Article(s) archivé(s) de la catégorie _Nouveautés

MATHILDE ROSSIGNEUX-MEHEUST Vies d’hospice

MATHILDE ROSSIGNEUX-MEHEUST Vies d’hospice

Vieillir et mourir en institution au XIXe siècle

Alors que persiste aujourd’hui encore l’image de « l’hospice mouroir », le développement d’établissements pour la vieillesse au XIXe siècle témoigne au contraire d’une préoccupation nouvelle dans la société française : comment prendre soin des vieux ?

A Paris, en amont des grandes lois républicaines du XXe siècle, un vaste dispositif d’assistance se met en place pour nourrir et loger à vie des milliers de vieux indigents. Pour les classes populaires, vivre et mourir en institution devient une expérience ordinaire de la fin de vie. L’analyse de la vie privée des hospices et des maisons de retraite révèle la place ambiguë que la France post-révolutionnaire réserve à ses aînés, entre rejet et bienveillance, protection et surveillance.

Biographie

Mathilde Rossigneux-Méheust est chercheuse au laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes et maîtresse de conférences à l’Université Lumière Lyon 2.

Paru en novembre 2018
14 x 22, 392 pages
ISBN 979-10-267-0744-8
25 €

Magasin du XIXe siècle (Le) – n° 8 – Cosmopolis

Magasin du XIXe siècle (Le) – n° 8 – Cosmopolis

SOMMAIRE DU NUMERO 8

Lieux de passage, moments de brassage
Philippe Hamon : « Les expositions universelles »
Jean-Didier Wagneur : « Paris-Buenos Aires »
Julien Schuh : « Bruxelles, capitale des avant-gardes »
Guillaume Tronchet : « Paris, capitale du monde universitaire »

Textes, images, spectacles
Julien Schuh : « Le rire cosmopolite »
Marie-Ange Fougère : « Le  »défilé des nations » de la Maison du Rire : Cosmopolis à l’Exposition universelle de 1900 »
Marie-Ange Fougère : « Lieux communs des romans cosmopolites »
Cyril Barde : « Le cosmopolitisme de l’Art Nouveau »

Ambiguïtés du cosmopolitisme
Blaise Wilfert-Portal : « La querelle du cosmopolitisme (1893-1895) et la réalité du marché de l’importation littéraire »
Claude-Olivier Doron : « La race et le métissage, entre fantasme de régénération de l’espèce et crainte de la dégénérescence » ou « Le discours historique du mélange et de la lutte des races en France »
Emmanuel Salanskis : « Existe-t-il un cosmopolitisme philosophique au XIXe siècle ? »

Figures et topiques de la Cosmopolis
Sarah Al-Matary : « Le rastaquouère »
Marie-Rose Corrédor : « Stendhal cosmopolite »
Anne Geisler : « Gautier auteur cosmopolite »
Jessica Desclaux : « ”La Légende d’une cosmopolite” : Marie Bashkirtseff vue par
Barrès »

Cosmopolis entre high and low
Delphine Diaz : « Des barricades cosmopolites ? Enquête sur les étrangers à Paris en juillet 1830 »
Samuel Hayat : « Les internationales ouvrières »

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Magasin 9 Cosmopolis
Paru en novembre 2018
14 x 20, 336 pages

25 €

PASCALE MORMICHE Le petit Louis XV

PASCALE MORMICHE Le petit Louis XV

enfance d'un prince, genèse d'un roi (1704-1725)

Septembre 1715 : Louis XIV est mort. Février 1723 : Louis XV est majeur.

Entre vie publique et vie privée, entre Versailles et Paris, grandit et se construit un roi-enfant pour lequel rien n’est laissé au hasard. L’ouvrage raconte cette dizaine d’années pendant lesquelles un jeune roi et le Régent ont rendu possible la mutation d’un absolutisme qu’il fallait réformer pour qu’il se poursuive.

En suivant au quotidien une enfance royale, on voit le nourrisson sortir des affres des maladies enfantines et subir les premiers soins pédiatriques, le garçonnet acquérir les premières connaissances et former son caractère tout en tenant sa cour, le jeune homme instruit affirmer ses préférences dans un contexte d’explosion des connaissances scientifiques et de renouveau des arts, jusqu’au moment où Louis XV est majeur, sacré et marié.

Cet ouvrage donne une nouvelle lecture à des évènements dotés d’une riche et ancienne historiographie. Remettant en cause l’idée d’une éducation bâclée, l’auteur insiste au contraire sur la qualité des éducatrices et précepteurs, sur la protection du Régent garant de la légitimité monarchique, face au duc du Maine surintendant de l’éducation du roi, sur l’originalité des savoirs et compétences enseignés à Louis XV qui développeront ses capacités d’innovation.

