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Collection MILIEUX

Philippe CHOULET,
Philippe RIVIÈRE
La bonne école:
I: Penser l'école dans la civilisation industrielle

D’une situation actuelle inquiétante (violence, échec scolaire, doutes sur les institutions dominantes…), les auteurs veulent dialectiquement tirer de vraies raisons d’espérer, en décrivant un nouvel humanisme, fondé en droit et en raison, à partir de la lisibilité du nouveau réel industriel. Ils posent ainsi deux principes:
sujets de la société industrielle en voie de mondialisation, nous vivons quelque chose d’analogue à ce que les hommes du néolithique ont pu vivre, avec l’invention de la future civilisation agricole de l’écriture. Dans une forme de Moyen Age, nous nous devons de préparer une Renaissance, avant la venue d’un âge classique. La mondialisation technologique des médias industriels peut, par la puissance de la connaissance et du savoir, nous proposer une mondialisation éthique véritable.
mais nous sommes encore empêtrés par les représentations nostalgiques et rétrospectives de l’ancienne culture et notre esprit bute sans cesse sur ces manifestations inédites du nouveau monde technique, ce qui nous contraint à un vain effort d’adaptation mentale et culturelle, auquel l’école du monde agricole, l’Ecole Charlemagne-Jules Ferry, n’aide guère.
C’est à la nouvelle Ecole du réel industriel, à la bonne école, d’effectuer le travail primordial d’initiation et d’instruction du savoir du réel industriel.
L’Ecole mondiale a le devoir de parier que la société industrielle accouchera d’une vraie civilisation, elle doit répondre à la provocation de la mondialisation industrielle. A elle de se donner compétences et finalités correspondant aux enjeux humanistes de la civilisation industrielle, et ce livre a bien pour objet de rappeler les principes de la réflexion philosophique qui gouvernent une vraie institution de ce type.

un volume 15,8 x 21 de 368 pages,
ISBN 2.87673.313.7, 2000, 23 euros

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La bonne école:
II: Institution scolaire et contenus de savoir dans la civilisation industrielle

Comment enseigner aujourd’hui, et, que doit-on enseigner, une fois qu’on a compris le bouleversement radical des esprits et des nerfs, des systèmes de perception et des expériences du monde que les nouveaux médias font subir à l’homme «industriel»?
Dans un premier volume (La Bonne École, I. Penser l’École dans la civilisation industrielle, Champ Vallon, 2000), les auteurs expliquaient pourquoi ils enracinaient le malaise actuel de l’École dans le retard anthropologique et institutionnel de l’enseignement en général par rapport au réel industriel et à ses structures matérielles, techniques et humaines de production.
Ce second volume porte donc tout naturellement sur les structures d’enseignement de ce nouveau réel et de ses principes (formes, méthodes, nouveaux outils comme l’ordinateur, organisation des études) et sur les contenus de savoir (en particulier sur la manière dont les savoirs à instruire sont peu à peu extraits du réel industriel en acte: quels champs, quels registres, quels modèles). Le principe, c’est, et ce doit être: le savoir au centre – ce qu’avait réalisé, pour sa part, l’École de la civilisation agricole (celle de Jules Ferry). En vertu du principe d’analogie, ce volume fait donc le point sur les formes pérennes à conserver (celles, justement, que l’École d’aujourd’hui a cru bon de mettre en péril, au détriment de l’élémentaire du savoir et du bon sens) et sur les transformations historiques à opérer dans les esprits et l’institution tout entière. L’École est l’instrument d’optique privilégié de l’homme industriel sur la réalité sans cesse inédite de son expérience, elle est donc le premier milieu social qui rend possible une vraie compréhension et une vraie maîtrise de cette réalité.

un volume 15,8 x 21 de 288 pages,
ISBN 2.87673.402.8, 2004, 22 euros

LES AUTEURS

Philippe CHOULET est agrégé de philosophie. Il enseigne en Première supérieure et en Classes préparatoires HEC à Strasbourg . Il est aussi professeur d’histoire de l’art à l’Ecole Emile Cohl de Lyon. Il a publié plusieurs livres de philosophie chez Quintette, Garnier-Flammarion, aux PUF…
Philippe RIVIERE est fondateur et directeur de l’Ecole Emile Cohl à Lyon (école d’arts graphiques). Il a publié plusieurs ouvrages de sciences humaines (Marabout, La Manufacture…) et réalisé des films et courts-métrages pour la télévision.

Éditions Champ Vallon
F 01420 Seyssel
Tél. 04 50 56 15 51 Fax 04 50 56 15 64