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BENOÎT CONORT Sortir

BENOÎT CONORT Sortir

Onze ans séparent Ecrire dans le noir et Sortir. Car il aura fallu beaucoup de temps pour passer d’une écriture à une autre. La visée originale était de changer de forme, de « sortir » de la forme de Ecrire dans le noir (qui utilise le verset long) pour passer à une écriture plus minimaliste, à une dimension plus « pauvre », moins « baroque ».
Dès l’origine le titre et la structure se sont imposés : « Sortir », avec trois parties Dedans / jardins / Dehors, encadrées par un prologue et un épilogue.
Il s’agit bien de sortir (hors de soi, hors du dedans, hors d’une chambre etc) et ce que met en scène l’ouvrage c’est la « sortie » aussi du livre, avec le sentiment que nombre des poèmes de ce livre pourraient appartenir indifféremment à l’une ou les autres parties. L’écriture finalement se joue dans le combat entre la tentation de l’immobile et la vanité du mouvement.

Biographie

Benoît Conort est né en 1956 dans le sud-ouest de la France. Il a été membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire, ainsi que de la revue Recueil devenue, dans les années quatre-vingt dix, Le Nouveau Recueil, et a publié dans plusieurs revues dont la NRF, Europe, L’ Etrangère, Nu(e), etc. Il a fait de nombreux voyages à l’étranger (du Maroc au Japon en passant par les USA et quelques autres lieux) pour des conférences et des lectures. De 2009 à 2015, il a été membre du CA de la Maison des écrivains et de la Littérature, successivement secrétaire général, puis vice-président.
Ancien élève de l’ ENS il a enseigné à l’université de Kelaniya (Sri Lanka), Marie Curie Sklodowska (Lublin, Pologne), de Porto (Portugal). En 1994 il est devenu Maître de Conférence à l'université Paris Ouest Nanterre. En 2010, il a été élu professeur à l’université de Rennes 2.
Ses travaux universitaires portent sur l’écriture de la mort et du deuil dans la poésie française des vingtième et vingt-et-unième siècles. Il a publié un ouvrage sur Pierre Jean Jouve : Pierre Jean Jouve. Mourir en poésie (éd du Septentrion, 2002), et a dirigé en 2013 un ouvrage sur Paul Eluard (Lectures de Paul Eluard,PUR) et en 2015 sur Yves Bonnefoy (PUR). Il a écrit de nombreux articles sur Jacques Dupin, Claude Esteban, Léon-Paul Fargue, Edouard Glissant, Saint-John Perse, Jacques Roubaud, Jean-Paul Michel, Jean-Michel Maulpoix, entre autres, ainsi que sur les formes et genres de la poésie française contemporaine (l’élégie, le verset, etc).
Il a publié plusieurs recueils de poèmes :
Pour une île à venir, 1988, Gallimard, coll Le Chemin, prix Fénéon 1988.
Au-delà des cercles, 1992, Gallimard, coll Le Chemin, prix Tzara 1992.
Main de nuit, 1998, Champ Vallon, prix Mallarmé 1998.
Cette vie est la nôtre, 2001, Champ Vallon.
Ecrire dans le noir, 2006, Champ Vallon.
La revue Nu(e) a consacré à ses livres son numéro 41 (2009) accompagné de plusieurs inédits.

CouvSortir
Paru le 18 mai 2017
13 x 21 cm, 112 pages
ISBN 979-10-267-0551-2
13,50 €

RÉMI MASSON Défendre le roi

RÉMI MASSON Défendre le roi

La maison militaire au XVIIe siècle

La Maison militaire du roi n’est qu’une simple garde personnelle du souverain et de la famille royale au début de l’époque moderne. Elle connaît toutefois une véritable impulsion à partir du règne de Louis XIII et devient le fer de lance de l’armée du roi de France au cours du XVIIe siècle. Elle ne s’organise cependant qu’avec le gouvernement personnel de Louis XIV. Grâce à des réformes profondes, le roi destine les corps de sa garde à devenir des troupes d’élite au combat. Ceux-ci doivent servir à la tête de son armée, tout en continuant à assurer la protection rapprochée du souverain. Employée sans relâche sur les champs de bataille, la Maison militaire du roi illustre ainsi la prise en main de l’appareil militaire par Louis XIV.

Biographie

Rémi Masson est docteur en histoire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ancien allocataire de recherche de l’IRSEM, il enseigne actuellement à l’institut Paul Ricœur de Louvres.
Il a participé à plusieurs ouvrages collectifs et a publié Les Mousquetaires ou la violence d’État (Vendémiaire, 2013).

