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Magasin du XIXe siècle (Le) – n° 9 – L’universel cabotinage

Magasin du XIXe siècle (Le) – n° 9 – L’universel cabotinage

SOMMAIRE DU NUMERO 9

Leur XIXe siècle
Complicités poétiques d’Ernest Pignon-Ernest et André Velter, propos recueillis par Mathilde Labbé et Anne Reverseau

 Dossier : L’Universel cabotinage
José-Luis Diaz et Jean-Claude Yon : Introduction
Olivier Bara : « Le Peuple au théâtre et ses représentations »
Éléonore Reverzy : « Cabotinisme : le Second Empire jugé par les Goncourt »
Jean-Didier Wagneur  : « Parades médiatiques »
Valérie Stiénon : « L’éditeur en spectacle : la vitrine de la maison Aubert »
Valentina Ponzetto : « « Tous les comédiens ne sont pas au théâtre » : microsociologie des proverbes de Théodore Leclercq »
Florence Fix : « Le soldat fanfaron fin de siècle : cabotinage en temps de paix »
Laurent Bihl : « Horions : spectacularisation de l’algarade publique dans la rue parisienne croquée par les satiristes »
Julien Schuh : Les « M’as-tu-lu » fin-de-siècle
François Kerlouégan : « Manières et mise en scène de soi dans les manuels de savoir-vivre du XIXe »
Corinne Legoy : L’incognito et l’exhibition. Le grand spectacle des bals masqués au XIX e siècle.
Martine Lavaud : « Photogénie du cabotinage : le cas Pierre Loti ».
Sylvain Nicolle : Cabotins de la politique
Antony Glinoer : Le cabotinage des cénacles et des salons
Marie-Ange Fougère : « La blague entre en scène »

 Le XIXe siècle s’affiche
Mathilde Labbé : Introduction

Le XIXe siècle à l’avant-garde
Magali Le Mens : Passé contemporain. A l’origine du Mamco

Le XIXe siècle en expositions, textes réunis par Aude Jeannerod et Mathilde Labbé
Axel Hohnsbein : L’anticipation vers l’infini et au-delà
Jean-Didier Wagneur et Julien Schuh : La caricature
Hélène Valance : Autour du Modèle noir au musée d’Orsay
Sébastien Baudoin : Actualité romantique
Marie-Clémence Régnier : Rénovations des maisons de Victor Hugo
Grégoire Franconie : Représentations de Napoléon
Augustin Jomier : Algérie : de la colonisation à l’indépendance

Le XIXe siècle commémoré, textes réunis par Aude Jeannerod et Mathilde Labbé
Claire Maingon : « L’Année du tigre»
Fleur Hopkins : Frankenstein
Cécile Reynaud : l’année Berlioz

Le XIXe siècle à l’écran, textes réunis par Mathilde Labbé
Magalie Myoupo et Yohan Ringuedé : « De Paris à la banquise : deux enquêtes au féminin »
Marine Le Bail : « Edmond »
Hermeline Pernoud : Blanche comme neige

Le XIXe siècle à la scène, textes réunis par Maurizio Melai
Maurizio Melai : « La Dame aux Camélias »
Julie Lépy : « Les trois mousquetaires »
Sophie Gaillard : « The way she dies »
Sophie Mentzel : « Lucrèce Borgia, d’un sexe l’autre »

Le XIXe siècle en musique, textes réunis par Marie Gaboriaud
Damien Dauge : Le Comte Ory de Rossini à l’Opéra de Rouen
Stéphane Lelièvre : Barkouf à l’Opéra national du Rhin
François Vanoosthuyse : Simon Boccanegra (1857) à l’Opéra Bastille (2018)

Le XIXe siècle en littérature, textes réunis par Claire Barel-Moisan
Maxime Prévost : Melmoth, et The Essex serpent de Sarah Perry.
Agnese Silvestri : Dans ce jardin qu’on aimait, de Pascal Quignard.
James Illingworth : titre à confirmer

