Champ Vallon

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Richard | MILLET

La langue, la musique, le visible, les mystérieuses architectures du sonore et du silence dans la mémoire: tels sont les points d’intensité, ou d’attraction, que nous ressassons ou qui nous hantent et que ce livre, pas plus que le premier volume, ne saurait épuiser.

Un livre comme Mallarmé disait ne pas les aimer — «épars et privés d’architecture»; il en publia néanmoins un volume, et Valéry plusieurs: livres issus d’occasions et de carnets divers, constituant ce qui n’est ni vraiment un genre littéraire, ni un simple rassemblement d’écrits, mais un mélange. Les textes qui vont ici ensemble traitent d’un même souci, intime et hors doctrine : le mouvement (aberrant, imprévisible, sans fin) de la mémoire, et de la langue, prises dans l’exacerbation d’un sentiment qui donne peut-être à ce livre son centre de gravité.