Défendre le roi masson
Paru le 1er juin
15,5 x 24, 424 pages
ISBN 979-10-267-0530-7
28 €

JEAN-PIERRE BOIS L’abbé de Saint-Pierre

JEAN-PIERRE BOIS L’abbé de Saint-Pierre

Entre classicisme et Lumières

Connaissez-vous l’abbé de Saint-Pierre ?
En son temps, Charles-Irénée Castel (1658-1743) eut la réputation d’un utopiste, d’un doux rêveur. Pourtant, son œuvre majeure, son Projet de paix perpétuelle dont les deux premiers tomes parurent en 1713, le dernier en 1717, fonde l’idée européenne et préfigure l’Europe que nous connaissons aujourd’hui. Elle fut sauvée de l’oubli par Rousseau et par Kant.
Au-delà de ce traité fondateur, c’est l’ensemble de son œuvre, immense et méconnue, que ce livre réhabilite. Contemporain de Vauban, de Beauvillier, de Boisguilbert et de Fénelon, tous disparus à la fin du règne de Louis XIV, l’abbé de Saint-Pierre devint leur successeur naturel. Au cœur de la « crise de conscience européenne » qui marque les années 1680-1720, il incarne la transition intellectuelle entre le Grand Siècle et le siècle des Lumières : celle qui transforme les traités des réformateurs en ouvrages de philosophie politique et morale annonciatrice d’une idée révolutionnaire.
L’abbé de Saint-Pierre veut tout perfectionner. Bien avant l’Encyclopédie, l’œuvre phare du siècle des philosophes, il en aborde tous les thèmes : celui de la réforme de l’État et du gouvernement, celui de la réforme fiscale et sociale, celui du progrès économique et de l’unification juridique, celui de l’enseignement et de la morale, tous réunis par la volonté aussi féconde qu’obstinée d’assurer le bonheur du plus grand nombre. Avec un demi-siècle d’avance, les mots de patrie, de citoyen, de nation acquièrent leur force persuasive et démonstrative pour se placer au centre d’un effervescent débat qui sera le cœur de la pensée politique des années 1780, entre naissance, talent et richesse.

Biographie

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique, spécialiste d’histoire de la guerre et des relations internationales à l’époque moderne, professeur à l’Université de Nantes entre 1988 et 2007, Jean-Pierre Bois a publié plusieurs biographies sur Maurice de Saxe (Fayard, 1992), Bugeaud (Fayard, 1997), Dumouriez (Perrin, 2005) ou La Fayette (Perrin, 2015) ; des ouvrages portant sur des batailles : Fontenoy (Economica, 1996), La campagne de Louis-Philippe au Maroc (Economica, 2013); des ouvrages de théoriciens de l’Art de la guerre (Les Rêveries de Maurice de Saxe, les principaux Ecrits de Guibert) ; enfin de vastes synthèses sur l’Europe : L’Europe à l’époque moderne : origine, utopies et réalités de l’idée d’Europe (Armand Colin, 2002), et sur la Paix : La Paix, Histoire politique et militaire, 1435-1878 (Perrin, 2012).

Couv_Abbe_STP2017
Paru le 18 mai 2017
15,5 x 24 cm, 376 pages
ISBN 979-10-267-0511-6
27 €

SITAUDIS met à l’honneur Sophie Loizeau

SITAUDIS met à l’honneur Sophie Loizeau

Deux très belles recensions du nouveau livre de Sophie Loizeau : Ma Maîtresse forme en ligne sur Sitaudis.fr :

par Jean-Claude Pinson : http://www.sitaudis.fr/Parutions/ma-maitresse-forme-de-sophie-loizeau-1.php

par Aurélie Foglia : http://www.sitaudis.fr/Parutions/ma-maitresse-forme-de-sophie-loizeau-2.php

Loizeau @Adrienne Arth

@Adrienne Arth

Ma maîtresse forme - Sophie Loizeau 2017

Ma maîtresse forme – Sophie Loizeau 2017

Loizeau @Adrienne Arth



SOPHIE LOIZEAU Ma maîtresse forme

SOPHIE LOIZEAU Ma maîtresse forme

« Septième livre de poésie de Sophie Loizeau, Ma maîtresse forme souligne non seulement la primauté de la nature – omniprésente dans cette œuvre –, mais aussi la nécessité vitale de l’écriture, et plus particulièrement en poésie. Ici, la nature est poésie, l’artiste en révèle la beauté à travers deux pulsations, la respiration de la forêt et le ressassement de la mer. Montaigne dit en substance : s’il s’écoute, chacun découvrira en lui un tour particulier, un caractère dominant (forme sienne, maîtresse forme, forme universelle). C’est au moyen de cette maîtresse forme que la nature se fait sentir en nous. Et c’est bien la nature, la terre matricielle, qui apparaît ici et se fait entendre tout au long des cinq parties qui composent ce livre : la terre, la forêt, les bêtes, puis l’écriture et ses lieux, l’enracinement et la filiation, le souvenir et le deuil, et enfin les invisibles au sens où Victor Hugo disait : « Les morts ne sont pas les absents, ils sont les invisibles ».

