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JEAN-RENÉ PRESNEAU Signes et institution des sourds : XVIIIe–XIXe siècle

JEAN-RENÉ PRESNEAU Signes et institution des sourds : XVIIIe–XIXe siècle

Les sourds, au XVIIIe siècle, menaient une vie semblable à celles des entendants-parlants de leur condition et la langue des signes qu’ils utilisaient ne semblait pas un obstacle insurmontable. Mais les érudits et les savants des Lumières voulant sortir les « muets » des « ténèbres » et les faire bénéficier des bienfaits de la civilisation favorisèrent l’institution des sourds, généralisant du même coup l’usage des signes manuels ou des « signes » méthodiques de l’abbé de l’Épée. Comment ces signes furent-ils accueillis par les sourds? Pour quelles raisons
les entendants-parlants imposèrent-ils au cours du XIXe siècle l’apprentissage de la langue française parlée comme unique critère du bien-être et de l’utilité sociale des « sourds-muets » ?

Singes et institutions des sourds (Jean-René Presneau – 1998)
Paru le 1er novembre 1998
15,8 x 21 cm, 208 pages
ISBN 2.87673.263.7
20 €

DANIEL PARROCHIA (dir.) François Dagognet, un nouvel encyclopédiste ?

DANIEL PARROCHIA (dir.) François Dagognet, un nouvel encyclopédiste ?

Le projet de l’«encyclopédie», porté au XVIIIe siècle par Diderot et d’Alembert, consiste à rassembler, classer et ordonner les connaissances, à les exposer clairement, en tirer les leçons philosophiques et permettre à tous de les retrouver, pour ainsi dire «quintessenciées». Tâche éminemment démocratique, l’organisation-diffusion des connaissances fut celle de la bibliothèque et des anciens systèmes philosophiques; elle devrait être aujourd’hui celle du «Web».
On s’interroge ici pour savoir comment François Dagognet, né à Langres en 1924, l’un des esprits les plus remarquables de notre temps, a pu, à son tour, croiser un tel projet, pour lequel il s’était lui-même particulièrement bien préparé : comme médecin, pharmacologue, savant en différentes sciences (chimie, cristallographie, sciences de la vie et de la terre…), théoricien et même défenseur de l’art contemporain, de la morale et du droit, éducateur et penseur politique également. Ce philosophe à l’œuvre considérable ne s’est pas seulement contenté d’être, modestement, ce qu’il prétend: une sorte de «chiffonnier» de la pensée, chinant ça et là, dans la grande brocante du monde, de quoi nourrir sa réflexion et la nôtre. En réalité, une organicité vivante et multiple, toujours en développement mais rationnellement articulée, se dégage de ses travaux, qu’un groupe formé de ses anciens étudiants, disciples et amis, étudie ici selon diverses perspectives.

Textes de Jean-Claude Beaune, Gérard Chazal, François Dagognet, Robert Damien, Robert Dumas, Christian Godin, Pascal Maire, Daniel Parrochia, Philippe Petit.

François Dagognet, un nouvel encyclopédiste ? (Daniel Parrochia (dir.) – 2011)
Paru le 24 février 2011
15,8 x 21 cm, 160 pages
ISBN 2.978.87673.537.8
17.30 €

