MARTINE BOYER-WEINMAN, DENIS REYNAUD Le nez dans les livres

Cinquante olfictions

La littérature a longtemps ignoré les odeurs, ou presque. Depuis environ deux siècles celles-ci ont envahi la fiction et les récits de vie. Quel vocabulaire, quels détours pour traduire cet indéfinissable qui défie la précision de nos langues ? Parfumerie, gastronomie et œnologie ont bien sûr une large part dans les évocations d’odeurs, mais on préfère ici explorer des contrées plus obscures, plus vastes, plus inattendues, réelles ou imaginaires. De l’odeur des pieds au si désirable petrichor, dit « petite pluie » par les compositeurs impuissants à le reproduire, cinquante usages littéraires de l’aigre, de l’âcre, du fétide, du rance mais aussi de la violette et du papier, dessinent une carte des paysages sensibles qui surgissent quand nous plongeons le nez dans les livres.

Ancienne élève de l’ENS Paris (1978-1982), Martine Boyer-Weinmann est professeure émérite de littérature française à l’université Lyon2, spécialiste de littérature contemporaine.
Denis Reynaud a enseigné la littérature française à Lyon, en Angleterre, aux États-Unis et au Japon ; spécialiste de la presse du XVIIIe siècle, il est le créateur du site Le Gazetier universel.

Couv Le nez