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VIRGILE CIREFICE, GRÉGOIRE LE QUANG, CHARLES RIONDET (DIR.) La part de l’ombre

VIRGILE CIREFICE, GRÉGOIRE LE QUANG, CHARLES RIONDET (DIR.) La part de l’ombre

Histoire de la clandestinité politique au XXe siècle
Préface de Donatella Della Porta

L’histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d’ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu’une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ?
Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l’affirmative, en retraçant la trajectoire d’un groupe politique, d’un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l’illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d’en brosser une histoire incarnée, une histoire de l’intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement.
Il s’agit là d’une conviction partagée par les auteurs : la compréhension de la clandestinité en politique se doit d’articuler, d’une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l’expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d’autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l’extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux.
À travers l’exploration de la clandestinité comme modalité d’action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d’ordinaire trop peu – anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux – en montrant l’existence de problématiques communes malgré les différents contextes, mais ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.

Virgile Cirefice est ancien élève de l’ENS de Lyon, agrégé et docteur en histoire (Université Paris 8 – Université de Bologne). ATER à l’Université Lyon 3 et chercheur associé à l’IHTP, ses recherches portent sur l’histoire culturelle du politique, sur le socialisme français et italien et sur la sortie de guerre dans les deux pays.
Grégoire Le Quang est docteur en histoire contemporaine. Actuellement ATER à l’ENS, il poursuit ses recherches sur la thématique des violences politiques et des terrorismes en Italie, de leur impact dans la société et de leur mémoire.
Charles Riondet est docteur en Histoire et ingénieur de recherches au sein de l’équipe ALMAnaCH (Inria-EPHE). Ses recherches portent sur la Résistance et la Libération en région parisienne et les écrits personnels en temps de guerre.

Virgile Crirefice
Novembre 2019
15,5 x 24, 320 pages
ISBN 979-10-267-0832-2
25 €

SÉVERIN DUC La guerre de Milan

SÉVERIN DUC La guerre de Milan

Conquérir, gouverner, résister dans l'Europe de la Renaissance
Préface de Denis Crouzet

Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d’un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre qui s’ensuivit fut destructrice et indécise, c’est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d’une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l’Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.

 

«…ce serait une illusion de croire que la vaste fresque peinte touche après touche par Séverin Duc ne concerne que ce qui serait une séquence marginale et secondaire de l’histoire de l’Italie … ce qui advient en Milanais dans un paroxysme de violences et dans une révolution de la domination politique est historiquement capital. Ne sont concernés dans ce tournant géopolitique pas seulement l’Italie du Nord et la Lombardie, pas seulement le roi de France et l’Empereur. Ce qui se joue au terme d’une quinzaine d’années sur l’incident en apparence dérisoire d’un cri, « Italia Italia », et d’un assassinat, serait une part du devenir, désormais en gestation pour un temps long, de l’Europe moderne. » (Denis Crouzet)

Séverin Duc, agrégé et docteur en Histoire, est membre de l’École française de Rome et chercheur associé au Centre Roland Mousnier. Il obtenu, pour la thèse dont ce livre est issu, le prix Aguirre-Basualdo de la Chancellerie des Universités de Paris. Actuellement, il s’intéresse à l’histoire sociale et familiale des pouvoirs en France et en Italie.

Couv Séverin Duc
Octobre 2019
15,5 x 24, 360 pages dont un cahier de 8 pages d'illustrations en couleur
ISBN 979-10-267-0842-1,
28 €

DENIS CROUZET ÉLISABETH CROUZET-PAVAN PHILIPPE DESAN CLÉMENCE REVEST (sous la direction) L’humanisme à l’épreuve de l’Europe

DENIS CROUZET ÉLISABETH CROUZET-PAVAN PHILIPPE DESAN CLÉMENCE REVEST (sous la direction) L’humanisme à l’épreuve de l’Europe