Plus qu’une rupture comme cela a été longtemps décrit, la Régence et l’éducation de Louis XV ont été une période de transition risquée certes, mais surtout la première régence sans trouble majeur, une période d’ouverture intellectuelle et de mutations profondes.

Il a fallu une dizaine d’années pour faire acquérir un comportement, une dimension politique, une culture royale à cet enfant très doué qui a rapidement compris ce que l’on attendait de lui : être un très grand roi.

Biographie

Pascale Mormiche est agrégée de l’Université et docteur en histoire moderne. Elle enseigne à l’Université de Cergy-Pontoise.
Spécialiste de l’éducation des princes et des élites, elle a publié Devenir Prince, l’école du pouvoir en France (XVIIe-XVIIIe siècles) Cnrs éditions (2009) et, avec Stanis Perez, Naissance et petite enfance à la cour de France, éditions du Septentrion (2016).

Paru en octobre 2018
15,5 x 24, 448 pages
ISBN 979-10-267-739-4
27 €

AUDREY MILLET Vie et destin d’un dessinateur textile

AUDREY MILLET Vie et destin d’un dessinateur textile

d'après le Journal d'Henri Lebert (1794-1862)

Témoin de l’industrialisation croissante et de l’essor de la consommation, Henri Lebert, dessinateur de modes, a laissé treize volumes manuscrits de son quotidien qu’il dédicace à son fils. Commentateur sensible de la chute de Napoléon, épris des collines alsaciennes de son enfance, inquiet en 1848, jaugeant les produits de l’industrie, Henri nous apprend à revoir le xixe siècle.

L’ouvrier qualifié est aussi un violoniste confirmé, un lettré dont les descriptions proposent d’accompagner les fantômes figés dans les maisons Ancien Régime. À Colmar, Paris ou Lyon, il nous livre l’âme d’un dessinateur de mode à la fois progressiste et conservateur : ce qui devait rester « dans le cercle étroit de la famille et de l’amitié véritable ».

Biographie

Docteure en histoire des universités Paris-8 et de Neuchâtel, Audrey Millet est styliste modéliste de formation. Elle enseigne l’histoire moderne et contemporaine à l’Université Paris-Diderot.

Audrey Millet Vie et Destin d'un dessinateur textile
A paraître le 4 octobre 2018
13 x 20, 352 pages
ISBN 979-10-267-0734-9
29 €

DIDIER LAROQUE Le Dieu Kairos

DIDIER LAROQUE Le Dieu Kairos

Au siècle dernier, en divers lieux d’Afrique et d’Europe, jetés dans des aventures violentes, deux hommes attendent chacun d’accomplir l’acte qui donnera une plénitude de sens à sa vie. Ils se rencontrent, se découvrent leurs espérances, les croient complémentaires. Ils pensent former l’accord du héros et du poète : le geste courageux que l’un désire accomplir est cela même dont l’autre aspire à être le témoin le témoin, pour faire un récit. Naît une forte amitié. Mais le temps la ruine. Ils s’impatientent, se lassent, se désabusent beaucoup. Quand l’espoir semble faux et le dénuement parfait, survient ce qu’ils attendaient : la chevelure du dieu Kairos.

Revue Nunc Novembre 2018

La Quinzaine littéraire Octobre 2018

Biographie

Didier Laroque, architecte DPLG, est Professeur de théorie et pratique de la conception architecturale à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-val-de-Seine, et membre de l’UMR 8210, ANHIMA, à l’Université Paris-Diderot.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages de théorie et d’histoire de l’architecture.
Il a publié en 2014 un premier roman (La Mort de Laclos, Champ Vallon) très remarqué par la critique.

Didier Laroque - Le Dieu Kairos 2018
Paru en septembre 2018
12 x 19, 240 pages
ISBN 979-10-267-0714-1
20 €

ANTON SERDECZNY Du tabac pour le mort

ANTON SERDECZNY Du tabac pour le mort

une histoire de la réanimation

Comment l’idée a-t-elle pu venir aux Lumières de souffler de la fumée de tabac dans le derrière des noyés pour les ramener à la vie ? Cette pratique à première vue grotesque est tout sauf un accident de parcours : considérée jusqu’à la mi-xixe siècle comme la meilleure méthode de réanimation, cette insufflation anale a bénéficié d’investissements savants et publics considérables – des boîtes contenant tout le nécessaire à sa mise en œuvre furent installées le long de la Seine, du Rhône et de la Saône, ou de la Tamise. Plus encore, les discours savants qui introduisirent la préoccupation, alors nouvelle, de la réanimation, regorgent de faits plus étranges les uns que les autres : aux histoires épouvantables d’enterrés vivants répondent des cas étudiés très sérieusement, jusque dans l’Encyclopédie, d’hirondelles ou de cigognes qui hibernent au fond des lacs ou des rivières, ou sur la lune. En remontant le fil de ces récits, Anton Serdeczny aboutit à une conclusion inattendue  : leur source est orale, et la science, même celle des Lumières, a pu y puiser pour alimenter de nouveaux champs – comme l’action médicale sur le corps mort.

