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CARL BOUCHARD Cher Monsieur le Président

CARL BOUCHARD Cher Monsieur le Président

Quand les Français écrivaient à WoodrowWilson (1918-1919)

Dans les jours et les mois qui suivent la signature de l’Armistice de novembre 1918, des milliers de Français et de Françaises, jeunes gens, personnes âgées, poilus anonymes et personnalités politiques, écrivent au président américain Woodrow Wilson : témoignages de reconnaissance, hommages, pièces musicales, poèmes, suggestions, requêtes. Pourquoi un tel geste à l’endroit d’un chef d’État étranger ? Que racontent ces hommes et ses femmes au président de la grande nation américaine, qui a contribué à vaincre l’Allemagne et qui est devenu au fil de la guerre la figure emblématique d’un nouveau monde débarrassé du spectre de la guerre ?
Grâce à cette source remarquable et inédite que sont des milliers de lettres envoyées entre novembre 1918 et juin 1919, ce livre dévoile, à travers l’image fantasmée de Woodrow Wilson, le quotidien et les espoirs des Français au terme de la Grande Guerre. Car Wilson a non seulement répondu à l’appel des Français et des Britanniques en engageant son pays dans le conflit en avril 1917, mais il a aussi, par ses fameux Quatorze Points de janvier 1918, jeté les bases de l’après-guerre. Sur lui repose en grande partie la colossale responsabilité de « faire la paix ». Mais la vision qu’a Wilson de la paix n’est pas celle que défend l’autre grande figure politique du moment, Georges Clemenceau. Elle est d’un type nouveau, à la mesure de l’exceptionnel conflit qui vient de s’achever, et elle porte en elle un immense espoir pour les peuples qui ont souffert depuis cinq ans.

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Cher Monsieur le Président:
quand les Français écrivaient à Woodrow Wilson (1918-1919)

Le sommaire

INTRODUCTION

PREMIÈRE PARTIE
Wilson, entre neutralité, guerre et paix

De Wilson au wilsonisme

Chapitre 1 : Un neutre prend la parole

10 mai 1915 : Expliquer la neutralité américaine
27 mai 1916 : Fonder le droit et l’ordre de l’après-guerre
22 janvier 1917 : Une paix sans victoire
Conclusion

Chapitre 2 : 1917-1918 : Devenir le héraut de la paix

Soutenir par les mots l’entrée en guerre
Les discours du 4 décembre 1917 et du 8 janvier 1918 : les buts d’une nation en guerre
27 septembre 1918 : Wilson, la voix des peuples au seuil de la paix
Conclusion

DEUXIÈME PARTIE
Motivations, mise en scène de soi et stratégies d’écriture
Chapitre 3 : Poser le geste d’écriture

Écrire aux puissants, entre tradition et singularité

Des catégories de scripteurs
L’idole et ses admirateurs : une relation parasociale

Les premiers envois

Une reconnaissance qui précède l’armistice
L’immédiat après-guerre : une premier merci des poilus
Après le 13 décembre 1918 : une masse de courrier à traiter

L’école des fans
Conclusion

Chapitre 4 : Actions d’écriture

Introduction – Des astuces et de la stratégie dans les lettres
La communion physique

Le besoin de voir le président
Ecce homo

La communion spirituelle

« Monsieur Wilson, vous qui sauvez notre patrie, me feriez-vous l’honneur d’être Parrain d’un orphelin français ? »
Histoires de parrainage (1) : Wilson, un nom, un prénom
Histoires de parrainage (2) : l’honneur
Histoires de parrainage (3) : la détresse

Conclusion

Chapitre 5 : Besoin d’aide : requête, supplique et mise en scène

Introduction
Se présenter au tout-puissant

L’archétype de la requête
L’expression du rapport hiérarchique

Récits d’infortune

À la recherche des disparus
Se loger
Un emploi, ici ou ailleurs
De l’intercession…
… à la fonction régalienne

Conclusion

TROISIÈME PARTIE
Sauveur, apôtre, messie, martyr

Chapitre 6 – Justice et paix

Et si la France avait perdu la guerre ?
« Le justicier venu pour châtier le criminel »
Des citoyens écrivent
Les attentes
Conclusion

Chapitre 7 – De Moïse au Christ

La puissance d’un prophète
Un homme trahi
Wilson, éphémère homme providentiel ?

ÉPILOGUE
Écrire au président, aujourd’hui

Revue de presse

Libération — Dominique Kalifa — 15 janvier 2016

Cher monsieur le président – Carl Bouchard 2015
Paru le 20 novembre 2015
14 x 22 cm, 304 pages
ISBN 979-10-267-0056-2
25 €

JEAN-CLAUDE CARON Frères de sang

JEAN-CLAUDE CARON Frères de sang

La guerre civile en France au XIXe siècle

Héritière de la Révolution de 1789, la France du XIXe siècle se déchire à intervalles réguliers, accréditant l’image d’une nation vouée à la guerre civile. L’insurrection de juin 1848 et la Commune de Paris (1871) sont les pics de ces affrontements révélateurs de profondes divergences idéologiques.
Ce livre explore la façon dont cette lutte fratricide alimente la vie politique française, interroge la société sur sa capacité à dépasser ses divisions, suscite des peurs, instrumentalisées pour discréditer l’adversaire. On réactive des événements (guerres de Religion, Terreur) qui inscrivent la guerre civile dans un registre archaïque, ce qui permet au vainqueur d’user de violences extrêmes envers le vaincu.
Mais une question reste en suspens : le « (re)vivre ensemble » est-il possible au terme de l’affrontement ?

