BERTRAND TILLIER Mérovak, l’homme des cathédrales

Mérovak l'homme des cathédrales

A la fin du XIXe siècle Gabriel Robuchon (1874-1955), dit Mérovak, s’inventa en « Homme des cathédrales ». Cet excentrique, qui se déguisait en courtisan de Louis XIII, vécut dans les tours de Notre-Dame de Paris et s’installa à Rouen, Redon, Langres ou au Mont-Saint-Michel, dont il prétendit conduire la défense face aux vandales ou aux indifférents. Organiste médiumnique, carillonneur du Vieux-Paris reconstitué à l’Exposition universelle de 1900, fou d’architecture gothique, Mérovak parcourut la France pour y présenter des conférences de lanterne magique. Sa propagande gothique fut son œuvre, qu’en homme de l’image et du texte … (lire la suite)

HÉLÈNE BLAIS L’empire de la nature

Blais L'empire

L’empire de la nature retrace l’histoire des jardins botaniques coloniaux entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XXe siècle. En partant de ces sites spécifiques, enclaves de nature ordonnée créées dans les capitales ou à proximité des lieux de pouvoir, il analyse la manière dont est instituée une forme de domination coloniale liée à la maîtrise du monde naturel.

Lieux de diffusion des connaissances botaniques, sites de vente, espaces de sociabilité, les jardins botaniques permettent ainsi d’examiner les rapports entre savoirs, pouvoirs et constructions sociales en situation coloniale. Articulé autour des lieux et de leurs usages,… (lire la suite)

ARNAUD EXBALIN La grande tuerie des chiens

La grande tuerie
Au crépuscule du siècle des Lumières, 35 000 chiens furent anéantis à la masse et au poison par les gardes nocturnes dans les rues de Mexico. Cet ouvrage est une enquête historique sur les canicides à Mexico et dans les villes occidentales. Au cours du XIXe siècle, les autorités municipales s’acharnèrent à éliminer les chiens errants moins pour des raisons sanitaires – la terrible rage – que civilisationnelles. Le chien errant, à l’image du vagabond, cristallise tous les maux urbains (liberté, saleté, dangerosité). Une ville civilisée est une cité qui parvient à réguler ses populations canines et à imposer des normes de conduite aux propriétaires.
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DANIEL GROJNOWSKI La tradition fumiste

La tradition fumiste

Dédaigné par les histoires de la culture — littérature et arts confondus — le « Fumisme » n’en a pas moins modelé une sensibilité dont nous sommes les dépositaires.
Il s’est diffusé à la fin du XIXe siècle dans des réunions privées et des groupes de la bohème qui ont pris les noms de Zutiques, Hydropathes ou Incohérents. Le cabaret du Chat noir et le magazine du même nom leur donneront dans les lettres et les arts une visibilité longtemps privée de légitimité.
Par toutes sortes de manifestations et de productions comme la caricature, les salons fantaisistes, les contes noirs et absurdes ou les monologues, le Fumisme a démantelé le grand Art. Il … (lire la suite)