Article(s) archivé(s) de la catégorie Collection détours

JEAN-CLAUDE CARON Van Gogh en toutes lettres

JEAN-CLAUDE CARON Van Gogh en toutes lettres

Un homme dans son siècle

Van Gogh peut être considéré comme le peintre le plus célèbre au monde. En témoignent les innombrables reproductions et usages de son œuvre. Mais, à lire les multiples biographies qui lui sont consacrées, l’homme reste l’objet de représentations que tout oppose : tantôt on en fait une victime de la société, tantôt un manipulateur ; mais aussi un individu formant avec son frère Theo un couple de spéculateurs, misant sur le succès final de sa production ; ou encore un anarchiste et un anticlérical. Fondé sur la correspondance de Van Gogh, cet ouvrage se propose, à travers un choix de thèmes, d’entendre la voix de Vincent et ce qu’elle permet de saisir de sa personnalité complexe, de ses positions contradictoires, de ses goûts et de ses passions. En somme, la vie d’un homme dans son siècle.

 

Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Clermont Auvergne, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France, Jean-Claude Caron est un spécialiste de l’histoire des violences socio-politiques au XIXe siècle. Parmi ses publications récentes, Les deux vies du général Foy (1775-1825).Guerrier et législateur (2014) et Simon Deutz, un Judas romantique (2019), tous deux chez Champ Vallon.

Van Gogh
Mai 2022
14 x 22 cm, 448 pages
ISBN 979-10-267-1112-4
26 €

MYRIAM BOUCHARENC L’écrivain et la publicité

MYRIAM BOUCHARENC L’écrivain et la publicité

Histoire d’une tentation

La « déesse publicité » peut se vanter d’avoir séduit de nombreux écrivains et non des moindres. Se souvient-on des slogans, annonces, plaquettes et catalogues signés Colette, Cocteau, Cendrars, Valéry, Claudel même… ? Dès la Belle Époque – et jusqu’à aujourd’hui –, de grands noms des lettres ont osé glorifier les marques du commerce et de l’industrie. Ce livre, illustré, ressuscite enfin et pour la première fois l’histoire occultée de ces publicités d’auteurs, à lire et à voir : surprenantes, drôles, parfois très belles. Il interroge la tentation – celle de vendre l’âme de la littérature au diable marchand –, qui a permis aux écrivains de se médiatiser, de gagner leur vie en divertissant leur plume, mais aussi d’enrichir leur œuvre où coule discrètement de l’encre de source publicitaire !

 

Myriam Boucharenc est Professeur en langue et littérature à l’université Paris Nanterre. Elle est l’auteure d’une trentaine d’ouvrages (essais, collectifs et éditions critiques).

Ecrivain et publicité
Avril 2022
14 x 22 cm, 336 pages
ISBN 979-10-267-1055-4
25 €

CHRISTIAN GARCIN Une odyssée pour Denver

CHRISTIAN GARCIN Une odyssée pour Denver

Un inédit de Norwich Restinghale

 

Une Odyssée pour Denver est un récit en deux parties, attribué à Norwich Restinghale (personnage central du roman Du bruit dans les arbres, Gallimard 2002). Il s’agit d’un assemblage de souvenirs digressifs rythmant la relation d’un itinéraire jadis effectué par le narrateur dans un pays disparu, sans doute l’ex-Yougoslavie. Ces souvenirs, sans réelle chronologie ni durée narrative, tournent autour de la figure d’une sœur morte (Denver Restinghale), à quoi renvoient les lieux traversés (villes, musées, paysages), ainsi que les personnes rencontrées ou évoquées. Tel que le texte est établi, il s’agit d’un chant de deuil, d’un hommage à la jeunesse enfuie, d’une odyssée du souvenir dans laquelle le passé est l’action, et le flot ininterrompu des souvenirs la péripétie.