XVe-XVIe siècle
Histoire d'une transmutation culturelle

L’Europe des XVe et XVe siècles voit émerger puis triompher le mouvement humaniste. Comment l’humanisme, né comme une contre culture et diffusé par des réseaux intellectuels italiens épris de la redécouverte des classiques, s’impose-t-il aussi vite comme un modèle dominant ? A cette question classique, ce livre apporte des réponses nouvelles. Il montre que l’humanisme triomphe à travers l’Europe selon des formes, des expressions et des degrés variables selon les espaces, les publics et les écosystèmes socio-politiques et socio-intellectuels. Il évoque les résistances parfois farouches que ce système d’interprétation du monde rencontra. Il brosse, en laissant toute leur place aux multiples capacités d’adaptation de cette culture, le tableau bigarré des humanismes européens.

Denis Crouzet est professeur d’histoire moderne à Sorbonne Université. Ses travaux portent sur l’Europe du XVIe siècle et les imaginaires politiques et religieux.
Elisabeth Crouzet-Pavan est professeur d’histoire du Moyen Âge à Sorbonne Université et spécialiste de l’Italie du Moyen Âge.
Philippe Desan, de l’Université de Chicago, est spécialiste de l’histoire des idées à la Renaissance.
Clémence Revest, chargée de recherches au CNRS, est spécialisée dans l’histoire de l’Humanisme italien.

Couverture L'humanisme
A paraître le 6 juin 2019
15,5 x 24 cm, 384 pages
ISBN 979-10-267-0810-0
26 €

EMMANUEL FUREIX L’œil blessé

EMMANUEL FUREIX L’œil blessé

Politiques de l’iconoclasme après la Révolution française

Après la Révolution française, le « vandalisme » est répudié et la « guerre aux démolisseurs » lancée avec emphase. Pourtant, au fil d’un xixe siècle convulsif, des statues sont bel et bien déboulonnées, des bustes brisés, des emblèmes martelés, des drapeaux brûlés, des cocardes arrachées et piétinées. L’iconoclasme est certes miniaturisé et négocié, mais il se répète avec insistance. De la Restauration à la Commune de Paris, la destruction des signes de l’adversaire devient le lot commun de la politique.

Que détruisent, alors, ces « iconoclastes modernes » ? Avec quels gestes s’attaquent-ils aux images et aux signes visuels ? Que visent-ils à travers eux ? Quelle puissance et quelle vitalité attribuent-ils aux images ? Quels effets croient-ils produire sur le monde social et sur les rapports de pouvoir ?

Toutes ces questions prennent une singulière acuité au xixe siècle : la fragilité des pouvoirs, les profondes poussées démocratiques, la transformation du rapport au passé, la laïcisation graduelle de la société, la reproductibilité technique des images dessinent un nouvel iconoclasme.

Nourri d’archives vivantes et sensibles, l’ouvrage ne se contente pas d’exhumer des gestes oubliés ou effacés de l’histoire. Il définit le paysage des signes conflictuels et les regards portés sur eux. Il construit, surtout, une grammaire de l’iconoclasme qui résonne fortement avec notre présent. Dans des conjonctures fluides où la souveraineté paraît disponible, les iconoclastes s’attaquent aux signes qui la rendent visible et s’affirment eux-mêmes comme souverains. Ils épurent aussi les images du passé lorsqu’elles infligent une « blessure » morale à l’œil du regardeur. À d’autres moments, ils cherchent plus simplement à entrer par effraction dans l’espace public, sans autre espoir que de prendre la parole en s’attaquant à des signes intolérables.

Emmanuel Fureix est maître de conférences habilité à diriger des recherches à l’Université Paris-Est Créteil, ancien membre de l’Institut universitaire de France. Il a notamment publié La France des larmes. Deuils politiques à l’âge romantique (Champ Vallon, Prix Chateaubriand 2009), Le Siècle des possibles. 1814-1914 (PUF, 2014), et, avec François Jarrige, La Modernité désenchantée. Relire l’histoire du XIXe siècle français (La Découverte, 2015).

