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DENIS CROUZET (sous la direct de) Historiens d’Europe, historiens de l’Europe

DENIS CROUZET (sous la direct de) Historiens d’Europe, historiens de l’Europe

Défense et illustration de l'histoire de l'Europe

Nous vivons aujourd’hui un moment de rejet affirmé d’un idéal européen qui a pourtant, entre autres points positifs, conditionné plus de sept décennies de paix sur le vieux continent. Pourquoi cette crise qui est le fond de commerce des démagogies populistes, en France comme ailleurs ? Comment réagir pour neutraliser les forces recourant à l’anachronisme absurde, à l’erreur négationniste, à la caricature polémique pour mieux masquer d’obscurantistes idéologies ?

La réponse donnée Historiens d’Europe, historiens de l’Europe est que l’Europe souffre d’un déficit à la fois d’historicité et d’historicisation, que l’aventure européenne proposée au grand public est réduite souvent à une aventure tronquée et partielle. Il a été certes beaucoup écrit à propos de la construction européenne, à propos du passé de l’Europe envisagé sous l’angle d’une collection d’histoires nationales et de leurs temporalités interconflictuelles. De l’Europe comme référent commun, il y a eu des approches, mais limitées à des séquences discontinues.

Pourtant, depuis le début du XXe siècle, de très grands historiens britanniques, italiens, allemands, russes, français, belges, hollandais ont travaillé autour de l’Europe. Les uns ont inventé ou promu un autre art d’écrire l’histoire en faisant de l’Europe l’instrument autorisant un renouvellement des problématiques. Les autres ont écrit une histoire qui avait pour fin de montrer que l’Europe était sur le long terme une substructure de l’imaginaire transcendant de façon plus ou moins consciente les identités.

Réactualiser par l’histoire la figure d’espérance et de liberté de l’esprit que porte l’Europe dans sa longue durée, et que le patient travail d’historiens européens n’a cessé de valoriser, retrouver un désir d’être que la seconde partie du XXe siècle n’a fait que réaliser, tel est le projet de ce livre qui est un livre de combat et de défense d’une conscience de soi qui est aussi nécessairement une conscience de ce que l’autre est soi. Il est encore un appel à ce que l’histoire se replace désormais dans les chemins parcourus au XXe siècle par de grands historiens qui, entre autres, s’appelaient Pirenne, Huizinga, Febvre, Le Goff, Hobsbawm… appréhendant l’Europe non pas comme un épiphénomène soumis à des vicissitudes toujours récurrentes, mais comme le premier pallier d’une anthropologie humaniste de la globalité permettant de dire et redire la certitude d’une universalité…

textes de L. Badel, L. Bély, J. Bergin, M. Boone, F. Béthencourt, G. Castelnuovo, G. Chaix, J. Chiffoleau, D. Crouzet, J.-B. Delzant, C. Dolan, J.-F. Dunyach, M. Greengrass, S. Keymeulen, J. C. Maire Vigueur, T. Maissen, B. Müller, P. Ouvarov, J.-P. Poussou, Y. Rodier, F. O. Touati.

 

Revue de presse

La nouvelle fabrique de l'histoire, France culture — 25 septembre 2017

Biographie

Docteur et agrégé d’histoire, Denis Crouzet est professeur d’histoire moderne à l’université Paris IV-Sorbonne. Spécialiste de l’histoire du XVIe siècle, notamment des guerres de Religion, il a publié des ouvrages sur Charles Quint (Odile Jacob) Catherine de Médicis (Albin Michel), Jean Calvin (Fayard), Christophe Colomb et Nostradamus (Payot) ainsi qu'un livre devenu incontournable sur le sujet, Les Guerriers de Dieu, la violence au temps des troubles de religion (1525-1610) (Champ Vallon).

