PAULINE VALADE Le goût de la joie

Le goût de la joie couv

Au XVIIIe siècle, Paris célébrait chaque événement heureux pour la Couronne. La Maison du Roi, le Bureau de la Ville et le Châtelet de Paris organisaient les réjouissances. Les manifestations de joie étaient donc contrôlées par les autorités qui y voyaient les signes tangibles d’une communion avec les sentiments du souverain. Pour autant, l’expérience de la joie publique n’était pas celle d’une obéissance passive. Les Parisiens s’appropriaient les réjouissances aussi bien en participant qu’en détournant certaines normes de réjouissances. Ils fabriquaient leur propre culture de l’approbation, empreinte d’une critique à peine… (lire la suite)

JAN SYNOWIECKI Paris en ses jardins

Couv PAris en ses jardins

Royaux ou princiers, les jardins de Paris au XVIIIe siècle devaient offrir à la population urbaine des îlots salvateurs face aux exhalaisons et aux miasmes de la ville. Loin d’être figés dans un écrin de verdure et de représenter des enclaves champêtres au cœur de la ville, ces espaces étaient fermement insérés dans le tissu urbain. Ce livre propose ainsi une véritable microphysique de la nature parisienne, des dégâts causés par les taupes à l’élagage des arbres. L’histoire matérielle et vivante des jardins parisiens du XVIIIe siècle permet ainsi de restituer avec le plus de fidélité possible un monde composé de micropartages faisant la… (lire la suite)

PIERRE KARILA-COHEN Monsieur le Préfet

Karila COuverture

L’image de l’autorité préfectorale au XIXe siècle est celle d’une autorité martiale exercée par un haut fonctionnaire aux immenses pouvoirs. En réalité, construire une autorité considérée comme légitime par la population a nécessité un travail institutionnel et individuel permanent. Dans ce siècle de révolutions, préfets et sous-préfets se sont situés aux avant-postes de la conquête morale du territoire afin d’enraciner le régime et faire accepter l’État. Ce livre entend analyser ce travail de représentation et de séduction négligé par l’historiographie. Il restitue la construction de ce charisme de fonction à partir de terrains… (lire la suite)

ANNE SERRE Les gouvernantes (réédition)

Les gouvernantes Couv 2

« Ce n’est pas tous les jours qu’on chasse dans cette maison. Le gibier fait trop souvent défaut. Celui-là sera saisi à bras le corps, léché, mordu, dévoré comme il faut. Et quand il aura tout donné, qu’il sera épuisé, alors elles le laisseront. Il sera comme un nourrisson, nu sur le vert sauge de la prairie, et elles, elles auront des souvenirs pour les soirs d’hiver lorsqu’il est si long, si désespérant d’attendre derrière les fenêtres l’arrivée d’un étranger ».

« Ce que Les Gouvernantes raconte, c’est la vision enfiévrée de quelqu’un qui n’est pas l’auteur, mais son narrateur. Vous (lire la suite)