Couv_Lœil blessé
A paraître le 2 mai 2019
15,5 x 24 cm, 392 pages (dont un cahier iconographique de 8 pages)
ISBN 979 10 267 0815 5
27 €

JEAN-CLAUDE CARON Simon Deutz, un Judas romantique

JEAN-CLAUDE CARON Simon Deutz, un Judas romantique

En révélant à Adolphe Thiers au printemps 1832 la cachette de la duchesse de Berry, clandestine depuis l’échec du soulèvement de la Vendée, Simon Deutz devient instantanément la réincarnation de Judas, « l’homme qui a livré une femme » que stigmatise Victor Hugo. Mais au moment de sa trahison, ce fils du grand-rabbin de France est catholique, depuis sa conversion à Rome en 1828. Devenu un paria dans son propre pays, il s’exile en 1842 à La Nouvelle-Orléans où il meurt sous le nom de Sylvain Delatour.

C’est l’histoire de ce parcours, qui commence en Allemagne en 1802 et s’achève en Louisiane en 1844, qu’on retrace ici : celle d’un homme aux identités multiples dans la France postrévolutionnaire. Incarnation du « traître juif » avant que Dreyfus ne le supplante, Deutz cristallise l’émergence d’un antijudaïsme multiforme et devient de son vivant l’objet d’une « légende noire ». En mobilisant la figure de Judas, les nombreux opposants à la monarchie de Juillet entendent aussi mettre en accusation ceux qui ont eu recours à la trahison de Deutz pour capturer la duchesse de Berry : Adolphe Thiers, ministre de l’Intérieur, et le roi Louis-Philippe.

Si ce nouveau juif errant meurt oublié en exil, la littérature perpétue sa mémoire en en faisant, sous son nom ou sous des noms d’emprunt, l’archétype du traître littéraire dont on souligne à l’envi la judéité.

Jean-Claude Caron est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Clermont-Auvergne. Ses nombreuses publications sont consacrées à l’histoire des violences socio-politique dans la France du XIXe siècle.

Couverture Simon Deutz
A paraître le 4 avril 2019
15,5 x 24 cm, 320 pages
979-10-267-0795-0
24 €

SOPHIE ABDELA La prison à Paris au XVIIIe siècle

SOPHIE ABDELA La prison à Paris au XVIIIe siècle

Formes et réformes

On sait peu de chose sur la prison d’Ancien Régime. Les historiens, fascinés par le pénitencier, l’ont largement négligée. Ce livre comble cette lacune en explorant le monde carcéral parisien du XVIIIe siècle, et particulièrement la geôle ordinaire.
La prison doit être abordée comme un objet urbain parfaitement intégré dans les dynamiques et les trajectoires quotidiennes de la capitale. Elle est considérée aussi comme un objet économique, à la fois service essentiel qu’il faut financer et occasion d’affaires pour ceux qui la fournissent en marchandises et denrées de toutes sortes. Finalement, la prison est un objet social : les détenus comme le personnel y tissent des liens – de collaboration ou de concurrence, voire d’opposition – qui contribuent à façonner la prison et à la réformer.

 

Sophie Abdela

Sophie Abdela

Prix de thèse 2018 de la Société française d'histoire urbaine

Sophie Abdela est professeure à l'Université de Sherbrooke (Québec).

Avril 2019
15,5 x 24 cm, 320 pages
ISBN 979-10-267-0780-6
25 €

BERTRAND TILLIER L’artiste dans la cité 1871-1918

BERTRAND TILLIER L’artiste dans la cité 1871-1918

Rêver la société pour la changer en cité idéale et participer à l’avènement d’un monde nouveau. Ce fut le désir de nombreux artistes, qui ne furent pas tous des figures d’avant-garde. Cette ambition a parcouru tout le XIXe siècle, mais elle occupa une place singulière et méconnue sous la IIIe République, entre le souvenir de la Commune de Paris et l’Union sacrée de la Grande Guerre. Portrait collectif d’une génération de peintres et sculpteurs du Paris fin-de-siècle, le livre examine le rôle et la fonction d’artistes tels Rodin, Luce, Pissarro, Gallé, Gérôme, Toulouse-Lautrec, Signac, Prouvé ou Guitry. Convaincus de la performativité de leurs œuvres, ils s’érigèrent en bâtisseurs d’art et réinventeurs de l’histoire, en fondateurs d’un art social et combattants de la vérité.

