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STEPHANE GAL Histoires verticales

STEPHANE GAL Histoires verticales

Les usages politiques de la montagne (XIVe-XVIIIe siècles)

La montagne fut longtemps perçue comme un univers inquiétant et retardé. Pourtant, elle connut une fréquentation sans précédent à partir de la fin du XVe siècle, favorisée par le magnétisme exercé par l’Italie et la conquête du nouveau monde. Dans les Alpes ou les Andes ils firent entrer des armées fantastiques promises à des conquêtes que l’on rêvait à la hauteur de celles d’Alexandre et d’Hannibal. Cette expérience participa de l’élan qui caractérise la Renaissance et cette pénétration dans l’univers de la montagne, par ascension, franchissement, contemplation et glissade, fut aussi l’apprentissage, par l’œil et par l’esprit, d’une troisième dimension, celle de la verticalité, qui façonna les imaginaires, les pratiques et les cultures politiques de l’Europe moderne.

Biographie

Stéphane Gal, maître de conférences HDR en histoire moderne à l’université Grenoble Alpes, est spécialiste du XVIe siècle, notamment des sociétés confrontées aux situations de guerre et de crise. Il s’intéresse particulièrement à l’espace alpin.

Histoires verticales Gal
A paraître le 1er mars 2018
15,5 x 24, 456 pages
979-10-267-0686-1
29 €

LEONARD DAUPHANT Géographies

LEONARD DAUPHANT Géographies

Ce qu'ils savaient de la France (1100-1600)

Géographies est le premier livre à étudier ce que les Français des XIIe-XVIe siècles, riches ou pauvres, savaient de leur pays. Citant environ 200 poèmes, romans et pièces de théâtre, les quatre parties, divisées en petits chapitres, présentent ce que les Français percevaient de la France (paysage sonore et visuel), ce qu’ils en savaient (productions, monuments, légendes), ce qu’ils en disaient (listes, proverbes) et ce que la culture française signifiait pour eux (langue, vin). La nation française s’est ainsi construite dans la diversité, en façonnant des identités régionales multiples dans le Nord et le Midi.

Tout en permettant de découvrir une littérature riche et méconnue, ce livre, illustré de 20 cartes originales, fait dialoguer Moyen Âge et Renaissance, histoire, lettres et géographie.

Biographie

Léonard Dauphant, né en 1980 à Vénissieux (Rhône), est ancien élève de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm (2001-2005) et agrégé d'Histoire. Sa thèse d'Histoire médiévale, publiée en 2012 chez Champ Vallon sous le titre : Le Royaume des quatre rivières. L'espace politique français (1380-1515), a reçu plusieurs prix.
Il est actuellement maître de conférences en Histoire médiévale à l'Université de Lorraine à Metz.

Géographies Dauphant
A paraître le 1er février 2018
15,5 x 24, 304 pages
979-10-267-0680-9
23 €

JEAN-BAPTISTE SANTAMARIA Le Secret du prince

JEAN-BAPTISTE SANTAMARIA Le Secret du prince

Gouverner par le secret
France-Bourgogne XIIIe-XVe siècle

Les figures princières qu’incarnent le roi de France et le duc de Bourgogne ne s’appuient pas que sur la mise en scène publique de leur pouvoir.
Dans un Moyen Âge qui associe savoir, sacré et secret, un prince doit savoir à qui se fier et éviter la trahison : le cercle du secret le protège du scandale, au risque d’accorder trop de poids aux confidents et mignons. Parfaitement admis en matière diplomatique et militaire, le secret se fait plus insidieux lorsque le prince veut contrôler ses propres sujets. La culture de l’opacité est même de règle quant à la gestion des finances, suscitant dès lors la méfiance: s’il exige de tout connaître des secrets du peuple, le prince entend préserver les siens quitte à user du mensonge, ce qui se heurte à une exigence croissante de transparence.

Biographie

Jean-Baptiste Santamaria est maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Lille 3.
Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégé d’histoire, il travaille sur l’exercice du pouvoir princier, notamment dans le cadre de l’État bourguignon et des territoires du nord de la France à la fin du Moyen Âge. Ses travaux portent particulièrement sur l’histoire des finances et des institutions, la vie de cour, la guerre, les agents du pouvoir princier, les savoirs de gouvernement.
Il a publié Le Petit livre des rois de France (First) et La Chambre des comptes de Lille (1386-1419) (Brepols).