Dans une langue exigeante et inattendue, mais aussi musicale, syncopée, Sophie Loizeau oscille entre l’universel et l’intime pour entremêler à la nature le trio mère-auteure-fille, piliers de la Sagrada familia, les oiseaux et animaux marins que lui évoquent « sa » mer, la Manche, et l’eau du bain qui devient lieu d’écriture. Chaque poème peut être perçu comme une clé, et non comme une énigme, en ce sens que l’auteure n’écrit pas sur la nature, elle écrit la nature, elle n’écrit pas sur le désir, elle écrit le désir. Mais le point central de ce livre est qu’il est conçu comme un livre bilingue, où une langue serait écrite et l’autre entendue, et cette dernière serait entendue en quelque sorte, de la bouche même de l’auteure, avec tout ce que l’écoute peut avoir de déroutant et de singulier. » (Laurent Citrinot)

Revue de presse

LES DECOUVREURS — par Georges Guillain, 9 mai 2017

France culture — Jacques Bonnaffé lit Sophie Loizeau, 29 juin 2017

MEDIAPART — par Patrice Beray, 5 juin 2017

LE MATRICULE DES ANGES — par Richard Blin, juin 2017

SITAUDIS — par Aurélie Foglia, 5 mars 2017

SITAUDIS — par Jean-Claude Pinson, 5 mars 2017

Biographie

Née en 1970, Sophie Loizeau est poète, elle écrit également des récits. Elle vit à Versailles.
Ses trois premiers livres, écrits entre 1998 et 2004 (Le Corps saisonnier, La Nue-bête, Environs du bouc) sont marqués par la présence de la nature. Une nature qui fraye avec le fantastique et le mythologique, avec le désir et la sexualité. Les livres suivants (La femme lit, Le roman de Diane, Caudal), écrits entre 2004 et 2013, forment une trilogie autour du mythe de Diane et tentent une féminisation systématique et radicale de la langue.

Ma maîtresse forme - Sophie Loizeau 2017
Paru le 2 mars 2017
13 x 21 cm, 96 pages
ISBN 979-10-207-0491-1
13 €

PAUL VO-HA Rendre les armes

PAUL VO-HA Rendre les armes

Le sort des vaincus XVIe-XVIIe siècles

Ce livre remet en question deux visions des guerres de l’époque moderne, celle de conflits ultra violents qui caractériseraient le temps des guerres de religion, du XVIe siècle à  la première moitié du XVIIe siècle d’une part, et celle d’une guerre réglée et limitée en voie d’humanisation sous le règne de Louis XIV d’autre part. L’hypothétique amélioration du sort des vaincus à partir des guerres de Louis XIV tient une grande place dans cette perception erronée de guerres réglées et limitées  sous l’ancien régime, perçues comme « guerres en dentelles », représentations qui ouvrent la voie à toutes sortes de fantasmes sur la « guerre totale » qu’inventerait la Révolution française.  Il s’agit ici de déconstruire ces images, en montrant  que la culture de la reddition honorable est largement diffusée au XVIe siècle et que les infractions à cet horizon d’attente restent très nombreuses pendant le règne de Louis XIV.

Ainsi on s’intéresse d’abord aux rites de reddition, honorables ou humiliants pour les vaincus, avant de rationaliser cette culture de la reddition honorable, en la replaçant dans la perspective d’une guerre pensée comme économie des moyens à une époque où la notion d’intérêt émerge sous la plume des théoriciens de la raison d’Etat. Seule une conjonction d’intérêts, ceux des vaincus et des vainqueurs, permet le développement de la reddition honorable.

Revue de presse

Guerres et histoire — par F. El Hage, juin 2017

Biographie

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, agrégé d’histoire depuis 2008, Paul Vo-Ha a soutenu sa thèse à l’Université Lyon-II en 2015, sous la direction d’Hervé Drévillon et de Nicolas Le Roux.
Il enseigne actuellement dans le secondaire.

