| Benoît CONORT |
Main de nuit
Poésie
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La main "creuse le noir", évide un espace où la voix se brise dans le cri, rythme et démesure le réel, approche au plus près de ce qui la nie, avance par là même vers la dimension tragique et menacée de l’autre. Elle tresse le tissu rompu d’une vie désassemblée, déconstruite, elle en dévoile l’incertitude.
un volume 13 x 21 de 96 pages,
ISBN 2.87673.271.8, 1998, 11,5 euros
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Lire un extrait
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cette vie est la nôtre
Rhapsodie
On écoute à la radio des chansons lardées de publicités. Le soir, désuvré, on zappe de feuilletons en téléfilms. Le matin, on achète le journal avec ses faits divers, ses photos chocs, sesmots gluants de consensus mou. Tout cela fait un conglomérat, la novlangue de notre temps ; elle saoule à peu de frais, détourne la pensée, nous pousse à "dépenser" pour les désirs artificiels.
Alors peu à peu on pense par colère, peu a peu on crie pour ne pas succomber aux sables mouvants du langage médiatique. Toute cette masse verbale qui nous submerge, on la détourne dans des poèmes qui ne peuvent plus ressembler à des poèmes ; taillant dedans tous ces mots ordinaires, quotidiens, qui nous composent, que nous le voulions ou non, on dessine quelque chose comme le fantôme d'une vie minuscule, une ombre qui demeure notre proie désirée, pour que cette vie, qui est la nôtre, résonne encore longtemps après qu'on a éteint la radio, débranché la télévision, refermé le journal.
un volume 13 x 21 de 112 pages,
ISBN 2.87673.320.X, 2001, 13 euros
Ecrire dans le noir
«Creuser le noir»; faire le tour de cette phrase, la traverser aussi.
On regarde la nuit, on voit, loin devant, entre les masses de noir.
On regarde loin devant on voit le noir des étoiles éteintes des étoiles à naître
il y a si longtemps on est
ce noir que l’on voit»
un volume 13 x 21 de 224 pages,
ISBN 2.87673.432.X, 2006, 16 euros
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(sur l'auteur) |
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