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DIDIER NORDON L’âme et l’urine

DIDIER NORDON L’âme et l’urine

Variations sur le mauvais goût de la condition humaine

Comme agencée pour être la plus anxiogène possible, la condition humaine semble une plaisanterie de mauvais goût. Que cela soit dû à un dieu amateur de farces cruelles ou à l’évolution aveugle, tout semble agencé pour que les hommes ne puissent jamais savoir à quel saint se vouer.

Les cercles vicieux abondent. Ainsi les récits inventés pour sublimer l’effroi face à la mort sont merveilleux, mais on s’entretue en leur nom. Le nœud d’angoisse qui constitue les hommes engendre autant la cruauté que la compassion ou la créativité. Mauvais goût encore : les hommes célèbrent la vie, mais les organes qui la donnent les attirent (amour) et les répugnent (excrétion). Comme l’urine, l’âme surgit par le sexe. Humiliante bizarrerie.

Revue de presse

L'Alamblog — Le mauvais goût de la condition humaine, par Le Préfet maritime, 7 février 2017

Biographie

Didier Nordon est mathématicien et auteur de nombreux livres, des essais de vulgarisation mathématique et scientifique (Deux et deux font-ils quatre ?, Les mathématiques pures n’existent pas ! ), des fictions (Les obstinations d’un mathématicien, La droite amoureuse du cercle ), des livres pour la jeunesse chez Autrement.
Il anime la rubrique Bloc notes, illustrée par le dessinateur Matyo dans le mensuel Pour La science et ses chroniques sont éditées en recueil (A contre-idées,Scientaisies, Belin).

L'âme et l'urine - DIdier Nordon 2017
Paru le 2 février 2017
14 x 22 cm, 144 pages
ISBN 979-10-267-0470-6
17 €

MYRIAM DENIEL-TERNANT Ecclésiastiques en débauche

MYRIAM DENIEL-TERNANT Ecclésiastiques en débauche

1700-1790

Au XVIIIe siècle, grâce aux efforts redoublés de l’Église, le clergé semble davantage moralisé, comme en atteste le topos littéraire du «bon prêtre». L’étude d’un corpus de sources éclectiques, issues des archives de la Bastille, du parlement et de l’officialité de Paris, révèle la persistance d’un contingent non négligeable de membres déviants. Enjeux d’une surveillance multiforme, les ecclésiastiques contreviennent à l’impératif de chasteté en entretenant des relations ancillaires, sodomites et tarifées, de manière fortuite ou régulière. Outre la mise en lumière de leurs pratiques sexuelles et d’une géographie de la capitale tentatrice, la confrontation des sources souligne l’existence de plusieurs effets de seuils entraînant scandale, saisine de justice et répression.

Biographie

Myriam Deniel-Ternant est agrégée d’histoire, docteure en histoire moderne et membre du CHISCO (Centre d’Histoire sociale et culturelle de l’Occident) de l’Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense. Elle enseigne actuellement en lycée (78).
Ses domaines de recherche sont l’histoire religieuse, l’histoire de la sexualité, des femmes et du genre; l’histoire du droit et de la criminalité et l’histoire culturelle des représentations.

DenielTernant
Paru le 2 février 2017
21 x 29,7 cm, 388 pages
ISBN 979-10-267-0465-2
27 €

FRANÇOIS DOMINIQUE Délicates sorcières

FRANÇOIS DOMINIQUE Délicates sorcières

Douze portraits de femme disent l’énigme réelle et sensible des figures féminines, la sorcellerie intime par laquelle ces figures ne cessent d’être absentes et présentes simultanément. D’Amina la petite fille malicieuse disparue trop tôt, à Kavira qui déroule sa mélopée envoûtante dans le métro parisien, en passant par la poétesse irakienne Nazik ou la belle Cécile aimée sur le carré Magique de Cruas, toutes ces figures féminines relevant à la fois du mythe, du rêve et du souvenir communiquent mystérieusement entre elles pour dessiner en creux une figure absente, peut-être la pièce manquante du puzzle…

Revue de presse

UN NECESSAIRE MALENTENDU, le blog de Claude Chambard, 28 janvier 2017

Biographie

FRANÇOIS DOMINIQUE est né à Paris en 1943. Poète, traducteur de l’allemand (Meckel, Häfner, Rilke), il est l’auteur de plusieurs essais ainsi que de romans et de récits publiés chez POL, au Mercure de France et plus récemment chez Verdier pour Solène (Mention spéciale du jury, Prix Wepler-Fondation La Poste 2011, Prix Littéraire Charles Brisset 2012) et La Chambre d’Iselle (2015).

