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PHILIPPE KERRAND L’étrange colonel Rémy

PHILIPPE KERRAND L’étrange colonel Rémy

 

Engagé dans la Résistance, aux côtés du général de Gaulle, dès l’été 1940, Gilbert Renault, dit « Rémy », demeurera dans l’Histoire comme l’un des plus célèbres agents secrets de la Seconde Guerre mondiale. Le conflit terminé, durant quarante ans, il édifiera sa propre légende, revivant inlassablement chacune des pages de cette grande épopée.

Depuis, les acteurs et témoins de l’époque ont eux-mêmes livré leurs souvenirs. De nombreuses archives privées et publiques sont devenues accessibles. Ces sources diverses (dont la plupart sont inédites) ont contribué à éclairer d’un jour nouveau l’image du grand résistant.

Sa biographie révèle des pans entiers d’une existence dont lui-même n’a jamais souhaité faire étalage (le différend qui l’opposa à Pierre Brossolette) ou qu’il aurait voulu faire oublier (sa haine de Pétain durant la guerre transformée après celle-ci en une dévotion quasi mystique, sa défense du milicien Touvier voire son admiration pour les Français de la Waffen SS). Il fut également un militant très actif du gaullisme politique au sein du Rassemblement du peuple français. (RPF).

Portrait sans concession et sans parti pris d’un homme de son temps, tiraillé par d’imprévisibles contradictions.

 

« Oui, consent-il… Rémy est un homme étrange, c’est un caractère étrange. » Claude Guy, En écoutant de Gaulle, Bernard Grasset, 1996.

ENTRETIEN AVEC PHILIPPE KERRAND

Philippe Kerrand a publié une histoire du domaine de Pontcallec et un ouvrage de référence sur les Bretons dans la guerre de 1870, Le camp de Conlie (Prix de l'Académie du Maine).

Paru le 17 septembre 2020
15,5 x 24 cm, 558 pages + 8 pages d'illustrations
ISBN 979-10-267-0923-7
28 €

Don Creux est mort

Don Creux est mort

En 1965, Randall Webb apprit la bonne nouvelle à ceux qu’il appelait ses phrères : l’Amérique se dotait enfin de son corps électrique, c’est-à-dire d’une musique à son image, enfantée par de jeunes hommes pubères dans les garages de banlieues pavillonnaires, et qui, transcendée en une éthique et en une vision, reçoit le nom de Psycho-Batave. Dès 1968 toutefois, affaibli par le pressentiment des difficultés à venir, le Psycho-Batave entrait dans son crépuscule… Avant que les ténèbres ne débutent leur règne en 1971, année de l’exil européen de Randall Webb, dont nul parmi les phrères lancés à sa poursuite ne put retrouver la trace.

En 1980, Don Creux, considéré comme « la clef de voûte » du Psycho-Batave, décède dans sa Floride natale. C’est le moment choisi par Randall Webb pour revenir d’entre les morts. Escorté du sage Sred Sweign et de la pupille de celui-ci, l’adolescent Jeremiah, Randall Webb accomplit un périple jusqu’au Désert des Mojaves, où seront dispersées les cendres de Don Creux. Ce long voyage émaillé de rencontres, de fugues, de faux-semblants et de missions, est à la fois le requiem d’une époque enfuie et le récit de la découverte d’une nouvelle Amérique.

Pourra-t-on faire reverdir la terre désolée, y semer à nouveau les graines du Psycho-Batave ? Car Randall Webb sait bien qu’on ne meurt que pour mieux ressusciter. C’est pourquoi l’adolescent Jeremiah sera initié aux arcanes du Psycho-Batave, afin qu’une deuxième fois, en dépit de l’universelle surdité, la bonne nouvelle soit répandue.

LA PAUVRE EMISSION INTERVIEWE JONATHAN BARANGER

Jonathan Baranger est né à Orléans en 1980. Il enseigne le français en collège dans la campagne du Loiret.
Il a publié un premier roman, Chokolov City, en 2018, chez Champ Vallon.
Trois de ses nouvelles ont été publiées dans le numéro 76 de La Revue Littéraire ainsi qu'un entretien accordé à Pierre Lecoeur dans le numéro précédent.
Des articles ont été consacrés à son premier livre dans La Nouvelle Quinzaine Littéraire (numéro 1199), Le Matricule des Anges (octobre 2018), L'Incorrect (octobre 2018) et Libération (21 décembre 2018).

