JEAN GILLIBERT Le psychodrame de la psychanalyse

On a considéré le «psychodrame» comme une psychanalyse appliquée. Ses détracteurs lui ont refusé droit de cité comme thérapeutique et comme pensée analytique. C’était oublier: d’une part que, parti de l’hypnose, de l’abréaction et de l’hystérie, Freud renverse, modifie, voire récuse, toutes les doctrines de la «représentation», en inventant la cure de divan; d’autre part qu’une théorie du jeu avait été esquissée par Freud. Ici l’auteur prolonge, et quelquefois contredit, ces pensées de Freud, en montrant que, dans le jeu du psychodrame, il n’y a pas de «représentation», même inconsciente, sans représentation de soi. Enfin, le psychodrame psychanalytique apparaît, par-delà les jeux de rôles, comme le dernier bastion de défense des scènes «privées» à plusieurs, car il déjoue les effets de représentativité propres aux identifications narcissiques; d’où son pouvoir thérapeutique et ses indications cliniques.

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Le psychodrame de la psychanalyse
Le sommaire

Première partie
Métapsychologie du jeu dans et par le psychodrame
I. Condensé historique

Il. Linéaments du psychodrame en psychanalyse
Le cadre. – Les séquences. Les sujets jouant. – Le sujet, objet du jeu. La référence de départ. – L’unité primitive.

III. Histoire sexuelle du jeu
Le ludisme infantile. – Le roman théâtral.

IV. L’agir dans le jeu
Déjouer. – Névrose actuelle du jeu. – La ~, représentation  » est une doctrine. – Le sujet qui s’énonce. Mimésis et catharsis. – Inconscient ou/et a-conscient.

V. L’événement symbolique du « je »

VI. En finir avec la doctrine de la représentation

VIL Ethique thérapeutique du jeu

VIII. Les conflits aux émancipations difficiles

Deuxième partie
Métapsychologie de la cure par le psychodrame

L’identification narcissique. – Les troubles de l’identité. – L’identité sexuelle. – L’identité sexuée. – Socialité du jeu.

Conclusion
Psychomachie

Psychodrame de la psychanalyse (Le) – Jean Gillibert 1985
Paru en 1985
15 x 22 cm, 168 pages
ISBN 2.903528.54.3
15 €