Délicates sorcières – François Dominique 2017
Paru le 19 janvier 2017
12 x 19 cm, 160 pages
ISBN 979-10-267-0460-7
16 €

JEAN-RAYMOND FANLO L’Évangile du démon

JEAN-RAYMOND FANLO L’Évangile du démon

En 1610, les crises d’une jeune ursuline conduisent à un diagnostic de possession démoniaque. Au cours des exorcismes pratiqués, les diables parlent longuement, révèlent qu’Henri IV est un martyr, que l’Antéchrist est né, que la fin du monde est proche. Ils accusent aussi un curé marseillais d’avoir ensorcelé et livré au sabbat la jeune femme. Début 1611, la justice d’Aix est saisie et au terme d’un procès aberrant, le curé est brûlé vif.
Faisant apparaître les arrière-plans millénaristes d’un procès qui vise à sacraliser un état devenu fragile, cette étude d’une affaire mise au service de la monarchie pour refonder la foi et le catholicisme démonte aussi les mécanismes de l’invention d’une fiction collective dont le modèle sera reproduit par les répliques de Loudun, Louviers et Auxonne. Prenant le risque d’une approche transdisciplinaire (historique, littéraire, anthropologique, psychologique…), cette étude vise à approcher la complexité du phénomène et sa plasticité, d’approcher, en somme, la complexité d’un moment de fiction partagée qui se décline sous différentes formes, du happening des exorcismes au procès ou à la rédaction des livres, et qui mobilise différents types d’acteurs, victimes non consentantes, possédées à la fois manipulées et manipulatrices, exorcistes tout à la fois scénaristes, acteurs, abuseurs abusés, public crédule, auteurs.

 

Biographie

Jean-Raymond Fanlo est professeur de littérature à l’Université d’Aix-Marseille. Il a notamment publié des essais sur Agrippa d’Aubigné et traduit au Livre de poche Don Quichotte et des Nouvelles exemplaires de Cervantès (prix Laure Bataillon en 2008).

L'Évangile du démon – Jean Raymond Fanlo 2016
Paru le 19 janvier 2017
15,5 x 24 cm, 336 pages
ISBN 979-10-267-0455-3
27 €

Magasin du XIXe siècle (Le) – n°6 – Et la BD fut !

Magasin du XIXe siècle (Le) – n°6 – Et la BD fut !

La BD est née au XIXe siècle. Fille de la caricature et des chroniques de la petite presse, elle emprunte à l’illustration romantique, au théâtre et à la pantomime, anticipe le cinéma et lorgne vers la chronophotographie.
Véritable champ d’expérimentation libre et multiforme, elle inspire aux écrivains et aux dessinateurs de nouvelles manières de raconter des histoires. Hors des règles du grand art et des normes de la littérature, elle est foncièrement irrévérente, d’où son potentiel satirique, politique et subversif. Sans date de naissance précise, la BD s’est élaborée tout au long du siècle sous la plume et le crayon de Grandville, Töpffer, Nadar, Doré, Rops, Robida ou encore Christophe et d’une foule d’autres qui méritent un coup d’oeil, ne serait-ce que pour le plaisir d’en rire.

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ÉDITORIAL

06 • Littérature en estampes
José-Luis Diaz

LEUR XIXe SIÈCLE

10 • Forces de propulsion du XIXe siècle Entretien avec Emmanuel Carrère
Propos recueillis par Agathe Novak-Lechevalier

DOSSIER : ET LA BD FUT !

24 • Présentation
Nicolas Wanlin
30 • Questions de méthode et zones d’ombre Thierry Groensteen
36 • Entre rêve et rébus
J.-J.Grandville bédélste ?
Valérie Stiénon
42 • Le creuset du périodique :préhistoire médiatique de la bande dessinée Laurent Bihl et Julien Schuh
50 • Le Déluge à Bruxelles de Richard de Querelles
Frédéric Paques
59 • Les tribulations de M.Rops ou le strip-tease à la lettre
Laurence Brogniez
67 • La politique pour rire : un héritage de Rodolphe Topffer en bande dessinée
Philippe Kaenel
79 • La bande sans la case, la case sans la bande,et la BD sans la BD (maisons de verre, cimaises, défilés, trains et parodies)
Philippe Hamon
85 • Nadar : naissance de la bande dessinée politique
Jacques Dürrenmatt
91 • Apprendre et consommer, apprendre à consommer. Image d’Épinal et pédagogie publicitaire
Sylvain Lesage
99 • Aux sources de la bande dessinée : le gag
Philippe Hamon
106 • De Cornouillet à Fenouillard, la bande dessinée mise à l’épreuve
Antoine Sausverd
113 • Critique et fantaisie : les séquences narratives publiées par Robida
Sandrine Doré
119 • Florilège en estampes
Nicolas Wanlin
133 • Orientations bibliographiques
Victoire Feuillebois

LE XIXe SIÈCLE S’AFFICHE

176 • Présentation
Mathilde Labbé
149 • Le XlXe siècle à l’avant-garde
Joel-Peter Witkin : photographe de tous les temps
Mathilde Labbé et Anne Reverseau
157 • Le XIXe siècle en expositions
188 • Le XIXe siècle à l’écran
206 • Le XIXe siècle à la scène
213 • Le XIXe siècle en musique
224 • Le XIXe siècle en BD

