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ANNE SERRE Grande tiqueté

ANNE SERRE Grande tiqueté

La caractéristique de ce conte de moins de cent pages au ton facétieux et guilleret, c’est d’être écrit dans une langue inventée par l’auteur qui s’en explique dans une préface et une postface. Mais si les mots sont déformés ou créés, la syntaxe, le rythme et le ton du conte subsistent. Le lecteur peut ainsi suivre et comprendre l’histoire : trois vagabonds (« Tom, Elem et moi ») se promènent sur la lande, où ils rencontrent divers personnages qui se joignent à eux et avec qui ils nouent d’intenses relations amoureuses, érotiques, filiales, ou fraternelles : la Vierge, le marin de Poinsec, la mère de Tom, Alistair le pendu. Cette création d’une langue peut évoquer celle d’aînés fameux. Grande Tiqueté sera dit sur scène par l’auteur.

 

 Rencontres/lectures

30 janvier 2020, 19 h : Librairie Le-Monte-en-l’air 71 rue de Ménilmontant, Paris 20e. 

Le Matricule des Anges par Eric Dussert janvier 2020

Télérama par Fabienne Pascaud le 15 Janvier 2020

Le Figaro par Bruno Corty le 19 décembre 2019

Livres Hebdo par Véronique Rossignol

Le Monde par Camille Laurens

Janvier 2020
14 x 22 cm, 96 pages
ISBN 979-10-267-0878-0
16 €

YANN RODIER Les raisons de la haine

YANN RODIER Les raisons de la haine

Histoire d'une passion dans la France du premier XVIIe siècle (1610-1659)

Diagnostiquer, décrypter et domestiquer les passions de l’âme : telle est l’obsession des médecins, des lettrés, des théologiens, des ambassadeurs, des hommes d’Église et d’État du premier XVIIe siècle (1610-1659). La hantise d’une reprise des guerres civiles, après un demi-siècle de déchirements, explique la naissance d’une science et d’une anthropologie nouvelles des passions.
Dans ce contexte d’après-guerre, un véritable langage des passions se développe dans ce premier XVIIe siècle pour penser et panser la violence. La haine est identifiée comme l’origine de la violence fratricide dans la cité. De la régence de Marie de Médicis aux ministériats cardinaux de Richelieu puis de Mazarin, une science politique des passions justifie un nouvel art de gouverner, celui d’un Prince de raison capable de canaliser les passions populaires.
Une passion d’État s’affirme également à travers les régimes émotionnels impulsés par les campagnes de presse contre les étrangers – Italiens, Anglais, Turcs ou Espagnols – assimilés à des ennemis d’État. Capables de générer une émotion voire une haine publique, telle la xénophobie, les médias constituent un nouvel outil politique, redoutable et redouté. La question du contrôle de l’émotion publique, plus que de l’opinion publique, occupe de fait une place de plus en plus stratégique dans l’État moderne.
Les Raisons de la haine examinent les sciences mécaniques et politiques des passions, leur usage, leur instrumentalisation et leur domestication. Tout l’enjeu est d’éclairer les rouages de cette fabrique publique de la haine et de cette communauté émotionnelle de l’odieux dans la société du xviie siècle. Une invitation, finalement, à regarder autrement l’emprise et l’empire des passions dans notre représentation souvent déformée et stéréotypée de l’autre.

Agrégé et docteur en histoire, Yann Rodier est Assistant Professor et directeur du département d’histoire à l’Université Sorbonne Abu Dhabi. Ses recherches portent sur l’histoire des sciences des passions, l’histoire des émotions, l’histoire des stéréotypes et des préjugés contre les étrangers.

