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Collection RECUEIL

Gérard TITUS-CARMEL Travaux de fouille et d'oubli
Poésie

Cette suite de textes se découvre comme la mise au jour des ruines d'une construction d'un âge ancien, sur quoi la mémoire, qui pourtant gardait le site, est venue soudain buter. Dès lors, à partir des différents fragments arrachés à l'oubli, il s'est agi de recomposer le dessin de ce que fut son architecture. Retrouvés à fleur de terre, les vestiges des enceintes qui l'entouraient permettront de situer un point qui, finalement, se révélera être le centre secret du monument ou, mieux, son coeur obscur. Là où se précipitent les mots, où se noue la voix.
Et ce coeur livrera un nom, qui est aussi celui de son désastre. Un nom offert au vent, au souvenir de la mer épuisante — au silence, enfin.

un volume 15,8 x 21 de 146 pages,
ISBN 2.87673.302.1, 2000, 12 euros

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Ici rien n'est présent

La mémoire d'une enfance stupéfaite, toute pétrie de colère, l'irréparable blessure d'un été violent et jaune comme l'or, l'amitié du silence. Aussi le souvenir d'un jardin paré aux couleurs de l'enfer, le grand miroir de l'estran à portée de la main, de l'autre côté du mur, la douleur d'une plaie nouvellement ouverte, la consolation du soir, le guet infini, l'attente. Et l'ombre, toujours, qu'on traîne derrière soi et qui prolonge un corps livré au seul récit d'absence.
Que faire de tous ces bris épars, sinon les ajointer dans l'espace d'un livre, pour que circule du sens où cela, par chance, coïncide encore ? Car lorsque la languefourche dans l'épuisant travail de dire, il reste ce pouvoir-là à l'écriture de combler enfin le vertigineux vide d'ici où rien, décidément, n'est présent.

un volume 15,8 x 21 de 160 pages,
ISBN 2.87673.366.8, 2003, 14 euros

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Seul tenant

Seul tenant — c’est, à ce titre, écrire l’absence en cela que rendu là où la mémoire renonce, on se découvre seul debout pour nommer son corps et pour prétendre, par manière, être toujours présent au monde.
C’est aussi dire que cette suite de poèmes, que scandent régulièrement apartés et oraisons comme les métopes ponctuent la frise, déroule dans son long bandeau noir le récit de ces moments de pose durant lesquels le regard se fixe au centre d’un jardin clos et sans tare, inaccessible comme il paraît, où les ombres croissent avec le nom des morts. Et que, soumis à la secrète alchimie liant les images qui à la fois la festonnent et la cimentent, c’est continûment que cette litre nous assèche la langue.

un volume 15,8 x 21 de 160 pages,
ISBN 2.87673.442.7, 2006, 14 euros


(sur l'auteur)

Éditions Champ Vallon
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