ARCHIVES

234 • Présentation
Jean-Claude Yon
236 • Comment se fait un vaudeville
Une leçon d’écriture dramatique par Henri Meilhac
Jean-Claude Yon
245 • Le déclenchement de la guerre de 1870 raconté par Bergson en 1918
Jean-Claude Yon
254 • Réflexions d’un nationaliste désabusé François de Mahy en 1903
Fabien Conard

LE XIXe SIÈCLE INTIME

262 • La vie en Images
Brigitte Diaz
266 • Une vie en vignettes
Les Bonheurs et les Dangers du comte de Caraman Gérard Lahouati
270 • Les dessins dans le Journal épistolaire de Juliette Drouet
Jeanne Stranart
274 • La place du dessin cursif dans les écrits personnels au XlXe siècle
Claire Bustarret
278 • L’écrivain en pantoufles :
Les photoreportages des années 1890
Elizabeth Emery

L’ESPRIT DES LIEUX : PARIS-BRUXELLES

286 • Siloin,siproche
François Kerlouégan
290 • L’hôtel d’Edmond Picard, 56, avenue de la Toison d’or
Paul Aron
295 • La chaussée d’lsemberg
Jean-Marc Havasse

Magasin du XIXe (Le) – Et la BD fût ! 2016
Paru le 17 novembre 2016
20 x 23 cm, 304 pages
ISBN 979-10-267-0454-6
25 €

VINCENT MILLIOT «L’admirable police»

VINCENT MILLIOT «L’admirable police»

Tenir Paris au siècle des Lumières

Selon certains observateurs du siècle des Lumières, la police de Paris, en dépit de ses abus et difformités, est « la plus parfaite » pour tenir une aussi grande ville d’Europe. La vaste réforme impulsée sous Colbert en 1666-1667 ne se limite pas à la création de la lieutenance générale de police. Elle inaugure une dynamique transformatrice des pouvoirs policiers parisiens tout au long du siècle suivant. Cette police, qui se veut plus préventive que répressive, développe un puissant appareil bureaucratique. Elle renforce sa surveillance sur la société et son emprise sur le territoire urbain. Soucieuse d’être utile au public en diversifiant les services qu’elle propose dans le domaine de la salubrité et de la santé, de la voirie, des arts et métiers, elle s’emploie à rassurer et à bien protéger les citoyens établis, mais elle moissonne sans faiblesse les « indésirables ».
Si cette politique répond aux attentes sécuritaires de certaines franges de la population, elle nourrit aussi constamment les tensions. Les résistances ne cessent jamais, car la police, qui se pique d’être juste, l’est rarement dans une société marquée par une forte inégalité sociale. La cristallisation des critiques autour du despotisme de la police est donc un ingrédient dans l’effervescence pré-révolutionnaire. A partir des années 1760, la philosophie du droit naturel, une nouvelle idée de la liberté et de la souveraineté politique rendent l’arbitraire policier de moins en moins acceptable. Ces critiques rencontrent le vécu ordinaire de tous ceux qui ont la vie fragile et qui savent la police souvent dure aux pauvres. En 1789, la dénonciation du despotisme de cette police, qui a voulu se mêler de tout, tout connaître, tout prévoir, érige les services de la lieutenance générale en emblème de la tyrannie. Une Bastille à abattre pour que triomphent enfin l’état de Droit et l’égalité de tous devant la Loi.

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INTRODUCTION
Philosophies de la police : comment défendre la société ?
La police du Tableau de Paris
Pour une police philosophique
Tout le monde parle de police
Tenir Paris ? Police, population, territoire
PREMIÈRE PARTIE
Les « bons ouvriers » de la police

Chapitre 1 : De la « noblesse » et de la dignité de la police :
les commissaires au Châtelet
Images contrastées
Variations sur la dégénérescence de la police
Dignité et honneur de la police : idéal et amélioration du corps

Portrait de groupe
Entrer dans le métier
Faire carrière : mobilité géographique
Montée en puissance des spécialistes ? Survivance des généralistes ?

Le métier de commissaire
Collaborateurs
L’argent du commissaire
Au service de quelle clientèle ?

Dynamiques : un rouage au sein d’une administration centralisée et spécialisée
Nouveaux savoirs, nouvelles compétences
La compagnie des commissaires : l’autonomie corporative battue en brèche
Commissaires et/ou « officiers » de police ?

