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Hélène | DUCCINI

Comme nombre de grands serviteurs du roi, Abel Servien (1591-1659) est un oublié de l’histoire. Il a pourtant une ascension exemplaire marquée par les valeurs sociales de son temps où il convient, en s’appuyant sur son clan, de faire progresser celui-ci de la robe à l’épée.
Entre Sully et Colbert, Servien trouve une place éminente comme intendant de Guyenne, négociateur en Italie, secrétaire d’Etat à la guerre, diplomate à Münster où il signe pour la France les traités de Westphalie en 1648, puis comme surintendant des finances. Le parcours sans faute de cet enfant du Dauphiné jusqu’aux plus hautes charges laisse entrevoir comment les monarques de l’Ancien Régime choisissent leurs serviteurs et gouvernent l’Etat.

Hélène Duccini, professeur agrégé, maître de conférences à l’université Paris X-Nanterre, a publié plusieurs livres dont une Histoire de France au XVIle Siècle (Sedes, 2000) et une biographie du maréchal dAncre, Concini : grandeur et misère du favori de Marie de Médicis (Albin Michel, 1991).

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Guerre et paix dans la France du Grand Siècle

AVANT-PROPOS
Première partie
DU DAUPHINÉ AU SECRÉTARIAT À LA GUERRE
(1591-1631)

I. Des débuts prometteurs, du clan dauphinois
à l’intendance de Guyenne
II. Troisième étape de la carrière de Servien:
l’intendance de Guyenne
III. Les conflits religieux en Europe de 1618 à 1629
IV. L’Italie dans le jeu des influences en Europe
V. Servien commissaire à l’armée d’Italie
(18 mai 1629- 17 septembre 1630)
VI. Retour de Servien en France (mi-septembre 1630)
VII. Deuxième séjour de Servien en Italie
VIII. Dans l’ombre de Richelieu (octobre 1630-janvier 1631)
IX. Les attributions du secrétaire d’État à la Guerre

Deuxième partie
LE NÉGOCIATEUR DE LA PAIX DE CHERASCO
1630-1631

I. Nouvelle mission de Servien en Italie
II. La politique de la France en Italie
III. Le bras de fer entre les Habsbourg et la France en Italie
IV. Premier succès: la paix entre la France et la Savoie,
le traité secret du 31 mars 1631
V. La paix générale en Italie
VI. Les surprises de l’application des traités
VII. Une paix fragile contestée par l’Espagne
VIII. Les deuxièmes traités de Cherasco, 19 juin 1631
IX. Le conflit entre la France et l’Espagne
X. L’application des traités
XII. Le maintien des Français à Pignerol
XIII. Manœuvres espagnoles
XIV. La cession définitive de Pignerol à la France
XV. Servien prolonge son séjour en Italie
XVI. L’affaire du maréchal de Toiras
XV. Tenir Casal
XVI. Le retour de Servien en France

Troixième partie
LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT À LA GUERRE
1632-1636

I. Le secrétariat à la Guerre en l’absence de Servien
(janvier 1631- février 1633)
II. Servien en charge de la guerre sous Richelieu (1633-1634)
III. Les revers militaires (1635-février 1636)
IV. La disgrâce de Servien
V. L’exil à Angers et le mariage de Servien

Quatrième partie
LE NEGOCIATEUR DE LA PAIX DE WESTPHALIE
1644-1648

I Le retour en grâce et la mission à Müsnter (1643-1644)
II. Les négociations européennes en 1644
III. La négociation avec les Provinces-Unies (fin 1643-mars 1644)
IV. La négociation avec les Provinces-Unies (1644)
V. Les négociateurs de Münster
VI. Une tour de Babel: le problème des langues au Congrès
VII. Les liaisons entre Paris et Münster
VIII. Mazarin, maître du jeu
IX. Les moyens d’actions des plénipotentiaires:
les ressources financières
X. La mise en place des négociations: 1644
XI. 1645: guerre et négociations
XII. 1646: la déclaration des exigences françaises
et la négociation sur l’Alsace
XIII. L’année 1647: indépendance des Provinces-Unies
XIV. 1648: épuisement de l’Empereur et résistance de l’Espagne
XV. La paix de Westphalie (24 octobre 1648)
XVI. La fin de la mission de Servien à Münster (1648-1649)