ILS EN ONT BAVÉ
Le Canard enchaîné le 16 Janvier 2020 par Frédéric Pagès

LA BILE FRANÇAISE
Le Monde 2 janvier 2020 par Florent Georgesco

Couv LEs raisons de la haine
Janvier 2020
15,5 x 24 cm, 496 pages
ISBN 979-10-267-0847-6
30 €

Magasin du XIXe siècle (Le) – n° 9 – L’universel cabotinage

Magasin du XIXe siècle (Le) – n° 9 – L’universel cabotinage

SOMMAIRE DU NUMERO 9

Leur XIXe siècle
Complicités poétiques d’Ernest Pignon-Ernest et André Velter, propos recueillis par Mathilde Labbé et Anne Reverseau

 Dossier : L’Universel cabotinage
José-Luis Diaz et Jean-Claude Yon : Introduction
Olivier Bara : « Le Peuple au théâtre et ses représentations »
Éléonore Reverzy : « Cabotinisme : le Second Empire jugé par les Goncourt »
Jean-Didier Wagneur  : « Parades médiatiques »
Valérie Stiénon : « L’éditeur en spectacle : la vitrine de la maison Aubert »
Valentina Ponzetto : « « Tous les comédiens ne sont pas au théâtre » : microsociologie des proverbes de Théodore Leclercq »
Florence Fix : « Le soldat fanfaron fin de siècle : cabotinage en temps de paix »
Laurent Bihl : « Horions : spectacularisation de l’algarade publique dans la rue parisienne croquée par les satiristes »
Julien Schuh : Les « M’as-tu-lu » fin-de-siècle
François Kerlouégan : « Manières et mise en scène de soi dans les manuels de savoir-vivre du XIXe »
Corinne Legoy : L’incognito et l’exhibition. Le grand spectacle des bals masqués au XIX e siècle.
Martine Lavaud : « Photogénie du cabotinage : le cas Pierre Loti ».
Sylvain Nicolle : Cabotins de la politique
Antony Glinoer : Le cabotinage des cénacles et des salons
Marie-Ange Fougère : « La blague entre en scène »

 Le XIXe siècle s’affiche
Mathilde Labbé : Introduction

Le XIXe siècle à l’avant-garde
Magali Le Mens : Passé contemporain. A l’origine du Mamco

Le XIXe siècle en expositions, textes réunis par Aude Jeannerod et Mathilde Labbé
Axel Hohnsbein : L’anticipation vers l’infini et au-delà
Jean-Didier Wagneur et Julien Schuh : La caricature
Hélène Valance : Autour du Modèle noir au musée d’Orsay
Sébastien Baudoin : Actualité romantique
Marie-Clémence Régnier : Rénovations des maisons de Victor Hugo
Grégoire Franconie : Représentations de Napoléon
Augustin Jomier : Algérie : de la colonisation à l’indépendance

Le XIXe siècle commémoré, textes réunis par Aude Jeannerod et Mathilde Labbé
Claire Maingon : « L’Année du tigre»
Fleur Hopkins : Frankenstein
Cécile Reynaud : l’année Berlioz

Le XIXe siècle à l’écran, textes réunis par Mathilde Labbé
Magalie Myoupo et Yohan Ringuedé : « De Paris à la banquise : deux enquêtes au féminin »
Marine Le Bail : « Edmond »
Hermeline Pernoud : Blanche comme neige

Le XIXe siècle à la scène, textes réunis par Maurizio Melai
Maurizio Melai : « La Dame aux Camélias »
Julie Lépy : « Les trois mousquetaires »
Sophie Gaillard : « The way she dies »
Sophie Mentzel : « Lucrèce Borgia, d’un sexe l’autre »

Le XIXe siècle en musique, textes réunis par Marie Gaboriaud
Damien Dauge : Le Comte Ory de Rossini à l’Opéra de Rouen
Stéphane Lelièvre : Barkouf à l’Opéra national du Rhin
François Vanoosthuyse : Simon Boccanegra (1857) à l’Opéra Bastille (2018)

Le XIXe siècle en littérature, textes réunis par Claire Barel-Moisan
Maxime Prévost : Melmoth, et The Essex serpent de Sarah Perry.
Agnese Silvestri : Dans ce jardin qu’on aimait, de Pascal Quignard.
James Illingworth : titre à confirmer