Chapitre 2 : Les « moutons noirs de la police » : les inspecteurs du Châtelet

Un corps d’officier à l’histoire mouvementée
La légende noire : motifs et variations

Devenir inspecteur de police
Acquérir l’office : combien ?
Acquérir l’office : comment ?
Le contrôle des recrutements
Profils

Pratiquer le métier
Formation
Faire carrière : parcours professionnels
Récompenses et distinctions : le privilège des spécialistes

Les revenus des inspecteurs
Régulariser les revenus « ordinaires »
Revenus « extraordinaires » : commissions et spécialités

Les « hommes » du Lieutenant général
Vers l’inversion hiérarchique ? Le cas de la police « judiciaire »
Obtenir un corps intègre
La punition des « moutons noirs »

Chapitre 3 : « Travailler à la police » :
« espions » et observateurs de police dans le Paris des Lumières

Ce qu’espionner veut dire
Espions de police et espionnage
L’espionnage ou le triomphe de la police administrative

« Travailler à la police »
Tous policiers ?
Profils d’observateurs ordinaires
L’espion, homme sans qualité ?

L’espionnage, ou l’un des beaux-arts de la police
L’espionnage, activité sous contrôle
Les maux de la basse police
Résister aux mouches

La Police tentaculaire ?
La nécessité d’une adaptation constante
Gouverner, c’est savoir
DEUXIÈME PARTIE
Prévenir ou réprimer ? Les politiques de la police)

Chapitre 4 : Prévenir : une gestion policière des « risques »

Risques et prévention : discours et conceptions policières
La chose, sans les mots ?
De la prophylaxie policière
Ce que serait la « bonne » police : protéger et être juste

Les politiques prophylactiques de la police : instruments et dispositifs
Les moyens administratifs
Organiser le « service du public »

La prévention en marche
Science et administration policière
Le nouvel art de prévenir

Chapitre 5 : Gouverner l’espace
Gouverner, c’est découper et enregistrer
Les ressorts d’une obsession policière au XVIIIe siècle
Enregistrer et situer, principes d’ordre
1776, l’espace organique ?

Gérer un espace dilaté
Occupation policière de l’espace : jeux d’échelle
Le laboratoire de la Sûreté
La fabrique de la « Métropolitée »

Logiques spatiales ou logiques sociales ?
Appropriations policières de l’espace
Le rôle croissant des mobilités urbaines

Chapitre 6 : Retrancher les indésirables.
Les « enlèvements de police » au XVIIIe siècle

« Laissez, ce n’est rien, Monsieur, c’est un enlèvement de police » (L.-S. Mercier)
Un emblème universel du despotisme policier
Des appréciations plus nuancées ?
Pour la police : un instrument nécessaire
Raison de police contre libéralisme judiciaire

Pratiques : l’arbitraire en action
Qui est responsable de l’arbitraire ?
Une activité ordinaire de la police de « terrain »
L’importance du respect des formes
Au nom du roi vs au nom de la loi
Une culture de la suspicion
Le pouvoir tutélaire de la police
TROISIÈME PARTIE
Police et population

Chapitre 7 : Paris, ville sûre et pacifiée ?

Le triomphe de la police
Aux origines de la police « moderne » : la Cour des miracles
La fin des brigands et des bandes de voleurs ?

Tenir les pauvres
Une population mieux contrôlée ?
La pauvreté dans les fers
Secourir les pauvres : la « raison du travail »

Peuple et police
L’honneur de la police ?
Le feu sous la braise ?
Le compromis de l’ordre

Chapitre 8 : La police des « Cris de Paris »
Les périls de la liberté : la nécessité de policer les métiers non corporés
« Les risques du (petit) métier »
Une incorporation à la marge

Les formes du contrôle
Registres et inventaires
1776 : supprimer les corporations et après ?

Contrôle et protection
Les auxiliaires de la police
La police protectrice et régulatrice

Chapitre 9 : La police d’un bourgeois parisien :
entre tradition et modernité

Hardy, spectateur engagé et observateur fiable ?
Vers la crise de la police
Un témoin informé

La défense d’une police classique
Une police dépendante de la justice
Une police « englobante »

Les réformes libérales, une altération majeure de la police traditionnelle
La Guerre des farines ou « Honneur à la police »
La suppression des corporations ou la subversion de l’ordre social

L’importance de la sûreté ou la police nouvelle
Informer et moraliser
La cheville ouvrière de l’ordre public : les commissaires et leurs auxiliaires
Les forces de police active de la capitale

La police est action
L’obligation d’agir
Une police exemplaire dans son action et son personnel
Défense de la police

À la charnière de deux conceptions de la police
Une vision assez réaliste des transformations en cours
Vers l’autonomie des pouvoirs de police
Chapitre 10 : « Police partout, justice nulle part » ?

La rébellion malgré tout
Contextes de la rébellion ordinaire
« Police, milice/flicaille, racaille »

Servir le public
Gagner la confiance du peuple
Une nouvelle conception de la police ?

Les voies du despotisme
Les conséquences de la « crise » idéologique de la police
La politisation de la police

CONCLUSION
«L’admirable police » ?

