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Collection DÉTOURS

Michel ARRIVÉ Une très vieille petite fille
roman

Une très vieille dame, Geneviève Briand-Lemercier ? C’est ce que l’état civil indique : quatre-vingt-onze ans. Mais en même temps une toute petite fille. Elle ne résiste à aucune tentation de consommation, et se trouve réduite, chaque fin de mois, à vendre chez Gibert quelques-uns de ses livres. Et elle suit toujours à la lettre la consigne, donnée par son père il y a trois quarts de siècle, d’écrire chaque jour quelques lignes de son journal.
Et pourtant, depuis quelques mois, l’angoisse la point, de façon de jour en jour plus aiguë. Madame Bertrand, la prestigieuse professeur dont elle paie à prix d’or les leçons de graphologie et d’astrologie transcendantale, lui donne la consigne inverse : ne plus écrire, et même « désécrire » ce qu’elle a précédemment écrit. C’est que, elle le sait avec la certitude authentiquement scientifique de la graphologie et de l’astrologie, le poids de ces écrits est un obstacle à la longévité de Geneviève. Il est même étonnant qu’elle ait malgré eux atteint un âge aussi avancé. Pour continuer à vivre, pour égaler et surpasser le record encore imbattu de Jeanne Calment, voire pour atteindre l’Immortalité, il faut « désécrire ».
Geneviève désécrit. Elle conserve toutefois, mais réduits à de brefs coups de phare, les épisodes les plus marquants de sa vie : les terreurs de son enfance et leurs résurgences dans sa vie d’adulte, son mariage, l’occupation allemande et la captivité de son mari, ses amours féminines…
Peu à peu cependant, elle s’interroge sur la consigne de Madame Bertrand : comment l’écriture peut-elle être si néfaste ? Ne vaudrait-il pas mieux, somme toute, tuer les êtres plutôt que les lettres ? Elle s’y essaie. Avec un succès limité. Mais le hasard lui sera d’un précieux secours.
Finira-t-elle par atteindre l’Immortalité ?

 Professeur de linguistique, Michel Arrivé a écrit de nombreux ouvrages, notamment sur les relations entre langage et inconscient. Spécialiste d’Alfred Jarry, il a publié ses Œuvres complètes (premier volume) dans la Bibliothèque de la Pléiade et lui a consacré deux livres. Enfin, il a publié trois romans chez Flammarion (dont Les Remembrances du vieillard idiot, prix du premier roman) ainsi qu’un recueil de nouvelles.

un volume 13 x 19 de 256 pages,
ISBN 2.87673.447.8, 2006, 18 euros

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La Walkyrie et le professeur
roman

Un petit village, près de Fribourg, en Allemagne. Le nazisme règne de façon absolue sur le pays, la guerre se prépare, puis éclate. Une petite fille réussit à être à peu près heureuse. Sa mère pense surtout au fils qu’elle n’a pas eu. Son père, haut dignitaire nazi, l’aime de façon assez lointaine. Mais la petite Kriemhild est choyée par sa grand-mère, institutrice retraitée. C’est sous sa bienveillante tutelle qu’elle apprend à écrire, aux deux sens du mot : elle trace avec délices et talent les belles lettres pointues de l’écriture gothique, et elle commence à composer des contes, sur le modèle des frères Grimm. Bientôt, hélas, sans qu’elle en décèle vraiment la cause, elle perdra, pour longtemps, le véritable don d’écriture qu’elle a eu jusqu’à l’âge de douze ans.
Une station de ski déserte, au début de l’été, une trentaine d’années plus tard. Un notable de province, professeur à la Faculté de Pharmacie, expert en mycologie, et romancier à ses moments perdus, entreprend d’étrangler sa maîtresse, qui vient de lui signifier son congé. Mais il manque autant d’exercice que d’expérience : elle survit.
La jeune femme qui vient d’échapper à la mort ne serait-elle pas la petite fille allemande qui ne pouvait plus écrire ? On se pose la question avec une insistance croissante en lisant les récits alternés que le professeur et la « Walkyrie » font de leur passé et de leur « lune de miel » passionnée et orageuse.
C’est donc que la jeune femme a retrouvé le don d’écrire qu’elle avait dans son enfance ? Et pour quelle raison ? Quelle est la fonction de cette étrange cérémonie sadique dont elle fait souvent le rêve, et qu’elle raconte, de façon haletante, à son mari, puis à son amant ?

un volume 13 x 19 de 192 pages,
ISBN 2.87673.468.5, 2007, 16 euros

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Un bel immeuble
roman

Un bel immeuble des années 1900, tout près de Paris, entre 1945 et 1960. Le jeune Bornichet, choyé par ses deux tantes infirmes, s’initie aux différents métiers dont il sera chargé à l’Hôpital voisin. Le Docteur Ménétrier et sa belle épouse Solange se déchirent, séparés à la fois par leurs différends sentimentaux et leur rivalité professionnelle. Deux enfants vivent quelques moments d’éternité, cachés dans le grenier de l’immeuble. Olga Letonturier surveille avec une lucidité angoissée les progrès de la déchéance intellectuelle de son époux. Mesdames Gandillot et Pinaudier, dans d’interminables colloques, commentent la vie de l’immeuble et de ses habitants.
C’est Joël Escrivant, garagiste retraité se faisant fort de terminer enfin un roman, qui entreprend d’écrire l’histoire des locataires du 26 bis rue Pougens. Il découvre les joies et surtout les angoisses de la création littéraire. Mais réussira-t-il à mener son ouvrage à son terme ?

un volume 14 x 22 de 224 pages,
ISBN 978.2.87673.522.4, 2010, 17 euros

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L'homme qui achetait les rêves
roman

Dans un ancien hangar de la SNCF, quelque part dans la Champagne profonde, une dame brésilienne, la Senhora Doutora, exerce au noir le métier de psychothérapeute. À deux pas du hangar, dans la maisonnette où il s’est réfugié après avoir perdu sa belle ferme du Sombrevoir, le père Manouvrier essaie d’écrire le récit de ses rêves. Hélas ! ils se font de jour en jour plus rares. Pour continuer à écrire, il demande à la Senhora de lui raconter les rêves de ses patients.
La Senhora Doutora, qui fut l’épouse d’un illustre analyste, et le père Manouvrier, qui regrette toujours de n’avoir pas pu être instituteur, s’entendent au mieux : leur petit commerce de rêves s’accompagne d’aimables privautés, autour de plantureuses feijoadas arrosées de cachaça.
Mais ces excellentes relations courent un risque mortel : la Senhora menace de révéler les infidélités conjugales du seul ami de Manouvrier, le pharmacien du lieu. Pour échapper à son chantage, il songe à utiliser contre elle les talents de sorcier que Manouvrier a hérités de son grand-père, le vieux Béhanzin.
Que va-t-il se passer ?

un volume 12 x 19 de 240 pages,
ISBN 978.2.87673.560.6, 2012, 18 euros

Éditions Champ Vallon
F 01420 Seyssel
Tél. 04 50 56 15 51 Fax 04 50 56 15 64