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STÉPHANE FRIOUX (DIR.) Une France en transition

STÉPHANE FRIOUX (DIR.) Une France en transition

Dans la seconde moitié du XXe siècle, les sociétés humaines ont vécu une double transition : vers un mode de vie et un environnement sans cesse plus urbanisés, et vers une prise en compte accrue de l’impact environnemental de leurs activités.

A partir des années 1970, les deux phénomènes se sont nourris mutuellement, suscitant une multitude d’initiatives pour défendre des espaces « naturels », ou lutter contre la pollution industrielle ou automobile. Une enquête collective menée dans les agglomérations de Lyon et de Grenoble, mais aussi au niveau des politiques nationales, restitue la richesse d’innovation sociale de cette époque, les bouleversements subis par les territoires urbanisés, et apporte une profondeur historique indispensable à la réflexion sur la situation contemporaine.

Comment les Lyonnais sont devenus écologistes? Stéphane Frioux, professeur en histoire contemporaine, était l'invité de Bonjour Lyon

Stéphane Frioux Couv
4 février 2021
14 x 22, 408 pages
ISBN: 979-10-267-0913-8
27 €

MATHIEU MARRAUD Le pouvoir marchand

MATHIEU MARRAUD Le pouvoir marchand

Corps et corporatisme à Paris sous l’Ancien Régime

Comment dépeindre le corporatisme d’Ancien Régime ? Le terme de « corporation » est-il approprié ? Depuis les métiers qui, à Paris, se parent des titres de « corps » et de « marchand », apparaît le refus pour les acteurs du temps de se ranger derrière de mêmes droits, de mêmes statuts. C’est toute la nature conflictuelle de l’économie qui ressurgit. La diversité sociale et politique des métiers, dans une immense ville comme la capitale, donne en effet son dynamisme au commerce. Métiers, institutions royales et groupes sociaux y rivalisent pour le contrôle de marchandises qui ne sont jamais évaluées par leur seul profit, mais aussi par le monde social et par les vues gouvernementales où elles s’inscrivent. D’un lien fort entre le roi, la cité, le privilège, le commerce, les notables, on s’achemine alors vers une crise qui prépare, au sein de la société comme de la monarchie, la disparition du corporatisme sous Turgot en 1776.

Revue de presse

Les six corps des marchands LE MONDE 7 01 2021

Mathieu Marraud, chargé de recherche CNRS, a notamment publié La noblesse de Paris au XVIIIe siècle, Paris, Seuil, coll. « Univers historique », 2000 et De la Ville à l’État. La bourgeoisie parisienne XVIIe-XVIIIe siècle, Paris, Albin Michel. Il est membre du Comité de rédaction de la revue Histoire & Mesure.

Mathieu Marraud Le pouvoir marchand
7 janvier 2021
15,5 x 24, 520 pages
ISBN: 979-10-267-0948-0
30 €

CAROLE REYNAUD-PALIGOT L’école aux colonies

CAROLE REYNAUD-PALIGOT L’école aux colonies

Entre mission civilisatrice et racialisation (1816-1940)

La volonté de « civiliser » les populations colonisées grâce à l’école fut hautement proclamée par les colonisateurs français mais qu’en fut-il réellement ? Cette enquête, effectuée à partir des archives coloniales, restitue les débats et les réalisations de la politique scolaire. Dès 1815, le projet colonial fut durablement établi : les colonies devaient fournir des matières premières mais aussi être des débouchés pour les produits manufacturés de la métropole. La mission de l’école s’imposa : apprendre le français, le calcul et quelques bribes de civilisation nécessaires à la bonne participation des colonisés à l’entreprise coloniale, en faire des producteurs et des consommateurs mais aussi montrer la grandeur de la France et susciter son amour. La conquête morale accompagna la conquête par les armes, les écoles ouvrirent alors que la poudre du canon fumait encore. Très vite, les limites apparurent,  il fallait se garder de trop instruire. La volonté de dispenser un savoir pratique, de bannir un savoir trop intellectuel, de freiner la mobilité sociale provoqua les déceptions et la colère des colonisés.

Carole Reynaud-Paligot, dans cette étude rigoureuse loin de l’histoire légendaire encore mobilisée aujourd’hui, révèle la pratique quotidienne de l’administration coloniale, les mobiles et la mise en pratique du projet éducatif mais aussi les doutes, les craintes, les obsessions, l’entêtement d’une partie des acteurs politiques à maintenir coûte que coûte un enseignement différencié et à priver les colonisés d’une culture émancipatrice.

Revue de presse

Education coloniale LE MONDE 15 01 2021

Enseignante à l'Université de Bourgogne et chercheure associée au Centre de recherche en histoire du XIXe siècle de l’Université de Panthéon-Sorbonne, Paris 1, Carole Reynaud-Paligot a notamment publié Races, racisme et antiracisme dans les années 1930, PUF, 2007 et De l’Identité nationale. Science, race et politique. Europe-Etats-Unis. XIXe-XXe siècle, PUF, 2011.