3 septembre 2020
14 x 22 cm, 344 pages
ISBN 979-10-267-0918-3
21 €

FLAVIE LEROUX Les maîtresses du roi

FLAVIE LEROUX Les maîtresses du roi

De Henri IV à Louis XIV

Volontiers qualifiées de « favorites », de « presque reines » et même parfois de « sultanes », les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l’Ancien régime. Si leur succès est certain auprès du public, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, cet ouvrage se propose de considérer la maîtresse et les siens dans leur réalité sociale. Filles, sœurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d’affaires et protectrices : autant de visages à étudier pour mettre au jour la capacité d’action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en regardant fonctionner le pouvoir royal, à l’aube de l’absolutisme.

Diplômée en 2017 d’un doctorat en Histoire et civilisations de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris), Flavie Leroux a consacré sa thèse aux maîtresses royales des premiers rois Bourbons. Elle est actuellement coordinatrice de recherche au Centre de recherche du château de Versailles pour le programme « Identités curiales et le mythe de Versailles en Europe : perceptions, adhésions et rejets (XVIIIe-XIXe siècles) ».

Flavie Leroux Couv
18 juin 2020
15,5 x 24, 424 pages
ISBN 979-10-267-0852-0
27 €

FABIEN LOCHER (DIR.) La nature en communs

FABIEN LOCHER (DIR.) La nature en communs

Ressources, environnement et communautés (France et Empire français XVIIe-XXIe siècle)

Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd’hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l’aune d’un usage et d’un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d’irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l’espoir d’un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d’une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l’État et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d’une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d’historiens présente ici leurs résultats d’enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l’histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.

Fabien Locher est historien au CNRS, spécialiste de l’histoire environnementale des mondes contemporains.

Fabien Locher est historien au CNRS. Il travaille sur l’histoire environnementale des mondes contemporains, et notamment sur l’histoire longue du changement climatique, sur les liens entre écologie et propriété et sur l’exploitation des océans. Il a récemment publié Posséder la nature. Environnement et propriété dans l’histoire (2018) (avec F. Graber) et il prépare un livre à paraître au Seuil sous le titre Les révoltes du ciel. Une autre histoire du changement climatique (avec J.B. Fressoz).

Locher (dir.) Couv
30 juin 2020
14 x 22
ISBN 979-10-267-0873-5
25 €

JÉRÔME SELLA Tenir le loup par les oreilles

JÉRÔME SELLA Tenir le loup par les oreilles

Prendre le pouvoir et le conserver dans la Rome impériale des premiers siècles: d'Auguste aux Sévères

Ce livre se propose de revisiter l’histoire de la Rome impériale sous l’angle du contrôle du pouvoir : comment il s’acquiert et comment il se conserve. Pour cela, une lecture précise des sources de toute nature tente de dégager des logiques et des modes de fonctionnement, afin d’affiner notre connaissance des faits, au-delà de la litanie des assassinats d’empereurs ou de sénateurs. Il en ressort un portrait d’un pouvoir impérial soucieux de maintenir le consensus le plus large et de préserver sa légitimité, que ce soit par la bonne volonté – quand cela est possible – ou par l’élimination brutale de toute contradiction. Ce maintien du consensus est le fruit d’une pratique s’appuyant sur des exempla, ou modèles de comportement, légués par des prédécesseurs, depuis Auguste jusqu’à Caracalla.

«Eliminer ses successeurs». Maurice Sartre dans L'Histoire de septembre 2020

Agrégé, docteur en histoire ancienne et chercheur associé à l'Halma (UMR 8164), Jérôme Sella allie actuellement enseignement dans le secondaire et charge de TD à l'université de la Sorbonne (Paris IV). Ses sujets de recherche concernent l'histoire politique, les mentalités, la numismatique.
Tenir le loup couv
Avril 2020
15,5 x 24, 600 pages
ISBN 979-10-267-0898-8
31 €

CHRISTIAN GODIN La crise de la réalité

CHRISTIAN GODIN La crise de la réalité

Formes et mécanismes d'une destitution

Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d’occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci.

