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FLAVIE LEROUX Les maîtresses du roi

FLAVIE LEROUX Les maîtresses du roi

Volontiers qualifiées de « favorites », de « presque reines » et même parfois de « sultanes », les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l’Ancien régime. Si leur succès est certain auprès du public, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, cet ouvrage se propose de considérer la maîtresse et les siens dans leur réalité sociale. Filles, sœurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d’affaires et protectrices : autant de visages à étudier pour mettre au jour la capacité d’action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en regardant fonctionner le pouvoir royal, à l’aube de l’absolutisme.

Diplômée en 2017 d’un doctorat en Histoire et civilisations de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris), Flavie Leroux a consacré sa thèse aux maîtresses royales des premiers rois Bourbons. Elle est actuellement coordinatrice de recherche au Centre de recherche du château de Versailles pour le programme « Identités curiales et le mythe de Versailles en Europe : perceptions, adhésions et rejets (XVIIIe-XIXe siècles) ».

Flavie Leroux Couv
18 juin 2020
15,5 x 24, 424 pages
ISBN 979-10-267-0852-0
27 €

FABIEN LOCHER (DIR.) La nature en communs

FABIEN LOCHER (DIR.) La nature en communs

Ressources, environnement et communautés (France et Empire français XVIIe-XXIe siècle)

Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd’hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l’aune d’un usage et d’un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d’irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l’espoir d’un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d’une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l’État et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d’une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d’historiens présente ici leurs résultats d’enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l’histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.

Fabien Locher est historien au CNRS, spécialiste de l’histoire environnementale des mondes contemporains.

Fabien Locher est historien au CNRS. Il travaille sur l’histoire environnementale des mondes contemporains, et notamment sur l’histoire longue du changement climatique, sur les liens entre écologie et propriété et sur l’exploitation des océans. Il a récemment publié Posséder la nature. Environnement et propriété dans l’histoire (2018) (avec F. Graber) et il prépare un livre à paraître au Seuil sous le titre Les révoltes du ciel. Une autre histoire du changement climatique (avec J.B. Fressoz).

Locher (dir.) Couv
30 juin 2020
14 x 22
ISBN 979-10-267-0873-5
25 €

JÉRÔME SELLA Tenir le loup par les oreilles

JÉRÔME SELLA Tenir le loup par les oreilles

Prendre le pouvoir et le conserver dans la Rome impériale des premiers siècles: d'Auguste aux Sévère

Ce livre se propose de revisiter l’histoire de la Rome impériale sous l’angle du contrôle du pouvoir : comment il s’acquiert et comment il se conserve. Pour cela, une lecture précise des sources de toute nature tente de dégager des logiques et des modes de fonctionnement, afin d’affiner notre connaissance des faits, au-delà de la litanie des assassinats d’empereurs ou de sénateurs. Il en ressort un portrait d’un pouvoir impérial soucieux de maintenir le consensus le plus large et de préserver sa légitimité, que ce soit par la bonne volonté – quand cela est possible – ou par l’élimination brutale de toute contradiction. Ce maintien du consensus est le fruit d’une pratique s’appuyant sur des exempla, ou modèles de comportement, légués par des prédécesseurs, depuis Auguste jusqu’à Caracalla.

Agrégé, docteur en histoire ancienne et chercheur associé à l'Halma (UMR 8164), Jérôme Sella allie actuellement enseignement dans le secondaire et charge de TD à l'université de la Sorbonne (Paris IV). Ses sujets de recherche concernent l'histoire politique, les mentalités, la numismatique.
Tenir le loup couv
Avril 2020
15,5 x 24, 600 pages
ISBN 979-10-267-0898-8
31 €

CHRISTIAN GODIN La crise de la réalité

CHRISTIAN GODIN La crise de la réalité

Formes et mécanismes d'une destitution

Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d’occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci.

Elle prend bien d’autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L’artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai.

Comme l’avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c’est la psychose qui guette l’humanité.

Né en 1949, philosophe, professeur émérite de l’université de Clermont Auvergne, Christian Godin a publié une cinquantaine d’ouvrages, parmi lesquels on compte des travaux académiques (La Totalité, en sept volumes), des ouvrages scolaires et universitaires (Dictionnaire de philosophie), des ouvrages destinés au grand public (La Philosophie pour les Nuls) et des essais portant sur le monde et la société d’aujourd’hui (La Haine de la nature, La Démoralisation, Ce que sont devenus les péchés capitaux, Les lieux communs d’aujourd’hui, Qu’est-il arrivé à la beauté ?).