Historiens de l'Europe Crouzet
Paru le 5 octobre 2017
15,5 x 24, 400 pages
979-10-267-0618-2
28 €

ANNE-EMMANUELLE DEMARTINI Violette Nozière, la fleur du mal

ANNE-EMMANUELLE DEMARTINI Violette Nozière, la fleur du mal

une histoire des années 30

Un soir d’été de 1933, à Paris, Violette Nozière, âgée de 18 ans, empoisonne ses parents. Parricide, inceste, poison : le fait divers sensationnel, modelé par les médias, a tout d’une tragédie moderne. L’enquête tient en haleine une opinion que le crime hors-norme promène dans le logis ouvrier, sur les trottoirs de la capitale, parmi les femmes vénéneuses et les parents indignes, dans la jeunesse perdue et les élites pourries. Se dessine la « fleur du mal », sombre icône du conflit de générations dans une France en crise. Condamnée à mort, la criminelle sera graciée et finalement réhabilitée. Ce livre propose une manière de faire de l’histoire avec une affaire judiciaire, dépliée dans toutes ses dimensions. Jamais la micro-histoire n’aura autant révélé l’imaginaire social et sa dynamique.

Tragédie eschyléenne dans le Paris des années trente, drame de l’ascension sociale dans une famille ouvrière aspirant à la classe moyenne, forfait illustrant l’éternel danger des empoisonneuses hypocrites et cruelles, histoire édifiante de la chute d’une jeune fille émancipée qui transgressait les normes de la féminité, drame privé éclairant le conflit de générations dans une France vieillissante : autant de lectures qui ont conféré à Violette Nozière, née pendant la Grande Guerre, adolescente au temps des années folles, parricide aux sombres heures de la crise économique, une dimension symbolique ( « la fleur du mal de notre époque »).

Revue de presse

Libération — Violette Nozière, jeune fille en fleur à l'ombre, par Dominique Kalifa, 19 octobre 2017

Le Monde des livres — Violette Nozière entre horreur et mystère, par Pierre Karila-Cohen, 21 septembre 2017

L'Histoire — par Emmanuelle Loyer, septembre 2017

Biographie

Normalienne, agrégée d’histoire, Anne-Emmanuelle Demartini est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Paris 13. Ses travaux portent sur les sensibilités et les imaginaires sociaux contemporains explorés à partir d’itinéraires individuels, de l’exception et de la transgression : criminel(le)s, monstres, affaires judiciaires, etc.
Elle est l’auteure de L'Affaire Lacenaire (Aubier, 2001) et a co-dirigé plusieurs ouvrages comme Monstre et imaginaire social (Créaphis, 2008).

Violette Nozière Demartini
Paru le 7 septembre 2017
15,5 x 24, 420 pages
979 10 267 0608 3
26 €

SOPHIE HASQUENOPH Les Français de Moscou et la Révolution russe

SOPHIE HASQUENOPH Les Français de Moscou et la Révolution russe

(1900 - 1920)

Au début du XXe siècle, les Français de Moscou constituent une colonie riche, dynamique et bien intégrée. Industriels et gros négociants participent à la modernisation de la Russie, encouragés par l’alliance franco-russe de 1893-94. Au cœur de la ville, l’îlot paroissial de l’église Saint-Louis, est       « un délicieux coin de terre française ».

Mais la crise révolutionnaire de 1905, puis la Première Guerre mondiale, fragilisent la colonie française. Le pays marche vers la tragédie de 1917. L’assaut du Télégraphe voisin de la paroisse, les spoliations, la famine, les grèves et les réformes, enfin les arrestations de la « Terreur rouge » en 1918 accélèrent l’exode des Français. Cent ans après la tragédie napoléonienne de 1812, l’Histoire a de nouveau raison de la riche colonie française de Moscou.

Biographie

Agrégée d'histoire et docteur es lettres, Sophie Hasquenoph est maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Lille-III. Ses spécialités sont l'histoire religieuse, l'histoire de la Russie et la thématique de la mémoire. Elle anime par ailleurs régulièrement des animations au Centre culturel russe et scientifique de Paris. Elle a publié plusieurs ouvrages dont une Histoire des ordres et congrégations religieuses en France (Champ Vallon, 2009).