Le XIXe siècle intime
Brigitte Diaz, Présentation « Cabotinages vus de l’intime »
Nathalie Coutelet « Faire de sa vie une œuvre d’art : réel et fiction dans les mémoires de grandes courtisanes »
Emmanuelle Delâtre « Cancans de l’Opéra : la vie secrète des danseuses »
Florence Naugrette, Yvan Leclerc « Le journal inédit de Gertrude Tennant, Recollections of bygone times for my grandchildren, including slight reminiscences of Victor Hugo. »
Anne Penesco « Sarah Bernhardt et la théâtralisation de l’intime »
Agathe Sanjuan « Autour de Talma » (titre à préciser)
Sophie Vanden Abeele «  » Dites-moi lequel s’aime le plus et déteste plus ce qui n’est pas lui-même « . Chateaubriand, Lamartine et Vigny à l’épreuve du cabotinage dans l’écriture de soi »

L’esprit des lieux : Cafés parisiens
Sébastien Baudoin : Le café Tortoni
Brice Ameille : les cafés des impressionnistes

novembre 2019
20 x 25, 308 pages
ISBN 979-10-267-0867-4
25 €

VIOLETTE POUILLARD Histoire des zoos par les animaux

VIOLETTE POUILLARD Histoire des zoos par les animaux

Contrôle, conservation, impérialisme

Ce livre est une histoire du jardin zoologique à travers celle de la ménagerie du Jardin des Plantes de Paris, des zoos de Londres et d’Anvers, de leur fondation à nos jours. Ecrite du côté des animaux, sans perdre des yeux les humains qui font et défont l’institution, il dit le poids de l’emprise dans les cages et au-delà, puisque le zoo dessine des réseaux tentaculaires de capture, puis, à partir du XXe siècle, une main-mise conservationniste, enfermant les animaux de partout au nom de leur protection. Depuis le zoo-microcosme, l’ouvrage dessine ainsi l’histoire d’institutions puissantes — zoos, organisations élitaires de protection animale et de conservation de la faune — qui contraignent ceux qu’elles disent protéger, mais aussi celle d’animaux et d’humains qui, au sein du carcan et face à lui, résistent et luttent ensemble pour ouvrir d’autres possibles.

Violette Pouillard, docteure en histoire (Université libre de Bruxelles-Université Jean Moulin-Lyon 3) puis postdoctorante à l’Université d’Oxford (Wiener-Anspach postdoctoral fellowship), est actuellement assistante à l’Université de Gand, où elle poursuit ses recherches sur les dynamiques de pouvoir associant humains et non humains, tout en donnant cours d’histoire de l’environnement.

Zoos
Novembre 2019
15,5 x 24 cm,
ISBN 979-10-267-0862-9
29 €

VIRGILE CIREFICE, GRÉGOIRE LE QUANG, CHARLES RIONDET (DIR.) La part de l’ombre

VIRGILE CIREFICE, GRÉGOIRE LE QUANG, CHARLES RIONDET (DIR.) La part de l’ombre

Histoire de la clandestinité politique au XXe siècle
Préface de Donatella Della Porta

L’histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d’ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu’une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ?
Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l’affirmative, en retraçant la trajectoire d’un groupe politique, d’un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l’illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d’en brosser une histoire incarnée, une histoire de l’intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement.
Il s’agit là d’une conviction partagée par les auteurs : la compréhension de la clandestinité en politique se doit d’articuler, d’une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l’expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d’autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l’extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux.
À travers l’exploration de la clandestinité comme modalité d’action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d’ordinaire trop peu – anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux – en montrant l’existence de problématiques communes malgré les différents contextes, mais ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.

Virgile Cirefice est ancien élève de l’ENS de Lyon, agrégé et docteur en histoire (Université Paris 8 – Université de Bologne). ATER à l’Université Lyon 3 et chercheur associé à l’IHTP, ses recherches portent sur l’histoire culturelle du politique, sur le socialisme français et italien et sur la sortie de guerre dans les deux pays.
Grégoire Le Quang est docteur en histoire contemporaine. Actuellement ATER à l’ENS, il poursuit ses recherches sur la thématique des violences politiques et des terrorismes en Italie, de leur impact dans la société et de leur mémoire.
Charles Riondet est docteur en Histoire et ingénieur de recherches au sein de l’équipe ALMAnaCH (Inria-EPHE). Ses recherches portent sur la Résistance et la Libération en région parisienne et les écrits personnels en temps de guerre.

