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ÉMILE GOUDEAU Dix ans de bohème

ÉMILE GOUDEAU Dix ans de bohème

Suivi de Les Hirsutes de Léo Trézenik
Introduction, notes et documents de Michel Golfier et Jean-Didier Wagneur
avec la collaboration de Patrick Ramseyer

Président des Hydropathes puis des Hirsutes, cercles littéraires et artistiques de la fin du siècle dernier, Émile Goudeau laissa en 1888 ses mémoires: Dix ans de bohème. Inédit depuis cette date, ce volume reste l’un des grands classiques de la vie littéraire des années 1875-1885. Du quartier latin au cabaret le Chat Noir à Montmartre, entre poésie et fumisme, Parnasse et symbolisme, ce livre rapporte aussi l’histoire d’une génération perdue, partagée entre le rire et le désespoir.

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Introduction 5

Dix ans de Bohème 77
Émile Goudeau

Chapitre I. Moi, l’auteur, je ou nous. – L’hôtel aux fausses truffes. – Les finances de l’État. – Francisque Sarcey. – Le café-forum. – La Renaissance d’Émile Blémont. – La poésie de Paris. 81
Chapitre II. Projet de journal pour les jeunes. – Les autographes de V. Hugo. – Adelphe Froger, la République des Lettres. – Le Sherry-Cobbler. – Quelques chansons. – Les Vivants. 93
Chapitre III. Maurice Bouchor: les Chansons joyeuses. – Jean Richepin: la Chanson des Gueux. – Le Restaurant turco-grec – Paul Bourget: la Vie inquiète, Edel. – Les Haïtiens, Raoul Ponchon, l’illustre Sapeck. 106
Chapitre IV. Émile Zola, l’Assommoir et le substitut. – Une lecture chez Mounet-Sully. – Le compatriote Saint-Germain. – Brasserie Racine. – Le modèle de Cabanel. – Georges Lorin et Maurice Rollinat. – Le scénario d’un drame. – Le jeu, les grecs. – Une affaire diplomatique arrangée. 131
Chapitre V. Le désert. – Fumisme et ministère. – Le sourd par persuasion. – Éloge de la blague. – Thamar. – Guy Tomel. – La fête de Nina. – Article nécrologique. – Souvenirs de la rue des Moines: les drames comiques de Villiers de l’Isle-Adam. 147
Chapitre VI. Charles Cros: Le Coffret de Santal. – L’inventeur. – Les monologues. – André Gill: la Muse à Bibi. – La recherche de l’éditeur. – Les Fleurs du Bitume. 166
Chapitre VII. L’inspiratrice musique. – Le concert Besselièvre: Hydropathen-valsh de Gungl’. – Un surnom tenace. – Explication canadienne. – La Rive gauche. – 5octobre 1878. – 11 octobre 1878. – Les hydropathes. – Les séances. – La colère des buveurs. – La police: quarts-d’œil et quarts d’oreille. – M. Andrieux, préfet de police. – Des femmes artistes. 181
Chapitre VIII. Les séances des Hydropathes. – Les poètes diseurs. – Les jeunes acteurs. – Dénombrement quasi homérique. – À moi le Bottin! – Hydropathesques chansons. – Les chants populaires. – Proclamons les principes de l’art! 197
Chapitre IX. Oh! l’argent! – Francisque Sarcey et Jules Claretie. – L’Étudiant de F.Champsaur. – Les Écoles. – Le Molière de Georges Berry. – Un enterrement d’huissier – La Revue moderne et naturaliste: Harry Alis et Guy Tomel. – Débuts variés. – L’Hydropathe: Paul Vivien. – Binettes et sonnets. – Tout-Paris. – Une soirée qui ne ressemble pas au supplice du pal. 220
Chapitre X. Le journal le Globe. – La Revanche des Bêtes. – Le Figaro. – La Société protectrice des animaux. – Les conférences. – Le phalanstère. – Les imprécations de Camille. – Le duel à l’iodure de liquidium. – Fête à Bois-Colombes. – La rencontre de Rodolphe Salis. 248
Chapitre XI. Le peintre Salis. – La parole d’un père. – Fondation du cabaret du Chat noir. – Description de l’ancien cabaret du boulevard Rochechouart. – Le journal le Chat noir – Le voyageur A’Kempis. – Clément Privé, et le sonnet Parce que. – Willette. – L’Institut. – Les séances. – Le tumulte. – Parce Domine. – La Mort. – Maurice Rollinat. – Le faux enterrement de Salis. – Roi de Montmartre. 255
Chapitre XII. Jean Moréas. – Les débutants nouveaux. – Lutèce. – Décadents, instrumentistes, symbolistes. – Coup d’œil d’ensemble. – Le Courrier français. – Le nouveau Chat noir. – Les ombres chinoises. – Berger à Asnières. 265