DANIEL PARROCHIA (dir.) Penser les réseaux

DANIEL PARROCHIA (dir.) Penser les réseaux

Depuis plusieurs années maintenant, la notion de réseau connaît la faveur du grand publie et des médias: on veut voir des réseaux partout, on veut mettre des réseaux partout. Au-delà de la mode, des utopies, des rêves, il y a à cela plusieurs raisons valables.
De l’atome aux galaxies, en passant par le territoire, l’entreprise ou la culture, la réticulation s’est emparée des lieux et des êtres, tissant sans cesse de nouvelles extensions (Internet, téléphonie cellulaire…).
Hier encore, les mots et les choses se distribuaient dans des tableaux, des arbres. Le damier des champs reflétait le catalogue des substances. Un ordre immuable semblait partout régner, dans la nature comme dans la société, au sol ou dans les nomenclatures. On voyageait peu. Le roi, sa cour restaient à Versailles, le peuple en ses provinces, le philosophe dans son poêle.
Le développement industriel et celui des communications ont changé la face de la Terre. À la maille agricole, à l’organisation centralisée des villes et des villages s’est progressivement substitué un ensemble organique de liaisons denses, à la fois matérielles (routières, ferrées, fluviales…) et immatérielles (lumineuses, hertziennes… ) qui nous rendent proche l' »amour du lointain ».
À l’homme enfin devenu ce qu’il est, c’est-à-dire un « réseau pensant », il restait à « penser les réseaux ». Ce livre – et les travaux des chercheurs d’horizons différents qui le constituent – entendent servir un tel projet.

Textes de H. Bakis, J.-C. Beaune, A. Cauquelin, G. Chazal, F. Dagognet, R. Damien, D. Forest, A. Gras, P. Musso, B. Nicolescu, D. Parrochia, J. de Rosnay, C. Rozenblat, L. Sfez, B. Stiegler, F. Tinland, S. Vauclair.

Penser les réseaux (Daniel Parrocia (dir.) – 2001)
Paru le 24 mai 2001
15,8 x 21 cm, 272 pages
ISBN 2.87673.323.4
15.99 € / 24 €

DANIEL PARROCHIA Inventer le masculin

DANIEL PARROCHIA Inventer le masculin

Contrairement aux apparence, le présent livre ne relève pas de ce qu’on appelle outre-Atlantique les « gender studies », ou études de genre. Le problème du masculin comme celui de la différence sexuelle y est posé et traité philosophiquement, comme un problème métaphysique à part entière, non comme une question engageant seulement les sciences humaines (sociologie, linguistique, etc.) ou les rapports du biologique au cognitif.
C’est sur un plan spéculatif, encore plus qu’historique, que la question est abordée ici et qu’on montre comment naît et meurt le modèle standard (patriarcal, hétérosexuel…), comment néanmoins on peut s’élever de la biologie à la culture, sans que cette dernière se décalque forcément sur la première, comment, enfin, au-delà des lois de l’économie et de l’insistance d’un lourd invariant structural (les fonctions masculines traditionnelles au sein des sociétés indo-européennes), pourrait s’envisager une libération du masculin et une nouvelle métaphysique du couple – une autre masculinité.

Daniel Parrochia est professeur de logique et de philosophie des sciences à l’Université Jean-Moulin-Lyon-III.

Inventer le masculin (Daniel Parrochia – 2013)
Paru le 18 janvier 2013
15,8 x 21 cm, 288 pages
ISBN 978.2.87673.615.3
25 €

DANIEL PARROCHIA La forme des crises

DANIEL PARROCHIA La forme des crises

Logique et épistémologie

Malgré l’accroissement massif de nos connaissances, y compris dans les domaines de la sécurité et de la fiabilité des systèmes, nous continuons de vivre aujourd’hui dans un monde changeant, qui connaît le risque, la menace et l’aléa – l’intensification des communications, mais aussi celle du «bruit».
Au surplus, la complexité des sociétés technologiques avancées, le phénomène économique de la dernière «mondialisation», la situation internationale issue de la fin de la guerre froide et ses nombreux effets «pervers» (décomposition des blocs, multiplication des États, guerres périphériques…) nous amènent à devoir affronter désormais de façon assez régulière le surgissement de l’irrégulier, autrement dit, le phénomène des crises.
Cet ouvrage, qui en analyse différentes formes (mutations métaphysiques, crises psychologiques, sociales, économiques, stratégiques, défaillances technologiques ou ruptures scientifiques), essaie aussi d’en construire des modèles, à la fois qualitatifs et quantitatifs.
Il tente de relever ce nouveau défi posé à la rationalité, et qui la pousse à ses limites, sinon au paradoxe: repérer des «signaux faibles», prévoir l’imprévisible, gérer l’ingérable, maîtriser le chaos: en bref, construire – si c’est possible – une véritable «logique des crises».