 

L’œuvre de Christian Garcin, depuis Vidas, recueil de fictions biographiques publié par J.-B. Pontalis chez Gallimard, est constituée d’une dizaine de romans (dont Des femmes disparaissent, 2011, Selon Vincent, 2014, ou Les oiseaux morts de l’Amérique, 2018), de recueils de nouvelles, de poèmes, d’essais sur la peinture et la littérature

Mars 2022
12 x 19 cm, 112 pages
ISBN 979-10-267-1045-5
18 €

ARTHUR BERNARD Ça va

ARTHUR BERNARD Ça va

«Ça va. On pourrait s’arrêter là. Tout y est. Ou bien continuer. Jusqu’à la fin. C’est quoi la fin? Ça ne nous regarde pas, au fond. Ça nous échappe. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai continué. Ça ne veut pas dire que j’ai fini. Que je suis fini. On verra bien. On ne verra rien. Je ne verrai rien.  Ça va. Qu’est-ce que ça cache ? Ce mensonge, rituel de silence sous le bavardage. Ça va !, qui est le titre d’un beau poème de Vladimir Maïakovski, exaltation de l’avenir, de la révolution. Loin de la politesse convenue dans l’expression, camouflant l’indifférence à autrui sous un rituel creux. Qu’est-ce qui m’a pris de faire ce livre ? Pensé à Flaubert, auquel je voue une admiration principale, dont pour une ligne «écrire un livre sur rien…» Moi, c’est un livre du ça va, qui est une forme de rien. »

 

Arthur Bernard a publié, selon les circonstances éditoriales, sous différents noms des romans, et des ouvrages historiques et sociologiques (en particulier sur Paris). Il clôt ici une ardente conversation avec lui-même et les événements de sa vie sentimentale, sa vie tout court.

Février 2022
12 x 19 cm, 112 pages
ISBN 979-10-267-1040-0
15 €

JEAN-PAUL GOUX Tableau d’hiver

JEAN-PAUL GOUX Tableau d’hiver

«De telles pensées, ces pensées vivantes de votre absence, je devais apprendre à vivre avec elles, comme j’apprenais à vivre seul avec votre maison. ». Le roman de Jean-Paul Goux s’écrit avec délicatesse autour de la mort de Claire, compagne de Thibaud le narrateur, et artiste qui dessinait au crayon et au fusain des nuages et des arbres contemplés par la fenêtre de leur appartement parisien, mais surtout de sa maison Au milieu des bois. Une maison dans laquelle Thibaud veut peu à peu réapprendre à « habiter le temps ». Or, cette maison offre un espace dans lequel s’est déposé et se dépose le temps, temps passé avec Claire, temps présent dans lequel écrit Thibaud , et temps d’un futur désirable , lorsque Thibaud redécouvrant l’atelier et la beauté de l’œuvre de Claire, invente pour elle un projet que le temps du livre laisse ouvert. Comment ce roman né de la douleur et de la solitude, puisque Thibaud s’adresse à ses amis et à Claire disparue, comment ce roman peut-il devenir pour le lecteur une telle ode à la beauté du monde, à sa représentation dans l’art, une telle ode au vivant ?

Ancien maitre de conférences à l’Université de Tours, il a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome. Son dernier livre Sourdes contrées a été publié aux mêmes éditions. La plupart de ses autres livres ont paru ou ont été réédités chez Actes Sud.

Janvier 2022
12 x 19 cm, 232 pages
ISBN 979-10-267-1025-7
19 €

ANNE SERRE Les gouvernantes (réédition)

ANNE SERRE Les gouvernantes (réédition)

« Ce n’est pas tous les jours qu’on chasse dans cette maison. Le gibier fait trop souvent défaut. Celui-là sera saisi à bras le corps, léché, mordu, dévoré comme il faut. Et quand il aura tout donné, qu’il sera épuisé, alors elles le laisseront. Il sera comme un nourrisson, nu sur le vert sauge de la prairie, et elles, elles auront des souvenirs pour les soirs d’hiver lorsqu’il est si long, si désespérant d’attendre derrière les fenêtres l’arrivée d’un étranger ».