Documents

I «Histoire de Famille»: la généalogie d’Émile Goudeau 276
II. Les sources de Dix ans de bohème 285
Les articles de La Presse 285
Les annonces de l’Intermédiaire des chercheurs et curieux 302
III. Dossier de presse: quelques échos 306
IV. Émile Goudeau «homme du jour» 312
V. Les Hydropathes (octobre 1878-juin 1880) 323
Les Hydropathes en séance, chronologie du mouvement 323
La réception du cercle des Hydropathes 342
Les Hydropathes «pour mémoire» 356
VI. Les Hirsutes (septembre 1881-avril 1883) et le retour des Hydropathes 372
Léo Trézenik, Les Hirsutes, Vanier, 1884 373
Les Hirsutes dans la presse 397
Disparition des Hirsutes 400
Les «Samedis» des Jemenfoutistes. 405
Les Hydropathes, le retour 409
Dans le sillage des Hydropathes et des Hirsutes: «les Jeunes» 415
VII. Fumisme et mystifications 419
VIII. Le Chat Noir, Les Cabarets… Montmartre 435
IX. Émile Goudeau, journaliste et chroniqueur 446
X. Tables de L’Hydropathe et du Tout-Paris 462
XI. Notices biographiques des auteurs cités 485

Bibliographie 547
Remerciements 555
Index 557

 

 

Dix ans de bohême – Émile Goudeau 1996
Paru en 1996
14 x 22 cm, 576 pages
ISBN 2.87673.287.4
28.50 €

MÉCISLAS GOLBERG Lettres à Alexis

MÉCISLAS GOLBERG Lettres à Alexis

Préface de Jean-Paul Corsetti

Écrivain maudit, paria, trimardeur et exilé par la police, Golberg est parvenu néanmoins à construire une œuvre dans laquelle sa sensibilité juive rencontre l’idéal classique et l’esthétique italienne. Il publia des œuvres dramatiques aux accents mythiques (Prométhée repentant) ou bibliques (Lazare le ressuscité), rédigea un journal de voyage dans l’Oberland et en Italie, et ce  » journal d’une âme », à la limite de l’autobiographie littéraire et de l’essai philosophique.