Virgile Crirefice
Novembre 2019
15,5 x 24, 320 pages
ISBN 979-10-267-0832-2
27 €

SÉVERIN DUC La guerre de Milan

SÉVERIN DUC La guerre de Milan

Conquérir, gouverner, résister dans l'Europe de la Renaissance
Préface de Denis Crouzet

Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d’un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre qui s’ensuivit fut destructrice et indécise, c’est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d’une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l’Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.

 

«…ce serait une illusion de croire que la vaste fresque peinte touche après touche par Séverin Duc ne concerne que ce qui serait une séquence marginale et secondaire de l’histoire de l’Italie … ce qui advient en Milanais dans un paroxysme de violences et dans une révolution de la domination politique est historiquement capital. Ne sont concernés dans ce tournant géopolitique pas seulement l’Italie du Nord et la Lombardie, pas seulement le roi de France et l’Empereur. Ce qui se joue au terme d’une quinzaine d’années sur l’incident en apparence dérisoire d’un cri, « Italia Italia », et d’un assassinat, serait une part du devenir, désormais en gestation pour un temps long, de l’Europe moderne. » (Denis Crouzet)

Séverin Duc, agrégé et docteur en Histoire, est membre de l’École française de Rome et chercheur associé au Centre Roland Mousnier. Il obtenu, pour la thèse dont ce livre est issu, le prix Aguirre-Basualdo de la Chancellerie des Universités de Paris. Actuellement, il s’intéresse à l’histoire sociale et familiale des pouvoirs en France et en Italie.

Couv Séverin Duc
Octobre 2019
15,5 x 24, 360 pages dont un cahier de 8 pages d'illustrations en couleur
ISBN 979-10-267-0842-1,
27 €

ARTHUR BERNARD Aux captifs, aux vaincus

ARTHUR BERNARD Aux captifs, aux vaincus

«On arrive à Paris à vingt ans, sans penser qu’un jour, plus d’un demi-siècle après, on devra rendre le bonjour et adresser ses adieux. Nous y sommes, enfin le narrateur, lui y est. Il a fait son temps. Sous l’horloge sinistre de la Gare de Lyon, qui lui donna l’heure, les heures de la Ville, pour toujours et dès la première fois, reconnaissant tout ce qu’il voyait sans jamais avoir rien vu avant, grâce aux livres, aux films, leurs correspondances avec la réalité. Maintenant, il convient de saluer cet Hier, sans même avoir à le quitter. Celui qui narre aura vécu, regardé autant que lu, cohabité avec les mots, les images, les photographies, les films, dehors comme dedans, jour et nuit, à la Bibliothèque ou dans les salles obscures. C’est terminé. Clap de fin.»

Aux captifs, aux vaincus! dans le Matricule des anges par Anthony Dufraisse janvier 2020

Arthur Bernard a publié sous différents noms des romans, et des ouvrages historiques et sociologiques (en particulier sur Paris). Champ Vallon a publié nombre d’entre eux.

Octobre 2019
12 x 19 cm, 256 pages

19,50 €

RAFE BLAUFARB L’invention de la propriété privée

RAFE BLAUFARB L’invention de la propriété privée

Une autre histoire de la Révolution
Traduit de l'anglais (USA) par Christophe Jaquet

