essayons de comprendre comment nous intériorisons le sens des choses et comment, en retour nous sommes aptes à donner du sens, à en créer. A la question: "comment représente-t-on l'ordre des choses dans une machine? ", succédera la question : "comment notre cerveau représente le monde et le milieu qui nous entourent?" qui nous mettra sur la voie d'un matérialisme plus cohérent.

un volume 15,8 x 21 de 288 pages
ISBN 2-87673-301-3, 23,5 euros

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Interfaces:
Enquêtes sur les mondes intermédiaires

Les objets que nous fabriquons, tout imprégnés de nos projets et de nos intentions, tirent de nous leur signification. Ainsi des plus complexes d'entre eux, les machines informatiques, capables de manipuler des symboles et des messages que nous savons lire et comprendre. L'enquête à la recherche du sens qui est l'objet de ce livre commencera donc par l'examen de l'univers de ces machines langagières et logiques, afin de déceler dans leur structure et leur usage les traces et les empreintes de la signification que nous y avons déposée. Si nous rejetons les conceptions spiritualistes du sens, c'est pour le rechercher dans l'ordre et la structure des choses, celles qui nous sont données comme celles que nous fabriquons. L'ordinateur miroir de notre activité mentale dispensatrice de sens, nous renvoie à notre propre organisation matérielle, celle de notre système nerveux. Déjà l'artefact — les réseaux de neurones formels, machines construites sur le modèle de notre système nerveux — nous y invitait. À l'écoute des apports récents des neurosciences, nous essayons de comprendre comment nous intériorisons le sens des choses et comment, en retour nous sommes aptes à donner du sens, à en créer. A la question: "comment représente-t-on l'ordre des choses dans une machine? ", succédera la question : "comment notre cerveau représente le monde et le milieu qui nous entourent?" qui nous mettra sur la voie d'un matérialisme plus cohérent.

un volume 15,8 x 21 de 288 pages
ISBN 2-87673-351-X, 2002, 24 euros

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Les médiations théoriques

Après son livre consacré à la notion d’interface, c’est à une interface particulière que Gérard Chazal s’intéresse: les théories scientifiques étudiées comme intermédiaires entre nous et le monde, à travers lesquelles se construisent les savoirs qui nous permettent une emprise toujours plus puissante sur les choses.
Les philosophes ont parfois rejeté les conceptions du sens commun du côté de l'illusion, les théories scientifiques ayant alors pour fonction de les dissiper afin de nous conduire à la réalité cachée derrière les phénomènes. Parfois encore ils ont jugé toute tentative d'atteindre une quelconque réalité en soi comme vaine. Il n'y a alors de réalité que dans la théorie. La connaissance se replie sur elle-même, guettée aussi bien par le relativisme que par l'idéalisme. Enfin, les plus idéalistes n'ont vu dans l'ordre des choses qu'une projection de notre esprit et de ses propres structures.
On s’accordera cependant pour reconnaître que les théories scientifiques s’intercalent entre le monde et nous, et participent de la construction du savoir. Ce détachement de la connaissance par rapport à la perception immédiate entraîne une profonde dérive des concepts, la disparition de certains, la naissance de nouveaux.
C’est cette vie des interfaces théoriques que Gérard Chazal nous propose d’explorer à travers quatre grands domaines historiquement délimités: la géométrie, la physique, le calcul et les sciences de la vie et de la terre.

un volume 15,8 x 21 de 272 pages
ISBN 2-87673-392-7, 2004, 24 euros

L'ordre humain
ou le déni de nature

Au terme de l’évolution animale, l’apparition de l’homme marque une rupture. Non seulement sa faiblesse l’oblige à recourir à divers artifices pour se vêtir, se protéger des intempéries et des fauves, chasser et se nourrir, mais, la rupture d’avec l’ordre naturel consommée, il entre dans un processus sans fin de développement d’un ordre proprement humain et artificiel, toujours plus éloigné de la nature, à laquelle il appartient mais de laquelle il ne cesse de s’échapper. Pour l’homme le monde est radicalement inachevé. Il vit en effet dans une permanente insatisfaction, moteur d’un procès d’humanisation qui creuse entre lui et le monde un abîme impossible à combler.
Cet ouvrage décrit cette dimension humaine en la déclinant selon quatre grands ordres.
L’ordre des bâtisseurs. Être fragile, l’homme a dû construire des abris, mais très vite il fut question de bien autre chose quand il éleva pour les dieux et pour les princes des bâtiments faits pour défier le temps. L’architecture raconte l’homme à travers l’espace et le temps. Il fallait en repérer les articulations.
L’ordre de la représentation. Musique, poésie, sculpture ou peinture, l’artifice est aussi l’image à travers laquelle nous nous arrachons à la nature première. Dans ce jeu de miroirs que les hommes ont instauré depuis les premières représentations sur les parois des grottes, nous ne cessons de conjuguer la rupture d’avec une immédiate présence à nous-mêmes.
L’ordre des techniques. S’il avait suffi de se doter des outils indispensables à notre survie, le développement technique aurait pu s’arrêter à l’aube du néolithique. Il n’en fut rien. Dans la frénésie technique il s’agit bien plutôt d’accomplir cette tâche d’humanisation à laquelle l’incomplétude du monde nous condamne.
L’ordre de l’information. Là encore l’humanité ne pouvait pas en rester au strict et nécessaire échange d’information tel que certains animaux sociaux le pratiquent. L’ordre humain, c’est aussi celui d’un échange créateur d’ordre, une manière symbolique d’organiser le monde.

un volume 15,8 x 21 de 288 pages
ISBN 2-87673-438-9, 2006, 25 euros

Éditions Champ Vallon
F 01420 Seyssel
Tél. 04 50 56 15 51 Fax 04 50 56 15 64