Les français de Moscou
Paru le 7 septembre 2017
15,5 x 24, 392 pages
9791026706137
27 €

OLIVIER JANDOT Les Délices du feu

OLIVIER JANDOT Les Délices du feu

l'homme, le chaud et le froid à l'époque moderne

Des nourrissons gelés dans leurs berceaux, des aristocrates enfermés dans leur chaise à porteur installée au milieu de leur salon pour échapper à la froidure des courants d’air, des écrivains les jambes enserrées dans une peau d’ours, des paysans réfugiés dans leur lit, seul endroit de la maison où l’on peut jouir d’une relative chaleur en hiver, des voyageurs retrouvés morts sur le bord des chemins… Les archives nous donnent à voir nos aïeux aux prises avec l’hiver, spectacle à la fois surprenant et dépaysant.
Si ces anecdotes mettent indirectement en lumière la rigueur des hivers du passé, elles témoignent aussi, et surtout, de l’incapacité des sociétés anciennes à se protéger efficacement des assauts récurrents du froid. Habitués au confort douillet de nos habitations, nous peinons à imaginer ce qu’a pu représenter l’épreuve de l’hiver pour les hommes et les femmes du passé. Contraints de grelotter au coin de leur cheminée qui chauffait peu et mal, ils devaient déployer des trésors d’énergie pour essayer de lutter contre les morsures du « petit âge glaciaire ».
Leur sensibilité au froid et à la chaleur était bien éloignée de la nôtre et cette accoutumance à l’inconfort, cette capacité à endurer avec résignation des températures intérieures dont l’évocation seule nous fait aujourd’hui frissonner ne manquent pas de nous étonner.
Il faudra attendre la seconde moitié du XVIIIe siècle pour voir développée une réelle réflexion technique sur le chauffage domestique, nourrissant dès lors cet insatiable appétit de chaleur qui est encore le nôtre aujourd’hui.
Dans la lignée des grands travaux consacrés à l’histoire des sensibilités, ce livre se propose de reconstituer l’expérience sensible du froid et de la chaleur à l’époque moderne. Il souhaite ainsi contribuer à retracer la généalogie de notre rapport sensible au monde.

Biographie

Agrégé et docteur en histoire, Olivier Jandot enseigne au Lycée Gambetta-Carnot d’Arras. Il est également chargé de cours à l’Université d’Artois.
Ses recherches portent sur l’histoire sociale et culturelle de l’époque moderne et s’attachent, par une histoire écrite « au ras du sol » et à hauteur d’individu, à tenter de saisir les mutations des sensibilités.

Jandot
Paru le 24 août 2017
15,5 x 24, 352 pages
9791026705987
27 €

JOCELYN DUPRE Le Canal aux cerises

JOCELYN DUPRE Le Canal aux cerises

On rêvasse un voyage : un vieil ami le fait et vous en donne des nouvelles. Et que faire ensuite, quand une décision administrative vous oblige à un décathlon médical pour retrouver le permis de conduire ? Dans l’allée Marthe, la Twingo délaissée s’ennuie. Sur le trajet quotidien et immuable de la ligne de bus 114, dans le train ou le car descendant aux Cévennes, il vous reste des oreilles pour écouter, des yeux pour lire…

Revue de presse

Le matricule des anges — par Richard Blin, novembre 2017

Biographie

Né en 1959 à Courbevoie, Jocelyn Dupré s’est beaucoup et lentement imprégné : de musique, de paysages, de gens, de livres, sans jamais forcer, tâtant de la correction, mais de livres médicaux, et même de la vente, mais de livres d’artiste. Un jour d’avril 1992, à deux doigts de vendre des bas à varices, il est entré à l’Éducation Nationale. Il y enseigne les lettres modernes dans un collège de l’Académie de Créteil. Il a publié en revues des récits, des poèmes et des textes sur Jacques Réda.
Le Canal aux cerises est son premier livre.

