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Collection ÉPOQUES
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Deux volumes 15,5 x 24 de 816 et 760 âges, sous coffret Réédition : coll. «Les classiques de Champ Vallon» * La sagesse et le malheur un volume 15,5 x 24 de 608 pages, * un volume 15,5 x 24 de 608 pages,
Denis CROUZET
Les guerriers de Dieu
La violence au temps des troubles de religion
(vers 1525-vers 1610)
Préface de Pierre Chaunu
Avant-propos de Denis Richet
Voir le sommaire
Tout commence vers 1525, quand monte en France l’angoisse du châtiment divin. Dans le ciel et sur la terre apparaissent des signes qui disent l’imminence du Jugement. Voici le temps des guerriers de Dieu: d’une violence d’abord intérieure surgit la force conquérante d’un prophétisme panique qui ordonne la mise à mort des hérétiques. S’opposant à la violence désacralisatrice des huguenots, la violence mystique des catholiques culmine en août 1572 lors du double massacre, royal et populaire, de la Saint-Barthélemy. La Ligue marquera l’ultime retour de l’angoisse prophétique, force agissante d’un long XVIe siècle, qui vise à unir le peuple au Christ de la Passion. La rupture surgit en la personne d’Henri II qui, en pacifiant le royaume, est l’artisan d’un désangoissement et d’un désenchantement du monde. La "félicité du royaume", ordonnée par le roi de raison d’une monarchie absolue et resacralisée, est à la source de notre modernité. Un livre "destiné à occuper dans l’historiographie du XVIe siècle, non seulement religieux, mais spirituel et mental, une place capitale." (D. Richet)
ISBN 2.87673.094.4, 1990.
Epuisé
un volume 13 x 20 de 1532 pages
ISBN 2-87673-430-3, 2005, 39 euros
Michel de l'Hospital, chancelier de France
Michel de L’Hospital semble une des figures fondatrices d’une identité française qui se serait progressivement dégagée depuis la Révolution. Sa statue demeure disposée devant l’Assemblée nationale en témoignage de son rôle de précurseur de la "modernité" politique parce qu’il aurait, le premier, tenté d’applique le principe de "tolérance". Mais celui qui, à partir de juin 1560 et avec comme projet d’empêcher l’extension des troubles civils découlant de la division religieuse, accéda à l’office de chancelier, dans une séquence d’extrême instabilité due aux tensions montantes entre Catholiques et Calvinistes, demeure un personnage mal connu, voire livré à l’anachronisme. L’objet de ce livre n’est pas de reconstituer un parcours biographique, mais d’essayer de comprendre quel fut l’imaginaire qui put produire, contre les acteurs mêmes de la rupture de l’unité religieuse et contre leurs rêves d’une France unifiée ou réunifiée dans leur foi, l’idée d’une cohabitation des religions, de comprendre aussi quel fut le sens véritable de ce projet qui apparut à nombre de contemporains comme voué à l’échec, impensable et irréalisable, faisant encourir
la malédiction divine sur le royaume de France.
ISBN 2.87673.276.9, 1998, 32 euros
Dieu en ses royaumes évoque les affrontements religieux dans la France des années 1490-1610 en racontant une histoire saturée d’angoisses et de rêves.
Au commencement, il y eut le tragique d’une grande peur de la damnation face à un Dieu toujours plus distant et menaçant. La fin des Temps approchait et chacun se devait de se préparer au face-à-face avec le Christ, dans la pénitence, la prière et une obsession de pureté exigeant l’éradication violente de tous ceux qui attisaient par leur impiété ou leur hérésie la fureur divine. En contrepoint de ce noircissement culpabilisant du monde humain, Calvin proposa au fidèle une voie alternative et libératoire qui supprimait l’angoisse du salut en portant le fidèle à vivre dans une «bonne crainte» de Dieu.
Au plus profond des guerres de Religion qui opposèrent «papistes» et «huguenots», ou plutôt au cœur même de la dynamique des fixations confessionnelles, s’installait la violence d’un conflit entre hantise eschatologique et désangoissement: deux royaumes de Dieu s’affrontaient.
Dans le cours de cette histoire saccadée, le centre de gravité dramatique se déplaça: le pouvoir monarchique tenta d’entraver la crise en fixant dans la personne royale la mission messianique d’établissement d’un ordre de paix transcendant le jeu mortifère des imaginaires. Dieu en ses royaumes raconte alors l’histoire d’un second grand conflit, opposant les rêves apocalyptiques et violents des catholiques intransigeants à l’utopie de modération d’un roi Christ luttant contre les passions de ses sujets, une modération dont les grandes figures furent Michel de l’Hospital, Catherine de Médicis, Charles IX et son frère Henri III.
C’est à la monarchie d’Henri IV qu’il revint de clore cette tragédie par le truchement d’un autre jeu de symbolisation. L’Histoire fut alors érigée, à travers la figure d’un roi providentiel guidant ses sujets vers un nouvel âge d’or, en une instance de résorption des angoisses et des peurs eschatologiques.
ISBN 978.2.87673.494.4, 2008, 30 euros
Éditions Champ Vallon
F 01420 Seyssel
Tél. 04 50 56 15 51 Fax 04 50 56 15 64