Revue de presse

Le Monde — Rhétorique de la discorde, par Thomas Wieder, 22/10/2009

Page des libraires — par Valérie Wosinski, 10/2009

La Cliothèque — par Yann Coz, 25/11/2009

La vie des idées — Au commencement était la guerre civile, par Stéphane Gacon, 16/11/2009

English Historical Review — par Christopher Guyver

Biographie

Docteur en histoire, Jean-Claude Caron est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Il a notamment publié L’Eté rouge. Chronique de la révolte populaire en France (1841) (Aubier), Les Feux de la discorde. Conflit et incendie dans la France du XIXe siècle (Hachette), Les Deux vies du Général Foy (1775-1825) (Champ Vallon), Paris, l'insurrection capitale (sous la direction de) (Champ Vallon) et La Liberté guidant les peuples (avec Sylvie Aprile et Emmanuel Fureix) (Champ Vallon).

Frères de sang (Jean-Claude Caron – 2009)
Paru le 25 septembre 2009
14 x 22 cm, 320 pages
ISBN 978-2-87673-514-9
25 €

CLAUDE-OLIVIER DORON L’homme altéré : races et dégénérescence (XVIIe–XIXe siècles)

CLAUDE-OLIVIER DORON L’homme altéré : races et dégénérescence (XVIIe–XIXe siècles)

Race, origine, souche… Autant de notions piégées qui font aujourd’hui retour, tant dans les discours politiques que dans les travaux scientifiques, mettant parfois radicalement en tension notre espace public.
Ce livre propose, à travers un parcours qui embrasse une grande variété de champs entre le XVIIe et le milieu du XIXe siècle, depuis les généalogies nobiliaires ou les textes théologiques jusqu’à l’histoire naturelle et la médecine, en passant par les pratiques d’élevage, de revenir sur l’histoire complexe de ces notions, la manière dont elles furent intégrées à des savoirs hétérogènes et mobilisées dans des dispositifs de pouvoir très divers.
Il ne s’agit pourtant pas d’une histoire générale de l’idée de race, encore moins d’une histoire globale du racisme. Son parti pris est d’interroger systématiquement les rapports entre la question de la race et celle, moins connue mais décisive, de la dégénérescence, c’est-à-dire de l’altération ou de l’écart par rapport aux qualités d’origine. Ce choix conduit à souligner l’importance, pour l’histoire du racisme, d’un racisme de l’altération, qui saisit les différences entre les hommes moins sous le mode de l’altérité radicale, en contestant l’unité de l’espèce humaine et en absolutisant les différences, qu’en les réduisant à des versions altérées, dégradées ou attardées, de soi-même et de l’identité humaine, qu’il conviendrait de régénérer, corriger ou perfectionner.
Si ce livre perturbe parfois certaines dichotomies à l’œuvre dans l’historiographie du racisme, il vise aussi à montrer combien une histoire manichéenne masque la profondeur à laquelle est inscrite la notion de race, y compris dans les savoirs les plus contemporains; et combien plus polymorphe et malheureusement plus diffus est le racisme, entendu comme un ensemble de techniques de domination fondées sur la race. Il ne s’agit pas ici de dire où le racisme n’est pas mais bien là où on peut le trouver aussi: dans l’affirmation de l’unité de l’espèce, dans un certain humanisme universaliste ou dans le libéralisme politique. Il n’y loge ni à titre de reste ni à titre de trahison ou de contradiction: il y a ses logiques propres.

Revue de presse

Ined, "Population" — en anglais, par Marine Dhermy-Maurel, 2017, vol. 72

INED, "Population" — par Marine Dhermy-Maurel, 2017, vol. 72

La Quinzaine Littéraire — Histoire du racisme, philosophie de l’antiracisme, PAR JEAN-FRANÇOIS BRAUNSTEIN — octobre 2016

Claude-Olivier Doron présente son livre à la Librairie Mollat — Rencontres du livre d'histoire de Blois — octobre 2016

Biographie

Claude-Olivier Doron, ancien élève de l’École Normale Supérieure (Ulm), est maître de conférences en histoire et philosophie des sciences à l’Université Paris Diderot.

L'homme altéré: races et dégénérescence, Claude-Olivier Doron, éditions Champ Vallon, collection La chose publique
Paru le 1er avril 2016
14 x 22 cm, 592 pages
ISBN 979-10-267-0096-8
29 €