| Robert MARTEAU |
Sur le motif
Prose
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«Je me rends sur le motif», avait coutume de dire le jeune Corot, descendant peindre sur les rives de la Seine.Ainsi l’auteur, sollicité par les rives, est allé cueillir sur le vif lumière et mouvement, se liant d’amitié avec quelques-uns des résidents: clochards, zonards. Au gré des circonstances, il passe là ses jours, ou bien s’extrait de Paris pour de brefs voyages.Ce n’est pas un carnet de notes, mais un journal où est dit ce que l’instant nous offre, où la prompte saisie s’ordonne musicalement.«À quoi je tends? À entendre en moi chanter la langue comme la mer murmure dans les coquilles».
un volume 13 x 21 de 112 pages,
ISBN 2.903528.73.X, 1986, 10,5 euros
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Voyage au verso
Prose
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Il n’y a nul pas à franchir entre poterie et poèterie-poésie; aussi le passage de l’une à l’autre se fait-il de plain-pied et sans histoire.Dans la succession du Créateur de l’être et de la matière du monde, créateur en même temps de la forme et de la métamorphose, le potier prend une motte de glaise qu’il monte par mouvement en créant une forme creuse apte à contenir et résonner. Son art est art de musique, et le poète, avec des mots comme matière, en use de même dans son vu d’atteindre à une forme. L’un et l’autre, dans la mesure de leur innocence, peuvent s’adonner au calcul et à la supputation. Ils regardent, ils écoutent tourner le ciel et, recueillant ce que celui-ci projette sur notre terre, et contemplant, ils font des signes et des écritures pour dire à leur prochain ce qui advient. Hommes de métier, ils ne se veulent pas les détenteurs de la vérité, mais ses libérateurs face à tant de pouvoirs qui la traitent en détenue.
un volume 13 x 21 de 184 pages,
ISBN 2.87673.066.9, 1989, 14,5 euros
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Fragments de la France
Poésie
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Au jour le jour, chemin faisant, des écritures furent suscitées à l’improviste par une personne, un animal, une chose; par une ville, une peinture, un vol d’étourneaux, un merle, une troupe de goélands, un troupeau de bovidés, enfin par toutes sortes de manières et de formes que la vie prend pour se manifester en tel lieu et tel autre.Ces mêmes écritures, une fois amassées, reçurent pour titre: Fragments de la France, non pas que le pays fût brisé, mais parce qu’il n’est là que fragmentairement dit.
un volume 13 x 21 de 200 pages,
ISBN 2.87673.092.8, 1990, 15 euros
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Liturgie
Poésie
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Liturgie, c’est ce que chacun peut entendre et voir chaque jour à chaque heure, en chaque instant aussi soudain soit-il. C’est l’uvre à tous offerte en l’intimité des événements infiniment produits depuis le commencement et depuis l’origine, et qui donnent au temps ce que l’on nomme sa couleur, à l’éternité sa musique, au livre sa mutité. Si les oiseaux jouent ici un grand rôle, c’est parce qu’ils chantent, et que par leur jargon nous revient l’espoir d’accéder au lieu d’où nous venons.Si les arbres tiennent ici une grande place, c’est parce qu’ils escaladent, de branche en branche, la lumière, afin de parler plus haut à ce qui reste en nous de sylvestre ou sauvage.
un volume 13 x 21 de 208 pages,
ISBN 2.87673.153.3, 1992, 15 euros
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Louange
Poésie
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«Que la louange donne au présent journal son nom vient peut-être de ce que les jours ici pliés dans l'espace du sonnet, et serrés comme linge dans le cabinet, souhaitent ne se souvenir que de la trace laissée par son parfum volatil.» Suite de Liturgie, journal poétique s'égrenant sous la forme d'une série de sonnets qui couvrait les années 1987 à 1989, Louange est l'almanach des menus événements de chaque journée des années 1990 à 1993.La voix du poète s'y mêle au chant des oiseaux pour nommer et montrer "ce qui, sans lui, resterait invisible et muet. Il invente la parole de ce monde et la met en forme.Sa tâche est humble et majestueuse, gratuite et nécessaire" (P. Kéchichian, Le Monde).
un volume 13 x 21 de 296 pages,
ISBN 2.87673.223.8, 1996, 22 euros
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Études pour une muse
Prose
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«Autrefois, naguère, il était constant qu'en vue d'un tableau le peintre se livrât à des Études. C'est en voyant celles de Le Brun, au pavillon de Flore, aussitôt après l'irruption de François Fédier venu jusqu'à moi proclamer l'hellénité de la muse, que je ressentis l'irrépressible désir de me livrer sans contrainte, mais comme obéissant à la quête de la disparue. Toute forme d'imagination rejetée, il me fallait aller par les sentes maintenant recouvertes et me frayer là son chemin, ne me fiant qu'à l'instinct et à la mémoire, une fois encore imitant celui, forestier, braconnier, chasseur, qui, enclos dans la selva selvaggia, en elle écarté, par elle tente de retrouver son orient.» R.M.
