Christian | GODIN

Cet essai, qui croise la philosophie avec l’histoire et la politique internationale contemporaines, s’attaque à deux idées reçues corollaires l’une de l’autre : que les interventions dans les affaires intérieures d’un pays sont toujours inefficaces au mieux, dangereuses au pire ; et qu’au nom de la souveraineté des États, solennellement réaffirmée dans la Charte des Nations unies, et du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », la non-intervention doit être de règle.

Or, depuis la guerre d’Espagne (1936-1939) jusqu’à la guerre de Syrie (2011-2024), en passant par une série presque continue de guerres, civiles ou étrangères, et de drames humanitaires, l’histoire du siècle écoulé montre assez le caractère désastreux des non-interventions qui ont permis aux despotismes de s’installer ou de perdurer et aux tragédies humaines (crimes de guerre et crimes contre l’humanité, génocides, famines) de prendre une ampleur catastrophique.

Intervenir, c’est avoir conscience de la réalité d’une humanité commune et d’une solidarité universelle. Pourquoi ce qui est de règle au sein d’une société ne le serait-il pas à l’échelle du monde ?

Philosophe, Christian Godin est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages. Les derniers parus sont L’Histoire en phase terminale (Puf, 2025) et Le Mythe du patriarcat et la condition féminine (Kimé, 2025).

Et si la Commune de 1871 n’avait été ni socialiste, ni blanquiste, ni proudhonienne, mais hugolienne ? Au moins aussi hugolienne que Mai 68 a été sartrien ?

Il est rare que l’Histoire nous donne à assister à la rencontre entre un écrivain aussi considérable que Victor Hugo et un événement aussi fort que la Commune. Certes, les réserves que Hugo exprima durant l’Événement sont importantes, mais le soutien qu’il apporta aux Communards pourchassés et condamnés s’avéra sans faille, au point qu’il était considéré comme leur porte-parole tant par les antirépublicains de l’époque que par les républicains modérés.

Qui sait que la femme que Hugo a le plus admirée durant sa longue existence, fut Louise Michel, dont il fut l’ami, et que la légende a comparée à Jeanne d’Arc ?

Cette étude comble un vide : il n’y avait pas de grand ouvrage de synthèse sur les relations entre l’un de nos plus grands écrivains et l’un des plus grands événements de l’histoire de France.

 

Christian Godin, philosophe, est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages, parmi lesquels plusieurs dictionnaires et encyclopédies, une somme philosophique intitulée La Totalité (6 volumes, Champ Vallon, 1997-2003) ainsi que plusieurs essais consacrés au monde contemporain.

Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d’occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci.

Elle prend bien d’autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L’artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai.

Comme l’avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c’est la psychose qui guette l’humanité.

D’Absolu à Volonté, cette Encyclopédie philosophique a pour ambition d’exposer de la manière la plus claire possible les grandes pensées de la philosophie. Chacun de ses 189 chapitres est comme un résumé des questions et réponses concernant soit un concept comme la liberté ou la justice, soit un thème comme l’amour ou le sport. Ainsi cette Encyclopédie, unique en son genre, et dont on peut prendre la mesure avec le sommaire et l’index, constitue-t-elle une manière de trésor de la pensée universelle.