Les motifs mis à contribution dans la réanimation des Lumières relèvent de systèmes de représentations orales parfaitement cohérents, et avant tout liés au carnaval. Cette clef anthropologique permet d’expliquer la pratique de l’insufflation de fumée de tabac. Adaptation improbable et involontaire d’un vieux geste carnavalesque, elle tirait son origine et sa puissance d’évocation de sa dimension symbolique : remettre l’âme à l’envers à celui qui est mort dans un monde inversé, sous la surface de l’eau.

Rarement la recherche des liens entre innovation scientifique et registres culturels a pu être poussée aussi loin, et c’est là tout l’intérêt de cet ouvrage : remettre en cause notre vision des Lumières, et plus encore de la science.

En attendant Nadeau:
«Morts confirmés ou en attente»

Le Monde des livres 20 septembre 2018
De quoi réveiller un mort par Antoine de Baecque

Biographie

Docteur en histoire de l’EPHE, Anton Serdeczny enseigne l’histoire moderne à l’Université d’Aix-Marseille.
Spécialisé dans les rapports entre science, religions et cultures, il a notamment travaillé sur les liens entre mariologie, traditions et sciences, et sur les conséquences scientifiques de la Réforme. Ses recherches portent avant tout sur l’utilisation des sources savantes dans la reconstruction de la culture orale et rituelle de l’Europe, via la microhistoire et l’anthropologie historique.

Anton Serdeczny Du tabac pour le mort
Paru en septembre 2018
15,5 x 24, 400 pages
ISBN 979-10-267-0729-5
25 €

JONATHAN BARANGER Chokolov City

JONATHAN BARANGER Chokolov City

Qui se souvient des Bulgares de New York ? Leur présence en Amérique fut restreinte, mesurée, typique du génie de ce peuple confidentiel. Ainsi il ne se trouva personne pour pleurer l’amour malheureux qui unit l’actrice Elaine Chokolov au pâle Bogdan Oblanov, personne non plus pour étudier l’étonnante genèse du talent littéraire de Dean Grosslick. On ne sait toujours rien des conspirations de la camériste Feya Grubev, pas plus qu’on ne fit l’effort de comprendre et de louer le sens du devoir inégalé de Granville Kling. Nul ne tenta d’élucider le mal mystérieux qui égara la raison de Cornell Morris, et le monde entier s’appliqua à ignorer le destin fantomatique et pourtant fondamental de Jon Khalov, l’homme au beau visage.

Tant de fortunes diverses, eussent-elles été moins bulgares, auraient fourni la matière de savoureuses comédies et de drames pitoyables, universellement acclamés… Ou peut-être fallait-il justement être bulgare et rien que bulgare pour vivre ces aventures-là, et sans doute devra-t-on l’être encore davantage pour les lire.

Chokolov City est un roman composé de six chapitres qui retracent le destin d’une communauté imaginaire de Bulgares à New York, des années 1900 aux années 1960. Ces Bulgares doivent très peu aux Bulgares réels, pas plus que le cadre ne prétend restituer le véritable New York. Parce que Chokolov City se réclame d’une autre authenticité, celle du fantasme désuet de la grande ville américaine moderne, tel que la comédie classique hollywoodienne l’a façonné. Dans ce New York de studio, produit par la MGM, dirigé par George Cukor, vit et meurt un peuple poli, élégant et raffiné, sans doute trop parfait pour jamais exister.

Premier roman

L'Incorrect. Octobre 2018 par Bernard Quiriny

Le Matricule des anges Octobre 2018

La Nouvelle Quinzaine Littéraire Septembre 2018

Biographie

Jonathan Baranger est né le 3 avril 1980, à Orléans, où il a grandi et où il demeure. Il enseigne le français dans le Loiret. Il écrit de la fiction depuis dix ans.
Chokolov City est son premier texte publié.