un volume 13 x 21 de 96 pages,
ISBN 2.87673.209.2, 1995, 10,5 euros
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Lire un extrait
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Le message de Paul Cézanne
Prose
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«Le message de Paul Cézanne est là, devant nous, écrit dans toute sa peinture et par elle transmis sans qu'il soit besoin d'aucun néologisme pour le transcrire.Il y est dit que n'est moderne que cela qui s'est alimenté, nourri, sustenté de la tradition d'abord reconnue par l'esprit, l'âme, l'intelligence et les cinq sens.Rien de neuf ne peut germer s'il n'a pas d'abord été enfoui, s'il n'a pas d'abord développé ses racines-antennes dans la nuit de la terre, qui est celle du ciel, mais densifiée.» C'est à une découverte de l'uvre de Cézanne que nous sommes conviés, en même temps qu'à une véritable promenade dans les salles du Grand Palais, lors de la grande rétrospective de 1995, et l'on comprend en quoi Cézanne est un peintre qui «a exigé de lui-même d'être résolument moderne».
un volume 13 x 21 de 112 pages,
ISBN 2.87673.237.8, 1996, 10,5 euros
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Le Louvre entrouvert
Prose
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«Le musée est une forêt, soit aussi bien une porte qui donne sur le lieu des muses, qui fut, pour ce qui est du Louvre, celui des loups. C’est le lieu où chacun s’invite à voir, à regarder, à regarder voir ce qui survient. À l’improviste, au détour, c’est la surprise, c’est l’étonnement, parfois la soudaine illumination, seuil de la révélation. Par l’art, par le métier, par le charme et la magie, le naturel apparaît vêtu de sa vraie couleur et de sa vraie lumière. Hors de tout chemin tracé, recueillir comme sous la dictée ce que dit l’uvre muette devenue parlante, tel est le propos, et tel est le mode selon lequel se constitue la matière du présent ouvrage.»
un volume 13 x 21 de 176 pages,
ISBN 2.87673.256.4, 1997, 15 euros
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Registre
Poésie
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«Chaque soir, sous la lampe, mon père transcrivait à l’encre sur un registre à la reliure de carton couvert de toile noire ce qu’il avait au cours de la journée inscrit au crayon dans son calepin. C’était tant de fagots ou tant de stères, ou bien le compte de tel ou tel journalier ou bûcheron à la tâche, ou bien le cube de tel arbre en grume, de toute façon toujours quelque chose se rapportant à son commerce de marchand de bois. J’ai encore dans les yeux ce haut cahier aux pages rayées avec l’année marquée ainsi que toutes les dates courant au long. Je me dis que selon mon mode c’est peut-être un peu ce que je fais aujourd’hui, par les écritures explorant en outre le registre de ma voix.»
un volume 13 x 21 de 240 pages,
ISBN 2.87673.280.7, 1998, 20 euros
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Rites et offrandes
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«J'ai bien peur d'être aussi ennuyeux que n'importe
Qui avec tous ces faux sonnets que j'accumule
Pour qui? pour quoi? et qui me viennent sans que j'y
Songe, allant à mon pas sur le lopin de terre
Où je me trouve à tel ou tel moment. Qu'y faire?
A vrai dire l'anxiété me prendrait si
Soudain le débit tombait à rien. Me rassure
Au contraire la coulée imprévue et même
Inconhérente qui aura pu prendre source
Au gosier du geai ou de la corneille: cra!
Cra! C'est ce que je croyais avoir entendu,
Et c'est un chapelet de mots inattendus
Que j'ai à recueillir, les ayant dans l'ouïe,
Sur une page du carnet que j'ai sur moi.»
Rites et offrandes, qui couvre les années 1996 à 1998, est la suite du journal en sonnets de Robert Marteau (après Fragments de la France, Liturgie, Louange, Registre). Dans cet almanach des menus événements de chaque jour, la voix du poète se mêle au chant des oiseaux pour nommer et montrer «ce qui, sans lui, resterait invisible et muet. Il invente la parole de ce monde et la met en forme. Sa tâche est humble et majestueuse, gratuite et nécessaire». P. Kéchichian, Le Monde.
collection Recueil
un volume 13 x 21 de 288 pages,
ISBN 2.87673342.7, 2002, 20 euros
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Dans d'autres collections
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(sur l'auteur) |
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Ce que Corneille crie
Poésie
Cet ouvrage comprend 30 sonnets de Robert Marteau, composés en Garamond et imprimés sur Ingres.Ceux-ci sont ornés de vignettes et accompagnés de cinq lithographies originales de Guillermo Arizta, imprimées sur Velin d’Arches, numérotées et signées par l’artiste.
Coffret toilé. Tirage: 99 exemplaires numérotés
un volume 15 x 30 de 38 pages,
1989, 168 euros
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Le jour qu'on a tué le cochon
Récit
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"Ce jour-là, il y avait une chasse à courre et par des interférences absolument imprévisibles se produisirent des événements que les gens de là-bas
ne sont pas prêts d’oublier."
un volume 14 x 22 de 128 pages,
ISBN 2.87673.119.3, 1991, 12,5 euros
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Des chevaux parmi le arbres
Roman
Un village entre Loire et Pyrénées, à proximité de l’Atlantique.Une multitude de personnages: châtelains, paysans, artisans, jeunes et vieux.Outre les protagonistes, les choses de la campagne, de la forêt, de la mer. C’est toute l’enfance du narrateur, et en même temps toute l’enfance du monde qui prennent ici couleur et forme, en une tapisserie mouvante et romanesque.
un volume 14 x 22 de 264 pages,
ISBN 2.87673.154.1, 1992, 17 euros
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