Cinquième partie
LA FRONDE
1649-1653

I. Servien dans la Fronde en 1649-1650
II. Le rôle des ministres pendant les troubles
III. 1651: L’année sombre
IV. 1652: Mazarin revient au pouvoir
V. L’arme des mazarinades
VI. Le retour à la paix civile
VII. Les suites de la Fronde: 1653-1654

Sixième partie
LE SURINTENDANT DES FINANCES
1653-1659

I. La succession de La Vieuville
II. Être surintendant des finances en 1653
III. La réogarnisation de la surintendance en 1654
IV. L’honneur et les honneurs
V. Servien à Meudon
VI. Le protecteur des Lettres
VI. La fin du surintendant
VII. Le testament d’Abel Servien


Revue de presse

Guerre et paix dans la France du Grand Siècle:
Abel Servien, diplomate et serviteur de l’Etat (1593-1659)
Extraits de presse

Le Figaro (6 septembre 2012)

Dans l’ombre de l’histoire

Portrait tout en finesse d’Abel Servien,
un grand serviteur méconnu de l’Ancien Régime.

Les oubliés de l’Histoire méritent bien une session de rattrapage ! Surtout quand ce sont des hommes discrets qui, même s’ils n’ont pas occupé le devant de la scène, y ont joué un rôle majeur. Leur destin permet parfois de mieux comprendre une époque que les figures de proue. Il en va ainsi au XVIIe siècle d’Abel Servien, marquis de Sablé (1593-1659), grand commis de l’État et zélé serviteur du roi, qui a côtoyé de près Richelieu, Mazarin, Le Tellier, Colbert et Fouquet, sans jamais acquérir leur notoriété.

C’est à ce personnage, qui n’avait tenté jusqu’ici que quelques chartistes, que s’est attaquée avec bonheur Mme Hélène Duccini, spécialiste du Grand Siècle. Son ouvrage, joignant l’érudition à la clarté, brosse une somptueuse fresque de la politique, de la guerre et de la diplomatie française, du milieu du règne de Louis XIII au début de celui de Louis XIV. Son étude illustre parfaitement les systèmes de patronage et de fidélité, le jeu des fratries, des alliances et des réseaux d’amitié dans une société hiérarchisée à l’extrême, en un temps où les structures étatiques demeuraient embryonnaires. Tout est dit aussi des pratiques de la diplomatie du temps. On regrettera néanmoins une bibliographie exclusivement française (l’absence de référence, par exemple, à l’ouyrage majeur de l’Américain Paul Sonnino sur le congrès de Westphalie … ) et le manque d’index.

Une fidélité à toute épreuve

Issu d’une solide famille de robe implantée en Dauphiné, Servien commence sa carrière comme procureur du roi au parlement de Grenoble, la poursuit comme intendant, puis comme secrétaire d’État à la guerre. Il est l’un des membres fondateurs de l’Académie française. Victime d’une cabale, disgracié, il reprend du service en devenant ambassadeur ordinaire à Rome, et extraordinaire en Italie. Excellent négociateur, quoique ombrageux, il participe activement aux négociations de la paix de Westphalie, qui met fin à la guerre de Trente Ans et dessine une Europe nouvelle.

Ses bons et loyaux services sont récompensés par une charge de ministre d’État et de surintendant des Finances, qu’il exerce conjointement avec le célèbre Nicolas Fouquet de 1653 à sa mort. C’est l’époque où il fréquente les financiers, réalise de juteuses opérations, accroît sensiblement sa fortune, achète aux Guise le château de Meudon, le fait restaurer par Le Vau et fait construire la fameuse terrasse. Ce sera son Vaux-le-Vicomte à lui! Chargé d’honneurs, Abel Servien disparaît en février 1659, à soixante-cinq ans, à temps pour échapper, contrairement à son jeune et brillant collègue, aux désagréments de la Chambre de justice voulue par Colbert. Il avait contribué à l’acquisition de la place de Pignerol, en Italie septentrionale, là où précisément Fouquet, condamné en 1664, devait passer le reste de ses jours. Comme quoi, mieux vaut parfois l’ombre de l’Histoire que celle des prisons…