Mars 2020
14 x 20, 320 pages
ISBN 979-10-267-0893
21 €

SYLVIE DAUBRESSE Conjurer la dissension religieuse

SYLVIE DAUBRESSE Conjurer la dissension religieuse

La justice du roi face à la Réforme (1555-1563)

Les années de la fin du règne de Henri II jusqu’à la fin de la première guerre de religion en mars 1563 voient s’accélérer la rupture religieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. L’activité criminelle d’une haute cour de justice montre qu’en matière de religion, la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu’elle finit par se heurter à l’opposition des sujets, laquelle entraîne l’inapplication des lois et le développement de la violence. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé le royaume de France ainsi que la monarchie.

Archiviste paléographe, Sylvie Daubresse est ingénieur de recherche CNRS au Centre Roland Mousnier (UMR 8596), Sorbonne Université. Ses travaux portent sur l’histoire politique et judiciaire du XVIe siècle. Elle a publié Le parlement de Paris ou la voix de la Raison (Droz, 2005), collaboré à un ouvrage collectif sur Le Parlement en exil (H. Champion, 2007), et édité un recueil de textes sur la période de la Ligue (H. Champion, 2012). Le présent ouvrage est le mémoire inédit de son habilitation à diriger les recherches.

Conjurer COuv
Mars 2020
15,5 x 24, 464 pages
ISBN 979-10-267-0888-9
29 €

JEAN-CLAUDE PINSON Pastoral

JEAN-CLAUDE PINSON Pastoral

De la poésie comme écologie

Inlassablement, à rebours de toutes les déconstructions modernes de sa longue tradition bucolique, la poésie continue d’évoquer la nature. Elle nous rappelle ainsi que nous en sommes partie intégrante.
Au plus intime de la parole du poème, une note pastorale souvent continue son murmure. En son ostinato, elle témoigne du pacte pastoral immémorial qui lie poésie et nature et fait de la première une « éco-logie » au sens fort.
Hantée toujours par le vieux rêve d’un Âge d’or, la poésie demeure porteuse d’une indéconstructible promesse d’habitation poétique de la Terre. S’inquiétant de l’apocalypse qui menace, elle invite à imaginer des formes de vie alternatives en même temps qu’elle cherche à inventer ces chants pastoraux nouveaux dont nous avons aujourd’hui grand besoin.

 

 

Par Jean-Nicolas Clamanges sur Poezibao

Pour en finir musaïquement avec le monde
Par Angèle Paoli sur Terre de femmes

Pastoral par Pierre Vinclair sur Sitaudis

Jean-Claude Pinson est né en 1947. Après, en 1995, un premier essai sur la poésie contemporaine, Habiter en poète, suivront plusieurs livres de poésie (Fado [avec flocons et fantômes]) (Champ Vallon, 2001), Alphabet cyrillique (Champ Vallon, 2016), et, en 2018, aux éditions Joca seria, un récit en prose à caractère autobiographique intitulé Là (L.-A., Loire-Atlantique), variations autobiographiques et départementales.

Couv Pastoral

14 x 22, 184 pages
ISBN: 979-10-267-0883-4
18 €

ANNE SERRE Grande tiqueté

ANNE SERRE Grande tiqueté

La caractéristique de ce conte de moins de cent pages au ton facétieux et guilleret, c’est d’être écrit dans une langue inventée par l’auteur qui s’en explique dans une préface et une postface. Mais si les mots sont déformés ou créés, la syntaxe, le rythme et le ton du conte subsistent. Le lecteur peut ainsi suivre et comprendre l’histoire : trois vagabonds (« Tom, Elem et moi ») se promènent sur la lande, où ils rencontrent divers personnages qui se joignent à eux et avec qui ils nouent d’intenses relations amoureuses, érotiques, filiales, ou fraternelles : la Vierge, le marin de Poinsec, la mère de Tom, Alistair le pendu. Cette création d’une langue peut évoquer celle d’aînés fameux. Grande Tiqueté sera dit sur scène par l’auteur.

 

 Rencontres/lectures

Maison de la poésie Lundi 9 mars 21 heures
Passage Molière
157, rue Saint-Martin 75003 Paris
www.maisondelapoesieparis.com

 

Le Nouveau Magazine Litéraire par Marie Fouquet

Le Figaro Madame par Colombe Schneck

Libération Next

L'Obs par Elisabeth Philippe

Le Point par Valérie Marin La Meslée

Le Matricule des Anges par Eric Dussert janvier 2020

Télérama par Fabienne Pascaud le 15 Janvier 2020

Le Figaro par Bruno Corty le 19 décembre 2019

Livres Hebdo par Véronique Rossignol

Le Monde par Camille Laurens

Le Figaro par Thierry Clermont

France Culture Le temps des écrivains le samedi 1er février 2020

Janvier 2020
14 x 22 cm, 96 pages
ISBN 979-10-267-0878-0
14 €

YANN RODIER Les raisons de la haine

YANN RODIER Les raisons de la haine

Histoire d'une passion dans la France du premier XVIIe siècle (1610-1659)