Daniel Parrochia est professeur de logique et de philosophie des sciences à l’Université Jean-Moulin-Lyon-III.

Forme des crises (La) (Daniel Parrochia – 2008)
Paru le 29 mai 2008
15,8 x 21 cm, 352 pages
ISBN 978.2.87673.485.2
19.99 € / 29 €

DANIEL PARROCHIA Philosophie et musique contemporaine

DANIEL PARROCHIA Philosophie et musique contemporaine

ou le nouvel esprit musical

La musique, en tout cas la classique – nous ne le cachons pas –, est morte. Tout comme l’art – en tout cas l’art classique – est mort. Mais il y a plusieurs manières de mourir pour l’art – et donc pour la musique. L’une est de se voir progressivement substituer son propre négatif autodérisoire, dont la fonction (ludico-critique) est alors d’exhiber ce que nous ne voulons ni voir ni entendre. L’autre est de mourir à la mode hégélienne, celle qui consiste à se conserver tout en se dépassant, c’est-à-dire à se «sublimer».
Toutefois, une exception se fait jour. À côté des dérélictions faciles et de la sublimation diffuse et partout répandue qui fait de l’art d’aujourd’hui un «art à l’état gazeux», il est encore permis de trouver dans la musique, si l’on peut ainsi s’exprimer, un noyau solide : les œuvres majeures du xxe siècle – celles qui relèvent du «nouvel esprit musical» – pointent en direction d’une théorie axiomatique des espaces sonores, dont les chercheurs explorent des modèles possibles. L’existence de cette musique «nouménale» nous a semblé pouvoir inspirer une nouvelle philosophie.
Car, si l’art (classique) est mort, la philosophie (traditionnelle) ne peut pas vivre encore bien longtemps, sinon de cette vie de mort-vivant qui est celle de l’art (classique). Nous lui avons cherché un avenir plus heureux, qui la fît échapper à la pétrification muséale comme à la dégénérescence communicationnelle.
Mais dans une époque où, pour parler le langage du xixe siècle, la participation de l’activité de l’individu à l’«œuvre totale de l’esprit» s’est désormais réduite à rien ou presque, nous ne pouvons guère nous bercer d’illusions. La philosophie, aujourd’hui délocalisée (à l’image des entreprises multinationales et des produits esthétisés qu’elles fabriquent), est probablement déjà, elle aussi, à l’état gazeux. Nous avons tenté, très modestement, de refroidir si peu que ce soit cette transparente vapeur, d’amorcer, si possible, une légère recondensation.

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Philosophie et musique contemporaine
Le sommaire
SOMMAIRE
Introduction

1
Naissance et destruction d’un espace sonore

Les bases de l’espace musical européent:
Gamme, mode, échelle
De la fin des anciens modes à la naissance du système tonal
Des instruments à la voix
Naissance de la polyphonie vocale
Polyphonie instrumentale et révolution copernicienne
La tonalité, du classicisme au romantisme
La destruction de l’espace sonore européen

2
L’extension de la notion de musique

Schönberg et la naissance du dodécaphonisme
La révolution sérielle
Le sérialisme généralisé
L’électro-acoustque: étude des bruits et synthèse des sons

3
Langages musicaux: modèles formels et informels

La réflexion scientifique sur la musique
Quelques théories dissidentes
Réforme et extension du système tonal: Paul Hindemith
Sur quelques innovations de Henry Cowel: clusters, piano
frotté et œuvres ouvertes
Harry Partch: micro-tonalité, tonalité juste
et nouveaux instruments
Le système de Schillinger
Des musiciens contestataires (1):
Le recours au hasard empirique: de Cage à Stockhausen
Des musiciens contestataires (2):
Xénakis ou la maîtrise de l’aléatoire
Vers une axiomatisation de la musique:
la semi-formalisation de Pierre Boulez
Le complexe des hauteurs
Le complexe des durées
La dynamique et le timbre
La notion d’«espace sonore»
Vers une mathématisation de la musique