Couv L'école aux colonies
7 janvier 2021
14 x 22, 352 pages
ISBN 979-10-267-0938-1
25 €

LE MAGASIN DU XIXe SIÈCLE N° 10

LE MAGASIN DU XIXe SIÈCLE N° 10

Réseaux

Introduction: une société en réseaux Julien Schuh
Espaces, urbanisme, modernité
L’émergence du concept moderne de réseau chez Saint-Simon et les saint-simoniens Pierre Musso
La notion de réseau chez Haussmann Pierre Pinon
Les réseaux d’espaces verts du Paris d’Adophe Alphand Chiara Santini
Image et imaginaire du réseau chez Hippolyte Taine Romain Enriquez
Réseaux occultes (sociétés secrètes, franc-maçonnerie…) Jean-Noël Tardy
Les réseaux informels dont profitent les prostituées de la middle et de la upper class sous le Second Empire et la Belle Époque Gabrielle Houbre
Réclame et réseaux de panneaux publicitaires Karen Carter
Poétiques des réseaux
Idylle en réseau dans Le Ventre de Paris d’Émile Zola Marie-Ange Fougère
La place des chemins de fer dans les récits de voyage de Matilda Betham-Edwards (1836-1919) Tom Williams
La complicité en réseau dans la presse frivole fin de siècle Helen Craske
La circulation d’une série gravée de Moritz Retzsch sur le Faust de Goethe : des images aux objets Evanghélia Stead
Les routes de l’économie et de l’information
Les réseaux ferroviaires, maritimes Niklas Bender
Le réseau télégraphique, le câble atlantique: Pierre-Carl Langlais
Des colporteurs aux réseaux de diffusion d’éditeurs (Hachette…) Jean-Yves Mollier
Le commis voyageur et la boutique. Les réseaux de commercialisation de la tapisserie d’Aubusson dans la première moitié du XIXe siècle. Jean-François Luneau
La création en réseau
Sociabilités réticulaires versus sociabilités cénaculaires Vincent Laisney
Revues en réseau et réseaux de revues (1860-1930) : réflexions historiques et théoriques Evanghélia Stead et Hélène Védrine
Le théâtre de société de l’Hôtel de Castellane, réseau de sociabilité Valentina Ponzetto
Les réseaux franco-allemands France Nerlich
Les réseaux épistolaires féminins autour de Sand, Brigitte Diaz

2 décembre 2020
20 x 25 cm, 305 pages
ISBN 979-10-267-0998-5
25 €

SIMON PEREGO Pleurons-les

SIMON PEREGO Pleurons-les

Les Juifs de Paris et la commémoration de la Shoah
(1944-1967)
Préface de Claire Andrieu

« On n’en parlait pas », se souviennent de nombreuses personnes ayant grandi dans la France de l’après-Seconde Guerre mondiale au sein de foyers intimement marqués par les persécutions antisémites et la destruction des Juifs d’Europe. Cette difficile transmission intrafamiliale des épreuves endurées sous l’Occupation a cependant cohabité après la guerre avec un large éventail d’initiatives prises dans le monde juif pour commémorer ce que l’on n’appelait pas encore la Shoah. Et parmi ces initiatives figuraient en bonne place les cérémonies du souvenir qu’organisèrent notamment, dès l’automne 1944, des associations juives établies dans la capitale.

C’est l’histoire de ces commémorations – entre la Libération et la Guerre des Six Jours – que retrace ce livre. Se déployant dans tous les secteurs de la judaïcité parisienne et plébiscités par un public souvent nombreux, les rassemblements dédiés à la mémoire tant des victimes du génocide que des résistants et soldats juifs engagés dans la lutte contre l’Allemagne nazie constituaient un rituel sociopolitique, un vecteur de mémoire et une ressource identitaire de première importance pour les organisations qui les mettaient en œuvre et pour les personnes qui y assistaient.

Les commémorations participèrent ainsi pleinement à la reconstruction de la collectivité juive, aux évolutions qu’elle connut dans différents domaines et aux conflits qui la divisèrent sur fond de Guerre froide. C’est autour de ses morts que « l’archipel juif de Paris » revint à la vie au lendemain de la Shoah.

QUELQUES ARTICLES

Le Monde 27 11 2020

Simon Perego est agrégé et docteur en histoire. Soutenue en 2016 à Sciences Po Paris, sa thèse de doctorat – dont est issu cet ouvrage – a été distinguée par le Prix de thèse francophone en études juives 2017 et par le Prix Henri Hertz 2018 de la Chancellerie des Universités de Paris.