Le XIXe siècle intime
Brigitte Diaz, Présentation « Cabotinages vus de l’intime »
Nathalie Coutelet « Faire de sa vie une œuvre d’art : réel et fiction dans les mémoires de grandes courtisanes »
Emmanuelle Delâtre « Cancans de l’Opéra : la vie secrète des danseuses »
Florence Naugrette, Yvan Leclerc « Le journal inédit de Gertrude Tennant, Recollections of bygone times for my grandchildren, including slight reminiscences of Victor Hugo. »
Anne Penesco « Sarah Bernhardt et la théâtralisation de l’intime »
Agathe Sanjuan « Autour de Talma » (titre à préciser)
Sophie Vanden Abeele «  » Dites-moi lequel s’aime le plus et déteste plus ce qui n’est pas lui-même « . Chateaubriand, Lamartine et Vigny à l’épreuve du cabotinage dans l’écriture de soi »

L’esprit des lieux : Cafés parisiens
Sébastien Baudoin : Le café Tortoni
Brice Ameille : les cafés des impressionnistes

novembre 2019
20 x 25, 308 pages
ISBN 979-10-267-0867-4
25 €

VIOLETTE POUILLARD Histoire des zoos par les animaux

VIOLETTE POUILLARD Histoire des zoos par les animaux

Contrôle, conservation, impérialisme

Ce livre est une histoire du jardin zoologique à travers celle de la ménagerie du Jardin des Plantes de Paris, des zoos de Londres et d’Anvers, de leur fondation à nos jours. Ecrite du côté des animaux, sans perdre des yeux les humains qui font et défont l’institution, il dit le poids de l’emprise dans les cages et au-delà, puisque le zoo dessine des réseaux tentaculaires de capture, puis, à partir du XXe siècle, une main-mise conservationniste, enfermant les animaux de partout au nom de leur protection. Depuis le zoo-microcosme, l’ouvrage dessine ainsi l’histoire d’institutions puissantes — zoos, organisations élitaires de protection animale et de conservation de la faune — qui contraignent ceux qu’elles disent protéger, mais aussi celle d’animaux et d’humains qui, au sein du carcan et face à lui, résistent et luttent ensemble pour ouvrir d’autres possibles.

Violette Pouillard, docteure en histoire (Université libre de Bruxelles-Université Jean Moulin-Lyon 3) puis postdoctorante à l’Université d’Oxford (Wiener-Anspach postdoctoral fellowship), est actuellement assistante à l’Université de Gand, où elle poursuit ses recherches sur les dynamiques de pouvoir associant humains et non humains, tout en donnant cours d’histoire de l’environnement.

Zoos
Novembre 2019
15,5 x 24 cm,
ISBN 979-10-267-0862-9
25 €

VIRGILE CIREFICE, GRÉGOIRE LE QUANG, CHARLES RIONDET (DIR.) La part de l’ombre

VIRGILE CIREFICE, GRÉGOIRE LE QUANG, CHARLES RIONDET (DIR.) La part de l’ombre

Histoire de la clandestinité politique au XXe siècle
Préface de Donatella Della Porta

L’histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d’ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu’une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ?
Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l’affirmative, en retraçant la trajectoire d’un groupe politique, d’un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l’illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d’en brosser une histoire incarnée, une histoire de l’intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement.
Il s’agit là d’une conviction partagée par les auteurs : la compréhension de la clandestinité en politique se doit d’articuler, d’une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l’expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d’autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l’extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux.
À travers l’exploration de la clandestinité comme modalité d’action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d’ordinaire trop peu – anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux – en montrant l’existence de problématiques communes malgré les différents contextes, mais ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.

Virgile Cirefice est ancien élève de l’ENS de Lyon, agrégé et docteur en histoire (Université Paris 8 – Université de Bologne). ATER à l’Université Lyon 3 et chercheur associé à l’IHTP, ses recherches portent sur l’histoire culturelle du politique, sur le socialisme français et italien et sur la sortie de guerre dans les deux pays.
Grégoire Le Quang est docteur en histoire contemporaine. Actuellement ATER à l’ENS, il poursuit ses recherches sur la thématique des violences politiques et des terrorismes en Italie, de leur impact dans la société et de leur mémoire.
Charles Riondet est docteur en Histoire et ingénieur de recherches au sein de l’équipe ALMAnaCH (Inria-EPHE). Ses recherches portent sur la Résistance et la Libération en région parisienne et les écrits personnels en temps de guerre.

Virgile Crirefice
Novembre 2019
15,5 x 24, 320 pages
ISBN 979-10-267-0832-2
25 €