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ANDRÉ RAUCH L’envie, une passion tourmentée

ANDRÉ RAUCH L’envie, une passion tourmentée

Ce livre explore une passion tourmentée : l’envie. Quelle est son histoire ?
Selon les Écritures, cette passion du Diable est dévastatrice. Elle attaque l’ordre divin, mais sème aussi le schisme et la discorde entre les hommes, mine les relations sociales, pervertit l’exercice de la justice et corrompt la quête de la vérité.
Au XIXe siècle, romanciers et poètes s’en servent pour illustrer les désirs qui animent le ressentiment et sont à la source de toutes sortes de haines, raciales ou antisémites. Aujourd’hui arbitre de la société de consommation, la jalouse envie explose sur les plates-formes d’Internet qui « hébergent » le cyber-harcèlement, semant la terreur chez les adolescents et l’indignation des pédagogues.
C’est un éclairage inédit qui est ici jeté sur une passion tourmentée.

 

 

 

André Rauch, Professeur des universités, spécialiste d’histoire culturelle, est l’auteur de nombreux livres sur le corps et les passions, parmi lesquels Histoire du Premier sexe de la Révolution à nos jours (2006), L’amour à la lumière du crime (2009), Paresse. Histoire d’un péché capital (2013), Luxure. Entre péché et jouissance (2016).

Couverture
Paru le 28 octobre 2021
14 x 22 cm, 248 pages dont 8 d'illustrations en couleur
ISBN 979-10-267-1015-8

GAËL RIDEAU Une société en marche

GAËL RIDEAU Une société en marche

Les processions en France au XVIIIe siècle

Le 1er juillet 1766, le chevalier de La Barre est brûlé pour ne pas avoir salué une procession. Le 4 mai 1789, Louis XVI conduit la procession du Saint-Esprit qui ouvre les Etats-Généraux à Versailles avec des représentants des trois ordres. Dans ces deux images se traduisent la présence et la force de ce rituel religieux qui semble ainsi pérenne et inchangé. Le XVIIIe siècle est comme pour de nombreux thèmes ici ambivalent. Les processions sont omniprésentes et suivies, comme en témoignent nombre de journaux privés et chroniques municipales, marque d’une ferveur continue, d’un besoin religieux notamment dans sa forme climatique ou mémorielle, que précise ce livre. Elles sillonnent également les écrits de controverses portant sur leur origine, leur sens, leur composition. Leur description abonde dans les articles de presse, les récits de voyage, les œuvres littéraires. Pourtant, ce paysage animé renvoie des images différentes. Rituel religieux, elle est aussi parade sociale, objet politique, vecteur d’identité et de mémoire urbaines, dans un entremêlement permanent. Cette polysémie et cette présence en font un lieu essentiel d’observation de la société et de ses transformations. Elle participe de la transition religieuse et de la construction d’un nouveau discours pastoral. Elle pose la question des critères de classement d’une société et met en tension les devoirs collectifs et la liberté individuelle. Elle met en scène les pouvoirs, mais offre une tribune à leur contestation. Elle pose la question des modalités de la présence du religieux dans l’espace public et ainsi ouvre aux problématiques de l’ordre public et de la tolérance. Loin d’être un hapax dans un siècle sécularisé, l’affaire La Barre est un des aspects d’expression du sens de la procession. Ce livre veut en proposer une lecture globale contribuant à une relecture religieuse sociale et politique du XVIIIe.

 

 

Professeur d’Histoire moderne à l’université d’Orléans, Gaël Rideau est spécialiste d’histoire religieuse et politique de la France du XVIIIe siècle. Ses travaux actuels portent sur les transformations religieuses et leur dimension politique tant collectives qu’individuelles. Il a notamment publié De la religion de tous à la religion de chacun (PUR, 2009).

Couv Rideau
Paru le 1er octobre 2021
15,5 x 24, 544 pages
ISBN 979-10-267-1010-3
30 €

OLIVIER BARBARANT La juste couleur

OLIVIER BARBARANT La juste couleur

Chroniques poétiques

Les études critiques relèvent généralement de la théorie ou du catalogue. Ce rassemblement de chroniques prétend procéder autrement, en cherchant ce qui peut éclairer une rencontre, en explorant chaque oeuvre à la lumière de l’intensité du choc qu’elle procure. Ainsi s’édifie un tableau inédit de la vitalité de la poésie, et une réflexion ouverte aux voix de la poésie nationale mais aussi internationale, trop souvent négligée dans le paysage littéraire français. L’écriture, poétique comme critique, prend dès lors exemple sur le travail de la mer, qui selon le poète grec Aris Alessandrou « ne cesse de mêler / algues et ciel / s’efforçant à trouver sa juste couleur ».

 

Olivier Barbarant a publié plusieurs ouvrages, notamment de poésie, dont l’un, Odes dérisoires et quelques autres un peu moins, a reçu le prix Tristan-Tzara. Tous sont publiés aux Editions Champ Vallon. Une anthologie Odes dérisoires et autres poèmes (anthologie) est parue dans la collection «Poésie/Gallimard» en 2016. Il a également dirigé la publication de l’œuvre poétique d’Aragon dans la Bibliothèque de la Pléiade. En 2019 son recueil Un grand instant a reçu le prestigieux prix Apollinaire.

Paru le 1er octobre 2021
14 x 22 cm, 384 pages
ISBN 979-10-267-1005-9
23 €