Jean-Christophe PETITFILS

Parutions.com (Novembre2012)

Faire carrière sous Richelieu et Mazarin

Nous avons pris beaucoup de plaisir à la lecture du livre d’Hélène Duccini. Est-ce une bonne raison pour en recommander la lecture ? Nous le croyons. Evidemment, nous voyons toutes les critiques qu’on pourrait lui porter. Certains feront la moue devant ce sujet très classique, la biographie d’un grand commis de l’État, Abel Servien (1593-1659), licencié en droit qui gravit tous les échelons de l’État et devint, au prix d’un formidable investissement intellectuel et humain, maître des requêtes (1624), intendant de Guyenne (1628), puis Premier Président du Parlement de Bordeaux (1630), enfin Secrétaire d’État de la guerre (1631-1636), et pour finir cette brillante carrière, Surintendant des Finances (1653-1659). D’autres diront que la démarche est plus convenue encore : une biographie suivant un déroulement strictement chronologique. Enfin, un certain nombre de grincheux déploreront le peu d’armature théorique et l’absence de paradigmes nouveaux.  »Et alors ? », a-t-on envie de dire.
Car ce livre est d’abord un ouvrage mené d’une manière exemplaire, contextualisant avec talent la vie de Servien et n’hésitant pas à rappeler des points essentiels à sa compréhension : l’importance du droit dans la formation de la bourgeoisie, la structure de l’administration, les conflits de compétences entre les différentes juridictions, les us et coutumes de la diplomatie, les procédures de la prise de décision et plus généralement de dresser un tableau méticuleux des mœurs politiques de l’époque. En effet, la précision et la clarté du propos du livre permettent de mettre en lumière un propos essentiel : les ressorts d’une carrière réussie. Elle repose sur trois facteurs.
D’abord une force de travail et une disponibilité hors du commun. On rencontre tour à tour Servien à Bordeaux, Cherasco, Münster et à chaque fois furent loués sa pugnacité et son esprit de méthode qui n’était pas la dernière qualité à un moment où l’État administratif devenait toujours plus complexe et dont les défis étaient gigantesques : donner les moyens financiers et logistiques pour soutenir la politique internationale de Louis XIII : poursuivre la lutte contre les Habsbourg en s’engageant peu à peu dans la guerre de Trente Ans (1618-1648). Ensuite, sa capacité à se faire remarquer des puissants et à s’insérer dans leur clientèle. Ce fut le cas avec Richelieu (1585-1642) qui éprouva en Guyenne la fidélité du jeune Servien avant de le propulser au sommet de l’État afin de consolider sa propre influence sur le Conseil. Enfin, il paraît déterminant, dans ce milieu très concurrentiel, de faire preuve d’une capacité de survie politique à toute épreuve. Sur ce point Servien ne fut pas très habile car il ne sut ou ne put anticiper les chausse-trapes de ses ennemis, en l’occurrence le réseau Bouthillier-Bullion qui le tint responsable devant le roi des revers militaires de la France en 1635. Et quand le 9 février 1636, Louis XIII en personne adressa les plus vives critiques à Servien, Richelieu, aussi puissant fut-il, dut sacrifier son protégé.
Il est vrai qu’il revint au devant de la scène d’une manière magistrale grâce à Mazarin (1602-1661) qui lui confia les très épineuses négociations de Westphalie, occasion de très belles pages de l’auteur qui montre avec brio l’opposition entre Servien, partisan d’une alliance avec les puissances protestantes pour jouer l’Empire contre l’Empereur, et son collègue, d’Avaux, qui préférait une alliance avec les puissances catholiques. Il se jouait entre eux la vieille ligne de fracture qui structura la société politique durant tout le premier XVIIe siècle et que les traités de Westphalie et des Pyrénées tranchèrent en faveur des premiers.
Suivre les déroulements de la vie de Servien sous la plume d’Hélène Duccini, c’est suivre l’irrésistible ascension de l’État moderne, c’est comprendre aussi les mille rouages d’une structure étatique en pleine gestation, son perfectionnement dans le prélèvement fiscal et son efficacité à faire de la France la première puissance militaire du continent. En somme, ce livre agréable et intelligent ne doit pas échapper à l’amoureux d’histoire qui redoute les ornières de l’érudition universitaire et se plaît au livre bien écrit.

