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LE MAGASIN DU XIXe SIÈCLE N° 11

LE MAGASIN DU XIXe SIÈCLE N° 11

L'art de la récup’

«L’art de la récup’

 

Leur XIXe siècle : Entretien avec Michelle Perrot, par Jean-Yves Mollier

 

Dossier : L’Art de la Récup’

« Faire du neuf avec du vieux » : la récupération des détritus de tous ordres  

Denis Saillard « Métamorphoses alimentaires à Paris au xixe siècle »

José-Luis Diaz « Balzac bric-à-brac »

Jean-Didier Wagneur, « Privat d’Anglemont : « dirty jobs » »

Marine Le Bail « La bibliophilie du rebut »

Jean-Yves Mollier « Le guano »

Shoshana-Rose Marzel « Un mal-aimé : le vêtement d’occasion dans le roman du xixe siècle »

Plagiat, viralité, copier-coller : l’art d’accommoder les restes culturels et littéraires 

Marie-Ange Fougère « La figure du vidangeur : recyclages urbanistiques »

Julien Schuh « Reprises d’images, circulations, réappropriations »

Jean-Claude Yon « Théâtre et récup »

Sarah Mombert « Les journaux voleurs »

Filip Kekus « De l’art de « servir la sauce sur un autre plat que le poisson » selon Nerval »

Hoquets de l’histoire

Françoise Gaillard « Le style Napoléon III comme récup’ »

Nicolas Wanlin « Le tourbillon de la matière »

Paule Petitier « L’Histoire avec un grand R – Résurrection, retours, remplois »

Entretien : Jean-Yves Mollier, Jean-Claude Yon, Christophe Amalvi

Magasin 11 Couv
Paru le 3 décembre 2021
21 x 25 cm, 308 pages
ISBN 979-10-267-0999-2
25 €

PAULINE VALADE Le goût de la joie

PAULINE VALADE Le goût de la joie

Réjouissances monarchiques et joie publique à Paris au XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, Paris célébrait chaque événement heureux pour la Couronne. La Maison du Roi, le Bureau de la Ville et le Châtelet de Paris organisaient les réjouissances. Les manifestations de joie étaient donc contrôlées par les autorités qui y voyaient les signes tangibles d’une communion avec les sentiments du souverain. Pour autant, l’expérience de la joie publique n’était pas celle d’une obéissance passive. Les Parisiens s’appropriaient les réjouissances aussi bien en participant qu’en détournant certaines normes de réjouissances. Ils fabriquaient leur propre culture de l’approbation, empreinte d’une critique à peine voilée. Dès 1770, les gestes traditionnels des réjouissances furent progressivement détournés pour faire valoir un droit de se réjouir indépendamment de la Couronne.

 

Pauline Valade est agrégée et docteure en Histoire moderne.

Libération: A Paris sous l'Ancien Régime, le roi régale

Paru le 10 novembre 2021
15,5 x 24 cm, 424 pages
ISBN 979-10-267-0978-7
26 €

PHILIPPE MEYZIE L’unique et le véritable

PHILIPPE MEYZIE L’unique et le véritable

Réputation, origine et marchés alimentaires (vers 1680 – vers 1830)

En France, l’histoire des appellations d’origine s’inscrit dans le temps long. Dès la fin du XVIIe siècle, la réputation des aliments associés à un lieu s’affirme pour distinguer les produits jugés les meilleurs. Bien loin d’un simple déterminisme naturel, le sens et la valorisation de cette identification territoriale durable sont un processus complexe où se mêlent savoir-faire techniques, stratégies commerciales, discours savants et goût des consommateurs. Comprendre pourquoi l’origine devient le critère d’une qualité supérieure attendue conduit à s’intéresser aux rôles décisifs des marchands, des consommateurs et des prescripteurs dans la définition de la valeur des marchandises et la mise en place d’un marché alimentaire original en France et à l’étranger entre 1680 et 1830.

 

 

Philippe Meyzie est maître de conférences HDR en histoire moderne à l’université Bordeaux Montaigne-CEMMC. Membre honoraire de l’Institut universitaire de France, il consacre ses recherches à l’histoire des consommations, de l’alimentation, de la réputation et des circulations marchandes en France et en Europe du XVIIe au XIXe siècle. Il a publié notamment L’alimentation en Europe à l’époque moderne, Paris, Armand Colin, 2010.