CouvLeCanal3 petit
Paru le 24 août 2017
12 x 19, 160 pages
9791026706038
16 €

BENOÎT CONORT Sortir

BENOÎT CONORT Sortir

Onze ans séparent Ecrire dans le noir et Sortir. Car il aura fallu beaucoup de temps pour passer d’une écriture à une autre. La visée originale était de changer de forme, de « sortir » de la forme de Ecrire dans le noir (qui utilise le verset long) pour passer à une écriture plus minimaliste, à une dimension plus « pauvre », moins « baroque ».
Dès l’origine le titre et la structure se sont imposés : « Sortir », avec trois parties Dedans / jardins / Dehors, encadrées par un prologue et un épilogue.
Il s’agit bien de sortir (hors de soi, hors du dedans, hors d’une chambre etc) et ce que met en scène l’ouvrage c’est la « sortie » aussi du livre, avec le sentiment que nombre des poèmes de ce livre pourraient appartenir indifféremment à l’une ou les autres parties. L’écriture finalement se joue dans le combat entre la tentation de l’immobile et la vanité du mouvement.

Biographie

Benoît Conort est né en 1956 dans le sud-ouest de la France. Il a été membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire, ainsi que de la revue Recueil devenue, dans les années quatre-vingt dix, Le Nouveau Recueil, et a publié dans plusieurs revues dont la NRF, Europe, L’ Etrangère, Nu(e), etc. Il a fait de nombreux voyages à l’étranger (du Maroc au Japon en passant par les USA et quelques autres lieux) pour des conférences et des lectures. De 2009 à 2015, il a été membre du CA de la Maison des écrivains et de la Littérature, successivement secrétaire général, puis vice-président.
Ancien élève de l’ ENS il a enseigné à l’université de Kelaniya (Sri Lanka), Marie Curie Sklodowska (Lublin, Pologne), de Porto (Portugal). En 1994 il est devenu Maître de Conférence à l'université Paris Ouest Nanterre. En 2010, il a été élu professeur à l’université de Rennes 2.
Ses travaux universitaires portent sur l’écriture de la mort et du deuil dans la poésie française des vingtième et vingt-et-unième siècles. Il a publié un ouvrage sur Pierre Jean Jouve : Pierre Jean Jouve. Mourir en poésie (éd du Septentrion, 2002), et a dirigé en 2013 un ouvrage sur Paul Eluard (Lectures de Paul Eluard,PUR) et en 2015 sur Yves Bonnefoy (PUR). Il a écrit de nombreux articles sur Jacques Dupin, Claude Esteban, Léon-Paul Fargue, Edouard Glissant, Saint-John Perse, Jacques Roubaud, Jean-Paul Michel, Jean-Michel Maulpoix, entre autres, ainsi que sur les formes et genres de la poésie française contemporaine (l’élégie, le verset, etc).
Il a publié plusieurs recueils de poèmes :
Pour une île à venir, 1988, Gallimard, coll Le Chemin, prix Fénéon 1988.
Au-delà des cercles, 1992, Gallimard, coll Le Chemin, prix Tzara 1992.
Main de nuit, 1998, Champ Vallon, prix Mallarmé 1998.
Cette vie est la nôtre, 2001, Champ Vallon.
Ecrire dans le noir, 2006, Champ Vallon.
La revue Nu(e) a consacré à ses livres son numéro 41 (2009) accompagné de plusieurs inédits.

CouvSortir
Paru le 18 mai 2017
13 x 21 cm, 112 pages
ISBN 979-10-267-0551-2
13,50 €

RÉMI MASSON Défendre le roi

RÉMI MASSON Défendre le roi

La maison militaire au XVIIe siècle

La Maison militaire du roi n’est qu’une simple garde personnelle du souverain et de la famille royale au début de l’époque moderne. Elle connaît toutefois une véritable impulsion à partir du règne de Louis XIII et devient le fer de lance de l’armée du roi de France au cours du XVIIe siècle. Elle ne s’organise cependant qu’avec le gouvernement personnel de Louis XIV. Grâce à des réformes profondes, le roi destine les corps de sa garde à devenir des troupes d’élite au combat. Ceux-ci doivent servir à la tête de son armée, tout en continuant à assurer la protection rapprochée du souverain. Employée sans relâche sur les champs de bataille, la Maison militaire du roi illustre ainsi la prise en main de l’appareil militaire par Louis XIV.