Elle prend bien d’autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L’artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai.

Comme l’avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c’est la psychose qui guette l’humanité.

Né en 1949, philosophe, professeur émérite de l’université de Clermont Auvergne, Christian Godin a publié une cinquantaine d’ouvrages, parmi lesquels on compte des travaux académiques (La Totalité, en sept volumes), des ouvrages scolaires et universitaires (Dictionnaire de philosophie), des ouvrages destinés au grand public (La Philosophie pour les Nuls) et des essais portant sur le monde et la société d’aujourd’hui (La Haine de la nature, La Démoralisation, Ce que sont devenus les péchés capitaux, Les lieux communs d’aujourd’hui, Qu’est-il arrivé à la beauté ?).

Mars 2020
14 x 20, 320 pages
ISBN 979-10-267-0893
21 €

SYLVIE DAUBRESSE Conjurer la dissension religieuse

SYLVIE DAUBRESSE Conjurer la dissension religieuse

La justice du roi face à la Réforme (1555-1563)

Les années de la fin du règne de Henri II jusqu’à la fin de la première guerre de religion en mars 1563 voient s’accélérer la rupture religieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. L’activité criminelle d’une haute cour de justice montre qu’en matière de religion, la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu’elle finit par se heurter à l’opposition des sujets, laquelle entraîne l’inapplication des lois et le développement de la violence. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé le royaume de France ainsi que la monarchie.

Archiviste paléographe, Sylvie Daubresse est ingénieur de recherche CNRS au Centre Roland Mousnier (UMR 8596), Sorbonne Université. Ses travaux portent sur l’histoire politique et judiciaire du XVIe siècle. Elle a publié Le parlement de Paris ou la voix de la Raison (Droz, 2005), collaboré à un ouvrage collectif sur Le Parlement en exil (H. Champion, 2007), et édité un recueil de textes sur la période de la Ligue (H. Champion, 2012). Le présent ouvrage est le mémoire inédit de son habilitation à diriger les recherches.

Conjurer COuv
Mars 2020
15,5 x 24, 464 pages
ISBN 979-10-267-0888-9
29 €

JEAN-CLAUDE PINSON Pastoral

JEAN-CLAUDE PINSON Pastoral

De la poésie comme écologie

Inlassablement, à rebours de toutes les déconstructions modernes de sa longue tradition bucolique, la poésie continue d’évoquer la nature. Elle nous rappelle ainsi que nous en sommes partie intégrante.
Au plus intime de la parole du poème, une note pastorale souvent continue son murmure. En son ostinato, elle témoigne du pacte pastoral immémorial qui lie poésie et nature et fait de la première une « éco-logie » au sens fort.
Hantée toujours par le vieux rêve d’un Âge d’or, la poésie demeure porteuse d’une indéconstructible promesse d’habitation poétique de la Terre. S’inquiétant de l’apocalypse qui menace, elle invite à imaginer des formes de vie alternatives en même temps qu’elle cherche à inventer ces chants pastoraux nouveaux dont nous avons aujourd’hui grand besoin.

 

 

Par Jean-Nicolas Clamanges sur Poezibao

Pour en finir musaïquement avec le monde
Par Angèle Paoli sur Terre de femmes

Pastoral par Pierre Vinclair sur Sitaudis

Jean-Claude Pinson est né en 1947. Après, en 1995, un premier essai sur la poésie contemporaine, Habiter en poète, suivront plusieurs livres de poésie (Fado [avec flocons et fantômes]) (Champ Vallon, 2001), Alphabet cyrillique (Champ Vallon, 2016), et, en 2018, aux éditions Joca seria, un récit en prose à caractère autobiographique intitulé Là (L.-A., Loire-Atlantique), variations autobiographiques et départementales.

