Milieux | La Totalité | Pays/paysages | La compagnie du paysage |
| Époques | | La chose publique | L'or d'Atalante | Détours | Recueil |
| L'esprit libre | Des villes | XIXe | Champ poétique | Revue Le Nouveau Recueil | Revue Recueil | Divers


ACCUEIL

Collection CHAMP POÉTIQUE

Corinne BAYLE Gérard de Nerval:
La marche à l'étoile

L’œuvre de Nerval, si singulière, a souvent été l’objet de lectures qui ont essayé de montrer la profonde organisation d’une poétique, thématique ou structurelle, en reconstituant une esthétique d’une séduisante cohérence. Pourtant, la nouvelle édition de La Pléiade a révélé sa fragmentation tragique, dans une enquête pleine de zones d’ombres, d’incertitudes, avec ses redites, ses contradictions. Une réalité douloureuse, celle de la difficulté de l’écriture, est apparue dans son dénuement.
Interrogeant la segmentation et les répétitions, c’est ce désordre émouvant que ce travail voudrait questionner, en suivant le cheminement peu orthodoxe du poète, à travers des ouvrages de facture diverse, du journalisme aux traductions, du théâtre de collaboration aux canevas d’opéras, des nouvelles aux poèmes à forme fixe, et jusqu’à une autobiographie rêvée, afin de proposer une lecture qui s’inscrirait dans ce que Barthes a appellé, en 1978, à propos de Proust, une «histoire pathétique de la littérature», attachée aux «moments de vérité» qui donnent leur dynamique à l’œuvre. Dès lors, «l’émiettement» est la rançon de cette expérience.
Dans les déchirures, la figure d’un poète inquiet se dessine, lequel marche en aveugle vers une Étoile, absorbé par la coïncidence de la signification du monde avec celle de sa vie. Cette biographie de l’œuvre analyse le parcours répétitif, enchevêtré, concentrique, d’un poète meurtri, dans sa tentative d’atteindre le cœur du réel, de l’autre côté du désespoir.

Un volume 15,5 x 21 de 256 pages environ,
ISBN 2.87673.330.7, 2001, 20 euros

Voir le sommaire

(sur l'auteur)
(Photo de Valérie Églès)

Collection RECUEIL

Rouges Roses de l'oubli
Récit

Rose de Paestum ou Rosa gallica, fleur d’Orient ou d’Occident, toujours la rose a conjuré le deuil.
Dans un jardin de nulle part, une voix s’élève et se souvient. Elle convoque les disparus dont les murmures se sont tus. Des fantômes de proches, mais aussi des figures mythiques : Maria Callas, Emily Brontë, Emily Dickinson, Werther, Frantz de Galais, Heathcliff, et, au premier rang de ces interlocuteurs privilégiés, un poète romantique, Gérard, dont l’œuvre aimée donne accès au monde et soulève le voile ensevelissant les morts.
Entre les fragments, des liens se tissent, en une méditation funèbre où le motif symbolique de la rose, à travers ses multiples variétés, unit mémoire et rêve.

un volume 13 x 21 de 128 pages
ISBN 2.87673.322.6, 2001, 13 ¤

Lire un extrait

Éditions Champ Vallon
F 01420 Seyssel
Tél. 04 50 56 15 51 Fax 04 50 56 15 64