Lire un extrait

DE LA SAGESSE
I

De la sagesse

Cher ami,

Te rappelles-tu nos soirées d’hiver, ces samedis de la rue Rollin, de l’Académie Rollin, comme tu disais en riant? Là, parmi des rires et des plaisanteries, dans l’intimité, quelques idées sont écloses. Nous parlions de choses simples, et souvent, cependant, nous avons gravi très haut le mont spirituel, très haut, jusqu’au vertige.
Parmi ceux qui sont venus et que nous avons bien choisis, tu apparaissais rarement. La pensée, sous cette forme, te fatiguait. La sagesse avait été souvent ingrate pour toi, te rappelles-tu?
Or, tu as senti sincèrement beaucoup de vérités et tu as voulu comprendre. La sagesse t’a interdit pourtant de l’aborder! Pourquoi?
Je crois, ami, que deux choses empêchent d’aimer l’esprit: la sensualité déplacée et la vanité d’être suffisant dans la petite vie.
Sublimes sont les hommes, les amants admirables qui continuent et procréent la race. Leur front, que la pensée illumine rarement, a l’éclat immortel de la matière. Leur regard caresse la chair. Leurs gestes ont la ligne sacrée de la fécondité matérielle. Petit, certes, est l’homme qui mène une existence égoïste et sans éclat.
Il existe de ces hommes qui vivent pour faire le nombre; pour donner par leur seule présence plus d’expression aux formes. Ainsi, dans un parti politique, qui n’a pas rencontré des hommes médiocres et si braves! lls vivent dans la coulisse, loin des passions; ils admettent les données acquises. Tout en créant leur propre vie, ils se chargent de ces aimables et si difficiles besognes dont les semeurs d’énergie ne peuvent prendre la responsabilité. Que d’humbles professeurs, érudits chercheurs, des Bergeret sans philosophie cultivent les lettres, en grattant sur le papier des idées peu folles, bien banales et bien équilibrées! Partout où s’exerce l’activité humaine, on trouve de ces êtres bonasses, qui comme des ombres continuent la forme et permettent aux timides de s’approcher d’elle.
Mais à coté de ces admirables médiocres, de ces dieux de la simplicité, il existe des êtres grimaçants et insuffisants, de ces amants qui ont dépensé et la beauté et la chair, de ces hommes, sans souffle créateur, qui pour donner de l’éclat à leur âme grise font naître des confusions et répandent des erreurs. Ceux-là ne sont jamais à leur place. Ils deviennent des amants meurtriers; ils tuent leurs enfants; ils déforment les flancs des mères.
Incapables de subir la précision rigoureuse que réclament les vérités acquises, ils déforment leur médiocrité divine en la parant d’efforts stériles et sous prétexte de l’esprit. Leur vanité les approche des héros, et ils défigurent ce qui devrait être sacré dans l’humanité. Cependant, il est sublime d’être soi-même!
Les hommes purs sont toujours amis! Un amant au front bas, un penseur banal et un solitaire de l’esprit ne se maudiront jamais l’un l’autre. Seuls des bâtards des formes immortelles de l’humanité, des amants insuffisants, des impuissants voulant créer, des médiocres désirant inventer, brisent et souillent les expressions pures.
Ami, la pureté est l’unique vertu de l’homme! Savoir vivre, savoir mourir, savoir ne pas commettre le mensonge intime envers soi-même est la plus belle des vertus. Si, au contraire, on confond les formes, même avec les meilleures intentions, on diminue ce qu’on croit aimer. Ainsi, dans la vie de l’esprit, et c’est elle qui m’intéresse en ce moment, il y a des côtés sombres. Platon autrefois a chanté la sagesse. Son Banquet est une admirable harmonie spirituelle où toutes les beautés sont amicales. Mais notre sagesse a déjà un caractère plus grave. Elle n’est pas née près de la mer d’émeraude. Le soleil qui l’a fécondée a plus de dureté. Elle est faite aussi de plus de vie et de plus de mort. La nôtre, cher ami, a vu s’écrouler Athéné et se dessécher le jardin des Oliviers. Les foules qui ont apporté leur sang sont aussi plus variées. Nous avons dans nos regards le feu de nombreuses races et des pays les plus divers. Notre tache aussi est plus dure! L’homme est devenu si complexe. Le langage même dont il use prête aux confusions, et souvent la forme et ce qu’elle contient n’ont rien de commun. Aussi notre sagesse a plus de gravité et plus de mélancolie. Oui! nous comprenons la Parque, nous comprenons le pardon! mais tout en admettant ces fatalités, nous savons que la fécondité spirituelle vient de la pureté et que, pour l’acquérir, il faut beaucoup de solitude, beaucoup de flétrissures! Platon a pu sourire sans tristesse! Mais nous sommes obligés de lutter contre nous-mêmes et contre les imprécisions plus que lui. Notre vie est plus solitaire et plus courte. Elle est souvent tragique.
«O sublime penseur d’Athènes, regarde! En t’adorant et quoique la lumière nous illumine, nous sommes obligés de chanter l’élégie. De notre mélancolie vient notre sagesse. Ne ris pas de nous, tu ignores tout ce que nous avons vu! La sagesse tragique, la sagesse bienveillante et mélancolique, voici notre existence! Vous aimiez hommes et femmes. Vous saviez n’amoindrir aucune de vos forces. Nous comprenons toutes les formes, mais nous sommes obligés, pour atteindre les cimes, de jeter beaucoup de lest, car ces cimes sont plus hautes. Aujourd’hui l’esprit est sorti de la vie. Et il y rentrera à condition que nous puissions ne vivre qu’en lui. Qui voudrait continuer l’immortelle œuvre, doit la connaître et marcher droit, en arrachant de son cœur ce qui est contre cet intime rapprochement. Et ceci est bien digne d’une larme!»
Ami, que de fois s’approche-t-on vers les choses de l’esprit par ennui, par vanité. Celui-ci veut faire une doctrine, un autre a le désir de se publier, un troisième de s’amuser quelques heures en cérébrant pour avoir le vertige.
Pauvres gens! Certes, en s’introduisant parmi ceux qui pensent, ils stérilisent beaucoup d’efforts et tuent de précieuses énergies. Mais eux-mêmes aussi, en jetant leurs regards curieux dans la fournaise de l’âme, brûlent leurs propres yeux.
Or, il est si facile d’être grand! Il suffit de comprendre le peu de vie qu’on a et de la bien distribuer. Pourquoi ces troubles cruels, ces cuisantes souffrances, ces effrois malsains? Il suffit, ami, de prendre son parti et de vivre dignement. Agir toujours le mieux pour ne rien regretter. Ne pas créer mal si on peut bien écouter. Ne pas venir chez les simples d’esprit, en leur apportant les passions de ceux qui croient autrement.
La vie est ouverte! Les portes sont grandes. On peut passer sans se heurter à rien si l’on vit sincèrement. Mais les passions, déplacées et déformées, des vanités, de maladives amitiés, de faux enthousiasmes tuent les hommes. Il faut les éviter. Venir troubler la paix de la pensée, aller jeter la vérité sage parmi les folles fêtes, obliger la raison de mentir, est-ce là la destinée de l’homme? Ne vaut-il pas mieux disparaître ou bien se restreindre à une vie moins spirituelle, mais plus juste? La pensée n’est pas plus vertueuse qu’autre chose, car au-dessus de la pensée il y a l’Esprit! Et sa loi est que tout soit conforme à sa propre vérité. Les moines de l’esprit, les manieurs de foules, les créateurs d’hommes, de passions, de biens, même les médiocres, même les saint Jean si doux et qui aiment, sans comprendre, tout cela vaut mieux que la désolante imprécision. L’égalité domine le monde! Et la seule injustice est la confusion. Toute la volonté, toutes les souffrances, l’énergie même de l’homme doivent tendre à saisir la forme pure à laquelle il se destine. Flibustier, financier, écrivain, charpentier, mâle, sportsman ou penseur valent autant, si leur énergie est pure! Mais l’amant qui philosophe, le philosophe dont l’âme est faussée, le sportsman par dépit, le financier par orgueil, le charpentier par hasard portent ombrage et à eux et à la vie. Voici, ami, quelques vérités que j’ai voulu te dire aujourd’hui. La vie grande est simple! Ses souffrances et ses joies sont naturelles et ne diminuent pas. Elle est sereine parce qu’elle est de substance immortelle. Elle doit être mélancolique parce qu’elle vient de l’homme et que l’homme périt. Mais, pour y arriver, il faut veiller à deux grandes erreurs, à la sensualité déformée et à l’énergie dépravée qui devient vanité.
A toi, très amicalement.
Paris, 6 janvier 1902.

