Le XIXe siècle ou l’affiche « à tous les coins de rue », mais aussi dans tous ses états. Réalité inépuisable – matérielle, industrielle, commerciale, étatique, juridique, politique, plastique, visuelle, typographique, publicitaire, urbaine, érotique, esthétique, littéraire, stylistique, sémiologique – mais aussi mythe, rêve, désir. Propre à captiver le regard de l’historien des mœurs, mais promue aussi à la dignité d’objet sur-réaliste apte à virevolter les imaginaires. De là le titre ici retenu : non pas « L’Affiche » tout cru, mais « À l’affiche ». Avec cette idée que le mouvement de monstration qui l’expose à la vue suppose une dynamique, mais aussi toute une économie libidinale. Ou lorsque le désir de vendre rencontre le désir de voir… De quoi prêter œil et oreille à l’intense bavardage visuel que les affiches mènent au long du siècle, tout en surveillant les inflexions qui en rythment le cours.