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un volume 18 x 24 de 264 pages, 70 illustrations et plans, * Bâtir la ville: un volume 20 x 26,5 de 320 pages, La Naissance de l'industrie à Paris: un volume 15,8 x 21 de 4448 pages, 100 illustrations N et B,
André GUILLERME
Les temps de l'eau:
La cité, l'eau et les techniques
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Mythe et histoire matérielle et sociale mêlent leurs reflets dans le miroir que constitue le réseau hydrographique urbain. Sommes-nous conscients de toutes les charges symboliques qui conditionnent notre environnement, de ce dialogue perpétuel de l’histoire volontariste et du mythe dans nos réalités les plus quotidiennes? Cette étude de la technologie de l’eau, sur un espace géographique déterminé (les villes du Nord de la France), par un historien-ingénieur, se situe à ce très riche carrefour des volontés planificatrices et des rêveries millénaires.
ISBN 2.903528.22.5, 1983, 26 euros
Révolutions industrielles dans les matériaux de construction:
France-Grande-Bretagne (1760-1840)
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Les visages de la ville industrielle apparaissent dès la Restauration grâce à la mise en uvre de nouveaux matériaux chaux hydraulique, ciment artificiel, mâchefer, zinc, bitume, goudron et aux performances nouvelles exigées des matériaux courants bois, pierre, fer, plâtre, brique , grâce à de nouvelles techniques plus mécanisées éclairage au gaz , plus rationnelles alimentation en eau -, plus technologiques, plus exigeantes quant à l'emploi de la main-d'uvre et qui bouleversent le savoir et l'organisation des métiers traditionnels. L'élaboration de ces matériaux est en France principalement l'uvre des ingénieurs militaires le Génie et civils les Ponts et Chaussées , ceux qui gèrent le domaine de l'Etat et qui entretiennent entre eux rivalité de corps et émulation. Mais architectes, entrepreneurs, voire médecins contribuent aussi à diffuser ces nouveaux produits dans les secteurs para-public, privé ou industriel. Souvent moins coûteux, ces matériaux innovants sont utilisés dans les nouvelles voies de communications, les fortifications, les monuments représentatifs de la puissance publique: casernes, hôpitaux, prisons, arsenaux, églises, hôtels de ville, lycées. Ils permettent insensiblement de stabiliser les fondations d'ouvrage gage de pérennité -, d'alléger les structures, d'augmenter la portance des murs et du sol, de résister aux aléas des saisons, de combattre l'humidité et d'appliquer l'hygiénisme. Un nouvel écosystème urbain se met ainsi en place. Cette histoire des mutations successives de la construction entre 1760 et 1840 remet en cause la primauté de la Grande-Bretagne dans la première révolution industrielle: simultanément mais sous des formes différentes, elle s'impose en France, sous l'impulsion du ministère de la Guerre, à travers l'aménagement du territoire frontalier et la gestion du domaine public, plus riche et investi de la puissance de l'Etat. Ce livre pose aussi des questions d'ordre archéologique la mise en valeur et la conservation du patrimoine industriel, la pérennité des ouvrages, des monuments et épistémique: les modes d'acquisition et de transmission des nouveaux savoirs techniques, les rapports entre science, technologie et technique. Il veut aussi contribuer à une meilleure connaissance de cette spécificité française qu'est l'aménagement du territoire.
ISBN 2.87673.203.3, 1995, 45 euros
Entre sueurs et vapeurs. 1780-1830
Pour devenir capitale industrielle de l’Europe continentale, Paris développe entre 1780 et 1830 deux révolutions techniques. La première, biochimique, se déploie grâce à l’humidité ambiante et à la fermentation des matières organiques qui imbibent le sous-sol et la nappe phréatique : la capitale est la principale productrice de salpêtre et assure ainsi près du tiers des besoins en poudre. Peaux, graisses, os, sang, grains, chiffons, poils, verre, ferraille, cendres, ces matières brutes sont collectées, triées et transformées en atelier pour devenir des matières premières de haute valeur travaillées par le corroyeur, le hongroyeur, le chandelier, l’amidonnier ou le boyaudier, le fondeur, l’étameur, le plombier.
Parallèlement à cette révolution artisanale qui tire parti d’un milieu particulièrement riche, une révolution chimique s’enclenche à l’initiative de l’État et des scientifiques qui s’impliquent pour rendre le royaume, la république, l’empire, moins dépendants des importations de soude, d’acide, de céruse, de cuivre, de fonte, d’or. Les manufactures prolifèrent dans les faubourgs proches, Grenelle, Vaugirard, La Gare, et aux portes Saint-Martin, Saint-Denis, Temple, Saint-Antoine, permettant l’apparition de nouveaux métiers comme ceux de blanchisseur, cérusier, raffineur, laveur de cendres et de nouveaux produits colle forte, bleu de Prusse, noir animal, platine, zinc, eau de Javel, soude qui font du département de la Seine le premier technopole. Enfin, dans les années 1820, la mécanique se déploie, comme en Grande-Bretagne.
L’atmosphère séquanaise évolue dangereusement. La nappe souterraine est très saline. L’air devient nauséeux. Aux pollutions organiques dégagées par l’artisanat et la putréfaction de matières résiduaires boues, eaux usées s’ajoutent les pollutions minérales provenant de l’industrie consommatrice de houille, de la métallurgie et de l’orfèvrerie qui diluent des vapeurs chargées de métaux, de la chapellerie qui exhale du mercure. Les hôpitaux sont débordés ; les citadins rentiers se plaignent ; des épidémies couvent, malgré les mesures prises par la préfecture de Police pour enrailler les maux du progrès. Ambiance noire que quelques lumières éclairent avec peine.
Cette histoire de l’industrialisation de la capitale française qui étudie les techniques dans leur milieu saisit avec précision et beaucoup de vie l’ambiance ouvrière des arts industriels, en décapant une époque et une économie qu’on croyait bien connaître.
ISBN 978-2-87673-459-3, 2007, 29 euros
Éditions Champ Vallon
F 01420 Seyssel
Tél. 04 50 56 15 51 Fax 04 50 56 15 64