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Étienne | FAURE

Ciné-plage renoue avec la forme en vers.
Ciné-plage, qui emprunte son titre à l’une des parties, se déroule en quatorze séquences. Il commence avec des lettres d’amour sur du papier (juste avant la dématérialisation des mots et des correspondances qui vont avec…) et se termine par un seul texte qui vient clore le recueil en forme de salut aux poètes, hommes et femmes parvenus jusqu’à nous par le fil de l’écrit, et qui nous lient comme autant de mailles et maillons, en une invitation à poursuivre : continuons.
Le film entre-temps chemine à travers les amours, la plage, les vies aux fenêtres, les souvenirs dits de l’enfance, l’immuable émotion d’automne puis de la sève qui reprend, contre le froid les rencontres humaines — rapprochements —, les lieux d’Europe et de mémoire, l’histoire encore, saluant Kafka, Venise et son théâtre, la langue perdue puis retrouvée sans cesse, vieux fil.

« Le voyage est en gare où s’interceptent les vies au départ et à l’arrivée dans un mouvement sans cesse ravivé par les trains à prendre ou déjà pris, où les flux se mélangent, un moment font la foule. Action. Des vies se croisent, en menues scènes, photos qui font un film — documentaire, animation, fiction —, le temps de quatre saisons ponctuées par quatre textes en vers qui annoncent en avant-première le printemps, l’été, l’automne — et puis l’hiver.
De petites proses entrecoupées, le temps pour les vies d’attraper et d’attendre, chercher les correspondances dans cet espace traversé à pas furtifs, grandes enjambées, des petites proses, oui c’est ça : de gare. »
E.F.

«Offrant les strates de vies passées là, successives, des textes où se profilent en un même horizon avenir et passé, mœurs et lois, le corps dans ses composantes – des pieds, des mains, un nez, des yeux… – à scruter les perspectives à hauteur de motif, debout ou à l’horizontale pour lire dans l’herbe, se souvenir, rêver ou se rêver mort déjà, énième fragment.»

«Où se jouent et se donnent à voir toutes les nuits des vies sur les planches, dans la rue, dans le rapide frôlement des âmes, les pas perdus de Nadja qui s’éloigne, en vues non pas privées mais prenables où l´œil s´étonne, déjoue le temps puis passe sous le théâtre des opérations.»