Biographie

Rémi Masson est docteur en histoire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ancien allocataire de recherche de l’IRSEM, il enseigne actuellement à l’institut Paul Ricœur de Louvres.
Il a participé à plusieurs ouvrages collectifs et a publié Les Mousquetaires ou la violence d’État (Vendémiaire, 2013).

Défendre le roi masson
Paru le 1er juin
15,5 x 24, 424 pages
ISBN 979-10-267-0530-7
28 €

JEAN-PIERRE BOIS L’abbé de Saint-Pierre

JEAN-PIERRE BOIS L’abbé de Saint-Pierre

Entre classicisme et Lumières

Connaissez-vous l’abbé de Saint-Pierre ?
En son temps, Charles-Irénée Castel (1658-1743) eut la réputation d’un utopiste, d’un doux rêveur. Pourtant, son œuvre majeure, son Projet de paix perpétuelle dont les deux premiers tomes parurent en 1713, le dernier en 1717, fonde l’idée européenne et préfigure l’Europe que nous connaissons aujourd’hui. Elle fut sauvée de l’oubli par Rousseau et par Kant.
Au-delà de ce traité fondateur, c’est l’ensemble de son œuvre, immense et méconnue, que ce livre réhabilite. Contemporain de Vauban, de Beauvillier, de Boisguilbert et de Fénelon, tous disparus à la fin du règne de Louis XIV, l’abbé de Saint-Pierre devint leur successeur naturel. Au cœur de la « crise de conscience européenne » qui marque les années 1680-1720, il incarne la transition intellectuelle entre le Grand Siècle et le siècle des Lumières : celle qui transforme les traités des réformateurs en ouvrages de philosophie politique et morale annonciatrice d’une idée révolutionnaire.
L’abbé de Saint-Pierre veut tout perfectionner. Bien avant l’Encyclopédie, l’œuvre phare du siècle des philosophes, il en aborde tous les thèmes : celui de la réforme de l’État et du gouvernement, celui de la réforme fiscale et sociale, celui du progrès économique et de l’unification juridique, celui de l’enseignement et de la morale, tous réunis par la volonté aussi féconde qu’obstinée d’assurer le bonheur du plus grand nombre. Avec un demi-siècle d’avance, les mots de patrie, de citoyen, de nation acquièrent leur force persuasive et démonstrative pour se placer au centre d’un effervescent débat qui sera le cœur de la pensée politique des années 1780, entre naissance, talent et richesse.

Biographie

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique, spécialiste d’histoire de la guerre et des relations internationales à l’époque moderne, professeur à l’Université de Nantes entre 1988 et 2007, Jean-Pierre Bois a publié plusieurs biographies sur Maurice de Saxe (Fayard, 1992), Bugeaud (Fayard, 1997), Dumouriez (Perrin, 2005) ou La Fayette (Perrin, 2015) ; des ouvrages portant sur des batailles : Fontenoy (Economica, 1996), La campagne de Louis-Philippe au Maroc (Economica, 2013); des ouvrages de théoriciens de l’Art de la guerre (Les Rêveries de Maurice de Saxe, les principaux Ecrits de Guibert) ; enfin de vastes synthèses sur l’Europe : L’Europe à l’époque moderne : origine, utopies et réalités de l’idée d’Europe (Armand Colin, 2002), et sur la Paix : La Paix, Histoire politique et militaire, 1435-1878 (Perrin, 2012).