4
Musique et Nature

Nature et musique: Brève histoire
La notion de «paysage sonore»: de la musique à la géographie
Bruits naturels, signaux sonores, musiques
Bruits d’animaux (1): mammifères marins
Bruits d’animaux (2): animaux terrestres,
insectes, murmures des éléments
Bruits d’animaux (3): Les chants d’oiseaux
Réflexion générale sur le naturalisme en musique

5
Les philosophes classiques de la musique

Musique du monde et musique de la pensée de Platon à Kepler
De Descartes à Rousseau (ou de la fin de l’harmonie cosmique à la
gloire de la mélodie)
Le Neveu de Rameau:
Gloire des passions et triomphe du simulacre
La musique dans l’histoire ou les limites du hegelianisme
La représentation de ce qui est sans représentation
Une décadence de la musique?

6
Les philosophies de la musique contemporaine

Le cas Adorno
Musique, mythe et langage chez Lévi-Strauss
Hugues Dufourt: la musique dans l’histoire de la culture

7
Incidences philosophiques de la musique d’aujourd’hui

Naissance du modèle de la systématicité philosophique:
de la musique grecque aux philosophies classiques
L’architecture leibnizienne et la doctrine de l’harmonie préétablie
Évolution du modèle classique
Au-delà de la totalité
Variations sur l’idée d’un système ouvert
Musique non tonale et philosophie
Pour un dépassement formel des conditions
de la systématicité classique
Esquisse d’architectoniques non classiques
Le premier exemple
Le second exemple
Vers un «programme d’Erlangen» musical-philosophique
Discussion
Conclusion
Conclusion
Bibliographie

 

Philosophie et musique contemporaine (Daniel Parrochia – 2006)
Paru le 17 octobre 2006
15,8 x 21 cm, 304 pages
ISBN 978-2-87673-449-4
25 €

DANIEL PARROCHIA L’homme volant

DANIEL PARROCHIA L’homme volant

Philosophie de l'aéronautique et des techniques de navigation

L’aviation a un siècle, et le moins qu’on puisse dire est que la commémoration de l’événement s’est accompagnée jusqu’ici d’une certaine discrétion.
Le philosophe, éternel «rampant», est notamment resté muet.
Voler dans les airs, pourtant, n’est-ce pas l’une des victoires humaines les plus étonnantes?
Or pas un mot, pas un, pour célébrer l’inventeur des gouvernes, celui des aérofreins, le concepteur des tuyères thermopropulsives ou l’homme qui, le premier, franchit Mach 1.
Silence, également, sur les mystères de la navigation, l’organisation du trafic aérien, l’espace électromagnétique qui, pour notre plus grande sécurité, s’est progressivement superposé à l’espace réel. De ces réseaux de balises, de radiophares, de satellites, dont nous dépendons maintenant plus que jamais et qui préfigurent – harmonie post-établie – l’espace informationnel que nous habiterons demain, ne fallait-il pas, au moins, dire quelques mots?
C’est pour échapper au mutisme antitechnologique, autant qu’à l’aveuglement phobique qui l’accompagne, que nous avons écrit.
Délaissant le vol rêvé et les images de l’air, nous avons voulu entrer dans le monde réel de l’aéronautique, ses matières et ses moteurs, décrire la navigation, le pilotage, et jusqu’à la conception des avions modernes.
Nous prétendons tirer de là une philosophie de la technique. Et même, si possible, une philosophie tout court. Car la philosophie – la vraie – ne tombe pas du ciel. Elle ne résulte pas de l’inspiration shamanique de quelque supposé génie historico-mondial. Elle ne se déclame pas au café du commerce ou sur les médias, à grands renforts d’effets de manche. Elle se construit patiemment, au contact des mathématiques, des sciences de la nature et des techniques de l’ingénieur.