Jonathan Baranger Chokolov City
Paru en août 2018
14 x 22, 392 pages
ISBN 979-10-267-0719-6
23 €

YANNICK RUMPALA Hors des décombres du monde

YANNICK RUMPALA Hors des décombres du monde

Écologie, science-fiction et éthique du futur

L’humanité doit-elle se préparer à vivre sur une planète de moins en moins habitable ? Comment adapter l’équipement intellectuel collectif pour éviter cette situation ? Et pourquoi pas en recourant à la science-fiction et à son potentiel imaginaire ? Dans la masse de récits et de représentations qu’elle offre, on peut trouver des ouvertures inspirantes, aidant à réfléchir, éthiquement et politiquement, sur les manières pour une collectivité de prendre en charge les défis écologiques. La science-fiction, au-delà du découragement ou du sursaut de conscience qu’elle est censée susciter, offre à la réflexion, en plus d’un réservoir imaginaire, un support de connaissance qui est susceptible de nous aider à habiter les mondes en préparation. Et à avancer vers une autre éthique du futur…

« La science-fiction expérimente les conditions de la vie en commun »
Entretien avec Yannick Rumpala dans USBEK & RICA

Biographie

Yannick Rumpala, maître de conférences (HDR) à l’Université de Nice, est membre de l’Equipe de Recherche sur les Mutations de l’Europe et de ses Sociétés (ERMES). Il appartient au comité scientifique de Res Futurae, revue d’études sur la science-fiction.
Il a publié notamment Développement durable ou le gouvernement du changement total, Le Bord de l’eau (2010). Il est l’auteur de nombreux articles et a participé à plusieurs ouvrages collectifs.

Yannick Rumpala Hors des décombres du monde 2018
Paru en août 2018
14 x 22, 288 pages
ISBN 979-10-267-0724-0
23 €

CHRISTIAN GODIN Les Lieux communs d’aujourd’hui

CHRISTIAN GODIN Les Lieux communs d’aujourd’hui

D’Acharnement (L’acharnement thérapeutique) à Volonté (Du moment qu’ils le veulent !), ce lexique constitué de 154 articles rangés par ordre alphabétique fait une analyse critique des stéréotypes les plus courants dans la France de 2018.

Certains mots (« antisystème », « bio », « rebelle »…) et certaines expressions (« on ne fait pas le bonheur des gens malgré eux », « respecter les différences », « je n’ai de leçon à recevoir de personne »…) sont si fréquemment utilisés dans les discours publics (ceux des médias, du monde politique et économique) et privés (ceux des conversations) qu’ils paraissent contenir des vérités évidentes échappant à l’analyse, et plus encore à la critique.

Ces stéréotypes n’appartiennent pas tous, loin s’en faut, à ce qu’il est convenu d’appeler le politiquement correct (lequel est lui-même un stéréotype analysé dans ce lexique). Il n’y a plus d’idéologie dominante, au sens marxiste, dans la société actuelle, mais des points de consensus à la fois fugaces et contradictoires.

Revue de presse

LIVRES HEBDO, Avant critiques — Souverains poncifs, par Laurent Lemire, 18 mai 2018

Biographie

Né en 1949, CHRISTIAN GODIN est philosophe, professeur émérite de l'université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Il est rédacteur en chef de la revue Cités, publiée par les PUF. Ses ouvrages publiés, une cinquantaine, comprennent des livres académiques de philosophie comme La Totalité en sept volumes, des ouvrages scolaires et universitaires (comme le Dictionnaire de philosophie), des ouvrages destinés au grand public (La Philosophie pour les Nuls) et des essais portant sur le monde et la société d’aujourd’hui (La Haine de la nature, La Démoralisation, Le Soupir de la créature accablée. La religion aujourd’hui…).

Christian GODIN Les lieux communs d'aujourd'hui
Paru le 7 juin 2018
14 x 20, 336 pages
979-10-267-0707-3
22 €

CATHERINE KIKUCHI La Venise des livres

CATHERINE KIKUCHI La Venise des livres

1469-1530

Après la publication de son premier imprimé en 1469, Venise devient en quelques années la première productrice de livres en Europe. Il s’agit d’un métier neuf qui se développe hors des cadres institutionnels des corporations. Les livres produits se retrouvent dans toutes les bibliothèques d’Europe. Ces imprimeurs qui ont fait le succès de Venise sont pour la plupart d’origine étrangère. Ils sont Allemands d’abord, avant l’arrivée d’autres communautés dans cette industrie. Ce sont des marchands et des artisans en provenance de toute l’Europe et d’une partie de la Méditerranée orientale. Au-delà des échecs, beaucoup se sont intégrés dans la ville, sa géographie, sa sociabilité, et ont construit une nouvelle industrie du livre au cœur de l’Europe.

Libération du 18 août 2018

Biographie

Catherine Kikuchi est membre de l’École française de Rome depuis septembre 2017. Elle a enseigné à l’université de Versailles Saint-Quentin. Elle est co-fondatrice d’un projet international de mise en relation des jeunes chercheurs sur le livre, Early Modern Book Project.

Catherine KIKUCHI La Venise des livres
Paru le 7 juin 2018
15,5 x 24, 360 pages
979-10-267-0702-8
26 €