DANIELLE TARTAKOWSKY 1945: les Français ont la parole

1945 Tartakowsky

En décembre 1944, le Conseil national de la Résistance décide de la tenue d’États généraux de la Renaissance française à Paris du 10 au 13 juillet. Les comités départementaux de Libération doivent préalablement organiser des assemblées communales chargées d’élaborer des « cahiers de doléances », empruntant à 1789. Leur objectif : permettre une appropriation collective du programme du CNR, proposer à leur échelle des déclinaisons concrètes d’une « véritable démocratie économique et sociale » et s’attacher aux questions sociétales et macro-politiques qui se sont précisées ou ont émergé depuis la Libération. Les synthèses départementales… (lire la suite)

FRÉDÉRIC MONIER Un pouvoir malhonnête

Un pouvoir Monier

Ce livre propose une histoire de la corruption, telle que les Français l’ont perçue et comprise, quelquefois en recourant à des pratiques dissimulées d’intérêts et de pouvoir, plus souvent en la dénonçant et en la condamnant, des années 1750 aux années 1950. Or, comme l’on s’en doute, les pratiques ont varié d’une période à une autre, ainsi que les réponses apportées à ce qui était considéré comme un problème de moralité collective. Pour le dire autrement, il n’y a pas une corruption immuable dans l’histoire de France, mais bien un ensemble de questions qui ont évolué au fil du temps, comme en témoignent les sens changeants du mot lui-même.… (lire la suite)

DANIEL FLEURY Carnets de l’écrivain inexistant

Carnets FLeury

Daniel Fleury aimait citer ces phrases de Kafka : « je ne suis rien d’autre que littérature ». « Tout ce qui ne concerne pas la littérature, je le hais ». Or, la littérature, idole faillible, ne manque pas de tromper son dévot d’une manière incompréhensible avec le tout-venant de ses adorateurs : il en ressent de l’amertume. Quant à  son « église », il la juge, à bon droit, plutôt désespérante : ses prêtres (les éditeurs), ses théologiens (les théoriciens, les critiques), ses fidèles (les lecteurs, les amis même), n’ont de cesse de vous faire diversement sentir que vous êtes inexistant.

En 2015, ce sentiment de déréliction fut assez … (lire la suite)

STENDHAL Chroniques inédites du Journal de Paris

Chroniques

«B. L.» : ces initiales sont celles d’un feuilletoniste du Journal de Paris. C’est sous ce masque qu’Henry Beyle, autrement dit Stendhal, déploya son inventivité journalistique. Les œuvres de pure imagination côtoient, dans ces chroniques, de piquants comptes rendus, les critiques littéraires de fausses lettres de lecteur…

Le célèbre écrivain travaillait alors pour Joseph Lingay, le rédacteur en chef et conseiller du président du Conseil. Jusqu’en 1827, date de leur interruption, ces articles formaient comme un terrain de jeu littéraire, l’occasion de croquer la vie mondaine et de peindre les infortunes… (lire la suite)