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L’homme volant:
Philosophie de l’aéronautique et des techniques de navigation
Le sommaire

Introduction 9

Première partie
NAISSANCE DE L’AVIATION

1
Les obstacles au vol 17

L’oiseau faussement incitateur? 18
Des obstacles épistémologiques en général 19
La double erreur aristotélicienne 20
L’obstacle de la mécanique classique 29
Le troisième obstacle au xixe siècle: ballons et dirigeables 36

2
Vers le vol réel 47

Les problèmes vus d’aujourd’hui 47
Les travaux sur le vol des oiseaux: impasses et succès 49
Les grands théoriciens: Cayley, Lilienthal, Chanute 58
Le vol artificiel réel: Les frères Wright 64
Les lois du vol 73
Réflexions finales sur la bionique
et les lois générales de l’aéronautique 77

3
L’invention de la terre 81

La «ligne» ou la nouvelle métaphysique de la mécanique 82
Piloter, exister 83
L’avion-organe et la nouvelle poiesis technicienne 87
Un nouvel instrument d’analyse 90
La «guerre» aérienne 93
Deuxième partie
les progrÈs techniques

4
MatiÈres et moteurs 97

Bois, toiles, vernis: à la recherche du temps perdu 97
L’évolution vers le métal 99
Fatigue des matériaux cellulaires et fiabilité 105
Sur quelques autres types de contraintes 108
Les progrès de la motorisation classique 110
Les principes des avions «à réaction» 115
Technologie du réacteur 119

5
Des lacs aux glaciers et du visible à l’invisible 126

1. L’hydraviation 126
Des débuts lents et difficiles 129
D’une guerre à l’autre 131
L’époque récente et les nouvelles missions des hydravions 136
2. La giraviation et le problème du décollage vertical 137
Brève histoire de l’hélicoptère 138
Théorie de l’hélicoptère 140
3. Planer: les ailes volantes 142

6
Vers Mach 1 149

1. De la dynamique des fluides à l’aérodynamique:
vers un rationalisme appliqué minimaliste 149
2. L’aérodynamique subsonique
(théorie des profils, théorie de l’aile, théorie des hélices) 154
3. Les dialectiques supersoniques 162
Troisième partie
NAVIGATION ET CIRCULATION
(De la navigation animale à la navigation humaine)

7
La navigation animale 177

Les principaux processus de navigation 177
Sur quelques solutions propres à la navigation animale 180
Les migrations d’oiseaux 183
Les ratés: dérives, erreurs de navigation,
égarements et empêchements divers 188
De la biologie à la philosophie 192

8
La navigation humaine 195

Le problème des longitudes 196
Navigation astronomique et droite des hauteurs 200
La navigation aérienne «à l’estime» 202
Les premiers systèmes de radionavigation 206
Le pilotage moderne: approches des aéroports
et atterrissage sans visibilité 211

9
De l’exploration à la surveillance
(lignes, circulations, espace) 213

Des premières routes aériennes aux débuts
de l’organisation et de la circulation 214
La bataille des lignes et des compagnies aériennes 217
Le problème de la saturation de l’espace aérien 221
L’organisation des aéroports
et le fonctionnement des tours de contrôle 225
De l’harmonie pré-établie à l’harmonie réalisée:
la coordination et ses aléas. Les problèmes de l’automatisation 230
L’aviation militaire et sportive:
le développement d’une nouvelle conscience de l’espace 234
Conclusion: pour une philosophie néoleibnizienne du trafic 238
Quatrième partie
L’AÉRONAUTIQUE ET SES ENSEIGNEMENTS PHILOSOPHIQUES

10
De la conception technologique en général 245

Technologie et nature: la fin d’une opposition? 246
La conception humaine 253
Esquisse d’une préhistoire de la conception 255
Les méthodologies implicites 258
La difficulté de saisir des constantes 262
Du travail en miettes
à la conception d’objets techniques intégrés 270

11
La pensée aéronautique, méthodes et objets 272

Le cadre politique général 273
Les grands projets aéronautiques civils de l’après-guerre 275
Les grands projets aéronautiques militaires 283
Comparaison entre la conception
dans les secteurs aéronautique et spatial 293