Pas de couverture disponible, éditions champ vallon
Paru en 1992
12 x 19 cm, 176 pages
ISBN 2.87673.151.7
15 €

ANDRÉ GILL Correspondance et mémoires d’un caricaturiste

ANDRÉ GILL Correspondance et mémoires d’un caricaturiste

Edition et présentation de Bertrand Tillier

À la suite d’Honoré Daumier, André Gill (1840-1885) fut sans conteste le caricaturiste le plus fécond du XIXe siècle, actif des dernières années du second Empire aux débuts de la Troisième République. On lui doit une œuvre riche de plusieurs milliers de dessins, parus dans Le Hanneton, La Lune, L’Éclipse ou La Parodie, dont certains resteront associés aux combats menés pour l’instauration de la République.
Haute figure de la bohème du Quartier Latin et de Montmartre, rapin excentrique proche de Vallès et Courbet, délégué de la Commune au musée du Luxembourg pendant le printemps 1871, membre des Hydropathes d’Émile Goudeau et du Chat noir de Rodolphe Salis, André Gill était lié au Tout-Paris des décennies 1860 et 1870, dont il a raillé sans relâche le monde des arts, des lettres et de la politique, de même que le demi-monde, dans des charges féroces ou admiratives. Patron de presse, illustrateur de romans (notamment pour Zola), homme de théâtre (avec Jean Richepin, il signa des actes en vers), poète et chansonnier, il fut aussi le parodiste, le peintre, le panoramiste… que les dernières années de sa vie, hantées par la possession du « Million » et marquées par des crises de folie, conduiront à l’asile d’aliénés de Charenton où il mourra, interné et oublié, sauf de quelques proches.
Le présent volume reprend les souvenirs d’André Gill, Vingt années de Paris, parus en 1883 chez Marpon et Flammarion et publiés à l’initiative d’Alphonse Daudet qui les préfaça. À ces mémoires qui n’avaient jamais été réédités est adjointe la correspondance de Gill, réunissant plus de 150 lettres retrouvées et généralement inédites, issues de collections privées et publiques, françaises ou étrangères. Adressées à sa famille, ses collaborateurs ou ses proches (Nadar, Vallès, Courbet, Hugo, Zola…), à ses modèles ou ses confrères, ces lettres viennent compléter l’autobiographie de Gill et parfois en contredire les inévitables arrangements. Échelonnées tout au long de sa vie et de sa carrière, elles éclairent aussi la personnalité et les multiples activités professionnelles de Gill, tout en offrant la possibilité de mieux pénétrer les nébuleuses de la bohème et de la petite presse parisienne, leurs figures, leurs pratiques et leurs projets, leurs démêlés et leurs échecs.
Introduit par Bertrand Tillier qui restitue avec vivacité et brio le parcours et la postérité de Gill, le volume est enrichi d’un appareil de notes et d’annexes comprenant des documents complémentaires, un index des correspondants, une chronologie ainsi qu’une passionnante sélection iconographique.