Diagnostiquer, décrypter et domestiquer les passions de l’âme : telle est l’obsession des médecins, des lettrés, des théologiens, des ambassadeurs, des hommes d’Église et d’État du premier XVIIe siècle (1610-1659). La hantise d’une reprise des guerres civiles, après un demi-siècle de déchirements, explique la naissance d’une science et d’une anthropologie nouvelles des passions.
Dans ce contexte d’après-guerre, un véritable langage des passions se développe dans ce premier XVIIe siècle pour penser et panser la violence. La haine est identifiée comme l’origine de la violence fratricide dans la cité. De la régence de Marie de Médicis aux ministériats cardinaux de Richelieu puis de Mazarin, une science politique des passions justifie un nouvel art de gouverner, celui d’un Prince de raison capable de canaliser les passions populaires.
Une passion d’État s’affirme également à travers les régimes émotionnels impulsés par les campagnes de presse contre les étrangers – Italiens, Anglais, Turcs ou Espagnols – assimilés à des ennemis d’État. Capables de générer une émotion voire une haine publique, telle la xénophobie, les médias constituent un nouvel outil politique, redoutable et redouté. La question du contrôle de l’émotion publique, plus que de l’opinion publique, occupe de fait une place de plus en plus stratégique dans l’État moderne.
Les Raisons de la haine examinent les sciences mécaniques et politiques des passions, leur usage, leur instrumentalisation et leur domestication. Tout l’enjeu est d’éclairer les rouages de cette fabrique publique de la haine et de cette communauté émotionnelle de l’odieux dans la société du xviie siècle. Une invitation, finalement, à regarder autrement l’emprise et l’empire des passions dans notre représentation souvent déformée et stéréotypée de l’autre.

Agrégé et docteur en histoire, Yann Rodier est Assistant Professor et directeur du département d’histoire à l’Université Sorbonne Abu Dhabi. Ses recherches portent sur l’histoire des sciences des passions, l’histoire des émotions, l’histoire des stéréotypes et des préjugés contre les étrangers.

L'Obs par Laurent Lemire

ILS EN ONT BAVÉ
Le Canard enchaîné le 16 Janvier 2020 par Frédéric Pagès

LA BILE FRANÇAISE
Le Monde 2 janvier 2020 par Florent Georgesco

Couv LEs raisons de la haine
Janvier 2020
15,5 x 24 cm, 496 pages
ISBN 979-10-267-0847-6
30 €

Magasin du XIXe siècle (Le) – n° 9 – L’universel cabotinage

Magasin du XIXe siècle (Le) – n° 9 – L’universel cabotinage

SOMMAIRE DU NUMERO 9

Leur XIXe siècle
Complicités poétiques d’Ernest Pignon-Ernest et André Velter, propos recueillis par Mathilde Labbé et Anne Reverseau

 Dossier : L’Universel cabotinage
José-Luis Diaz et Jean-Claude Yon : Introduction
Olivier Bara : « Le Peuple au théâtre et ses représentations »
Éléonore Reverzy : « Cabotinisme : le Second Empire jugé par les Goncourt »
Jean-Didier Wagneur  : « Parades médiatiques »
Valérie Stiénon : « L’éditeur en spectacle : la vitrine de la maison Aubert »
Valentina Ponzetto : « « Tous les comédiens ne sont pas au théâtre » : microsociologie des proverbes de Théodore Leclercq »
Florence Fix : « Le soldat fanfaron fin de siècle : cabotinage en temps de paix »
Laurent Bihl : « Horions : spectacularisation de l’algarade publique dans la rue parisienne croquée par les satiristes »
Julien Schuh : Les « M’as-tu-lu » fin-de-siècle
François Kerlouégan : « Manières et mise en scène de soi dans les manuels de savoir-vivre du XIXe »
Corinne Legoy : L’incognito et l’exhibition. Le grand spectacle des bals masqués au XIX e siècle.
Martine Lavaud : « Photogénie du cabotinage : le cas Pierre Loti ».
Sylvain Nicolle : Cabotins de la politique
Antony Glinoer : Le cabotinage des cénacles et des salons
Marie-Ange Fougère : « La blague entre en scène »

 Le XIXe siècle s’affiche
Mathilde Labbé : Introduction

Le XIXe siècle à l’avant-garde
Magali Le Mens : Passé contemporain. A l’origine du Mamco