« Ce que Les Gouvernantes raconte, c’est la vision enfiévrée de quelqu’un qui n’est pas l’auteur, mais son narrateur. Vous assistez à des scènes que normalement vous ne devriez pas voir. C’est un conte de fées du voyeurisme ». The Paris Review

Anne Serre est l’auteur d’une quinzaine de livres. Son premier roman ici réédité, Les gouvernantes, paru en 1992, a été traduit aux Etats-Unis et en Angleterre. Elle a obtenu en 2020 le Prix Goncourt de la Nouvelle pour Au cœur d’un été tout en or (Mercure de France). Champ Vallon a publié la même année, Grande tiqueté, un texte écrit par l’auteur dans une langue inventée.

Les gouvernantes Couv 2
4 mars 2021
14 x 22, 128 pages
ISBN: 979-10-267-0983-1
14 €

MARTA CARAION Comment la littérature pense les objets

MARTA CARAION Comment la littérature pense les objets

Théorie littéraire de la culture matérielle

La littérature assure un rôle essentiel dans la constitution d’une pensée critique de la culture matérielle de l’âge industriel. Avant les sciences sociales et la philosophie, les textes littéraires, à partir des années 1830, problématisent les mutations d’une culture matérielle en expansion et l’ébranlement que celle-ci provoque dans l’ordre des catégories existentielles et esthétiques.

Comment la littérature pense les objets présente l’avènement au XIXe siècle d’une véritable culture des objets et la redéfinition majeure des fonctions et des champs d’action de la littérature et des arts qui en découle. En observant les objets sous toutes leurs coutures (sociologique, esthétique, ontologique) le livre pose les bases d’une théorie générale et actuelle des objets, instituée par la fiction.

«Les objets comme sujet». Thierry Bonnot dans En Attendant Nadeau.

Une présentation de l'auteure

Marta Caraion est professeure de littérature française à l’Université de Lausanne où elle dirige un projet de recherche sur les rapports entre littérature et culture matérielle du XIXe au XXIe siècle. Elle a dirigé le volume collectif Usages de l’objet. Littérature, histoire, arts et techniques, XIXe-XXe siècles (Champ Vallon, 2014) et publié Pour fixer la trace. Photographie, littérature et voyage au milieu du XIXe siècle (Droz, 2003).

10 novembre 2020
1 4 x 22, 576 pages
ISBN 979-10-267-0908-4
29 €

Don Creux est mort

Don Creux est mort

En 1965, Randall Webb apprit la bonne nouvelle à ceux qu’il appelait ses phrères : l’Amérique se dotait enfin de son corps électrique, c’est-à-dire d’une musique à son image, enfantée par de jeunes hommes pubères dans les garages de banlieues pavillonnaires, et qui, transcendée en une éthique et en une vision, reçoit le nom de Psycho-Batave. Dès 1968 toutefois, affaibli par le pressentiment des difficultés à venir, le Psycho-Batave entrait dans son crépuscule… Avant que les ténèbres ne débutent leur règne en 1971, année de l’exil européen de Randall Webb, dont nul parmi les phrères lancés à sa poursuite ne put retrouver la trace.

En 1980, Don Creux, considéré comme « la clef de voûte » du Psycho-Batave, décède dans sa Floride natale. C’est le moment choisi par Randall Webb pour revenir d’entre les morts. Escorté du sage Sred Sweign et de la pupille de celui-ci, l’adolescent Jeremiah, Randall Webb accomplit un périple jusqu’au Désert des Mojaves, où seront dispersées les cendres de Don Creux. Ce long voyage émaillé de rencontres, de fugues, de faux-semblants et de missions, est à la fois le requiem d’une époque enfuie et le récit de la découverte d’une nouvelle Amérique.

Pourra-t-on faire reverdir la terre désolée, y semer à nouveau les graines du Psycho-Batave ? Car Randall Webb sait bien qu’on ne meurt que pour mieux ressusciter. C’est pourquoi l’adolescent Jeremiah sera initié aux arcanes du Psycho-Batave, afin qu’une deuxième fois, en dépit de l’universelle surdité, la bonne nouvelle soit répandue.