Couv_Abbe_STP2017
Paru le 18 mai 2017
15,5 x 24 cm, 376 pages
ISBN 979-10-267-0511-6
27 €

SITAUDIS met à l’honneur Sophie Loizeau

SITAUDIS met à l’honneur Sophie Loizeau

Deux très belles recensions du nouveau livre de Sophie Loizeau : Ma Maîtresse forme en ligne sur Sitaudis.fr :

par Jean-Claude Pinson : http://www.sitaudis.fr/Parutions/ma-maitresse-forme-de-sophie-loizeau-1.php

par Aurélie Foglia : http://www.sitaudis.fr/Parutions/ma-maitresse-forme-de-sophie-loizeau-2.php

Loizeau @Adrienne Arth

@Adrienne Arth

Ma maîtresse forme - Sophie Loizeau 2017

Ma maîtresse forme – Sophie Loizeau 2017

Loizeau @Adrienne Arth



SOPHIE LOIZEAU Ma maîtresse forme

SOPHIE LOIZEAU Ma maîtresse forme

« Septième livre de poésie de Sophie Loizeau, Ma maîtresse forme souligne non seulement la primauté de la nature – omniprésente dans cette œuvre –, mais aussi la nécessité vitale de l’écriture, et plus particulièrement en poésie. Ici, la nature est poésie, l’artiste en révèle la beauté à travers deux pulsations, la respiration de la forêt et le ressassement de la mer. Montaigne dit en substance : s’il s’écoute, chacun découvrira en lui un tour particulier, un caractère dominant (forme sienne, maîtresse forme, forme universelle). C’est au moyen de cette maîtresse forme que la nature se fait sentir en nous. Et c’est bien la nature, la terre matricielle, qui apparaît ici et se fait entendre tout au long des cinq parties qui composent ce livre : la terre, la forêt, les bêtes, puis l’écriture et ses lieux, l’enracinement et la filiation, le souvenir et le deuil, et enfin les invisibles au sens où Victor Hugo disait : « Les morts ne sont pas les absents, ils sont les invisibles ».

Dans une langue exigeante et inattendue, mais aussi musicale, syncopée, Sophie Loizeau oscille entre l’universel et l’intime pour entremêler à la nature le trio mère-auteure-fille, piliers de la Sagrada familia, les oiseaux et animaux marins que lui évoquent « sa » mer, la Manche, et l’eau du bain qui devient lieu d’écriture. Chaque poème peut être perçu comme une clé, et non comme une énigme, en ce sens que l’auteure n’écrit pas sur la nature, elle écrit la nature, elle n’écrit pas sur le désir, elle écrit le désir. Mais le point central de ce livre est qu’il est conçu comme un livre bilingue, où une langue serait écrite et l’autre entendue, et cette dernière serait entendue en quelque sorte, de la bouche même de l’auteure, avec tout ce que l’écoute peut avoir de déroutant et de singulier. » (Laurent Citrinot)

Revue de presse

LES DECOUVREURS — par Georges Guillain, 9 mai 2017

France culture — Jacques Bonnaffé lit Sophie Loizeau, 29 juin 2017

MEDIAPART — par Patrice Beray, 5 juin 2017

LE MATRICULE DES ANGES — par Richard Blin, juin 2017

SITAUDIS — par Aurélie Foglia, 5 mars 2017

SITAUDIS — par Jean-Claude Pinson, 5 mars 2017

Biographie

Née en 1970, Sophie Loizeau est poète, elle écrit également des récits. Elle vit à Versailles.
Ses trois premiers livres, écrits entre 1998 et 2004 (Le Corps saisonnier, La Nue-bête, Environs du bouc) sont marqués par la présence de la nature. Une nature qui fraye avec le fantastique et le mythologique, avec le désir et la sexualité. Les livres suivants (La femme lit, Le roman de Diane, Caudal), écrits entre 2004 et 2013, forment une trilogie autour du mythe de Diane et tentent une féminisation systématique et radicale de la langue.

Ma maîtresse forme - Sophie Loizeau 2017
Paru le 2 mars 2017
13 x 21 cm, 96 pages
ISBN 979-10-207-0491-1
13 €