Article(s) archivé(s) de la catégorie Galerie_époques

SOPHIE ABDELA La prison à Paris au XVIIIe siècle

SOPHIE ABDELA La prison à Paris au XVIIIe siècle

Formes et réformes

On sait peu de chose sur la prison d’Ancien Régime. Les historiens, fascinés par le pénitencier, l’ont largement négligée. Ce livre comble cette lacune en explorant le monde carcéral parisien du XVIIIe siècle, et particulièrement la geôle ordinaire.
La prison doit être abordée comme un objet urbain parfaitement intégré dans les dynamiques et les trajectoires quotidiennes de la capitale. Elle est considérée aussi comme un objet économique, à la fois service essentiel qu’il faut financer et occasion d’affaires pour ceux qui la fournissent en marchandises et denrées de toutes sortes. Finalement, la prison est un objet social : les détenus comme le personnel y tissent des liens – de collaboration ou de concurrence, voire d’opposition – qui contribuentà façonner la prison et à la réformer.

 

Sophie Abdela

Sophie Abdela

Sophie Abdela est chercheure postdoctorale à l’Université d’Ottawa (Canada). Elle enseigne à l'Université de Sherbrooke (Québec).

Avril 2019
15,5 x 24 cm, 320 pages
ISBN 979-10-267-0780-6
25 €

BERTRAND TILLIER L’artiste dans la cité 1871-1918

BERTRAND TILLIER L’artiste dans la cité 1871-1918

Rêver la société pour la changer en cité idéale et participer à l’avènement d’un monde nouveau. Ce fut le désir de nombreux artistes, qui ne furent pas tous des figures d’avant-garde. Cette ambition a parcouru tout le XIXe siècle, mais elle occupa une place singulière et méconnue sous la IIIe République, entre le souvenir de la Commune de Paris et l’Union sacrée de la Grande Guerre. Portrait collectif d’une génération de peintres et sculpteurs du Paris fin-de-siècle, le livre examine le rôle et la fonction d’artistes tels Rodin, Luce, Pissarro, Gallé, Gérôme, Toulouse-Lautrec, Signac, Prouvé ou Guitry. Convaincus de la performativité de leurs œuvres, ils s’érigèrent en bâtisseurs d’art et réinventeurs de l’histoire, en fondateurs d’un art social et combattants de la vérité.

Bertrand Tillier est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheur à l’IDHES, où il enseigne la culture visuelle et l’histoire des médias. Il a dirigé l’ouvrage: L’art du XIXe siècle, L’heure de la modernité (Citadelles & Mazenod, 2016) et publié notamment chez Champ Vallon La Commune de Paris, révolution sans images? Politique et représentations dans la France républicaine (1871-1914) (2004) et Les Artistes et l’affaire Dreyfus (1898-1908) (2009).

février 2019
15,5 x 25 cm, 272 pages
ISBN 979-10-267-0760-8
25 €

PASCALE MORMICHE Le petit Louis XV

PASCALE MORMICHE Le petit Louis XV

enfance d'un prince, genèse d'un roi (1704-1725)

Septembre 1715 : Louis XIV est mort. Février 1723 : Louis XV est majeur.
Entre vie publique et vie privée, entre Versailles et Paris, grandit et se construit un roi-enfant pour lequel rien n’est laissé au hasard. L’ouvrage raconte cette dizaine d’années pendant lesquelles un jeune roi et le Régent ont permis la mutation d’un absolutisme qu’il fallait réformer pour qu’il se poursuive.
En suivant au quotidien une enfance royale, on voit le nourrisson sortir des affres des maladies enfantines et subir les premiers soins pédiatriques, le garçonnet acquérir des connaissances et former son caractère, le jeune homme instruit affirmer ses préférences dans un contexte d’explosion des progrès scientifiques et de renouveau des arts, jusqu’au moment où Louis XV est majeur, sacré et marié.

Biographie

Pascale Mormiche est agrégée de l’Université et docteur en histoire moderne. Elle enseigne à l’Université de Cergy-Pontoise.
Spécialiste de l’éducation des princes et des élites, elle a publié Devenir Prince, l’école du pouvoir en France (XVIIe-XVIIIe siècles) Cnrs éditions (2009) et, avec Stanis Perez, Naissance et petite enfance à la cour de France, éditions du Septentrion (2016).