Le XIXe siècle en expositions, textes réunis par Aude Jeannerod et Mathilde Labbé
Axel Hohnsbein : L’anticipation vers l’infini et au-delà
Jean-Didier Wagneur et Julien Schuh : La caricature
Hélène Valance : Autour du Modèle noir au musée d’Orsay
Sébastien Baudoin : Actualité romantique
Marie-Clémence Régnier : Rénovations des maisons de Victor Hugo
Grégoire Franconie : Représentations de Napoléon
Augustin Jomier : Algérie : de la colonisation à l’indépendance

Le XIXe siècle commémoré, textes réunis par Aude Jeannerod et Mathilde Labbé
Claire Maingon : « L’Année du tigre»
Fleur Hopkins : Frankenstein
Cécile Reynaud : l’année Berlioz

Le XIXe siècle à l’écran, textes réunis par Mathilde Labbé
Magalie Myoupo et Yohan Ringuedé : « De Paris à la banquise : deux enquêtes au féminin »
Marine Le Bail : « Edmond »
Hermeline Pernoud : Blanche comme neige

Le XIXe siècle à la scène, textes réunis par Maurizio Melai
Maurizio Melai : « La Dame aux Camélias »
Julie Lépy : « Les trois mousquetaires »
Sophie Gaillard : « The way she dies »
Sophie Mentzel : « Lucrèce Borgia, d’un sexe l’autre »

Le XIXe siècle en musique, textes réunis par Marie Gaboriaud
Damien Dauge : Le Comte Ory de Rossini à l’Opéra de Rouen
Stéphane Lelièvre : Barkouf à l’Opéra national du Rhin
François Vanoosthuyse : Simon Boccanegra (1857) à l’Opéra Bastille (2018)

Le XIXe siècle en littérature, textes réunis par Claire Barel-Moisan
Maxime Prévost : Melmoth, et The Essex serpent de Sarah Perry.
Agnese Silvestri : Dans ce jardin qu’on aimait, de Pascal Quignard.
James Illingworth : titre à confirmer

Le XIXe siècle intime
Brigitte Diaz, Présentation « Cabotinages vus de l’intime »
Nathalie Coutelet « Faire de sa vie une œuvre d’art : réel et fiction dans les mémoires de grandes courtisanes »
Emmanuelle Delâtre « Cancans de l’Opéra : la vie secrète des danseuses »
Florence Naugrette, Yvan Leclerc « Le journal inédit de Gertrude Tennant, Recollections of bygone times for my grandchildren, including slight reminiscences of Victor Hugo. »
Anne Penesco « Sarah Bernhardt et la théâtralisation de l’intime »
Agathe Sanjuan « Autour de Talma » (titre à préciser)
Sophie Vanden Abeele «  » Dites-moi lequel s’aime le plus et déteste plus ce qui n’est pas lui-même « . Chateaubriand, Lamartine et Vigny à l’épreuve du cabotinage dans l’écriture de soi »

L’esprit des lieux : Cafés parisiens
Sébastien Baudoin : Le café Tortoni
Brice Ameille : les cafés des impressionnistes

novembre 2019
20 x 25, 308 pages
ISBN 979-10-267-0867-4
25 €

VIOLETTE POUILLARD Histoire des zoos par les animaux

VIOLETTE POUILLARD Histoire des zoos par les animaux

Contrôle, conservation, impérialisme

Ce livre est une histoire du jardin zoologique à travers celle de la ménagerie du Jardin des Plantes de Paris, des zoos de Londres et d’Anvers, de leur fondation à nos jours. Ecrite du côté des animaux, sans perdre des yeux les humains qui font et défont l’institution, il dit le poids de l’emprise dans les cages et au-delà, puisque le zoo dessine des réseaux tentaculaires de capture, puis, à partir du XXe siècle, une main-mise conservationniste, enfermant les animaux de partout au nom de leur protection. Depuis le zoo-microcosme, l’ouvrage dessine ainsi l’histoire d’institutions puissantes — zoos, organisations élitaires de protection animale et de conservation de la faune — qui contraignent ceux qu’elles disent protéger, mais aussi celle d’animaux et d’humains qui, au sein du carcan et face à lui, résistent et luttent ensemble pour ouvrir d’autres possibles.

Violette Pouillard, docteure en histoire (Université libre de Bruxelles-Université Jean Moulin-Lyon 3) puis postdoctorante à l’Université d’Oxford (Wiener-Anspach postdoctoral fellowship), est actuellement assistante à l’Université de Gand, où elle poursuit ses recherches sur les dynamiques de pouvoir associant humains et non humains, tout en donnant cours d’histoire de l’environnement.

Zoos
Novembre 2019
15,5 x 24 cm,
ISBN 979-10-267-0862-9
29 €