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Collection RECUEIL

Claude DOURGUIN La lumière des villes
Prose

Londres, Vienne, Amsterdam, Prague, Venise, autant d’étapes d’un vagabondage sans cesse recommencé, d’une cité maritime (portuaire au moins) à une cité terrienne. Il s’agit d’une quête, de soi autant que des Villes: par brefs propos, entre chacune des cités évoquées, une voix dit les rapports qu’elles tissent — avec l’histoire, le voyage, l’attente ou la mort… —, comme les relations qu’entretient avec elles l’auteur du trajet, personnage réduit au pronom, passante dont on ne sait rien sinon ce goût des Villes.

un volume 13 x 21 de 192 pages,
ISBN 2.87673.095.2, 1990, 13,5 euros

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Lettres de l'Avent
Prose

Une maison en contrée de collines rudes, un lac et son île, des paysages rejoints. D’autres surgis, inventés. Quelqu’un, une femme, dit leurs saisons, leur si forte présence, ce qui tremble en eux, l’affût des jours: des lieux à celui auquel elle s’adresse, cet absent qui obsède les lettres, la distance s’éprouve nulle. Face à eux, c’est toujours la même attente, l’attention à ce qui est offert, dérobé, la vie trop abandonnée aux promesses pour avoir encore souci de borner les songes.Comme ce temps resserré de l’Avent aux jours sombres se nourrit peu à peu du pressentiment de l’événement, peut-être, au terme de la dépossession, l’absent réconciliera-t-il les présences et s’éveillera-t-on neuf, apaisé, peut-être de cette patience quelque chose adviendra-t-il…

un volume 13 x 21 de 136 pages,
ISBN 2.87673.129.0, 1991, 12,5 euros

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Recours
Patinir, Lorrain, Segers
Prose

Entre d’autres, trois peintres d’énigme et de clarté eurent le commun souci de dire les vertus du paysage, sinon les prestiges.Et dans le dédale du réel, intérieur aussi bien, de faire voir. Il ne s’agit ni d’histoire de l’art, ni d’esthétique.À ces entreprises savantes, on peut préférer plus modeste, plus illuminée, l’équivalence spirituelle, l’analogie poétique — la promenade s’entend. Ainsi en Jardin-Paysage, l’Embarquement impossible, Terre d’astre.Ou Patinir, Lorrain, Segers.

un volume 13 x 21 de 80 pages,
ISBN 2.87673.130.4, 1991, 11 euros

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Écarts
Récits

À travers le portrait qu’en livre un tableau illustre, l’homme qui s’appela Federico da Montefeltre, sa cité; des images, des présences — une vieille maison au fond de la Russie, une autre en terre de mémoire, les loups, les vaisseaux de haut bord et leurs équipages —, des sites, en plein désert ou en orée d’Himalaya; les mousses et les lichens, des figures emblématiques — saint Jérôme, Guillaume le Taciturne — : autant, parmi d’autres, de chemins offerts à la promenade, au voyage, d’écarts à hanter, docile aux surprises, aux contraintes et aux bonheurs de ces lieux de détour et de secret. Voici donc, par bribes, la topographie d’un imaginaire.

un volume 13 x 21 de 224 pages,
ISBN 2.87673.183.5, 1994, 18 euros

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La forêt périlleuse
Récit

Une forêt plus vaste qu’une autre dans un pays montagnard au cœur de l’Europe, devenue pour l’imaginaire la Forêt mythique. D’un automne à un printemps, un homme en vit les saisons, éprouve sa suffisante présence, observant, attendant: quelque chose va mûrir en lui, un sens nouveau de la vie, de la mort aussi, sans doute. Cet approfondissement conjoint est tout le motif de la rêverie — éloge du Pays-des-Arbres (Woodland dit-on ailleurs), bref récit d’apprentissage.

un volume 13 x 21 de 160 pages,
ISBN 2.87673.197.5, 1994, 14 euros

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Un royaume près de la mer
Récit

«Ainsi, témoin d’un parcours toujours recommencé qui me fait, dans la vie, passer des lieux aux toiles, ce livre mêle côtes arpentées, pays marins familiers et peintres amis. Métaphore de l’ailleurs, les sites pour l’évoquer, les toiles pour en figurer l’analogie spirituelle, les uns et les autres, je m’en avise, sont unis dans cette figure fantasmatique. La mer, ses rives, ses images; des regards, des songes, l’immensité de l’instant et la saveur de l’éternité, la belle figure du voyage. Ici, donc, quelque chose comme l’illusion de “posséder la vérité dans une âme et dans un corps”, toutes les promesses: il n’en faut pas davantage pour établir un Royaume.»

un volume 13 x 21 de 224 pages,
ISBN 2.87673.260.2, 1998, 17 euros

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Escales
(New York, Dublin, Naples)

«L’escale, sa respiration mesurée entre deux points du temps: l’arrivée et le départ. J’aime cette patrie brève du voyageur. Car il s’agit bien de vivre, d’habiter ici, d’avoir ses habitudes — ses chambres, ses cafés, ses promenades, ses rues, ses magasins et ses marchés. Chez moi à Manhattan, sur les bords de la Liffey ou dans Spaccanapoli, je sais aussi devoir partir un jour. Escales: des séjours qui ne sont que des passages. Cet ici qui revigore, dispense ses vertus, il faudra l’abandonner. Quitter. Et les liens sont plus forts de se nouer sans arrière-pensée, délestés d’avenir.»

New York, la trépidante, Dublin, la secrète, Naples la bigarrée : autant d’étapes d’un vagabondage sans cesse recommencé dans les trois cités portuaires. Chacune d’entre elles a sa couleur, son odeur. Des regards, des images, des souvenirs, peu à peu la précisent : c’est la part de désir que se réserve le voyageur.
Petit poucet invisible, la passante est autant en quête de soi que des villes: sentir et connaître, disposer d’une vie plus large ou, peut-être de plusieurs vies.

collection Recueil
un volume 13 x 21 de 224 pages,
ISBN 2.87673.324.2, 2002, 15 euros

Éditions Champ Vallon
F 01420 Seyssel
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