Rendre les armes - Paul Vo-Ha 2017
Paru le 2 mars 2017
15,5 x 24 cm, 440 pages
ISBN 979-10-267-0496-6
28 €

JEAN MOTTET (dir.) La forêt sonore

JEAN MOTTET (dir.) La forêt sonore

De l'esthétique à l'écologie

Pour les habitants des bois, chaque espèce d’arbre a sa voix, les rivières du monde ont chacune leur langage. Les glaciers du Grand Nord eux-mêmes retentissent de sons étonnants. La nature nous parle et nous ne l’écoutons plus. Depuis l’invention du paysage, le spectacle visuel a déterminé l’essentiel de notre rapport à l’arbre et à la forêt. Qu’avons-nous oublié ? Doué pour voir, regardeur du monde, l’homme peut-il aussi l’écouter ?

En nous invitant à l’écoute attentive des sons naturels, comme à entendre le silence, les contributions rassemblées dans La forêt sonore nous sortent puissamment du parti pris du « spectacle » pour redonner toute sa place à la part « sylvestre » de l’homme. Car l’expérience de l’écoute compte parmi les joies essentielles de l’être humain ; elle répond au désir d’aller absorber le monde de la forêt, se fondre en son bain de parfums et de sons. La forêt n’est plus alors à « regarder », ou à « représenter » : elle se branche sur du vital.

Pour entendre cette harmonie sonore naturelle, la plupart des auteurs rassemblés dans La Forêt sonore font appel aux œuvres d’art qui ont inventé la beauté de la forêt : la musique bien entendu mais également la littérature, la poésie ou encore le cinéma dont la beauté s’origine aussi dans le son.

Par ailleurs, dans une démarche où le souci écologique voisine avec le plaisir esthétique, géographes et chercheurs en biologie donnent voix à la notion d’environnement et nous disent pourquoi le paysage sonore peut devenir un précieux instrument de diagnostic de la biodiversité.

Revue de presse

Forêt Nature — N°143, juin 2017

La forêt sonore -Jean Mottet (dir.) 2017
Paru le 20 avril 2017
14 x 22 cm, 224 pages
ISBN 979-10-267-0506-2
24 €

MÉLANIE TRAVERSIER Le journal d’une reine

MÉLANIE TRAVERSIER Le journal d’une reine

Marie-Caroline de Naples dans l'Italie des Lumières

L’histoire commence par une découverte documentaire, surprenante et fortuite. En 2012, Mélanie Traversier retrouve chez un collectionneur privé américain un manuscrit décrivant le voyage d’une reine en Italie de mai à septembre 1785. Elle en reconnaît aussitôt l’écriture : c’est la pièce manquante d’un document exceptionnel qu’elle étudie depuis huit ans, le journal que Marie-Caroline de Habsbourg-Lorraine, petite sœur de Marie-Antoinette et reine de Naples, a tenu de 1781 à 1785. L’archive est désormais complète, la trouvaille archivistique venant combler une lacune dans le diaire conservé aux archives de Naples. Mélanie Traversier en propose donc une édition critique, précédée d’un volumineux essai introductif. Car ce document exceptionnel permet de surprendre la reine au travail de la discipline de ses affects. S’imposant l’exercice quotidien de ses « écritures », s’exerçant à cette langue française qui est celle de l’aristocratie européenne et qu’elle accommode à sa manière de quelques libertés stylistiques, elle offre aux amateurs d’histoire un témoignage d’une richesse exceptionnelle. La reine ne se confine pas aux obligations et aux divertissements utiles de son sexe : elle observe, décrit, compare — et notamment lors de son voyage d’Italie, sorte de tournée d’inspection des expériences politiques du réformisme des Lumières — pour se préparer à agir. Dès lors, au-delà de la chronique routinière de la vie de cour, le lecteur est convié au surgissement d’un moi souverain mais aussi, tout simplement, en ses années pré-révolutionnaires, du souffle de l’histoire.

Revue de presse

Libération — "Marie-Caroline de Naples, couronne de transmission", par Yannick Ripa, 1 juin 2017

L'Histoire — "La reine qui voulait gouverner", par Matthieu Lahaye, mai 2017

Le Monde des livres — "Marie-Caroline sans larmoiements", par Antoine de Baecque, 21 avril 2017

France Culture, La fabrique de L'histoire, 1 mai 2017

Biographie

Ancienne élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, professeur agrégée d’histoire, Mélanie Traversier est actuellement maîtresse de conférences en histoire moderne à l’Université de Lille III et membre de l’Institut universitaire de France. Depuis sa thèse consacrée à Gouverner l’opéra. Une histoire politique de l’opéra à Naples (1767-1815) (Rome, EFR, 2009), elle a consacré de nombreux travaux à l’histoire politique et culturelle de l’Italie des Lumières, avec une attention toute particulière à l’étude des circulations musicales, des sensibilités et du genre. Elle a notamment édité et préfacé les Mémoires de Vittorio Alfieri (Ma Vie, Mercure de France, 2012). Elle est également comédienne et a donné lors du dernier Festival de Grignan (juillet 2016) une adaptation théâtrale de la correspondance entre Rousseau et Henriette.