 

Revue de presse

Le Canard Enchaîné — novembre 2016

FRANCE CULTURE, Concordance des temps, 21 janvier 2017

Biographie

Ancien élève de l’ENS (Saint-Cloud-Fontenay), agrégé d’Histoire, docteur de l’Université Paris-I, VINCENT MILLIOT est professeur des universités à l’Université de Caen Basse-Normandie. Ses travaux portent sur les conceptions et les pratiques policières au Siècle des Lumières. Outre de nombreux articles, il a publié et co-dirigé plusieurs ouvrages comme Paris Bleu (Parigramme, 1996) ou Un policier des Lumières (Champ Vallon, 2011).

Admirable police (L') – Vincent Milliot 2016
Paru le 17 novembre 2016
15,5 x 24 cm, 384 pages
ISBN 979.10.267.0439.3
28 €

CLYDE PLUMAUZILLE Prostitution et Révolution

CLYDE PLUMAUZILLE Prostitution et Révolution

Les femmes publiques dans la cité républicaine (1789-1804)

Voici la première enquête historique jamais réalisée sur la prostitution à l’heure de la Révolution française, une période clé pour comprendre la place des prostituées dans notre République. A travers cette histoire des femmes publiques en Révolution, ce sont les origines des politiques contemporaines de la prostitution qui se dévoilent.
La Révolution française marque en effet un tournant inédit dans l’appréhension de la prostitution. En dépénalisant cette activité tout en maintenant un contrôle policier sur les femmes qui l’exercent, elle fait des prostituées, « femmes infâmes » de l’Ancien Régime, des citoyennes diminuées de la République.
Dans cette riche enquête historique où se côtoient femmes publiques, bons bourgeois, policiers et hommes de loi, la prostitution vient révéler les frontières morales du projet révolutionnaire et proposer une histoire de la sexualité sous la Révolution française.
Alors que sonne le glas des grands bordels de l’Ancien Régime, que fut la prostitution au tournant des XVIIIe et XIXe siècles ? Le commerce du sexe a-t-il constitué un enjeu pour les révolutionnaires qui mettent alors la régénération morale à l’ordre du jour ? Spécialiste de l’histoire révolutionnaire et de l’histoire des femmes et du genre, l’auteur dévoile et les transformations et les paradoxes d’une période charnière.
À la croisée de l’histoire des femmes et du genre, de l’histoire de la Révolution française mais également des apports de la sociologie et des sciences politiques, cet ouvrage revient sur les fantasmes et les préjugés qui trop souvent résument l’histoire de la prostitution révolutionnaire, enquête empirique à l’appui.

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INTRODUCTION :
LA PROSTITUTION EN REVOLUTION, UN « NON-LIEU D’HISTOIRE»

De l’histoire de la prostitution à l’histoire de la Révolution : un rendez-vous possible et nécessaire

Sources et méthodes : « traquer les prostituées »

A – Les « papiers » des commissaires : archives de la pratique policière de la prostitution
B – Les hospices-prisons de la Révolution
C – Les archives de la surveillance : l’administration de papier de la prostitution
D – Listes et lettres de prostituées : d’autres regards sur la prostitution

Penser le droit à la cité des prostituées dans la société régénérée

CHAPITRE LIMINAIRE : TROUBLE DANS LES MŒURS

A – Dire et faire dire la sexualité prostitutionnelle
B – Le « fléau de la prostitution »
C – Du « grand renfermement » à la « petite clôture » : règlementer pour contrôler

PARTIE I

I. Profil et itinéraire d’une population de « filles » construite par l’action policière
A – Qui sont les « femmes publiques » du Paris révolutionnaire ?
B – « Journalières » de la sexualité
C – L’économie morale de la prostitution

II. Un sens aigu du placement : le territoire parisien de la prostitution à la fin du XVIIIe siècle

A – Paris, capitale de la prostitution
B – Le « marché aux putains » du Palais-Royal

III. La sous-culture de la prostitution révolutionnaire

A – Entourages et partenaires de la prostitution
B – Les arts de faire de la prostitution
C – « Les filles paraissent donc devoir être ma dernière ressource » : Alexandre Brongniart et la prostitution du Paris révolutionnaire

PARTIE II .

IV – Murmures du peuple, silence des lois. La dépénalisation de la prostitution et la démission du pouvoir législatif (1789-1792)

A – La police des mœurs au XVIIIe siècle : retour sur une « équivoque manière de tolérer et de proscrire »
B – Les cahiers de doléances : sondage d’un horizon d’attente sur la prostitution en 1789
C – De la dépénalisation silencieuse à l’intolérance tacite, 1789-1792

V – Une dépénalisation manquée. La mise en administration de la prostitution (1793-1799)

A -1793 : le « retour du refoulé » de la prostitution à la barre de l’Assemblée
B – Le tournant de l’an II : l’arrêté de la Commune contre les « femmes de mauvaise vie » du 4 octobre 1793, la mise en œuvre d’une nouvelle « rationalité incriminatrice » de la prostitution
C – La République directoriale, laboratoire d’une administration des mauvaises mœurs