Le secret du prince santamaria
A paraître le 4 janvier 2018
15,5 x 24, 536 pages
979-10-267-0660-1
25 €

DENIS CROUZET (sous la direct de) Historiens d’Europe, historiens de l’Europe

DENIS CROUZET (sous la direct de) Historiens d’Europe, historiens de l’Europe

Défense et illustration de l'histoire de l'Europe

Nous vivons aujourd’hui un moment de rejet affirmé d’un idéal européen qui a pourtant, entre autres points positifs, conditionné plus de sept décennies de paix sur le vieux continent. Pourquoi cette crise qui est le fond de commerce des démagogies populistes, en France comme ailleurs ? Comment réagir pour neutraliser les forces recourant à l’anachronisme absurde, à l’erreur négationniste, à la caricature polémique pour mieux masquer d’obscurantistes idéologies ?

La réponse donnée Historiens d’Europe, historiens de l’Europe est que l’Europe souffre d’un déficit à la fois d’historicité et d’historicisation, que l’aventure européenne proposée au grand public est réduite souvent à une aventure tronquée et partielle. Il a été certes beaucoup écrit à propos de la construction européenne, à propos du passé de l’Europe envisagé sous l’angle d’une collection d’histoires nationales et de leurs temporalités interconflictuelles. De l’Europe comme référent commun, il y a eu des approches, mais limitées à des séquences discontinues.

Pourtant, depuis le début du XXe siècle, de très grands historiens britanniques, italiens, allemands, russes, français, belges, hollandais ont travaillé autour de l’Europe. Les uns ont inventé ou promu un autre art d’écrire l’histoire en faisant de l’Europe l’instrument autorisant un renouvellement des problématiques. Les autres ont écrit une histoire qui avait pour fin de montrer que l’Europe était sur le long terme une substructure de l’imaginaire transcendant de façon plus ou moins consciente les identités.

Réactualiser par l’histoire la figure d’espérance et de liberté de l’esprit que porte l’Europe dans sa longue durée, et que le patient travail d’historiens européens n’a cessé de valoriser, retrouver un désir d’être que la seconde partie du XXe siècle n’a fait que réaliser, tel est le projet de ce livre qui est un livre de combat et de défense d’une conscience de soi qui est aussi nécessairement une conscience de ce que l’autre est soi. Il est encore un appel à ce que l’histoire se replace désormais dans les chemins parcourus au XXe siècle par de grands historiens qui, entre autres, s’appelaient Pirenne, Huizinga, Febvre, Le Goff, Hobsbawm… appréhendant l’Europe non pas comme un épiphénomène soumis à des vicissitudes toujours récurrentes, mais comme le premier pallier d’une anthropologie humaniste de la globalité permettant de dire et redire la certitude d’une universalité…

textes de L. Badel, L. Bély, J. Bergin, M. Boone, F. Béthencourt, G. Castelnuovo, G. Chaix, J. Chiffoleau, D. Crouzet, J.-B. Delzant, C. Dolan, J.-F. Dunyach, M. Greengrass, S. Keymeulen, J. C. Maire Vigueur, T. Maissen, B. Müller, P. Ouvarov, J.-P. Poussou, Y. Rodier, F. O. Touati.

 

Revue de presse

La nouvelle fabrique de l'histoire, France culture — 25 septembre 2017

Biographie

Docteur et agrégé d’histoire, Denis Crouzet est professeur d’histoire moderne à l’université Paris IV-Sorbonne. Spécialiste de l’histoire du XVIe siècle, notamment des guerres de Religion, il a publié des ouvrages sur Charles Quint (Odile Jacob) Catherine de Médicis (Albin Michel), Jean Calvin (Fayard), Christophe Colomb et Nostradamus (Payot) ainsi qu'un livre devenu incontournable sur le sujet, Les Guerriers de Dieu, la violence au temps des troubles de religion (1525-1610) (Champ Vallon).