Le Monde 22 février 2019 Pierre Karila Cohen

Bertrand Tillier est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheur à l’IDHES, où il enseigne la culture visuelle et l’histoire des médias. Il a dirigé l’ouvrage: L’art du XIXe siècle, L’heure de la modernité (Citadelles & Mazenod, 2016) et publié notamment chez Champ Vallon La Commune de Paris, révolution sans images? Politique et représentations dans la France républicaine (1871-1914) (2004) et Les Artistes et l’affaire Dreyfus (1898-1908) (2009).

février 2019
15,5 x 25 cm, 272 pages
ISBN 979-10-267-0760-8
25 €

PASCALE MORMICHE Le petit Louis XV

PASCALE MORMICHE Le petit Louis XV

enfance d'un prince, genèse d'un roi (1704-1725)

Septembre 1715 : Louis XIV est mort. Février 1723 : Louis XV est majeur.

Entre vie publique et vie privée, entre Versailles et Paris, grandit et se construit un roi-enfant pour lequel rien n’est laissé au hasard. L’ouvrage raconte cette dizaine d’années pendant lesquelles un jeune roi et le Régent ont rendu possible la mutation d’un absolutisme qu’il fallait réformer pour qu’il se poursuive.

En suivant au quotidien une enfance royale, on voit le nourrisson sortir des affres des maladies enfantines et subir les premiers soins pédiatriques, le garçonnet acquérir les premières connaissances et former son caractère tout en tenant sa cour, le jeune homme instruit affirmer ses préférences dans un contexte d’explosion des connaissances scientifiques et de renouveau des arts, jusqu’au moment où Louis XV est majeur, sacré et marié.

Cet ouvrage donne une nouvelle lecture à des évènements dotés d’une riche et ancienne historiographie. Remettant en cause l’idée d’une éducation bâclée, l’auteur insiste au contraire sur la qualité des éducatrices et précepteurs, sur la protection du Régent garant de la légitimité monarchique, face au duc du Maine surintendant de l’éducation du roi, sur l’originalité des savoirs et compétences enseignés à Louis XV qui développeront ses capacités d’innovation.

Plus qu’une rupture comme cela a été longtemps décrit, la Régence et l’éducation de Louis XV ont été une période de transition risquée certes, mais surtout la première régence sans trouble majeur, une période d’ouverture intellectuelle et de mutations profondes.

Il a fallu une dizaine d’années pour faire acquérir un comportement, une dimension politique, une culture royale à cet enfant très doué qui a rapidement compris ce que l’on attendait de lui : être un très grand roi.

Biographie

Pascale Mormiche est agrégée de l’Université et docteur en histoire moderne. Elle enseigne à l’Université de Cergy-Pontoise.
Spécialiste de l’éducation des princes et des élites, elle a publié Devenir Prince, l’école du pouvoir en France (XVIIe-XVIIIe siècles) Cnrs éditions (2009) et, avec Stanis Perez, Naissance et petite enfance à la cour de France, éditions du Septentrion (2016).