PARTIE III

VI – Policer les mœurs, réguler le scandale : la communauté des « honnêtes citoyens » contre la prostitution

A – L’Affirmation d’une police de la prostitution
B – L’action du commissaire de la Butte des moulins : une action plus régulatrice que répressive.
C – Les « entrepreneurs de morale » du quartier de la Butte des moulins

VII – « Arrêtée comme femme publique » : retour sur la stigmatisation

A – L’étiquetage d’un gibier de police
B – L’appel à la justice des femmes enfermées pour prostitution : la mobilisation d’une puissance d’agir citoyenne

CONCLUSION

Revue de presse

LECTURES.REVUES.ORG, « Clyde Plumauzille, Prostitution et révolution. Les femmes publiques dans
la cité républicaine (1789-1804) », par Lilain Mathieu, 5 décembre 2016.

LIBERATION, « Femmes publiques en République » par Yannick Ripa, 18 janvier 2017

EN ATTENDANT NADEAU N°24, « Un tabou de la République » par Vincent Milliot, 18 janvier 2017

FRANCE CULTURE, La fabrique de l'histoire, 20 janvier 2017

Biographie

Clyde Plumauzille est chercheuse au Centre de Recherches Historiques de l'École des Hautes Études de Sciences Sociales.

Prostitution et révolution – Clyde Plumauzille 2016
Paru le 17 novembre 2016
14 x 22 cm, 400 pages
ISBN 979-10-267-0066-1
28 €

STÉPHANE BOUQUET Vie commune

STÉPHANE BOUQUET Vie commune

Ce livre pose une question simple qui peut se dire de plusieurs façons: qu’est-ce que vivre ensemble ? et comment s’y prendre ? Quelles sont, aujourd’hui, les utopies (amoureuses, amicales, collectives) à notre disposition pour refonder un espoir commun ?
Ce livre pourrait sembler fourre-tout : il contient trois poèmes, une pièce de théâtre, trois récits. Mais son projet est plutôt de dire qu’il n’y a pas besoin, ni de raison, de tailler des territoires trop précis et étanches, des spécialités impénétrables. La porosité est l’idéal ici défendu : la frontière souple ou flexible, la limite qui n’en est pas une.

Lire un extrait

EN GUISE D’EXCUSE

Je médite un petit poème sur celui qui voulait savoir quels cachets j’avalais
la nuit. « Je prends des cachets de contr’absence. » Il est assis tout près oh j’adorerais
écrire une tristesse de plus sur l’inaccessible abri des épaules. Bien sûr
un ami m’a généreusement averti par mail de la substance un tantinet
narcissique de mes tactiques d’approche. Pas la peine alors le matin orageux
à Vienne, les acacias nous visaient directement dessus, ni la boîte
de prostitués bulgares, la nuit d’avant, quand nous avions dansé tout
près des corps parfois mineurs de l’humanité. Pas la peine et rien qui
concerne l’avenir de vivre ? Possible mais d’un autre côté écoute mes troubadours
intérieurs je les entends crier oc oc de plaisir chaque fois que je chante
ma moindre dame particulière. Lui, par exemple. Il provoque simplement
les vibrations accélérées du monde et nous offre un hiver plus profond : regardez
les arbres de la cour nus et droits dans leur écorce et la durée. C’est comme
d’entrer dans une saison attisée par le besoin : il n’est pas sûr que les trottoirs
garantissent l’équilibre mais si on se débrouille bien son visage nous servira
de déambulateur dans les rues. Qui a dit « toute existence n’est que la déclinaison
des corps » ? Personne peut-être. Pourtant c’est vrai, toutes
essaient
d’arracher des bribes à l’étreinte. Mettons une alouette soulève un ver de terre
et tu soulèves le bras de quelqu’un et lui sens l’aisselle et la suite se répand aussitôt
quand à force de déductions ou inductions même demain reverdit et nous devient
approximable. Lui, par exemple, dont il ne reste que le visage de loin,
j’apprends à respirer en absence et sous poumons différés. Au reste, ce matin
un chercheur expliquait à la radio qu’on savait déjà bio-photocopier 3-D
des lambeaux de peaux et des bouts de cornée, alors laisse-moi seulement
photocopier ton corps et je promis laisserai en paix l’original. De toute façon
mes amis j’écris de moins en moins de poésie. J’ajoute juste des mots à des jours
en espérant y trouver la raison de surpasser l’odeur intense de solitude qui
me stagne sans arrêt sous les bras et puis re-salves d’encouragement
des troubadours intérieurs : continue, continue d’entrelacer ton vers à la seule vérité
qui soit et la stupeur d’exister. Ainsi les mouettes remontent dans les terres, suivant
les fleuves de déchetterie en déchetterie parce qu’elles sont de bons exemples
des adjectifs : avides, affamées, faméliques, et toute la liste linguistique
qui veut simplement dire que tu me manques. Qui Tu ? Je t’ai dit hier, le moindre
membre du visage universel. En fait avec toi ou avec vous on serait tenus dans
les serres du monde si cette métaphore a un sens. C’est ce qui arrive à
Ganymède dans la légende, un aigle se l’approprie et vient le déposer dans le contre-
univers des choses ou l’univers des contre-choses, enfin j’espère qu’on se
comprend : c’est juste qu’il devient capable de refermer sur lui la circonférence
comme il arrive aux gens de s’enrouler dans une couette ou dans l’odeur adolescente
de l’espoir et il semble un instant que rien ne peut plus s’enfuir : ni
la carte postale vivante d’hier – pleine lune sur mer déchaînée & grains fouettant
les vitres – ni ce train ni rien. Et donc dans cinq ou six jours, je le reconnaîtrai : l’un
des millions à pouvoir effectuer la suture ou la liaison des peaux comme
la mousse parfois pousse à même les toits de tôle ondulée et on se demande
où elle trouve l’énergie de s’épanouir aussi follement en milieu hostile. Par
exemple c’est la mort ou la mort grandit mais je me trimballe avec la photocopie
de toi ou de vous et voilà exactement le masque ou le scaphandre dont
j’avais besoin pour ne pas finir, disons, déjà étouffé par la poussière polluée.