À paraître le 4 octobre 2018
15,5 x 24, 448 pages
ISBN 979-10-267-739-4
27 €

ANTON SERDECZNY Du tabac pour le mort

ANTON SERDECZNY Du tabac pour le mort

une histoire de la réanimation

À partir de 1733, la réanimation médicale, auparavant anecdotique, devint incontournable dans l’univers des Lumières. Ce développement débuta avec les noyés, et s’incarna à travers une pratique énigmatique : l’insufflation anale de fumée de tabac. Pour comprendre ce changement d’attitude face à la mort, il faut retracer le discours qui le porta, notamment l’apport inédit de savants protestants fascinés par les états entre nature et miracle, mort et vie.
Mais expliquer la pratique étonnante promue par les Lumières requiert d’aller plus loin : le geste de souffler au cul pour redonner la vie provient des contes et des rites, principalement du carnaval. C’est ainsi qu’involontairement les Lumières ont puisé dans la culture le matériau étrange qui permit d’étendre le geste médical à la mort.

Le Monde des livres 20 septembre 2018
De quoi réveiller un mort par Antoine de Baecque

Biographie

Docteur en histoire de l’EPHE, Anton Serdeczny enseigne l’histoire moderne à l’Université d’Aix-Marseille.
Spécialisé dans les rapports entre science, religions et cultures, il a notamment travaillé sur les liens entre mariologie, traditions et sciences, et sur les conséquences scientifiques de la Réforme. Ses recherches portent avant tout sur l’utilisation des sources savantes dans la reconstruction de la culture orale et rituelle de l’Europe, via la microhistoire et l’anthropologie historique.

Anton Serdeczny Du tabac pour le mort
À paraître le 6 septembre 2018
15,5 x 24, 400 pages
ISBN 979-10-267-0729-5
25 €

CATHERINE KIKUCHI La Venise des livres

CATHERINE KIKUCHI La Venise des livres

1469-1530

Après la publication de son premier imprimé en 1469, Venise devient en quelques années la première productrice de livres en Europe. Il s’agit d’un métier neuf qui se développe hors des cadres institutionnels des corporations. Les livres produits se retrouvent dans toutes les bibliothèques d’Europe. Ces imprimeurs qui ont fait le succès de Venise sont pour la plupart d’origine étrangère. Ils sont Allemands d’abord, avant l’arrivée d’autres communautés dans cette industrie. Ce sont des marchands et des artisans en provenance de toute l’Europe et d’une partie de la Méditerranée orientale. Au-delà des échecs, beaucoup se sont intégrés dans la ville, sa géographie, sa sociabilité, et ont construit une nouvelle industrie du livre au cœur de l’Europe.

Libération du 18 août 2018

Biographie

Catherine Kikuchi est membre de l’École française de Rome depuis septembre 2017. Elle a enseigné à l’université de Versailles Saint-Quentin. Elle est co-fondatrice d’un projet international de mise en relation des jeunes chercheurs sur le livre, Early Modern Book Project.

Catherine KIKUCHI La Venise des livres
Paru le 7 juin 2018
15,5 x 24, 360 pages
979-10-267-0702-8
26 €

GEORGES MINOIS La Cabale des dévots

GEORGES MINOIS La Cabale des dévots

Société secrète et lobby intégriste sous Louis XV

La Cabale des dévots est l’expression qui désigne la lutte menée par la Société secrète du Saint-Sacrement, organisation clandestine de catholiques intransigeants, pour faire interdire le Tartuffe, comédie de Molière jugée blasphématoire. Obsédée par le secret, elle mène des actions charitables aussi bien que des opérations d’espionnage, de délation, de pressions diverses, qui font d’elle un véritable lobby au sens moderne du terme. L’histoire de cet épisode est replacée dans son contexte de luttes politico-religieuses, qui n’est pas sans évoquer des problèmes actuels.

Le livre retrace plus largement la tentative du parti dévot pour imposer à la société française du XVIIe siècle un ordre moral austère, en contrôlant tous les aspects de la vie publique et de la vie privée.

Revue de presse

Le Canard Enchaîné — Faces de carême, par Frédéric Pagès, 9 mai 2018

Biographie

Normalien, agrégé et docteur en histoire et docteur ès-lettres, Georges Minois est l'auteur d'une œuvre qui comporte une soixantaine de titres. Parmi les plus récents figurent Histoire de la célébrité (Perrin, 2012), Histoire de la solitude et des solitaires (Fayard, 2013), Philippe le Bel (Perrin, 2014), Charles le Téméraire (Perrin, 2015), Histoire du Moyen Âge (Perrin, 2016), Richard Cœur de Lion (Perrin, 2017).
Plusieurs de ces ouvrages sont traduits, au total en vingt-deux langues.

