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Gérard | LABROT

Grâce à un impressionnant travail de dépouillement systématique de 1100 inventaires avant décès, de nombreux contrats et de multiples paiements de tableaux, Gérard Labrot étudie les relations complexes entre la peinture et la société napolitaine. Il analyse les marchés anciens, napolitains en particulier, dont on peut reconstituer les mécanismes financiers et admirer la vigueur dans la conquête d’une clientèle toujours plus variée. Les acteurs, commanditaires, collectionneurs et peintres, sont mis en scène dans les divers secteurs du marché de l’art: le neuf, l’occasion, le religieux, le profane, les pièces de haute qualité et les croûtes. Deux questions fondamentales sont posées : quelles sont les fonctions évolutives remplies par la peinture sous l’Ancien Régime  ? et quelle place, matérielle et économique, est la sienne dans la gamme fort étendue des dépenses somptuaires de la grande capitale européenne qu’est Naples ?

La constitution « Romanus Pontifex » promulgée en 1585 par Sixte-Quint fit obligation à tous les évêques de faire parvenir à Rome un rapport circonstancié, triennal le plus souvent, sur l’état de leur diocèse, et sur leurs initiatives en tous domaines. Le corpus de ces rapports forge un outil historique majeur, curieusement négligé jusqu’ici. L’auteur en a distrait une série limitée et cohérente: les évêchés du royaume de Naples jusqu’en 1760, en vue de recueillir dans les relations correspondantes toutes les informations sur les édifices religieux de toute nature, sur leur histoire et sur leurs aménagements. Jaillissant de cette micro-histoire s’impose le fonctionnement complexe de l’outillage architectural et liturgique contre-réformé, porteur d’un idéal de vie religieuse qui n’entra que difficilement et partiellement dans le quotidien méridional.

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     Sisyphes chrétiens
La longue patience des évêques bâtisseurs
du Royaume de Naples
(1590-1760)

Le sommaire

Introduction

Chapitre 1
Une mer de difficultés

Chapitre 2
Des bâtiments pour instruire

Chapitre 3
Diriger et orchestrer les initiatives diocésaines

Chapitre 4
Les réguliers: une cohabitation difficile

Chapitre 5
L’évêché

Chapitre 6
La cathédrale:
architecture, mise en ordre, modernisation

Chapitre 7
La cathédrale: équipements et décors

Conclusion

Ce livre est un hymne critique aux Archives d’État de Naples, qui font de cette ville un laboratoire historique permanent. Testaments, livres de compte, descriptions et inventaires acquièrent une vie trépidante dès qu’on les presse de questions, nous restituent dans leur fraîcheur villages du Royaume de Naples, palais et collections de sa capitale et inspirent une histoire oecuménique en laquelle économie, anthropologie, religion, urbanisme et histoire de l’art se prêtent main-forte. Derrière cette parade infatigable, se dresse le portrait d’un personnage brutal jusqu’à la cruauté, mais de plus en plus cultivé et urbain, l’aristocrate napolitain.

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Études napoitaines
Villages, palais, collections
XVIe-XVIIIe siècle

Le sommaire

Introduction

Première partie

Chapitre I:
Trend économique et mécénat
dans le royaume de Naples: 1530-1750

Chapitre II:
L’espace villageois du Royaume
et son instrument de lecture

Chapitre III:
Naissance et croissance d’un quartier de Naples:
Pizzofalcone 1530-1689

Chapitre IV:
L’aristocratie napolitaine
et ses demeures: 1550-1800

Deuxième partie

Chapitre I:
Images, tableaux et statuaire dans les testaments
napolitains (XVIIe-XVIIIe siècles)

Chapitre II:
Le potrait dans les collections de l’aristocratie
napolitaine (XVIe-XVIIe siècles)

Chapitre III:
Deux collectionneurs étrangers à Naples

Chapitre IV:
Dix inventaires de peintres napolitains:
quelques considérations

Chapitre V:
Des saints à la nature: structure et évolution
des collections napolitaines

Ce livre n’est pas une histoire de Rome, mais une expédition aux sources de son image. Comprendre comment Rome fascine, remonter jusqu’au moment où l’immense piège est façonné, puis tendu pour capturer une Europe que la Réforme a pu ébranler, savoir qui a élaboré cet instrument culturel si magistral, telles sont les ambitions de cette enquête sur l’imaginaire urbain le plus subtilement conquérant qui fut jamais.