| Olivier BARBARANT |
Les parquets du ciel
Poésie
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Ces textes, articulés à une narration sentimentale malmenée, rouvrent, à ras de prose, le territoire poétique à toute la matérialité du réel: trivialité des situations, du langage parfois, révélation de l’âme devant un bock de bière, épiphanie dans une cabine téléphonique. Il s’agit ici d’accueillir le quotidien, d’intégrer à l’écriture une présence qui n’oublierait plus le présent. Entre sentimentalité affichée et ironie, entre dérisoire et dérision, ce nouveau discours amoureux réinvente le geste d’Apollinaire un "Mal aimé" proche de "Zone" dans le dynamisme d’un swing où se maintient la promesse de la mélodie.
un volume 13 x 21 de 128 pages,
ISBN 2.87673.140.1, 1992, 12 euros
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Douze lettres au soldat inconnu
Prose
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Quoi de plus raide, et ennuyeux, qu’un mythe national? Le culte qu’on lui rend sert à fossiliser la mémoire: il fait écran à l’histoire, à ses drames, à la tragédie. Avant sa gloire paradoxale puisqu’elle l’éclipse le soldat inconnu était pourtant un homme. Cette évidence sert de point de départ à une correspondance imaginaire adressée par un jeune homme d’aujourd’hui à celui de jadis, pour tenter de redonner vie à celui qui a, donc, doublement disparu. L’entreprise, folle, de retrouver le poids de chair d’un cadavre enclenche alors une série de métaphores croisées: à sa guerre répondent d’autres malheurs, à sa mort d’autres morts, à son absence d’autres solitudes.
un volume 13 x 21 de 128 pages,
ISBN 2.87673.164.9, 1993, 12 euros
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Quelques extraits de presse
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Odes dérisoires
et quelques autres un peu moins
Poésie
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"Un chant précaire, qui tient cependant à chanter, et prétend même se réclamer de grandes formes pour célébrer les tressautements de l’âme: mes émotions sont dérisoires et j’y tiens. Un goût prononcé pour la disparate: des tas de prunes et Caravage, Aragon et la cathédrale de Laon, des passions anciennes et de plus récentes, des fontaines et du goudron, des lycéens et un vieillard, Bérénice et des fêtes foraines
En amour, je ne choisis pas. Un portrait en feu,
et dans tous les sens qu’on voudra
"
un volume 13 x 21 de 128 pages,
ISBN 2.87673.272.6, 1998, 13 euros
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Quelques extraits de presse
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Temps mort:
journal imprécis
"A reprendre la première phrase de ce journal, en date de 1986, je ne perçois guère de changements en moi-même. Une plus grande simplicité peut-être (mais tout changement doit-il nécessairement relever du progrès" ? n'est-ce pas là une vaine consolation imaginaire, pour se féliciter d'avoir vieilli ? et la vie commune à présent avec une femme, qui m'épargne l'ancienne hystérie du désir - encore que. Davantage de bonheur, et surtout plus de capacité à s'extraire des ennuis quotidiens où je croyais alors trouver je ne sais quelle clé, quelle porte sur la pensée, confondant un peu trop peut-être mes états d'âme et les mystères du monde. Mais si la vie ordinaire m'est un peu plus aisée, je n'en sais pas plus qu'alors sur ce qui me fait exister, sur l'autre moitié, l'autre versant de mes jours, sur ce "temps mort" où vivre s'illumine. Il me faudrait me résoudre à accepter que je mourrai un jour sans avoir compris ce qu'il y a de si essentiel pour moi dans les fichus superposés du ciel, les gouttes de pluie sur les carreaux, les coups de fouet en pleine âme que nous font les chants des hommes,
et la lumière de leurs regards. "
O.B.
un volume 14 x 22 de 256 pages,
ISBN 2.87673.292.0, 1999, 20 euros
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Essais de voix malgré le vent
journal imprécis
« Le vent ne m'est pas celui de l'esprit, dont chacun sait qu'il souffle où il veut en tout cas pas chez moi. Il représente ici toutes les forces de dislocation s'exerçant sur l'âme, et par voie de conséquence sur le vers : la mort bien sûr (et comme toujours) mais aussi cette fois l'assez aberrant tintamarre de l'époque. J'ai tenté de coller l'oreille à cet étrange coquillage, et le moins qu'on puisse dire est qu'on n'y entend pas la mer. Malgré le vent donc, comme en dépit de l'éparpillement du langage, il arrive qu'ici ou là un murmure résiste, offre presque une consistance. L'un des poèmes éclaire alors le pari de ces diverses tentatives, lorsqu'il affirme (avec une assurance cependant que je me reproche déjà) : J'aurai du moins fini dansant ». O.B.
un volume 13 x 21 de 256 pages,
ISBN 2.87673.384.6, 2004, 13 euros
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Je ne suis pas Victor Hugo
Boire à la source, disait Supervielle pour de pareilles évocations de souvenirs. Mais quand on écoute son passé avec suffisamment d’attention, aussi obscure soit sa vie, on y entend la rumeur des temps. On peut parier que les événements personnels puissent révéler les éléments communs d’une génération: on ne fuit donc pas l’Histoire ici en tentant de la retrouver au ras des émois. Il sera question de Colette, du gauchisme à peine frôlé, de Gide et d’Aragon, d’Allende et de la décoration intérieure des années 70, des lapins dans ce qui restait des fermes des aïeux, de l’enterrement de Neruda et du poids des cuillers en fer blanc: «Un homme n’est pas fait que du temps intime, du cœur qui cogne ou bien se tait.[…] Aussi éloignés semblent-ils à première vue, le rythme du corps et celui de l’Histoire forcément se rencontrent, se nouent. Né sous la neige, donc. En même temps, sous De Gaulle. Et se comprendre suppose sans doute qu’on parvienne à relier les fils invisibles d’une aussi énigmatique conjonction».
O.B.
un volume 13 x 21 de 224 pages,
ISBN 978-2-87673-455-5, 2007, 16 euros
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(sur l'auteur) |
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Collection CHAMP POÉTIQUE
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Louis Aragon
la mémoire et l'excès
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