Revue de presse

Diacritik — Le grand entretien — Johan Faerber — 8 novembre 2016

Poezibao — Stéphane Bouquet, "Vie Commune", par Vianney Lacombe — 4 novembre 2016

Les découvreurs — VULNÉRABLE GÉNÉROSITÉ DE LA POÉSIE. STÉPHANE BOUQUET — 7 novembre 2016

Le Club de Mediapart — Stéphane Bouquet, l’intempérant, par Patrice Beray — 6 novembre 2016

Cannibale Claro — Stéphane Bouquet : la stupeur d'exister — 20 octobre 2016

Sitaudis — Vie commune de Stéphane Bouquet, par Jean-Claude Pinson — 21 octobre 2016

Le Monde — Stéphane Bouquet, jeu à onze, par Éric Loret — 14 octobre 2016

Poésie et ainsi de suite — Poésie et étreintes — Manou Farine — 28 octobre 2016

Biographie

Né en 1967, Stéphane Bouquet fait des études d’économie et de sociologie. Critique de cinéma aux Cahiers du cinéma et scénariste, notamment pour Sébastien Lifshitz (Il faut que je l’aime, Les Corps ouverts, Les Terres froides, Presque rien, La Traversée, Wild side). En outre, il a animé avec Laurent Goumarre l’émission Studio danse sur France Culture et a été critique littéraire à Libération. 
Pensionnaire à la villa Médicis en 2003-2004. Il y termine Le Mot frère dans lequel il livre quelques clefs de lecture pour ses autres livres. 
Participe à la création chorégraphique de Déroutes, spectacle de Mathilde Monnier en 2002 / 2003.

BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages

Dans l'année de cet âge, Champ Vallon 2001.

Un monde existe, Champ Vallon 2002.
L'Evangile selon Saint Matthieu, sur un film de Pasolini. Ed. Cahiers du cinéma 2003.
Le mot frère, Champ Vallon 2004.

Un peuple, Champ Vallon, 2007

Eisenstein, Cahiers du cinéma, 2008.
Gus Van Sant, Cahiers du cinéma, 2009
(avec Jean-Marc Lalanne) 
Nos amériques, Champ Vallon, 2010.
Participe aux anthologies suivantes 
2003
Autres Territoires, Ed. Farrago / Leo Scheer 
2004
49 poètes, Ed. Flammarion

Scénarios
La traversée (Réal. Sébastien Lifshitz) 2001

Le Pays du chien qui chante (Réal. Yann Dedet) 2002

Wild Side (Réal. Sébastien Lifshitz) 2002/2003

Vie commune – Stéphane Bouquet 2016
Paru le 7 octobre 2016
13 x 21 cm, 160 pages
ISBN 979 10 267 0449 2
14 €