Au volant, sur la musique des «garage bands»: Libération 21 nov. 2020

LA PAUVRE EMISSION INTERVIEWE JONATHAN BARANGER

Matthieu, bibliothécaire à Clermont-Ferrand, nous présente le roman “Don Creux est mort”, signé Jonathan Baranger.

Jonathan Baranger est né à Orléans en 1980. Il enseigne le français en collège dans la campagne du Loiret.
Il a publié un premier roman, Chokolov City, en 2018, chez Champ Vallon.
Trois de ses nouvelles ont été publiées dans le numéro 76 de La Revue Littéraire ainsi qu'un entretien accordé à Pierre Lecoeur dans le numéro précédent.
Des articles ont été consacrés à son premier livre dans La Nouvelle Quinzaine Littéraire (numéro 1199), Le Matricule des Anges (octobre 2018), L'Incorrect (octobre 2018) et Libération (21 décembre 2018).

3 septembre 2020
14 x 22 cm, 344 pages
ISBN 979-10-267-0918-3
21 €

ANNE SERRE Grande tiqueté

ANNE SERRE Grande tiqueté

La caractéristique de ce conte de moins de cent pages au ton facétieux et guilleret, c’est d’être écrit dans une langue inventée par l’auteur qui s’en explique dans une préface et une postface. Mais si les mots sont déformés ou créés, la syntaxe, le rythme et le ton du conte subsistent. Le lecteur peut ainsi suivre et comprendre l’histoire : trois vagabonds (« Tom, Elem et moi ») se promènent sur la lande, où ils rencontrent divers personnages qui se joignent à eux et avec qui ils nouent d’intenses relations amoureuses, érotiques, filiales, ou fraternelles : la Vierge, le marin de Poinsec, la mère de Tom, Alistair le pendu. Cette création d’une langue peut évoquer celle d’aînés fameux. Grande Tiqueté sera dit sur scène par l’auteur.

 

 

 

Le Nouveau Magazine Litéraire par Marie Fouquet

Le Figaro Madame par Colombe Schneck

Libération Next

L'Obs par Elisabeth Philippe

Le Point par Valérie Marin La Meslée

Le Matricule des Anges par Eric Dussert janvier 2020

Télérama par Fabienne Pascaud le 15 Janvier 2020

Le Figaro par Bruno Corty le 19 décembre 2019

Livres Hebdo par Véronique Rossignol

Le Monde par Camille Laurens

Le Figaro par Thierry Clermont

Mediapart

France Culture Le temps des écrivains le samedi 1er février 2020

Janvier 2020
14 x 22 cm, 96 pages
ISBN 979-10-267-0878-0
14 €

ARTHUR BERNARD Aux captifs, aux vaincus

ARTHUR BERNARD Aux captifs, aux vaincus

«On arrive à Paris à vingt ans, sans penser qu’un jour, plus d’un demi-siècle après, on devra rendre le bonjour et adresser ses adieux. Nous y sommes, enfin le narrateur, lui y est. Il a fait son temps. Sous l’horloge sinistre de la Gare de Lyon, qui lui donna l’heure, les heures de la Ville, pour toujours et dès la première fois, reconnaissant tout ce qu’il voyait sans jamais avoir rien vu avant, grâce aux livres, aux films, leurs correspondances avec la réalité. Maintenant, il convient de saluer cet Hier, sans même avoir à le quitter. Celui qui narre aura vécu, regardé autant que lu, cohabité avec les mots, les images, les photographies, les films, dehors comme dedans, jour et nuit, à la Bibliothèque ou dans les salles obscures. C’est terminé. Clap de fin.»

Aux captifs, aux vaincus! dans le Matricule des anges par Anthony Dufraisse janvier 2020

Arthur Bernard a publié sous différents noms des romans, et des ouvrages historiques et sociologiques (en particulier sur Paris). Champ Vallon a publié nombre d’entre eux.

Octobre 2019
12 x 19 cm, 256 pages
ISBN 979-10-267-0827-8
19,50 €