Historiens de l'Europe Crouzet
Paru le 5 octobre 2017
15,5 x 24, 400 pages
979-10-267-0618-2
28 €

ANNE-EMMANUELLE DEMARTINI Violette Nozière, la fleur du mal

ANNE-EMMANUELLE DEMARTINI Violette Nozière, la fleur du mal

une histoire des années 30

Un soir d’été de 1933, à Paris, Violette Nozière, âgée de 18 ans, empoisonne ses parents. Parricide, inceste, poison : le fait divers sensationnel, modelé par les médias, a tout d’une tragédie moderne. L’enquête tient en haleine une opinion que le crime hors-norme promène dans le logis ouvrier, sur les trottoirs de la capitale, parmi les femmes vénéneuses et les parents indignes, dans la jeunesse perdue et les élites pourries. Se dessine la « fleur du mal », sombre icône du conflit de générations dans une France en crise. Condamnée à mort, la criminelle sera graciée et finalement réhabilitée. Ce livre propose une manière de faire de l’histoire avec une affaire judiciaire, dépliée dans toutes ses dimensions. Jamais la micro-histoire n’aura autant révélé l’imaginaire social et sa dynamique.

Tragédie eschyléenne dans le Paris des années trente, drame de l’ascension sociale dans une famille ouvrière aspirant à la classe moyenne, forfait illustrant l’éternel danger des empoisonneuses hypocrites et cruelles, histoire édifiante de la chute d’une jeune fille émancipée qui transgressait les normes de la féminité, drame privé éclairant le conflit de générations dans une France vieillissante : autant de lectures qui ont conféré à Violette Nozière, née pendant la Grande Guerre, adolescente au temps des années folles, parricide aux sombres heures de la crise économique, une dimension symbolique ( « la fleur du mal de notre époque »).

Revue de presse

Libération — Violette Nozière, jeune fille en fleur à l'ombre, par Dominique Kalifa, 19 octobre 2017

Le Monde des livres — Violette Nozière entre horreur et mystère, par Pierre Karila-Cohen, 21 septembre 2017

L'Histoire — par Emmanuelle Loyer, septembre 2017

Biographie

Normalienne, agrégée d’histoire, Anne-Emmanuelle Demartini est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Paris 13. Ses travaux portent sur les sensibilités et les imaginaires sociaux contemporains explorés à partir d’itinéraires individuels, de l’exception et de la transgression : criminel(le)s, monstres, affaires judiciaires, etc.
Elle est l’auteure de L'Affaire Lacenaire (Aubier, 2001) et a co-dirigé plusieurs ouvrages comme Monstre et imaginaire social (Créaphis, 2008).

Violette Nozière Demartini
Paru le 7 septembre 2017
15,5 x 24, 420 pages
979 10 267 0608 3
26 €

SOPHIE HASQUENOPH Les Français de Moscou et la Révolution russe

SOPHIE HASQUENOPH Les Français de Moscou et la Révolution russe

(1900 - 1920)

Au début du XXe siècle, les Français de Moscou constituent une colonie riche, dynamique et bien intégrée. Industriels et gros négociants participent à la modernisation de la Russie, encouragés par l’alliance franco-russe de 1893-94. Au cœur de la ville, l’îlot paroissial de l’église Saint-Louis, est       « un délicieux coin de terre française ».

Mais la crise révolutionnaire de 1905, puis la Première Guerre mondiale, fragilisent la colonie française. Le pays marche vers la tragédie de 1917. L’assaut du Télégraphe voisin de la paroisse, les spoliations, la famine, les grèves et les réformes, enfin les arrestations de la « Terreur rouge » en 1918 accélèrent l’exode des Français. Cent ans après la tragédie napoléonienne de 1812, l’Histoire a de nouveau raison de la riche colonie française de Moscou.

Biographie

Agrégée d'histoire et docteur es lettres, Sophie Hasquenoph est maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Lille-III. Ses spécialités sont l'histoire religieuse, l'histoire de la Russie et la thématique de la mémoire. Elle anime par ailleurs régulièrement des animations au Centre culturel russe et scientifique de Paris. Elle a publié plusieurs ouvrages dont une Histoire des ordres et congrégations religieuses en France (Champ Vallon, 2009).