Paru en octobre 2018
15,5 x 24, 448 pages
ISBN 979-10-267-739-4
27 €

ANTON SERDECZNY Du tabac pour le mort

ANTON SERDECZNY Du tabac pour le mort

une histoire de la réanimation

Comment l’idée a-t-elle pu venir aux Lumières de souffler de la fumée de tabac dans le derrière des noyés pour les ramener à la vie ? Cette pratique à première vue grotesque est tout sauf un accident de parcours : considérée jusqu’à la mi-xixe siècle comme la meilleure méthode de réanimation, cette insufflation anale a bénéficié d’investissements savants et publics considérables – des boîtes contenant tout le nécessaire à sa mise en œuvre furent installées le long de la Seine, du Rhône et de la Saône, ou de la Tamise. Plus encore, les discours savants qui introduisirent la préoccupation, alors nouvelle, de la réanimation, regorgent de faits plus étranges les uns que les autres : aux histoires épouvantables d’enterrés vivants répondent des cas étudiés très sérieusement, jusque dans l’Encyclopédie, d’hirondelles ou de cigognes qui hibernent au fond des lacs ou des rivières, ou sur la lune. En remontant le fil de ces récits, Anton Serdeczny aboutit à une conclusion inattendue  : leur source est orale, et la science, même celle des Lumières, a pu y puiser pour alimenter de nouveaux champs – comme l’action médicale sur le corps mort.

Les motifs mis à contribution dans la réanimation des Lumières relèvent de systèmes de représentations orales parfaitement cohérents, et avant tout liés au carnaval. Cette clef anthropologique permet d’expliquer la pratique de l’insufflation de fumée de tabac. Adaptation improbable et involontaire d’un vieux geste carnavalesque, elle tirait son origine et sa puissance d’évocation de sa dimension symbolique : remettre l’âme à l’envers à celui qui est mort dans un monde inversé, sous la surface de l’eau.

Rarement la recherche des liens entre innovation scientifique et registres culturels a pu être poussée aussi loin, et c’est là tout l’intérêt de cet ouvrage : remettre en cause notre vision des Lumières, et plus encore de la science.

En attendant Nadeau:
«Morts confirmés ou en attente»

Le Monde des livres 20 septembre 2018
De quoi réveiller un mort par Antoine de Baecque

Biographie

Docteur en histoire de l’EPHE, Anton Serdeczny enseigne l’histoire moderne à l’Université d’Aix-Marseille.
Spécialisé dans les rapports entre science, religions et cultures, il a notamment travaillé sur les liens entre mariologie, traditions et sciences, et sur les conséquences scientifiques de la Réforme. Ses recherches portent avant tout sur l’utilisation des sources savantes dans la reconstruction de la culture orale et rituelle de l’Europe, via la microhistoire et l’anthropologie historique.

Anton Serdeczny Du tabac pour le mort
Paru en septembre 2018
15,5 x 24, 400 pages
ISBN 979-10-267-0729-5
25 €

CATHERINE KIKUCHI La Venise des livres

CATHERINE KIKUCHI La Venise des livres

1469-1530

Après la publication de son premier imprimé en 1469, Venise devient en quelques années la première productrice de livres en Europe. Il s’agit d’un métier neuf qui se développe hors des cadres institutionnels des corporations. Les livres produits se retrouvent dans toutes les bibliothèques d’Europe. Ces imprimeurs qui ont fait le succès de Venise sont pour la plupart d’origine étrangère. Ils sont Allemands d’abord, avant l’arrivée d’autres communautés dans cette industrie. Ce sont des marchands et des artisans en provenance de toute l’Europe et d’une partie de la Méditerranée orientale. Au-delà des échecs, beaucoup se sont intégrés dans la ville, sa géographie, sa sociabilité, et ont construit une nouvelle industrie du livre au cœur de l’Europe.

Libération du 18 août 2018

Biographie

Catherine Kikuchi est membre de l’École française de Rome depuis septembre 2017. Elle a enseigné à l’université de Versailles Saint-Quentin. Elle est co-fondatrice d’un projet international de mise en relation des jeunes chercheurs sur le livre, Early Modern Book Project.

Catherine KIKUCHI La Venise des livres
Paru le 7 juin 2018
15,5 x 24, 360 pages
979-10-267-0702-8
26 €