Matthieu Lahaye

 

Hélène Duccini propose une histoire inédite du règne de Louis XIII: un parcours à partir du « quatrième pouvoir » que constitue l’arme de la propagande et de la communication.
Informer et convaincre, informer pour convaincre : l’époque de Louis Le juste et de Richelieu, âge de la raison d’État, est marquée, en effet, par un développement méconnu de l’information politique, de la publicité royale et de la contestation qui envahissent la rue et la place publique. Ses supports en sont les pamphlets, petits opuscules de quelques pages, concurrencés, à partir de 1631, par La Gazette, l’hebdomadaire de Théophraste Renaudot, mais aussi par les images volantes, des gravures souvent dotées d’une forte charge émotionnelle, commandées aux meilleurs artistes du temps (Jacques Callot, Abraham Bosse) : affiches de plein vent, placardées sous les yeux de tous, elles assurent une grande publicité aux événements qu’elles interprètent et mettent en scène.
Précédant l’explosion des Mazarinades au temps de la Fronde, les pamphlets de la régence de Marie de Médicis, mais aussi des années de combat qui opposent la France aux Habsbourg dans les années 1630, permettent une plongée dans les débats idéologiques et politiques qui traversent ce règne de révoltes armées et de guerres extérieures. La violence des polémiques atteste la vivacité d’une opinion publique qu’il s’agit à la fois de construire et de convaincre. Richelieu l’avait bien compris : le pouvoir doit capturer à son profit cette « voix publique », qui fait écho à ses pratiques, pour mieux la contrôler, pour mieux la canaliser.
Plus de cent cinquante illustrations commentées permettent de prendre la mesure de l’ampleur de cette pédagogie à l’œuvre dans la France de la première moitié du XVILe siècle. En prenant le lecteur par la main, Hélène Duccini le guide dans la lecture et l’interprétation des scènes historiques ou allégoriques qui servent la propagande royale, sans oublier les caricatures.
Cette reconstitution de la préhistoire de la vie politique à partir des textes et des images qui ont contribué à forger l’opinion publique permet de saisir sur le vif les conflits et les violences qui ont accompagné la « fabrication » de l’État absolu.

Hélène Duccini, professeur agrégé, maître de conférences à l’université Paris X-Nanterre, a publié plusieurs livres dont une Histoire de France au XVIle Siècle (Sedes, 2000) et une biographie du maréchal dAncre, Concini : grandeur et misère du favori de Marie de Médicis (Albin Michel, 1991).

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Faire voir, faire croire
L’opinion publique sous Louis XIII
Introduction 7
Chapitre 1: Images et pamphlets sur la place publique 17

Les vecteurs de la communication 18
Le «petit livre de peu de pages» 18
L’inflation des images 24
Sous l’œil du roi, censure et privilège 35

Les métiers de l’imprimé 42
Le monde du livre, éditeurs, imprimeurs et auteurs 42
Les fabricants d’estampes, artistes et artisans 55

La circulation de l’information 58
Qu’est-ce que l’opinion publique sous Louis XIII? 58
Bruissements, rumeurs et libelles 60
Le commerce des livres et des estampes 64

Chapitre 2: 1610-1612: les débuts tragiques
du règne de Louis XIII 70

L’assassinat de Henri IV, le traumatisme 70

L’information 72
Les lamentations de la France en deuil 74
L’événement dans la gravure 75

Le débat sur le tyrannicide et la polémique contre les jésuites 88
Les attaques contre les jésuites 90
Les réponses de la Compagnie de Jésus 93
L’exploitation de l’image contre les jésuites 100

Affirmer la légitimité 102
Le lit de justice, 15 mai 1610 102
Le sacre, 17 octobre 1610 105

1612, l’alliance avec l’Espagne 117
L’espoir d’une paix durable 117
Le grand carrousel de la Place Royale 122

Chapitre 3: 1614-1615: guerres civiles et combats polémiques 130

Les forces en présence en 1614 131
L’entourage de la reine régente 131
Les princes et «la noblesse qui les suit» 134