Les français de Moscou
Paru le 7 septembre 2017
15,5 x 24, 392 pages
9791026706137
27 €

OLIVIER JANDOT Les Délices du feu

OLIVIER JANDOT Les Délices du feu

l'homme, le chaud et le froid à l'époque moderne

Des nourrissons gelés dans leurs berceaux, des aristocrates enfermés dans leur chaise à porteur installée au milieu de leur salon pour échapper à la froidure des courants d’air, des écrivains les jambes enserrées dans une peau d’ours, des paysans réfugiés dans leur lit, seul endroit de la maison où l’on peut jouir d’une relative chaleur en hiver, des voyageurs retrouvés morts sur le bord des chemins… Les archives nous donnent à voir nos aïeux aux prises avec l’hiver, spectacle à la fois surprenant et dépaysant.
Si ces anecdotes mettent indirectement en lumière la rigueur des hivers du passé, elles témoignent aussi, et surtout, de l’incapacité des sociétés anciennes à se protéger efficacement des assauts récurrents du froid. Habitués au confort douillet de nos habitations, nous peinons à imaginer ce qu’a pu représenter l’épreuve de l’hiver pour les hommes et les femmes du passé. Contraints de grelotter au coin de leur cheminée qui chauffait peu et mal, ils devaient déployer des trésors d’énergie pour essayer de lutter contre les morsures du « petit âge glaciaire ».
Leur sensibilité au froid et à la chaleur était bien éloignée de la nôtre et cette accoutumance à l’inconfort, cette capacité à endurer avec résignation des températures intérieures dont l’évocation seule nous fait aujourd’hui frissonner ne manquent pas de nous étonner.
Il faudra attendre la seconde moitié du XVIIIe siècle pour voir développée une réelle réflexion technique sur le chauffage domestique, nourrissant dès lors cet insatiable appétit de chaleur qui est encore le nôtre aujourd’hui.
Dans la lignée des grands travaux consacrés à l’histoire des sensibilités, ce livre se propose de reconstituer l’expérience sensible du froid et de la chaleur à l’époque moderne. Il souhaite ainsi contribuer à retracer la généalogie de notre rapport sensible au monde.

Biographie

Agrégé et docteur en histoire, Olivier Jandot enseigne au Lycée Gambetta-Carnot d’Arras. Il est également chargé de cours à l’Université d’Artois.
Ses recherches portent sur l’histoire sociale et culturelle de l’époque moderne et s’attachent, par une histoire écrite « au ras du sol » et à hauteur d’individu, à tenter de saisir les mutations des sensibilités.

Jandot
Paru le 24 août 2017
15,5 x 24, 352 pages
9791026705987
27 €

RÉMI MASSON Défendre le roi

RÉMI MASSON Défendre le roi

La maison militaire au XVIIe siècle

La Maison militaire du roi n’est qu’une simple garde personnelle du souverain et de la famille royale au début de l’époque moderne. Elle connaît toutefois une véritable impulsion à partir du règne de Louis XIII et devient le fer de lance de l’armée du roi de France au cours du XVIIe siècle. Elle ne s’organise cependant qu’avec le gouvernement personnel de Louis XIV. Grâce à des réformes profondes, le roi destine les corps de sa garde à devenir des troupes d’élite au combat. Ceux-ci doivent servir à la tête de son armée, tout en continuant à assurer la protection rapprochée du souverain. Employée sans relâche sur les champs de bataille, la Maison militaire du roi illustre ainsi la prise en main de l’appareil militaire par Louis XIV.

Biographie

Rémi Masson est docteur en histoire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ancien allocataire de recherche de l’IRSEM, il enseigne actuellement à l’institut Paul Ricœur de Louvres.
Il a participé à plusieurs ouvrages collectifs et a publié Les Mousquetaires ou la violence d’État (Vendémiaire, 2013).

Défendre le roi masson
Paru le 1er juin
15,5 x 24, 424 pages
ISBN 979-10-267-0530-7
28 €