Que signifie posséder quelque chose ? Quelles sortes de choses peuvent être possédées ?  Comment renonce-t-on à sa propriété ? Quelles sont les frontières entre propriété privée et propriété publique ?
En l’espace de dix ans, la Révolution française s’est efforcée de répondre à toutes ces questions. Comme Rafe Blaubarb le montre dans ce livre ambitieux, elle a refondé le système de propriété existant jusqu’en 1789, avec deux grands objectifs : chasser la puissance publique de la sphère de la propriété et sortir la propriété de celle de la souveraineté. Les révolutionnaires les ont réalisés en abolissant les formes privatives de pouvoir, comme la juridiction seigneuriale et l’office public vénal, et en démantelant le domaine de la Couronne, faisant ainsi de l’Etat une pure souveraineté.
Ce fut une grande démarcation, c’est-à-dire une distinction radicale entre la propriété et le pouvoir, d’où découla la distinction fondamentale entre le politique et le social, l’Etat et la société, la souveraineté et la propriété, le public et le privé. Le processus détruisit le fondement conceptuel de l’Ancien Régime, posa les fondations du nouvel ordre constitutionnel de la France, cristallisa toutes les manières de penser l’Etat et la société modernes et créa une nouvelle réalité juridique et institutionnelle. La Grande Démarcation montre dans quelle mesure la transformation révolutionnaire de la propriété d’Ancien Régime contribua à inaugurer la modernité politique.

La propriété privée est née en 1789
L'OBS par Antoine Lilti

Rafe Blaufarb est professeur d’histoire française à la Florida State University, où il dirige l’Institut sur Napoléon et la Révolution Française.

Couv L'invention de la propriété privée
Septembre 2019
14 x 22 cm, 352 pages
ISBN 979-10-267-0837-7
27 €

MARTINE BOYER-WEINMANN, DENIS REYNAUD Vestiaire de la littérature

MARTINE BOYER-WEINMANN, DENIS REYNAUD Vestiaire de la littérature

Cent petites confections

Quel écrivain conçoit l’écriture d’un roman comme un strip-tease à l’envers ? Quel confrère voulut bâtir son œuvre comme une robe, au motif qu’une nouvelle mode de Worth avait autant d’importance que la guerre de 70 ? Lequel soutient que nous ne changeons pas plus d’opinions et de maîtres que de chaussettes ? Quelle créature souhaita que fût chiffonnée la robe qu’elle avait voulue et cousue point par point ? Quel poète aurait préféré être renversé et dardé par l’éblouissement d’une jupe relevée plutôt que par un garçonnier pantalon? Quel personnage célèbre ne porta jamais de bonnet de nuit, ni de robe de chambre, ni de peignoir, ni de pantoufles ? Quel autre, acquérant avec l’âge la liberté de s’habiller, acheta à Venise un blouson révolutionnaire pour aborder l’année 1968 ?

Le lecteur amateur de vêtements et de livres trouvera la réponse à ces questions considérables – et à bien d’autres encore – dans ce livre frivole et savant qui explore les liens multiples entre mode et littérature, et affirme que le plaisir de lire consiste à découvrir ce que les personnages ont dans les poches et sous leur manteau tout autant que ce qu’ils ont dans la tête.

Martine Boyer-Weinmann est professeur de littérature française contemporaine à l’université Lumière-Lyon2. Denis Reynaud a enseigné dans des universités britanniques, américaines et japonaises, avant de devenir professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l’université Lumière-Lyon2.

22 août 2019
14 x 22 cm, 368 pages
ISBN 979-10-267-0822-3
24,50 €

PIERRE SERNA L’extrême centre ou le poison français

PIERRE SERNA L’extrême centre ou le poison français

1789-2019

Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l’interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l’état d’urgence quasi permanent.

En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d’une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d’un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif  que l’on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s’invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019.

La vie politique française, malgré ce qu’en dit toute une tradition historiographique, n’est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison: celui d’un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n’est pas une Révolution : c’est une vieille histoire.

NIce Matin: Maconisme et girouettisme, Thierry Prudhon

Non Fiction: La gouvernance Macron, entre « extrême centre » et gilets jaunes par Damien Augias

L'Humanité Dimanche 6 juin 2019 Le macronisme est-il un extrême centre comme les autres?

Macron roi des girouettes: qu'est-ce que l'extrême-centre? Le MEDIA avec Pierre Serna

Historiquement show 357: spéciale politique

Pierre Serna est professeur d'histoire de la Révolution française à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut d’histoire de la Révolution française. IHMC

Août 2019
14 x 20, 296 pages
ISBN 979-10-267-0675-5
20 €