CHRISTIAN GODIN Chaplin et ses doubles

CHRISTIAN GODIN Chaplin et ses doubles

Essai sur l'identité burlesque

Cet essai se propose d’analyser l’ensemble de l’œuvre de Charles Chaplin à travers le thème du double. Chaplin est un artiste qui fut travaillé à la fois par le désir de totalité et par la menace toujours présente de la division psychique. C’est cette menace qui est exprimée mais aussi conjurée par toutes les formes et figures de doubles qui parcourent son œuvre.
Les scènes matricielles qui ont fourni au comédien très précoce qu’était Charles Chaplin la matière de son cinéma sont d’abord envisagées, suivies d’une analyse de la métamorphose de Chaplin en Charlot et de ce que l’auteur appelle le « complexe de Jekyllhyde », c’est-à-dire la coexistence de deux tendances psychiques et comportementales antagonistes.
Puis sont évoqués et analysés successivement les alter ego (l’enfant du Kid, le chien d’Une vie de chien, la femme de L’Opinion publique, des Temps Modernes, et de La comtesse de Hong Kong, l’assassin de Monsieur Verdoux, le vieux clown des Feux de la rampe et le roi déchu d’Un roi à New York), puis les « moi » oniriques (les scènes de rêve dans Le Kid, Une idylle aux champs, Le Cirque, Les Temps modernes).
Enfin, dans « Les doubles inverses », il est question du double jeu du double je, du sosie (Le Dictateur), du travestissement (Mamz’elle Charlot), de la méprise (Les Lumières de la ville, La Ruée vers l’or), et de l’imposture (Le Pèlerin).
Toutes ces figures font à la fois la richesse et le caractère problématique de l’identité chaplinesque (dans sa dimension burlesque), et chaplinienne (dans sa dimension dramatique), en quoi elle semble singulièrement actuelle.

Revue de presse

Le Monde — Christian Godin : « Le burlesque de Chaplin nous place dans un monde irréel », propos recueillis par Julie Clarini — 10 novembre 2016

Positif, par Bernard Génin — janvier 2017

Kaële, par Fabien Franco — novembre 2016

Libération — Christian Godin : Chaplin et ses doubles. Essai sur l'identité burlesque, par Robert Maggiori — 3 décembre 2016

Le Monde — Christian Godin : « Le burlesque de Chaplin nous place dans un monde irréel », propos recueillis par Julie Clarini — 10 novembre 2016

biographie

Agrégé de philosophie et docteur ès lettres, Christian Godin est maître de conférences de philosophie à l'université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. François Dagognet a soutenu avec ardeur son magistral travail encyclopédique sur le concept de totalité (La Totalité, 6 volumes, Champ Vallon).
Outre la dizaine de livres parus chez Champ Vallon, Christian Godin a publié depuis bon nombre d’ouvrages de philosophie pour des publics différents, comme Faut-il réhabiliter l’utopie ? ou Négationnisme et totalitarisme (Pleins Feux), La Nature (Éditions du temps), Au bazar du vivant. Dialogue avec Jacques Testart (Seuil) ; Dictionnaire de philosophie (Fayard/Éditions du temps) ; La Philosophie pour les Nuls ou Vivre ensemble ; Éloge de la différence (avec Malek Chebel) (First Éditions) ou encore Le Pain et les miettes (Klincksieck).

Chaplin et ses doubles (Christian Godin – 2016)
Paru le 07 octobre 2016
14 x 20 cm, 220 pages
ISBN 979-10-2670-444-7
19 €

ROSINE LHEUREUX Une histoire des parfumeurs

ROSINE LHEUREUX Une histoire des parfumeurs

France 1850-1910

Eaux de toilette, lotions, savons, pommades, huiles, poudre de riz… Ce livre retrace les débuts méconnus de la grande parfumerie française, du mitan du XIXe siècle à la veille de la Première Guerre mondiale.

Entre chimie et commerce, entre mode et hygiène, entre industrie de consommation courante et industrie de luxe, durant ces quelques décennies cruciales, la parfumerie s’affirme et s’affiche au cœur de l’économie, jusqu’à être adulée, en 1900, lors de l’Exposition Universelle, comme un des fleurons du bon goût français, unanimement saluée pour sa qualité et son raffinement.

Grâce à un fonds important d’archives inédites, cette industrie dynamique est saisie à partir de ses acteurs, parfumeurs, fabricants, fournisseurs, qui savent habilement jouer du produit et de son conditionnement, pour les charger d’un prestige considérable. Dépôts des marques, dessins et modèles de fabrique, captation du consommateur : tout est fait pour répandre les usages de la toilette et de la beauté, et donc l’achat de cosmétiques, afin de séduire une clientèle de plus en plus vaste, avant tout urbaine et féminine.

Un important dossier iconographique, lui aussi inédit, composé de multiples archives-objets – étiquettes, modèles de savon, flacons de verre, boîtes en carton, calques et dessins de fabrique – illustre et éclaire l’extraordinaire inventivité de cette industrie du luxe et du demi-luxe, qui conquiert une place de premier choix dans l’économie française et invente, d’une certaine manière, la société de consommation.

Revue de presse

Livre Hebdo — Laurent Lemire — 20 mi 2016

Rosine Lheureux présente son livre à la Librairie Mollat — Rencontres du livre d'histoire de Blois — octobre 2016

Rosine Lheureux, éditions Champ Vallon, une histoire des parfumeurs
Paru en septembre 2016
15,5 x 24 cm, 416 pages dont 64 pages d'illlustrations en couleur
ISBN 979.10.267.0434.8
28 €