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TABLE DES MATIÈRES

Présentation
par Bertrand Tillier

Entre bohème et politique:
portrait d’André Gill en caricaturiste insaisissable
I. Correspondance

avertissement

lettres
à Mme de Guines, sa grand-mère paternelle, [octobre 1851]
à «Manine», 20 octobre 1851
À Mme de Guines, sa grand-mère paternelle, 18 novembre 1851
À sa famille paternelle [4 décembre 1851]
À Mme de Guines, sa grand-mère paternelle 8 décembre 1851
À M. de Guines, son grand-père paternel, 30 avril 1852
À M. de Guines, son grand-père paternel, 14 [mai 1852]
À M. de Guines, son grand-père paternel, [23 décembre 1852]
À Rosalie de Guines, sa tante, [22 janvier 1854]
À Rosalie de Guines, sa tante, [23 mars 1854]
À M. de Guines, son grand-père paternel, 2 janvier 1860
À Rouquette, 13 mars 1863
À Nadar, [juin 1866]
À Rosalie de Guines, sa tante, [décembre 1866]
À Gustave Courbet, [début juin 1867]
À une maîtresse, [15 août 1867]
À Léonor Havin directeur du Siècle, [25 août 1867]
À François Polo [septembre 1867]
À Maillard, 19 décembre 1867
À M. Serret, [1868]
À Rosalie de Guines, sa tante, 1868
À sa maîtresse Z. H., [avril 1868]
Au 5e Bureau de la presse, ministère de l’Intérieur, [3 mai 1868]
La rédaction de L’Éclipse à Napoléon III, [mi-juin 1868]
aux lecteurs de L’Éclipse, juillet 1868
À un destinataire inconnu, [1869]
À Victor Hugo, 29 mai [18]69
À Jules Vallès, [fin mai-début juin 1869]
À François Polo, [juillet 1869]
Au directeur d’un théâtre, 29 septembre 1869
À Pierre-Jules Hetzel, [décembre 1869]
À Louis Ulbach, [fin juin 1870]
À Rosalie de Guines, sa tante, [juillet 1870]
À Ottin fils, [27 novembre 1870]
À Pierre Beauvallet, [janvier 1871]
À Rosalie de Guines sa tante, [février 1871]
À Hyppolite de Villemessant, directeur du Figaro, [7 juin 1871]
À Félix Régamey, [novembre 1871]
À Rosalie de Guines sa tante, [1872-1874]
À un destinataire inconnu, [1872-1874]
À Jules Vallès, [fin 1871-début 1872]
À Jules Vallès, [début 1872]
À Jules Vallès, [début 1872]
À Jules Vallès, [début 1872]
À Jules Vallès, [début 1872]
À Jules Vallès, [printemps 1872]
À Jules Vallès, [printemps 1872]
À Jules Vallès, [printemps 1872]
À Jules Vallès, 26 M[ars 1872]
À Jules Vallès, [printemps 1872]
À Jules Vallès, 10 avril [18]72
À Jules Vallès, [avril 1872]
À Jules Vallès, [1872]
À Jules Vallès, [vers le 15 juin 1872]
À Jules Vallès, [mi-juin 1872]
À Victor Hugo, 16 juin [18]72
À Jules Vallès, [fin juin 1872]
À Jules Vallès, [fin juin 1872]
À Jules Vallès, [juillet-août 1872]
À Jules Vallès, [août 1872]
À Jules Vallès, [après le 22 août 1872]
À Rosalie de Guines, sa tante, 24 août [1872]
Au journal La Scie, 3 septembre [1872]
À Jules Vallès, [septembre 1872]
À Jules Vallès, [septembre-octobre 1872]
À Rosalie de Guines, sa tante, [vers 1872-1873]
À Rosalie de Guines, sa tante, [Nancy, vers 1872-1873]
À Rosalie de Guines, sa tante, [printemps 1873]
À Émile Zola, 12 août [18]73
À Émile Zola, [courant août 1873]
À son «cher maître», 28 août [1873 (?)]
À Jules Vallès [octobre 1873]
À Rosalie de Guines, sa tante, [automne 1873]
À Germain Nouveau, [mars-avril 1874]
À un critique d’art, [mai 1874]
À Jules Vallès, [juillet (?) 1874]
À Rosalie de Guines, sa tante, [13 juillet 1874]
À Rosalie de Guines, sa tante, [juillet 1874]
À Rosalie de Guines, sa tante, Jeudi, 16 juillet [18]74