Georges Minois La Cabale des Devots
Paru le 24 mai 2018
15,5 x 24, 352 pages
979-10-267-0697-7
25 €

STÉPHANE GAL Histoires verticales

STÉPHANE GAL Histoires verticales

Les usages politiques de la montagne (XIVe-XVIIIe siècles)

La montagne fut longtemps perçue comme un univers inquiétant et retardé. Pourtant, elle connut une fréquentation sans précédent à partir de la fin du XVe siècle, favorisée par le magnétisme exercé par l’Italie et la conquête du nouveau monde. Dans les Alpes ou les Andes ils firent entrer des armées fantastiques promises à des conquêtes que l’on rêvait à la hauteur de celles d’Alexandre et d’Hannibal. Cette expérience participa de l’élan qui caractérise la Renaissance et cette pénétration dans l’univers de la montagne, par ascension, franchissement, contemplation et glissade, fut aussi l’apprentissage, par l’œil et par l’esprit, d’une troisième dimension, celle de la verticalité, qui façonna les imaginaires, les pratiques et les cultures politiques de l’Europe moderne.

Revue de presse

Télérama — N° 3571, 21 JUIN 2018

Biographie

Stéphane Gal, maître de conférences HDR en histoire moderne à l’université Grenoble Alpes, est spécialiste du XVIe siècle, notamment des sociétés confrontées aux situations de guerre et de crise. Il s’intéresse particulièrement à l’espace alpin.

Stephane Gal Histoires verticales
Paru le 1er mars 2018
15,5 x 24, 456 pages
979-10-267-0686-1
29 €

LEONARD DAUPHANT Géographies

LEONARD DAUPHANT Géographies

Ce qu'ils savaient de la France (1100-1600)

Géographies est le premier livre à étudier ce que les Français des XIIe-XVIe siècles, riches ou pauvres, savaient de leur pays. Citant environ 200 poèmes, romans et pièces de théâtre, les quatre parties, divisées en petits chapitres, présentent ce que les Français percevaient de la France (paysage sonore et visuel), ce qu’ils en savaient (productions, monuments, légendes), ce qu’ils en disaient (listes, proverbes) et ce que la culture française signifiait pour eux (langue, vin). La nation française s’est ainsi construite dans la diversité, en façonnant des identités régionales multiples dans le Nord et le Midi.

Tout en permettant de découvrir une littérature riche et méconnue, ce livre, illustré de 20 cartes originales, fait dialoguer Moyen Âge et Renaissance, histoire, lettres et géographie.

Prix René Pierre Louis Bessières de la Société de Géographie
Prix Provins Moyen Âge 2018

Revue de presse

Actuel Moyen Âge

Non Fiction — La France est une campagne losange, par Florian besson, 21 mars 2018

L'HISTOIRE — La forme de la France, par Yann Coz, N°448, juin 2018

France Culture, La Fabrique de l'histoire, "Histoires des frontières 1/4" — par Emmanuel Laurentin, 19/03/2018

Biographie

Léonard Dauphant, né en 1980 à Vénissieux (Rhône), est ancien élève de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm (2001-2005) et agrégé d'Histoire. Sa thèse d'Histoire médiévale, publiée en 2012 chez Champ Vallon sous le titre : Le Royaume des quatre rivières. L'espace politique français (1380-1515), a reçu plusieurs prix.
Il est actuellement maître de conférences en Histoire médiévale à l'Université de Lorraine à Metz.

Leonard Dauphant Geographies
Paru le 1er février 2018
15,5 x 24, 304 pages
979-10-267-0680-9
23 €

JEAN-BAPTISTE SANTAMARIA Le Secret du prince

JEAN-BAPTISTE SANTAMARIA Le Secret du prince

Gouverner par le secret
France-Bourgogne XIIIe-XVe siècle

Les figures princières qu’incarnent le roi de France et le duc de Bourgogne ne s’appuient pas que sur la mise en scène publique de leur pouvoir.
Dans un Moyen Âge qui associe savoir, sacré et secret, un prince doit savoir à qui se fier et éviter la trahison : le cercle du secret le protège du scandale, au risque d’accorder trop de poids aux confidents et mignons. Parfaitement admis en matière diplomatique et militaire, le secret se fait plus insidieux lorsque le prince veut contrôler ses propres sujets. La culture de l’opacité est même de règle quant à la gestion des finances, suscitant dès lors la méfiance: s’il exige de tout connaître des secrets du peuple, le prince entend préserver les siens quitte à user du mensonge, ce qui se heurte à une exigence croissante de transparence.