L'unique et le véritable COuv
Paru le 28 octobre 2021
15,5 x 24 cm, 384 pages
ISBN 979-10-267-1020-2
26 €

ANDRÉ RAUCH L’envie, une passion tourmentée

ANDRÉ RAUCH L’envie, une passion tourmentée

Ce livre explore une passion tourmentée : l’envie. Quelle est son histoire ?
Selon les Écritures, cette passion du Diable est dévastatrice. Elle attaque l’ordre divin, mais sème aussi le schisme et la discorde entre les hommes, mine les relations sociales, pervertit l’exercice de la justice et corrompt la quête de la vérité.
Au XIXe siècle, romanciers et poètes s’en servent pour illustrer les désirs qui animent le ressentiment et sont à la source de toutes sortes de haines, raciales ou antisémites. Aujourd’hui arbitre de la société de consommation, la jalouse envie explose sur les plates-formes d’Internet qui « hébergent » le cyber-harcèlement, semant la terreur chez les adolescents et l’indignation des pédagogues.
C’est un éclairage inédit qui est ici jeté sur une passion tourmentée.

 

 

 

André Rauch, Professeur des universités, spécialiste d’histoire culturelle, est l’auteur de nombreux livres sur le corps et les passions, parmi lesquels Histoire du Premier sexe de la Révolution à nos jours (2006), L’amour à la lumière du crime (2009), Paresse. Histoire d’un péché capital (2013), Luxure. Entre péché et jouissance (2016).

Libération 8 janvier 2022: Entretien André Rauch et Clémence Mary

En quoi l'envie se distingue des autres péchés: Slate.fr

Couverture
Paru le 28 octobre 2021
14 x 22 cm, 248 pages dont 8 d'illustrations en couleur
ISBN 979-10-267-1015-8

GAËL RIDEAU Une société en marche

GAËL RIDEAU Une société en marche

Les processions en France au XVIIIe siècle

Le 1er juillet 1766, le chevalier de La Barre est brûlé pour ne pas avoir salué une procession. Le 4 mai 1789, Louis XVI conduit la procession du Saint-Esprit qui ouvre les Etats-Généraux à Versailles avec des représentants des trois ordres. Dans ces deux images se traduisent la présence et la force de ce rituel religieux qui semble ainsi pérenne et inchangé. Le XVIIIe siècle est comme pour de nombreux thèmes ici ambivalent. Les processions sont omniprésentes et suivies, comme en témoignent nombre de journaux privés et chroniques municipales, marque d’une ferveur continue, d’un besoin religieux notamment dans sa forme climatique ou mémorielle, que précise ce livre. Elles sillonnent également les écrits de controverses portant sur leur origine, leur sens, leur composition. Leur description abonde dans les articles de presse, les récits de voyage, les œuvres littéraires. Pourtant, ce paysage animé renvoie des images différentes. Rituel religieux, elle est aussi parade sociale, objet politique, vecteur d’identité et de mémoire urbaines, dans un entremêlement permanent. Cette polysémie et cette présence en font un lieu essentiel d’observation de la société et de ses transformations. Elle participe de la transition religieuse et de la construction d’un nouveau discours pastoral. Elle pose la question des critères de classement d’une société et met en tension les devoirs collectifs et la liberté individuelle. Elle met en scène les pouvoirs, mais offre une tribune à leur contestation. Elle pose la question des modalités de la présence du religieux dans l’espace public et ainsi ouvre aux problématiques de l’ordre public et de la tolérance. Loin d’être un hapax dans un siècle sécularisé, l’affaire La Barre est un des aspects d’expression du sens de la procession. Ce livre veut en proposer une lecture globale contribuant à une relecture religieuse sociale et politique du XVIIIe.

 

 

Professeur d’Histoire moderne à l’université d’Orléans, Gaël Rideau est spécialiste d’histoire religieuse et politique de la France du XVIIIe siècle. Ses travaux actuels portent sur les transformations religieuses et leur dimension politique tant collectives qu’individuelles. Il a notamment publié De la religion de tous à la religion de chacun (PUR, 2009).