À Rosalie de Guines, sa tante, [juillet 1874]
À Rosalie de Guines, sa tante, [20 juillet 1874]
À Rosalie de Guines, sa tante, 23 juillet 18[74]
À Victor Hugo, [septembre-octobre 1874]
À Rosalie de Guines, sa tante, [vers mai-juin 1875]
À Rosalie de Guines, sa tante, [1875]
À Rosalie de Guines, sa tante, [vers mai-juin 1875]
À Jules Claretie, [juin 1875]
À Jules Levallois, 5 juin [1875]
À George Sand, [printemps 1875]
À Rosalie de Guines, sa tante, [vers 1876 (?)]
À Philippe Gille, [printemps 1876]
À Philippe Gille, 28 avril [18]76
À Philippe Gille, 1er mai [1876]
À Hector de Callias, 20 juin [1876]
À Jules Vallès, [août 1876]
À Philippe Gille, [9 octobre 1876]
À Philippe Gille, [automne 1876]
À Philippe Gille, [automne 1876]
À Philippe Gille, [automne 1876?]
À Philippe Gille, 23 octobre [1876]
À Jules Vallès, [début novembre 1876]
À Philippe Gille, 29 [novembre 1876]
À Philippe Gille, [début décembre 1876]
À Ernest d’Hervilly, [décembre 1876]
À Jules Vallès, [29 décembre 1876]
À Paul Parfait, [fin 1876]
À Philippe Gille, [entre décembre 1876 et décembre 1879]
À un destinataire inconnu, [entre décembre 1876 et décembre 1879]
À Hector France, [1876-1879]
À Jules Vallès, [début janvier 1877]
À Jules Vallès, [mi-janvier 1877]
À un destinataire inconnu, [mars 1877]
À un destinataire inconnu, Vendredi 13 avril [1877]
À Nadar [?], [1878]
À Anna Judic, [février 1878]
À Émile Zola, [mai 1878]
À Félicien Champsaur, 4 août 1878
À un destinataire inconnu, 20 août [18]78
À Sarah Bernhardt, [septembre-octobre 1878]
À Jules Vallès, [octobre-novembre 1878]
À Émile de Girardin, [novembre 1878]
À Jules Vallès, 21 novembre [1878]
À Jules Vallès, [fin 1878]
À son éditeur Cinqualbre, [vers 1878]
À son éditeur [Cinqualbre?], [vers 1878-1879]
À son éditeur [Cinqualbre?], [vers 1878-1879]
À Clèves, 8 fév[rier 18]79
À Émile Zola, [fin mars-début avril 1879]
À Jules Vallès, [septembre-octobre 1879]
À un destinataire inconnu, [novembre 1879]
À Philippe Gille, [vers 1879]
À Achille Mélandri, [vers 1880]
Au président de la République Jules Grévy, [vers 1880]
À Jules Vallès, [début janvier 1880]
À Jules Vallès, [entre le 15 et le 22 février 1880]
À Émile Zola, 20 mars [18]80
À Émile Zola, 23 mars [1880]
À Émile Zola, 26 avril [18]80
À Félicien Champsaur, 25 mai [18]80
À Jules Vallès, [mai-juin 1880]
À un destinataire inconnu, [8 décembre 1880]
À un directeur de théâtre, [1880]
À Paul Leroy, 30 janvier 1881
À Félicien Champsaur, [été 1881]
À un destinataire inconnu, 30 août [1881]
À un journaliste, [septembre 1881]
À un journaliste, [entre le 25 octobre 1881 et le 28 janvier 1882]
À S. Heymann, [décembre 1881]
À S. Heymann [?], [décembre 1881]
À S. Heymann, [décembre 1881]
À un destinataire inconnu, 23 décembre 1881
À Émile Cohl, [1882]
À Philippe Cattelain, [janvier 1882]
Au docteur Christian, 10 janvier 1882
À Félix [Régamey?], 29 Janv[ier 18]82
À Émile Cohl, février 1882
À Fortunio, [février-mars 1882]
À un(e) destinataire inconnu(e), 15 mars 1882
À Achille Mélandri, [5 mai 1882]
À Jules Vallès, [après le 13 mai 1882]
À Émile Cohl, [mai 1883]
À Molin, 20 septembre 1883
À Émile Cohl, 23 septembre 1883
À Émile Cohl, 26 avril 1884
Au docteur Christian, [début 1885]
Au docteur Christian, [début 1885]
Au docteur Christian, [début 1885]
Au docteur Christian, [début 1885]

