STÉPHANE GUERRE Nicolas Desmaretz (1648-1721)

Neveu de Jean-Baptiste, Nicolas Desmaretz, le « Colbert oublié », héros de ce livre, n’a cessé d’arpenter les allées du pouvoir entre 1665 et sa mort, en mai 1721, au temps de la régence de Philippe d’Orléans : sa vie traverse une grande partie du long règne de Louis XIV. Il fut notamment contrôleur général des Finances de 1708 à 1715. À partir du 20 novembre 1708, promu ministre d’État, il eut l’honneur de participer au Conseil d’En Haut, le « saint des saints », le conseil présidé, plusieurs fois par semaine, par le Grand Roi.
Cette position centrale nous autorise, grâce à lui et avec lui, à pénétrer au cœur de l’État, ce cœur palpitant des … (lire la suite)
JEAN-PAUL GOUX Sourdes contrées

« Au soir de ce jour-là, j’ai résolu de garder une trace de ce qui arrivait, qui avait commencé, sans que je sache vraiment ce qui avait commencé. » C’est une réflexion intime, tout intérieure que « note » le narrateur de ce roman au charme puissant qui interroge le « colombier de la mémoire », cette volière d’où s’échappent trop souvent les pigeons du souvenir. Après tant d’années riches de leurs mémoires partagées, Vivien est profondément troublé lorsque Julie, sa compagne architecte, évoque des souvenirs très précis de chantiers qui n’ont pour lui aucune réalité, et qu’il met en doute. Le monde clos de leur entente amoureuse et intellectuelle… (lire la suite)
BENOÎT CONORT Sortir

Onze ans séparent Ecrire dans le noir et Sortir. Car il aura fallu beaucoup de temps pour passer d’une écriture à une autre. La visée originale était de changer de forme, de « sortir » de la forme de Ecrire dans le noir (qui utilise le verset long) pour passer à une écriture plus minimaliste, à une dimension plus « pauvre », moins « baroque ».
Dès l’origine le titre et la structure se sont imposés : « Sortir », avec trois parties Dedans / jardins / Dehors, encadrées par un prologue et un épilogue.
Il s’agit bien de sortir (hors de soi, hors du dedans, hors d’une chambre etc) et ce que met en scène l’ouvrage c’est la « sortie » aussi du livre, avec le sentiment… (lire la suite)
RÉMI MASSON Défendre le roi

La Maison militaire du roi n’est qu’une simple garde personnelle du souverain et de la famille royale au début de l’époque moderne. Elle connaît toutefois une véritable impulsion à partir du règne de Louis XIII et devient le fer de lance de l’armée du roi de France au cours du XVIIe siècle. Elle ne s’organise cependant qu’avec le gouvernement personnel de Louis XIV. Grâce à des réformes profondes, le roi destine les corps de sa garde à devenir des troupes d’élite au combat. Ceux-ci doivent servir à la tête de son armée, tout en continuant à assurer la protection rapprochée du souverain. Employée sans relâche sur les champs de bataille, la Maison… (lire la suite)