Couv Rideau
Paru le 1er octobre 2021
15,5 x 24, 544 pages
ISBN 979-10-267-1010-3
30 €

OLIVIER BARBARANT La juste couleur

OLIVIER BARBARANT La juste couleur

Chroniques poétiques

Les études critiques relèvent généralement de la théorie ou du catalogue. Ce rassemblement de chroniques prétend procéder autrement, en cherchant ce qui peut éclairer une rencontre, en explorant chaque oeuvre à la lumière de l’intensité du choc qu’elle procure. Ainsi s’édifie un tableau inédit de la vitalité de la poésie, et une réflexion ouverte aux voix de la poésie nationale mais aussi internationale, trop souvent négligée dans le paysage littéraire français. L’écriture, poétique comme critique, prend dès lors exemple sur le travail de la mer, qui selon le poète grec Aris Alessandrou « ne cesse de mêler / algues et ciel / s’efforçant à trouver sa juste couleur ».

 

Olivier Barbarant a publié plusieurs ouvrages, notamment de poésie, dont l’un, Odes dérisoires et quelques autres un peu moins, a reçu le prix Tristan-Tzara. Tous sont publiés aux Editions Champ Vallon. Une anthologie Odes dérisoires et autres poèmes (anthologie) est parue dans la collection «Poésie/Gallimard» en 2016. Il a également dirigé la publication de l’œuvre poétique d’Aragon dans la Bibliothèque de la Pléiade. En 2019 son recueil Un grand instant a reçu le prestigieux prix Apollinaire.

Paru le 1er octobre 2021
14 x 22 cm, 384 pages
ISBN 979-10-267-1005-9
23 €

JONATHAN BARANGER Le legs psycho-batave

JONATHAN BARANGER Le legs psycho-batave

La glorieuse odyssée apostolique des idoles psycho-bataves se poursuit dans ce deuxième volume en prise directe sur l’Éternité.

Dix ans après les événements relatés dans Don Creux est mort, Sred Sweign, assisté de son page Jean-Pierre Paul-Poire, goûte une retraite bienheureuse dans son havre de New Bedford lorsqu’il apprend de son ami, l’officier de police Boulter Lewis, la nouvelle du décès de Hildegarde, sa sœur. Mais il ignorait que celle-ci avait, depuis leur dernière confrontation dans le Désert Mojave, épousé Carnaby Fletcher, le Témoin de Jéhovah le plus riche du monde. On missionne Jean-Pierre Paul-Poire pour retrouver la trace du fils prodigue, Jean Pop II (anciennement Jeremiah), inexplicablement terré dans une bourgade de l’Indiana, et à qui un héritage substantiel est promis en échange d’un service d’une nature pour le moins étonnante…

Il est cependant un deuxième héritage auquel Sred Sweign accorde une plus grande importance, celui du Psycho-Batave, rejeté une première fois par Jean Pop II. Or peut-être un autre Psycho-Batave, distinct de celui enseigné par Randall Webb, ce père encombrant qu’il s’agit de tuer, s’est-il élaboré dans la solitude de Elwood, où s’est réfugié Jean Pop II, et peut-être Jean-Pierre Paul-Poire en sera-t-il le premier apôtre.

Les phrères psycho-bataves sont de nouveau sur le pied de guerre : rixes sanglantes ! intimidations psychologiques ! magie incantatoire ! basket-ball ! pathologies rares et travestissements multiples ! On remue ciel et terre pour le legs psycho-batave.

 

Jonathan Baranger vit à Orléans. Il a publié Don Creux est mort, en 2020, chez Champ Vallon.