Le journal d'une reine - Mélanie Traversier 2017
Paru le 20 avril 2017
13 x 20 cm, 624 pages
ISBN 979-10-267-0501-7
28 €

DIDIER NORDON L’âme et l’urine

DIDIER NORDON L’âme et l’urine

Variations sur le mauvais goût de la condition humaine

Comme agencée pour être la plus anxiogène possible, la condition humaine semble une plaisanterie de mauvais goût. Que cela soit dû à un dieu amateur de farces cruelles ou à l’évolution aveugle, tout semble agencé pour que les hommes ne puissent jamais savoir à quel saint se vouer.

Les cercles vicieux abondent. Ainsi les récits inventés pour sublimer l’effroi face à la mort sont merveilleux, mais on s’entretue en leur nom. Le nœud d’angoisse qui constitue les hommes engendre autant la cruauté que la compassion ou la créativité. Mauvais goût encore : les hommes célèbrent la vie, mais les organes qui la donnent les attirent (amour) et les répugnent (excrétion). Comme l’urine, l’âme surgit par le sexe. Humiliante bizarrerie.

Revue de presse

Pour la science — avril 2017

L'Alamblog — Le mauvais goût de la condition humaine, par Le Préfet maritime, 7 février 2017

Biographie

Didier Nordon est mathématicien et auteur de nombreux livres, des essais de vulgarisation mathématique et scientifique (Deux et deux font-ils quatre ?, Les mathématiques pures n’existent pas ! ), des fictions (Les obstinations d’un mathématicien, La droite amoureuse du cercle ), des livres pour la jeunesse chez Autrement.
Il anime la rubrique Bloc notes, illustrée par le dessinateur Matyo dans le mensuel Pour La science et ses chroniques sont éditées en recueil (A contre-idées,Scientaisies, Belin).

L'âme et l'urine - DIdier Nordon 2017
Paru le 2 février 2017
14 x 22 cm, 144 pages
ISBN 979-10-267-0470-6
17 €

MYRIAM DENIEL-TERNANT Ecclésiastiques en débauche

MYRIAM DENIEL-TERNANT Ecclésiastiques en débauche

1700-1790

Au XVIIIe siècle, grâce aux efforts redoublés de l’Église, le clergé semble davantage moralisé, comme en atteste le topos littéraire du «bon prêtre». L’étude d’un corpus de sources éclectiques, issues des archives de la Bastille, du parlement et de l’officialité de Paris, révèle la persistance d’un contingent non négligeable de membres déviants. Enjeux d’une surveillance multiforme, les ecclésiastiques contreviennent à l’impératif de chasteté en entretenant des relations ancillaires, sodomites et tarifées, de manière fortuite ou régulière. Outre la mise en lumière de leurs pratiques sexuelles et d’une géographie de la capitale tentatrice, la confrontation des sources souligne l’existence de plusieurs effets de seuils entraînant scandale, saisine de justice et répression.

Revue de presse

Les Clionautes — par Laurent Gayme, 30 avril 2017

Libération — Prêtres, la brimade des mœurs, par Jean-Yves Grenier, 27 avril 2017

Livres hebdo — La chasse aux curés, par Laurent Lemire, février 2017

LES CAHIERS DE SCIENCE ET VIE — Quand des hommes de Dieu avaient le diable au corps, par Laurence Gay, avril 2017

Le Canard Enchaîné — Gare aux filles chit-chit!, par Frédéric Pagès, 9 août 2017

Biographie

Myriam Deniel-Ternant est agrégée d’histoire, docteure en histoire moderne et membre du CHISCO (Centre d’Histoire sociale et culturelle de l’Occident) de l’Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense. Elle enseigne actuellement en lycée (78).
Ses domaines de recherche sont l’histoire religieuse, l’histoire de la sexualité, des femmes et du genre; l’histoire du droit et de la criminalité et l’histoire culturelle des représentations.

Deniel Ternant Ecclésiastiques en débauche
Paru le 2 février 2017
21 x 29,7 cm, 388 pages
ISBN 979-10-267-0465-2
27 €