Prix du Sénat du livre d'histoire 2018

LIBERATION — par Jean-Yves Grenier, 15 mars 2018

France Culture, La Fabrique de l'histoire — par Emmanuel Laurentin, 5 mai 2018

Biographie

Jean-Baptiste Santamaria est maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Lille 3.
Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégé d’histoire, il travaille sur l’exercice du pouvoir princier, notamment dans le cadre de l’État bourguignon et des territoires du nord de la France à la fin du Moyen Âge. Ses travaux portent particulièrement sur l’histoire des finances et des institutions, la vie de cour, la guerre, les agents du pouvoir princier, les savoirs de gouvernement.
Il a publié Le Petit livre des rois de France (First) et La Chambre des comptes de Lille (1386-1419) (Brepols).

Le secret du prince – Jean-Baptiste Santamaria 2018
Paru le 4 janvier 2018
15,5 x 24, 364 pages
979-10-267-0660-1
25 €

DENIS CROUZET (sous la direction de) Historiens d’Europe, historiens de l’Europe

DENIS CROUZET (sous la direction de) Historiens d’Europe, historiens de l’Europe

Défense et illustration de l'histoire de l'Europe

Nous vivons aujourd’hui un moment de rejet affirmé d’un idéal européen qui a pourtant, entre autres points positifs, conditionné plus de sept décennies de paix sur le vieux continent. Pourquoi cette crise qui est le fond de commerce des démagogies populistes, en France comme ailleurs ? Comment réagir pour neutraliser les forces recourant à l’anachronisme absurde, à l’erreur négationniste, à la caricature polémique pour mieux masquer d’obscurantistes idéologies ?

La réponse donnée Historiens d’Europe, historiens de l’Europe est que l’Europe souffre d’un déficit à la fois d’historicité et d’historicisation, que l’aventure européenne proposée au grand public est réduite souvent à une aventure tronquée et partielle. Il a été certes beaucoup écrit à propos de la construction européenne, à propos du passé de l’Europe envisagé sous l’angle d’une collection d’histoires nationales et de leurs temporalités interconflictuelles. De l’Europe comme référent commun, il y a eu des approches, mais limitées à des séquences discontinues.

Pourtant, depuis le début du XXe siècle, de très grands historiens britanniques, italiens, allemands, russes, français, belges, hollandais ont travaillé autour de l’Europe. Les uns ont inventé ou promu un autre art d’écrire l’histoire en faisant de l’Europe l’instrument autorisant un renouvellement des problématiques. Les autres ont écrit une histoire qui avait pour fin de montrer que l’Europe était sur le long terme une substructure de l’imaginaire transcendant de façon plus ou moins consciente les identités.

Réactualiser par l’histoire la figure d’espérance et de liberté de l’esprit que porte l’Europe dans sa longue durée, et que le patient travail d’historiens européens n’a cessé de valoriser, retrouver un désir d’être que la seconde partie du XXe siècle n’a fait que réaliser, tel est le projet de ce livre qui est un livre de combat et de défense d’une conscience de soi qui est aussi nécessairement une conscience de ce que l’autre est soi. Il est encore un appel à ce que l’histoire se replace désormais dans les chemins parcourus au XXe siècle par de grands historiens qui, entre autres, s’appelaient Pirenne, Huizinga, Febvre, Le Goff, Hobsbawm… appréhendant l’Europe non pas comme un épiphénomène soumis à des vicissitudes toujours récurrentes, mais comme le premier pallier d’une anthropologie humaniste de la globalité permettant de dire et redire la certitude d’une universalité…

textes de L. Badel, L. Bély, J. Bergin, M. Boone, F. Béthencourt, G. Castelnuovo, G. Chaix, J. Chiffoleau, D. Crouzet, J.-B. Delzant, C. Dolan, J.-F. Dunyach, M. Greengrass, S. Keymeulen, J. C. Maire Vigueur, T. Maissen, B. Müller, P. Ouvarov, J.-P. Poussou, Y. Rodier, F. O. Touati.

 

Revue de presse

Clionauta — par Anaclet Pons, 11 septembre 2017

La nouvelle fabrique de l'histoire, France culture — 25 septembre 2017

Biographie

Docteur et agrégé d’histoire, Denis Crouzet est professeur d’histoire moderne à l’université Paris IV-Sorbonne. Spécialiste de l’histoire du XVIe siècle, notamment des guerres de Religion, il a publié des ouvrages sur Charles Quint (Odile Jacob) Catherine de Médicis (Albin Michel), Jean Calvin (Fayard), Christophe Colomb et Nostradamus (Payot) ainsi qu'un livre devenu incontournable sur le sujet, Les Guerriers de Dieu, la violence au temps des troubles de religion (1525-1610) (Champ Vallon).

Historiens d'Europe, historiens de l'Europe – Denis Crouzet 2017
Paru le 5 octobre 2017
15,5 x 24, 400 pages
979-10-267-0618-2
28 €