Gare au gourou. Jean-Didier Wagneur dans Libération du 14 nov. 2021

Paru le 2 septembre 2021
14 x 22 cm, 384 pages
ISBN 979-10-267-0993-0
23 €

DAVID GARRIOCH Les huguenots de Paris et l’avènement de la liberté religieuse

DAVID GARRIOCH Les huguenots de Paris et l’avènement de la liberté religieuse

1685-1789

Comment les huguenots ont-ils survécu, vécu et même prospéré dans le Paris du dix-huitième siècle, alors que la majorité de la population catholique était notoirement hostile au protestantisme? Pourquoi, à la fin de l’Ancien Régime, l’opinion publique était-elle très majoritairement favorable à l’octroi de droits plus grands aux protestants? Cet ouvrage étudie l’essor de la tolérance religieuse à Paris et retrace l’histoire des huguenots parisiens après la révocation de l’édit de Nantes en 1685 – une des décisions de Louis XIV sans doute les plus lourdes de conséquences pour la France. David Garrioch trouve les racines de cette transformation des attitudes à l’endroit de la minorité huguenote à la fois dans la manière dont elle sut résister à la persécution et dans le pragmatisme avec lequel le gouvernement décida d’y réagir, surtout après la mort de Louis XIV, mais aussi dans l’environnement tout à fait particulier qu’était alors la capitale française par rapport au reste du royaume. Ce livre permet surtout de comprendre l’évolution extraordinaire de la culture catholique qui se produisit au cours du siècle, dans le cadre de la transformation culturelle et intellectuelle que nous appelons les Lumières et qui bouleversa la France et l’Europe.

Exil intérieur. L'Histoire, Décembre 2021

Les Huguenots de Paris: aux prémices de la tolérance. J.-Y. Grenier dans Libération

David Garrioch, historien, est professeur à Monash University (Melbourne, Australie). Les Editions La Découverte ont publié son premier livre traduit en français: La Fabrique du Paris révolutionnaire.

3 juin 2011
15,5 x 24, 320 pages
ISBN 979-10-267-0988-6
26 €

JAN SYNOWIECKI Paris en ses jardins

JAN SYNOWIECKI Paris en ses jardins

Nature et culture urbaine au XVIIIe siècle

Royaux ou princiers, les jardins de Paris au XVIIIe siècle devaient offrir à la population urbaine des îlots salvateurs face aux exhalaisons et aux miasmes de la ville. Loin d’être figés dans un écrin de verdure et de représenter des enclaves champêtres au cœur de la ville, ces espaces étaient fermement insérés dans le tissu urbain. Ce livre propose ainsi une véritable microphysique de la nature parisienne, des dégâts causés par les taupes à l’élagage des arbres. L’histoire matérielle et vivante des jardins parisiens du XVIIIe siècle permet ainsi de restituer avec le plus de fidélité possible un monde composé de micropartages faisant la part belle aux conflits entre juridictions, aux régulations policières ainsi qu’aux tensions entre les différents usages sociaux de l’espace du jardin.

«Nature urbaine» dans L'Histoire de septembre 2021

Vivants jardins du XVIIIe siècle. Le Monde du 8 juillet 2021 par Antoine de Baecque

Les jardins de Paris au XVIIIe siècle. Entretien de Jan Synowiecki avec André Loez

Ancien étudiant de l’ENS Ulm, agrégé et docteur en histoire de l’EHESS, Jan Synowiecki est Attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.

Couv PAris en ses jardins
6 mai 2021
14 x 22, 456 pages dont 16 en couleurs
ISBN: 979-10-267-0968-8
27 €

PIERRE KARILA-COHEN Monsieur le Préfet

PIERRE KARILA-COHEN Monsieur le Préfet

Incarner l’État dans la France du XIXe siècle

L’image de l’autorité préfectorale au XIXe siècle est celle d’une autorité martiale exercée par un haut fonctionnaire aux immenses pouvoirs. En réalité, construire une autorité considérée comme légitime par la population a nécessité un travail institutionnel et individuel permanent. Dans ce siècle de révolutions, préfets et sous-préfets se sont situés aux avant-postes de la conquête morale du territoire afin d’enraciner le régime et faire accepter l’État. Ce livre entend analyser ce travail de représentation et de séduction négligé par l’historiographie. Il restitue la construction de ce charisme de fonction à partir de terrains originaux, notamment le corps physique du préfet, vecteur d’une incarnation de l’État, ou encore le bal de la préfecture, véritable outil de gouvernement.

«Le charisme des préfets d'antan» dans L'Histoire de sept. 2021

Le Monde 20 mai 2021: Bal chez le préfet

Non Fiction: entretien avec Damien Augias

Pierre Karila-Cohen est professeur d’histoire contemporaine à l’université Rennes 2. Il a publié en 2008 L’État des esprits. L’invention de l’enquête politique en France (1814-1848). Il collabore régulièrement au Monde des livres.

Karila COuverture
8 avril 2021
15,5 x 24, 368 pages
ISBN: 979-10-267-0973-2
24 €