1614, la première révolte des grands 140
Les courants de l’opinion 140
Le rituel de la rébellion 141
Le coup d’envoi, la prise de Mézières le 18 janvier 1614 142
La réaction du pouvoir, l’arrestation du duc de Vendôme
le 11 février 1614 143
La Lettre de Monseigneur le Prince à la Reyne du 19 février 1614 145
L’entreprise de Monsieur le Prince sur Poitiers,
22-27 juin 1614 150

Les états généraux de 1614-1615 153
Créer un climat favorable au gouvernement
de la reine régente 153
Montrer le roi à ses peuples et attendre sa majorité 156
La réunion des états généraux
et la «réformation du royaume» 162

1615, La deuxième révolte des grands 166
Les manifestes et libelles de juillet-août 1615 166
Une action préventive, l’arrestation
du président Le Jay le 17 août 1615 170
La campagne de presse contre le maréchal d’Ancre en 1615 171

Les mariages espagnols en 1615 177
Le débat sur l’alliance avec l’Espagne 177
La célébration des mariages dans les estampes 181

Chapitre 4: 1614-1615: les états généraux: la guerre des mots 191

Penser la monarchie 193

La monarchie: mythe et réalités 201
Les métaphores traditionnelles 201
Le sang des Capétiens 206
Monarchie n’est pas tyrannie, conseils et débats 209

Penser la société 214
Les ordres privilégiés 220
Le clergé, une place relativement modeste 220
La noblesse au miroir des pamphlets 222
Le troisième ordre 236
Les officiers du roi, «transfuges sociaux»? 236
Le tiers état, marchands et menu peuple 243
Les revendications des élites sociales 246
La noblesse et la sauvegarde des héritages 247
Le «quatrième état» à la recherche de sa place dans l’État 251
Les accusations réciproques 254
La noblesse dans l’État, responsabilités ou confiscation des avantages 254
La mise en accusation de la noblesse traditionnelle par le quatrième état 263

Chapitre 5: 1616-1617: manipuler l’opinion publique 269

La «tyrannie» du maréchal d’Ancre 270
L’arrestation du prince de Condé 273
L’ennemi public numéro 1 281
Vers le conflit armé 283
La troisième guerre civile, la prise d’armes de février 1617 285

Information et désinformation 289
Le récit des batailles au service du roi 289
Les misères de la guerre, omniprésence des stéréotypes 298

Négociations et appels à la paix 304
De la vision idyllique de la paix
à la vision prosaïque des accords 305
Désigner les responsables 311

Chapitre 6: 24-25 avril 1617: l’assassinat du maréchal d’Ancre 318

La justification 319
Les biais du récit de l’événement 319
La justification, un système 324

La propagande 327
La campagne de pamphlets, les effets rhétoriques 328
Représenter ou recomposer l’événement par l’image? 339
Trois emblèmes, trois visions, trois récits 347

Le châtiment 652
Vox populi, vox Dei 652
Morale de l’Histoire et symbolique du roi justicier 363

Chapitre 7: 1617-1630: du coup d’État de Louis XIII
à la journée des Dupes 375

Les débuts du règne personnel de Louis XIII 376
L’Assemblée des notables de Rouen en décembre 1617 376
Les campagnes du Béarn en 1618-1619 378
Les «guerres de la Mère et du Fils» de 1619-1620 381
La révolte protestante de 1620 384
Deuxième guerre protestante: les années 1621-1622 391

Richelieu et l’arme polémique: 1623-1629 397
L’«atelier d’écriture» du cardinal 398
La reconquête du pouvoir, 1623-1624 400
«Ruiner le parti huguenot» de 1625 à 1629 410

Le roi de paix 432
L’action polémique de 1626 à 1630 432
Défense et illustration du principal ministre 434
Le quotidien du roi 438
Louis XIII, un roi vertueux 444

Chapitre 8: 1630-1643: la parole et l’image confisquées 448

La guerre des plumes 449
Les contestataires en exil de 1630 à 1643 449
Les auteurs au service du cardinal 452

La propagande des images 464
L’exaltation du roi de guerre 464
La France dans la guerre de Trente Ans 474
La caricature de l’Espagnol 476
Image du roi, images du règne 501

CONCLUSION 505

Bibliographie 513
Index 524
Table des illustrations 531
Table 535