Paru le 22 octobre 2020
15,5 x 24 cm, 392 pages
ISBN 979-10-267-0933-6
26 €

NICOLAS LYON-CAEN, RAPHAËL MORERA À vos poubelles citoyens!

NICOLAS LYON-CAEN, RAPHAËL MORERA À vos poubelles citoyens!

Environnement urbain, salubrité publique et investissement civique
(Paris, XVIe-XVIIIe siècle)

Les sociétés contemporaines produisent une quantité extraordinaire de déchets, nécessitant une organisation spécifique pour les évacuer et les recycler. Comment procédait-on avant le triomphe de l’industrie, avec des volumes bien moindres mais des moyens techniques plus limités? Ce livre s’intéresse à la manière dont le Paris d’Ancien Régime, monstre démographique, les a relevés. L’investissement direct des Parisiens et de leurs édiles est fondamental : les citadins ont longtemps pris eux-mêmes en charge l’organisation et le paiement du nettoiement des rues réalisé par des paysans de banlieue et de multiples travailleurs. Confrontant ses rêves de grandeur à la matérialité des défis logistiques et financiers, la monarchie a cependant peu à peu accru son emprise sur cette activité.

Nicolas Lyon-Caen est chercheur au CNRS. Il a notamment publié La Boîte à Perrette. Le jansénisme parisien au XVIIIe siècle aux éditions Albin Michel en 2010.

Raphaël Morera est chercheur au CNRS. Spécialisé en histoire environnementale, il travaille sur la gestion de l’eau à l’époque moderne. Aux Presses universitaires de Rennes, il a notamment publié L’assèchement des marais en France au XVIIe siècle en 2011.

22 octobre 2020
14 x 22, 232 pages + 8 pages d'illustrations en couleurs
ISBN 979-10-267-0928-2
22 €

MARTA CARAION Comment la littérature pense les objets

MARTA CARAION Comment la littérature pense les objets

Théorie littéraire de la culture matérielle

La littérature assure un rôle essentiel dans la constitution d’une pensée critique de la culture matérielle de l’âge industriel. Avant les sciences sociales et la philosophie, les textes littéraires, à partir des années 1830, problématisent les mutations d’une culture matérielle en expansion et l’ébranlement que celle-ci provoque dans l’ordre des catégories existentielles et esthétiques.

Comment la littérature pense les objets présente l’avènement au XIXe siècle d’une véritable culture des objets et la redéfinition majeure des fonctions et des champs d’action de la littérature et des arts qui en découle. En observant les objets sous toutes leurs coutures (sociologique, esthétique, ontologique) le livre pose les bases d’une théorie générale et actuelle des objets, instituée par la fiction.

Une présentation de l'auteure

Marta Caraion est professeure de littérature française à l’Université de Lausanne où elle dirige un projet de recherche sur les rapports entre littérature et culture matérielle du XIXe au XXIe siècle. Elle a dirigé le volume collectif Usages de l’objet. Littérature, histoire, arts et techniques, XIXe-XXe siècles (Champ Vallon, 2014) et publié Pour fixer la trace. Photographie, littérature et voyage au milieu du XIXe siècle (Droz, 2003).

10 novembre 2020
1 4 x 22, 576 pages
ISBN 979-10-267-0908-4
29 €

SOPHIE LOIZEAU Féerie

SOPHIE LOIZEAU Féerie

Placé sous l’égide de Thot, le dieu égyptien à tête d’ibis, dieu de l’écriture et de la magie, ce onzième livre de Sophie Loizeau, fait la part belle au désir et à l’amour, aux fantasmes et aux mythes. On appréciera le retour d’un autre dieu du panthéon de Sophie Loizeau, Phallus, qu’on n’avait plus rencontré dans cet état dans son œuvre depuis 2005 avec Environs du bouc. On tombe sur des photos de lui prises par l’auteure au milieu d’un cycle de poèmes. Et en couverture où il apparaît plus discrètement. Phallus n’est pas le dieu gréco-romain dominateur et violent, il est tout entier dévoué au plaisir de sa maîtresse Vibrisse. Sous les traits de Thot c’est Phallus éduqué, raffiné, savant. En voyeuses, on assiste à son bain.

Sophie Loizeau est poète. Son œuvre, originale, puissante, féministe, engagée depuis le début pour la défense de la nature et des animaux, est marquée par le fantastique et le mythologique, par le désir et la sexualité.
Parmi ses derniers livres : La Femme lit, Flammarion, 2009 ; Caudal, Flammarion 2013 (prix François Coppée de l’Académie française 2014) ; Lys, avec des dessins de Bernard Noël, Fissile 2014 ; Ma Maîtresse forme, Champ Vallon 2017 ; Les Loups, Corti 2019.