12
Vers un destin cosmique de l’humanité? 297

Les déplacements atmosphériques rapides
(la magnétohydrodynamique) 298
Les déplacements dans l’espace lointain 302
L’hypothèse des voyages dans le temps
et la maîtrise de la courbure spatio-temporelle de l’Univers 305

Conclusion
AU-DELÀ DE SAINT-EXUPÉRY 307

Bibliographie 311

Homme volant (L') (Daniel Parrochia – 2003)
Paru le 18 février 2003
15,8 x 21 cm, 328 pages
ISBN 2.87673.367.6
24 €

DANIEL PARROCHIA Météores : essai sur le ciel et la cité

DANIEL PARROCHIA Météores : essai sur le ciel et la cité

Autrefois les nuages craquaient comme des sacs (Anaximandre). On poétisait sur le soleil (Héraclite), on moralisait les vents et les courants (Épicure, Sénèque). On confondait tout: comètes, étoiles filantes, tremblements de terre… Et les météores étaient en nous, autant qu’hors de nous. Mais — triomphe du mécanisme – on découvrit bientôt la fabrique de l’arc-en-ciel (Descartes), l’équilibre des pressions (Torricelli, Pascal), la pompe à vide, et avec eux les instruments classiques (baromètre, thermomètre, hygromètre, anémomètre…). Alors on classe, on tabule, on multiplie les relevés (Borda, Lavoisier). Encore un peu et l’on préviendra les tempêtes (Le Verrier), on pourra choisir les traversées (Maury). Et voici les premières théories de la circulation de l’atmosphère, l’explication des cyclones et des anticyclones. La Terre, de l’équateur aux pôles : immense machine thermodynamique. Enfin viendra l’informatique et ses programmes, la prévision mais aussi ses limites, l' »effet papillon » (Lorentz). Éternuez, dix mille morts. Vous êtes pris d’un léger doute? D’un vertige? Ce livre, qui retrace une histoire millénaire et riche en images (de l’âme du monde à l’hypothèse Gaïa), montre que la météorologie, merveilleuse interdiscipline, devrait concerner tout le monde: le spécialiste des sciences humaines comme l’homme politique, le familier du ciel comme l’ami de la cité.

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Météores:
essai sur le ciel et la cité
Le sommaire

INTRODUCTION
Du cosmos régulier à l’univers apériodique — Importance économique de la météorologie — Maîtrise du complexe et savoir transfrontière — Le ciel apprivoisé — La météorologie et la paix.

Première partie
LES ANCIENNES PROJECTIONS

1. L’astrométéorologie des grecs
Origine de la météorologie — Feu, foudre et exhalaisons — Théorie des correspondances — Les homomorphies platoniciennes.

2. Constitution d’un champ d’objets
Génération et corruption instantanées: la place des Météorologiques dans l’ensemble des traités aristotéliciens — Le plan du traité — L’hypothèse générale d’Aristote: les éléments — L’exhalaison humide — Sur quelques météores remarquables — De la météorologie à la politique: une pensée cyclique.

3. Morales météorologiques
Une rationalité combinatoire — D’une mécanique des fluides avant la lettre — Le sens de la météorologie chez Lucrèce — La doctrine stoïcienne de la Terre conçue comme un être vivant: Sénèque et Pline l’Ancien.

Deuxième partie
PHILOSOPHES ET MÉTÉORES

4. L’horloge à neiges
De la mathesis aux Météores — La théorie cartésienne des météores — Réflexions finales sur Les Météores de Descartes.

5. Métaphysique du baromètre
Le développement de l’instrumentation scientifique — Pascal et la théorie du vide — Pneumatique et politique.

6. Météorologies imaginaires
L’idéologie de l’équilibre ou la «police de la nature» — Buffon et le problème du refroidissement de la planète — La démocratie rauchienne — De la théorie des climats à la météorologie agricole — Politique et climatologie — L’esprit des météores — Météorisation du mal — L’individualité romantique et les météores.