JEAN-PIERRE BOIS L’abbé de Saint-Pierre

JEAN-PIERRE BOIS L’abbé de Saint-Pierre

Entre classicisme et Lumières

Connaissez-vous l’abbé de Saint-Pierre ?
En son temps, Charles-Irénée Castel (1658-1743) eut la réputation d’un utopiste, d’un doux rêveur. Pourtant, son œuvre majeure, son Projet de paix perpétuelle dont les deux premiers tomes parurent en 1713, le dernier en 1717, fonde l’idée européenne et préfigure l’Europe que nous connaissons aujourd’hui. Elle fut sauvée de l’oubli par Rousseau et par Kant.
Au-delà de ce traité fondateur, c’est l’ensemble de son œuvre, immense et méconnue, que ce livre réhabilite. Contemporain de Vauban, de Beauvillier, de Boisguilbert et de Fénelon, tous disparus à la fin du règne de Louis XIV, l’abbé de Saint-Pierre devint leur successeur naturel. Au cœur de la « crise de conscience européenne » qui marque les années 1680-1720, il incarne la transition intellectuelle entre le Grand Siècle et le siècle des Lumières : celle qui transforme les traités des réformateurs en ouvrages de philosophie politique et morale annonciatrice d’une idée révolutionnaire.
L’abbé de Saint-Pierre veut tout perfectionner. Bien avant l’Encyclopédie, l’œuvre phare du siècle des philosophes, il en aborde tous les thèmes : celui de la réforme de l’État et du gouvernement, celui de la réforme fiscale et sociale, celui du progrès économique et de l’unification juridique, celui de l’enseignement et de la morale, tous réunis par la volonté aussi féconde qu’obstinée d’assurer le bonheur du plus grand nombre. Avec un demi-siècle d’avance, les mots de patrie, de citoyen, de nation acquièrent leur force persuasive et démonstrative pour se placer au centre d’un effervescent débat qui sera le cœur de la pensée politique des années 1780, entre naissance, talent et richesse.

Biographie

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique, spécialiste d’histoire de la guerre et des relations internationales à l’époque moderne, professeur à l’Université de Nantes entre 1988 et 2007, Jean-Pierre Bois a publié plusieurs biographies sur Maurice de Saxe (Fayard, 1992), Bugeaud (Fayard, 1997), Dumouriez (Perrin, 2005) ou La Fayette (Perrin, 2015) ; des ouvrages portant sur des batailles : Fontenoy (Economica, 1996), La campagne de Louis-Philippe au Maroc (Economica, 2013); des ouvrages de théoriciens de l’Art de la guerre (Les Rêveries de Maurice de Saxe, les principaux Ecrits de Guibert) ; enfin de vastes synthèses sur l’Europe : L’Europe à l’époque moderne : origine, utopies et réalités de l’idée d’Europe (Armand Colin, 2002), et sur la Paix : La Paix, Histoire politique et militaire, 1435-1878 (Perrin, 2012).

Couv_Abbe_STP2017
Paru le 18 mai 2017
15,5 x 24 cm, 376 pages
ISBN 979-10-267-0511-6
27 €

PAUL VO-HA Rendre les armes

PAUL VO-HA Rendre les armes

Le sort des vaincus XVIe-XVIIe siècles

Ce livre remet en question deux visions des guerres de l’époque moderne, celle de conflits ultra violents qui caractériseraient le temps des guerres de religion, du XVIe siècle à  la première moitié du XVIIe siècle d’une part, et celle d’une guerre réglée et limitée en voie d’humanisation sous le règne de Louis XIV d’autre part. L’hypothétique amélioration du sort des vaincus à partir des guerres de Louis XIV tient une grande place dans cette perception erronée de guerres réglées et limitées  sous l’ancien régime, perçues comme « guerres en dentelles », représentations qui ouvrent la voie à toutes sortes de fantasmes sur la « guerre totale » qu’inventerait la Révolution française.  Il s’agit ici de déconstruire ces images, en montrant  que la culture de la reddition honorable est largement diffusée au XVIe siècle et que les infractions à cet horizon d’attente restent très nombreuses pendant le règne de Louis XIV.

Ainsi on s’intéresse d’abord aux rites de reddition, honorables ou humiliants pour les vaincus, avant de rationaliser cette culture de la reddition honorable, en la replaçant dans la perspective d’une guerre pensée comme économie des moyens à une époque où la notion d’intérêt émerge sous la plume des théoriciens de la raison d’Etat. Seule une conjonction d’intérêts, ceux des vaincus et des vainqueurs, permet le développement de la reddition honorable.

Revue de presse

Guerres et histoire — par F. El Hage, juin 2017

Biographie

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, agrégé d’histoire depuis 2008, Paul Vo-Ha a soutenu sa thèse à l’Université Lyon-II en 2015, sous la direction d’Hervé Drévillon et de Nicolas Le Roux.
Il est maître de conférence en histoire moderne à l'Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne.

Rendre les armes - Paul Vo-Ha 2017
Paru le 2 mars 2017
15,5 x 24 cm, 440 pages
ISBN 979-10-267-0496-6
28 €