Couv Pastoral

14 x 22, 184 pages
ISBN: 979-10-267-0883-4
18 €

ANNE SERRE Grande tiqueté

ANNE SERRE Grande tiqueté

La caractéristique de ce conte de moins de cent pages au ton facétieux et guilleret, c’est d’être écrit dans une langue inventée par l’auteur qui s’en explique dans une préface et une postface. Mais si les mots sont déformés ou créés, la syntaxe, le rythme et le ton du conte subsistent. Le lecteur peut ainsi suivre et comprendre l’histoire : trois vagabonds (« Tom, Elem et moi ») se promènent sur la lande, où ils rencontrent divers personnages qui se joignent à eux et avec qui ils nouent d’intenses relations amoureuses, érotiques, filiales, ou fraternelles : la Vierge, le marin de Poinsec, la mère de Tom, Alistair le pendu. Cette création d’une langue peut évoquer celle d’aînés fameux. Grande Tiqueté sera dit sur scène par l’auteur.

 

 

 

Le Nouveau Magazine Litéraire par Marie Fouquet

Le Figaro Madame par Colombe Schneck

Libération Next

L'Obs par Elisabeth Philippe

Le Point par Valérie Marin La Meslée

Le Matricule des Anges par Eric Dussert janvier 2020

Télérama par Fabienne Pascaud le 15 Janvier 2020

Le Figaro par Bruno Corty le 19 décembre 2019

Livres Hebdo par Véronique Rossignol

Le Monde par Camille Laurens

Le Figaro par Thierry Clermont

Mediapart

France Culture Le temps des écrivains le samedi 1er février 2020

Janvier 2020
14 x 22 cm, 96 pages
ISBN 979-10-267-0878-0
14 €

YANN RODIER Les raisons de la haine

YANN RODIER Les raisons de la haine

Histoire d'une passion dans la France du premier XVIIe siècle (1610-1659)

Diagnostiquer, décrypter et domestiquer les passions de l’âme : telle est l’obsession des médecins, des lettrés, des théologiens, des ambassadeurs, des hommes d’Église et d’État du premier XVIIe siècle (1610-1659). La hantise d’une reprise des guerres civiles, après un demi-siècle de déchirements, explique la naissance d’une science et d’une anthropologie nouvelles des passions.
Dans ce contexte d’après-guerre, un véritable langage des passions se développe dans ce premier XVIIe siècle pour penser et panser la violence. La haine est identifiée comme l’origine de la violence fratricide dans la cité. De la régence de Marie de Médicis aux ministériats cardinaux de Richelieu puis de Mazarin, une science politique des passions justifie un nouvel art de gouverner, celui d’un Prince de raison capable de canaliser les passions populaires.
Une passion d’État s’affirme également à travers les régimes émotionnels impulsés par les campagnes de presse contre les étrangers – Italiens, Anglais, Turcs ou Espagnols – assimilés à des ennemis d’État. Capables de générer une émotion voire une haine publique, telle la xénophobie, les médias constituent un nouvel outil politique, redoutable et redouté. La question du contrôle de l’émotion publique, plus que de l’opinion publique, occupe de fait une place de plus en plus stratégique dans l’État moderne.
Les Raisons de la haine examinent les sciences mécaniques et politiques des passions, leur usage, leur instrumentalisation et leur domestication. Tout l’enjeu est d’éclairer les rouages de cette fabrique publique de la haine et de cette communauté émotionnelle de l’odieux dans la société du xviie siècle. Une invitation, finalement, à regarder autrement l’emprise et l’empire des passions dans notre représentation souvent déformée et stéréotypée de l’autre.

Agrégé et docteur en histoire, Yann Rodier est Assistant Professor et directeur du département d’histoire à l’Université Sorbonne Abu Dhabi. Ses recherches portent sur l’histoire des sciences des passions, l’histoire des émotions, l’histoire des stéréotypes et des préjugés contre les étrangers.

Prix XVIIe siècle 2020

L'Obs par Laurent Lemire

ILS EN ONT BAVÉ
Le Canard enchaîné le 16 Janvier 2020 par Frédéric Pagès

LA BILE FRANÇAISE
Le Monde 2 janvier 2020 par Florent Georgesco

Couv LEs raisons de la haine
Janvier 2020
15,5 x 24 cm, 496 pages
ISBN 979-10-267-0847-6
30 €