10 novembre 2020
13 x 21, 144 pages
ISBN 979-10-267-0923-7
16 €

PHILIPPE KERRAND L’étrange colonel Rémy

PHILIPPE KERRAND L’étrange colonel Rémy

 

Engagé dans la Résistance, aux côtés du général de Gaulle, dès l’été 1940, Gilbert Renault, dit « Rémy », demeurera dans l’Histoire comme l’un des plus célèbres agents secrets de la Seconde Guerre mondiale. Le conflit terminé, durant quarante ans, il édifiera sa propre légende, revivant inlassablement chacune des pages de cette grande épopée.

Depuis, les acteurs et témoins de l’époque ont eux-mêmes livré leurs souvenirs. De nombreuses archives privées et publiques sont devenues accessibles. Ces sources diverses (dont la plupart sont inédites) ont contribué à éclairer d’un jour nouveau l’image du grand résistant.

Sa biographie révèle des pans entiers d’une existence dont lui-même n’a jamais souhaité faire étalage (le différend qui l’opposa à Pierre Brossolette) ou qu’il aurait voulu faire oublier (sa haine de Pétain durant la guerre transformée après celle-ci en une dévotion quasi mystique, sa défense du milicien Touvier voire son admiration pour les Français de la Waffen SS). Il fut également un militant très actif du gaullisme politique au sein du Rassemblement du peuple français. (RPF).

Portrait sans concession et sans parti pris d’un homme de son temps, tiraillé par d’imprévisibles contradictions.

 

« Oui, consent-il… Rémy est un homme étrange, c’est un caractère étrange. » Claude Guy, En écoutant de Gaulle, Bernard Grasset, 1996.

L'Histoire Janvier 2020: RÉMY LA LÉGENDE ÉCORNÉE

ENTRETIEN AVEC PHILIPPE KERRAND

Philippe Kerrand a publié une histoire du domaine de Pontcallec et un ouvrage de référence sur les Bretons dans la guerre de 1870, Le camp de Conlie (Prix de l'Académie du Maine).

Paru le 17 septembre 2020
15,5 x 24 cm, 558 pages + 8 pages d'illustrations
ISBN 979-10-267-0923-7
29 €

Don Creux est mort

Don Creux est mort

En 1965, Randall Webb apprit la bonne nouvelle à ceux qu’il appelait ses phrères : l’Amérique se dotait enfin de son corps électrique, c’est-à-dire d’une musique à son image, enfantée par de jeunes hommes pubères dans les garages de banlieues pavillonnaires, et qui, transcendée en une éthique et en une vision, reçoit le nom de Psycho-Batave. Dès 1968 toutefois, affaibli par le pressentiment des difficultés à venir, le Psycho-Batave entrait dans son crépuscule… Avant que les ténèbres ne débutent leur règne en 1971, année de l’exil européen de Randall Webb, dont nul parmi les phrères lancés à sa poursuite ne put retrouver la trace.

En 1980, Don Creux, considéré comme « la clef de voûte » du Psycho-Batave, décède dans sa Floride natale. C’est le moment choisi par Randall Webb pour revenir d’entre les morts. Escorté du sage Sred Sweign et de la pupille de celui-ci, l’adolescent Jeremiah, Randall Webb accomplit un périple jusqu’au Désert des Mojaves, où seront dispersées les cendres de Don Creux. Ce long voyage émaillé de rencontres, de fugues, de faux-semblants et de missions, est à la fois le requiem d’une époque enfuie et le récit de la découverte d’une nouvelle Amérique.

Pourra-t-on faire reverdir la terre désolée, y semer à nouveau les graines du Psycho-Batave ? Car Randall Webb sait bien qu’on ne meurt que pour mieux ressusciter. C’est pourquoi l’adolescent Jeremiah sera initié aux arcanes du Psycho-Batave, afin qu’une deuxième fois, en dépit de l’universelle surdité, la bonne nouvelle soit répandue.

Au volant, sur la musique des «garage bands»: Libération 21 nov. 2020

LA PAUVRE EMISSION INTERVIEWE JONATHAN BARANGER

Jonathan Baranger est né à Orléans en 1980. Il enseigne le français en collège dans la campagne du Loiret.
Il a publié un premier roman, Chokolov City, en 2018, chez Champ Vallon.
Trois de ses nouvelles ont été publiées dans le numéro 76 de La Revue Littéraire ainsi qu'un entretien accordé à Pierre Lecoeur dans le numéro précédent.
Des articles ont été consacrés à son premier livre dans La Nouvelle Quinzaine Littéraire (numéro 1199), Le Matricule des Anges (octobre 2018), L'Incorrect (octobre 2018) et Libération (21 décembre 2018).

3 septembre 2020
14 x 22 cm, 344 pages
ISBN 979-10-267-0918-3
21 €