Troisième partie
NAISSANCE DE LA MÉTÉOROLOGIE SCIENTIFIQUE

7. Synopsis et classifications
Réseaux et mise en cartes de l’espace météorologique — Deux hommes remarquables: Le Verrier (France) et Maury (Etats-Unis) — Réforme et systématisation du savoir météorologique: la classification des nuages — La classification générale des météores.

8. Théories de la circulation atmosphérique
Des premiers ballons — Les différentes strates de l’atmosphère — Vers une théorie de la circulation atmosphérique — Le travail de Hadley — Modifications et améliorations — Les théories de Ferrel et Thomson — Vers la météorologie mathématisée — La signification des cyclones et la physique de la turbulence

9. Turbulence et informatique
La notion de système dynamique — Les travaux de Lorenz sur la circulation générale de l’atmosphère — Les réponses informatiques: les modèles existants.

Quatrième partie
LES MÉTÉORES COMME MODÈLES

10. Une machine thermodynamique et électromagnétique
Physique des orages — Précipitations et phénomènes électriques — Tornades et trombes — Aurores polaires et télévision naturelle.

11. Politique ou géo-science? l’hypothÈse «gaÏa»
La tradition stoïcienne et romantique — L’hypothèse «Gaïa» — Une nouvelle conception des météores et de la présence humaine? — Du géosoma à la géopsyché.

12. Interscience
Orages cérébraux — Hautes et basses pressions psychologiques — De la physique à la politique — Contrôle des systèmes évolutifs et maîtrise de la «furtivité».

Conclusion
ROUGE NOOSPHÈRE

Bibliographie

Météores (Daniel Parrochia – 1997)
Paru en 1997
15,8 x 21 cm, 256 pages
ISBN 2.87673.238.6
23.50 €

DANIEL PARROCHIA Mathématiques & existence

DANIEL PARROCHIA Mathématiques & existence

Ordres fragments, empiètements
Préface de François Dagognet

Les mathématiques peuvent-elles s’appliquer avec succès en philosophie et dans les sciences humaines ? Sont-elles, au contraire, réservées au physicien ? Ce texte suggère que la véritable puissance de la discipline est à chercher dans son pouvoir d’exprimer la cohérence du monde, grâce à des modèles qui résument les situations et en expriment l’essence. En ce sens, les mathématiques intéressent le philosophe, comme outil systématique. Le mathématicien trouvera quant à lui réunies ici un ensemble d’informations inédites sur l’origine philosophique des structures qu’il utilise quotidiennement.

Mathématiques & existence (Daniel Parrochia – 1991)
Paru en 1991
15,8 x 21 cm, 256 pages
ISBN 2.87673.125.8
15.99 € / 23.50 €

JOHN VON NEUMANN Théorie générale et logique des automates

JOHN VON NEUMANN Théorie générale et logique des automates

Traduit de l'américain par Jean-Paul Auffand
Précédé de «La pensée et les machines : le mécanisme algorithmique de John von Neumann» par Gérard Chazal

Mathématicien de génie, von Neumann est aussi un des pères fondateurs de l’informatique, en ayant jeté les bases théoriques et étant à l’origine de la construction du premier ordinateur. Il comprend dès 1950 qu’une comparaison entre l’homme et la machine peut être fructueuse et il défend l’idée de réseaux de neurones formels, c’est-à-dire de machines conçues sur le modèle de notre cerveau, trente ans avant que de telles réalisations viennent sur le devant de la scène internationale. Par là même il fonde les bases de ce qui deviendra la théorie des automates et les expose dans ce texte de 1948 qui, moment de l’histoire de la pensée scientifique et technique, étonne par son caractère prémonitoire en ce qui concerne le développement de l’informatique dans le demi-siècle qui va suivre.

Théorie générale et logique des automates (John Von Neumann – 1996)
Paru en 1996
15,8 x 21 cm, 112 pages
ISBN 2.87673.232.7
11.99 € /16 €