lettres non classées
À un ami journaliste
À un ami
À un fournisseur
À Nadar

II. Vingt années de Paris

Préface d’Alphonse Daudet
Histoire d’un melon
Le Musée du Luxembourg
Jules Vallès
Feu le bœuf gras
Actes en vers
Pauvres censeurs
L’inflexible Piétri
Sermon de carême
Clément Thomas
Le Modèle
À l’École des Beaux-Arts
Le Tableau de Marcel
Le Chauffeur
Gustave Courbet
Le Vol
Portraits après décès
Charenton
Eugène Vermersch
Le Nain. Souvenir du pavé latin
La Charge de M. Thiers
Lettre de Populot à son cousin Bibi
L’Ouvrier boulanger

III. Supplément

Notes d’un caricaturiste
Souvenirs historiques – Victor noir
Le Boulevard d’Enfer

IV. Documents annexes

Index des correspondants
Index des noms cités
Chronologie
Bibliographie

Revue de presse

Libération — "LE CRAYON À GILL" Par Jean-Didier Wagneur — 23 novembre 2006

Correspondance et mémoires d'un caricaturiste – André Gill 2006
Paru le 15 septembre 2006
14 x 22 cm, 416 pages
ISBN 2.87673.445.1
27 €

THÉOPHILE GAUTIER Les vacances du lundi

THÉOPHILE GAUTIER Les vacances du lundi

Préface de Sylvain Jouty

Parti aux Alpes après avoir vu les photos des frères Bisson, Gautier tente de rivaliser avec la photographie et la peinture, et se souvient qu’il a d’abord été peintre. Il montre en effet, dans ce qui est plus une description de paysages qu’un récit de voyages, des qualités proprement picturales, un talent de miniaturiste, un souci du détail, une attention aux nuances de couleurs qui font des Vacances du Lundi un petit chef-d’œuvre, encore injustement méconnu.

Vacances du lundi (Les) – Théophile Gautier 1994
Paru le 1er mai 1994
12 x 19 cm, 192 pages
ISBN 2.87673.193.2
15 €

GEORGES CAVALIER Les mémoires de Pipe-en-Bois

GEORGES CAVALIER Les mémoires de Pipe-en-Bois

Précédé de «Georges Cavalier, dit Pipe-en-Bois»
par Jean-Jacques Lefrère

Georges Cavalier, que son physique très particulier avait fait surnommer Pipe-en-Bois, apparaît souvent sous la plume des mémorialistes de la fin du siècle. Ami et collaborateur de Vallès, secrétaire particulier de Gambetta pendant le siège de Paris de 1870, directeur des jardins et promenades sous la Commune, prisonnier de Fort Boyard, exilé à Bruxelles où il rencontra Rimbaud et Verlaine, Pipe-en-Bois a laissé des mémoires anecdotiques sur les événements dont il fut témoin, à Paris, à Tours et à Bordeaux. Ces mémoires, considérés jusqu’ici comme perdus, sont précédés d’une importante biographie de ce personnage haut en couleurs.

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Georges Cavalier, dit Pipe-en-Bois/
par Jean-Jacques Lefrère

Présentation
des mémoires de Georges Cavalier /
Les mémoires de pipe-en-bois /
Six mois d’antichambre
septembre 1870 – mars 1871
souvenirs du cabinet de Gambetta
par un témoin

Au lecteur /
I Paris /
II Tours /
III Le cabinet /
IV Le premier mois /
V Le premier mois (suite) – Elections manquées /
VI Arrivée de Gambetta /
VII Les difficultés de la situation /
VIII Opérations militaires /
IX Chute de Metz – Retour de Mr Thiers /
X Reprise d’Orléans – Le camp de la Loire /
XI Champigny – Désastre d’Orléans /
XII France et Prusse / 1

Notes /
Index des nomx de personnes/

Mémoires de Pipe-en-bois (Les) – Georges Cavalier 1992
Paru en 1992
12 x 19 cm, 288 pages
ISBN 2.87673.144.4
19.50 €

ALBERT CASSAGNE La théorie de l’art pour l’art

ALBERT CASSAGNE La théorie de l’art pour l’art

Chez les derniers romantiques et les premiers réalistes
Préface de Daniel Oster

La conception d’une littérature engagée n’est pas propre au XXe siècle: elle remonte déjà aux prophètes du XIXe siècle (Lamartine, Hugo, Zola…). À quoi s’opposèrent, surtout dans la deuxième moitié du siècle, un certain nombre d’écrivains qui se replièrent sur des valeurs plus esthétiques et formelles. Ce mouvement de dépolitisation de la littérature et ce repliement sur l’Art comme « finalité sans fin », ce refus de la subordination de la littérature à l’action ou à la morale, ce refus de l’utilitarisme dans l’art, cette revendication d’un art autonome et indépendant sont connus sous le nom de l’art pour l’art.C’est Flaubert, mais ce sont aussi Gautier, les Goncourt, Leconte de Lisle, parfois Baudelaire, et quelques autres. Il fallait en reconnaître les origines, en retracer les développements, en rassembler le corpus, en connaître les héros, en expliciter les thèses et l’idéologie, et peut-être en souligner les contradictions. C’est à la réalisation de ce projet tout neuf que s’est attelé au début du XXe siècle un jeune normalien. Quatre-vingt-dix ans plus tard, cet ouvrage magistral n’a pas pris une ride.C’est un modèle d’histoire des idées littéraires, une somme de savoir, de citations et d’analyses, qui constitue comme une archéologie de nos idées modernes sur la littérature.

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Préface
par Daniel Oster
La théorie de l’art pour l’art en france
chez les derniers romantiques et les premiers réalistes
Albert Cassagne
Avant-propos

Première partie
histoire de la théorie de l’art pour l’art

I. — Le Romantisme et la société de 1830.
La bourgeoisie conservatrice et les partis révolutionnaires. — L’esprit de paix et l’esprit de guerre. — Caractère discordant de la littérature romantique.

II. — L’adaptation du romantisme.

1° Influence des mœurs et de l’esprit bourgeois
Antagonisme du bourgeois et de l’artiste. — Influence exercée par la société bourgeoise sur la Presse. — Sur la littérature; la littérature industrielle. — L’adaptation de l’artiste; la Bohème. — L’esprit bourgeois en littérature.

2° Influence des partis révolutionnaires
La critique et la philosophie bourgeoises, favorables à l’art pour l’art, nient le rôle social de l’art. — Au contraire les partis d’opposition (saint-simoniens, démocrates, républicains, socialistes, catholiques libéraux) appellent les artistes à l’action sociale. — Fidélité de certains artistes au principe romantique de l’art pour l’art. — Evolution des principaux chefs du romantisme.

iii. — La deuxiÈme génération romantique.
Son romantisme. — Influence du parti de l’art social et de la Révolution de 1848
IV. — L’art pour l’art.
Modifications apportées par le régime impérial à la situation des artistes et de la littérature. — L’art social et moral et ses différents représentants. — L’art pour l’art et ses représentants. — La filiation romantique. — La légende de 1830 et l’idéalisation de la Bohème. — Principaux caractères du néo-romantisme. — L‘«école» (?) et ses centres jusqu’à la guerre de 1870.

Deuxième partie
La théorie de l’art pour l’art

I. — Le sentiment aristocratique.
Hostilité des artistes à l’égard du bourgeois. Peintures qu’ils en font. Reproches qu’ils lui adressent. — Mépris du public bourgeois, de la critique, de la presse. — L’orgueil. — L’esprit aristocratique chez Renan, Flaubert, Baudelaire, Barbey d’Aurevilly, etc. — L’art pour l’art et le théâtre. — Opinions politiques.

II. — L’art pour l’art et la vie.
La vie de l’artiste. Intensité de l’émotion esthétique chez l’artiste. La recherche et la jouissance du beau. Le caractère de la beauté. — L’artiste et la vie contemporaine. Il évitera l’actualité, renoncera à la richesse, au succès, à l’amour, à toutes les formes de l’action.

III. — L’art pour l’art et la morale.
L’art et l’utile; l’artiste et l’homme d’action. — L’art et l’action morale; l’immoralisme romantique et l’amoralisme néo-romantique. — Que l’art peut et doit être indépendant de la morale. — Que l’art vrai n’est jamais immoral. — Qu’il a même en lui une moralité sui generis supérieure à la morale vulgaire.

IV. — L’art pour l’art et la science.
La «représentation», but unique de l’art. — Rapprochement entre l’art pour l’art et la science. — Influence de la science (documentation et observation). — L’art impersonnel à l’image de la science.

V. — La manifestation de l’artiste.
La personnalité de l’artiste; l’originalité qualité essentielle de l’art. — L’outrance; le contraste entre l’œuvre et l’auteur. — L’étrange. — l’artificiel.

VI. — Le pessimisme de l’art pour l’art.
Modifications apportées au pessimisme romantique par le réalisme; — par un changement dans la condition des artistes; — par l’influence des idées scientifiques et philosophiques; — par un régime de production préjudiciable à la santé morale et physique. — Mysticisme esthétique.

VII. — L’art pour l’art et les arts plastiques.
La littérature romantique inspire les arts plastiques. — Inversement les arts plastiques inspirent les néo-romantiques et fournissent les éléments d’une représentation artiste de la nature.

VIII. — L’exotisme de l’art pour l’art.
L’exotisme de l’espace; l’Orient ou l’Extrême-Orient modernes. — L’exotisme du temps; l’antiquité, et spécialement l’antiquité gréco-latine. — Sincérité et profondeur du sentiment de l’exotisme dans l’art pour l’art.

IX. —La production de l’œuvre.
L’inspiration romantique et ses caractères. — L’inspiration et l’art pour l’art; la composition méthodique et rationnelle. — La genèse de l’œuvre: concentration, méditation, dédoublement. — L’exécution; les divers procédés d’expression. — La question des rapports de la forme et de l’idée

Conclusion

Bibliographie
Index

Théorie de l'art pour l'art (La) – Albert Cassagne 1997
Paru le 1er novembre 1998
14 x 22 cm, 432 pages
ISBN 2.87673.231.9
28 €