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BERTRAND TILLIER L’artiste dans la cité 1871-1918

BERTRAND TILLIER L’artiste dans la cité 1871-1918

Rêver la société pour la changer en cité idéale et participer à l’avènement d’un monde nouveau. Ce fut le désir de nombreux artistes, qui ne furent pas tous des figures d’avant-garde. Cette ambition a parcouru tout le XIXe siècle, mais elle occupa une place singulière et méconnue sous la IIIe République, entre le souvenir de la Commune de Paris et l’Union sacrée de la Grande Guerre. Portrait collectif d’une génération de peintres et sculpteurs du Paris fin-de-siècle, le livre examine le rôle et la fonction d’artistes tels Rodin, Luce, Pissarro, Gallé, Gérôme, Toulouse-Lautrec, Signac, Prouvé ou Guitry. Convaincus de la performativité de leurs œuvres, ils s’érigèrent en bâtisseurs d’art et réinventeurs de l’histoire, en fondateurs d’un art social et combattants de la vérité.

Le Monde 22 février 2019 Pierre Karila Cohen

Bertrand Tillier est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheur à l’IDHES, où il enseigne la culture visuelle et l’histoire des médias. Il a dirigé l’ouvrage: L’art du XIXe siècle, L’heure de la modernité (Citadelles & Mazenod, 2016) et publié notamment chez Champ Vallon La Commune de Paris, révolution sans images? Politique et représentations dans la France républicaine (1871-1914) (2004) et Les Artistes et l’affaire Dreyfus (1898-1908) (2009).

février 2019
15,5 x 25 cm, 272 pages
ISBN 979-10-267-0760-8
25 €

STÉPHANE GUERRE Nicolas Desmaretz (1648-1721)

STÉPHANE GUERRE Nicolas Desmaretz (1648-1721)

Le Colbert oublié du Roi Soleil
Préface de Joël Cornette

Neveu de Jean-Baptiste, Nicolas Desmaretz, le « Colbert oublié », héros de ce livre, n’a cessé d’arpenter les allées du pouvoir entre 1665 et sa mort, en mai 1721, au temps de la régence de Philippe d’Orléans : sa vie traverse une grande partie du long règne de Louis XIV. Il fut notamment contrôleur général des Finances de 1708 à 1715. À partir du 20 novembre 1708, promu ministre d’État, il eut l’honneur de participer au Conseil d’En Haut, le « saint des saints », le conseil présidé, plusieurs fois par semaine, par le Grand Roi.

Cette position centrale nous autorise, grâce à lui et avec lui, à pénétrer au cœur de l’État, ce cœur palpitant des Finances qui irrigue tout le corps de la monarchie et, au-delà, l’ensemble de la société. Il nous permet de mieux comprendre, de l’intérieur, l’État absolu, son organisation et son action. Qui prend les décisions ? À partir de quelles informations et selon quelle rationalité ? Quelles techniques sont mises en œuvre pour les rendre effectives et efficaces et, à l’échelle du royaume, les faire accepter des populations ? Comment évaluer la portée d’une décision ? Comment la rectifier si elle se révèle inopérante ?

À toutes ces questions, à l’aide d’archives le plus souvent inédites, Stéphane Guerre apporte des réponses, à la fois précises et argumentées, d’autant qu’il ne s’agit nullement d’une histoire désincarnée, qui serait simplement administrative et procédurière : dans cette nouvelle histoire du politique, l’originalité est de choisir le fil biographique pour démonter les pièces du mécanisme des institutions.

Ces  institutions « en action » font apparaître, au moment d’une des crises les plus profondes de l’Ancien Régime, la figure d’un « maître des subtilités financières », le prototype de l’administrateur technicien et du « ministre-expert ». Nicolas Desmaretz annonce un monde nouveau et son itinéraire rend compte d’un moment essentiel dans l’histoire de la monarchie : la transition du Grand Siècle aux Lumières.

Sur BFM Business (« La librairie de l’éco »), la lecture de Chistian Chavagneux et Jean-Marc Daniel

Stéphane Guerre, né en 1975, est professeur agrégé d’histoire, docteur en histoire moderne de l’université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis. Ses recherches portent sur l’histoire financière de la fin du règne de Louis XIV ainsi que sur la prise de décision politique et le fonctionnement réel de l’État absolu.

A paraître en janvier 2019
15,5 X 24 cm
ISBN 979-10-267-0755-4
28 €

JEAN-PAUL GOUX Sourdes contrées

JEAN-PAUL GOUX Sourdes contrées

« Au soir de ce jour-là, j’ai résolu de garder une trace de ce qui arrivait, qui avait commencé, sans que je sache vraiment ce qui avait commencé. » C’est une réflexion intime, tout intérieure que « note » le narrateur de ce roman au charme puissant qui interroge le « colombier de la mémoire », cette volière d’où s’échappent trop souvent les pigeons du souvenir. Après tant d’années riches de leurs mémoires partagées, Vivien est profondément troublé lorsque Julie, sa compagne architecte, évoque des souvenirs très précis de chantiers qui n’ont pour lui aucune réalité, et qu’il met en doute. Le monde clos de leur entente amoureuse et intellectuelle ouvert sur le jardin et ses ciels se fragilise, soudain menacé par la traversée inquiétante de ces « sourdes contrées » que fabrique à notre insu le Temps qui passe. Qu’il s’agisse d’un être ou d’un projet d’architecture, quelle est la réalité de nos souvenirs dès lors qu’ils sont aussi nourris de nos rêves et de nos rêveries ? ce sont ces troublantes confusions que scrute Jean-Paul Goux dans ces « notes » teintées d’une mélancolie non dénuée d’ironie, et dans une langue somptueusement poétique.

Annie Clément-Perrier

Le Matricule des Anges/Richard Blin

Le Monde, 25 janvier 2019: «Jean-Paul Goux, puissant»

Né en 1948, Jean-Paul Goux est l’auteur d’une œuvre littéraire d’exception. L’essentiel des titres est rassemblé chez Actes Sud. La Commémoration (1995 ; Babel, 2005), La Maison forte (1999), L’Embardée ou les Quartiers d’hiver (2005). Et dans la collection Babel Les Jardins de Morgante (1999) ainsi que Mémoires de l’enclave (2003). Chez Champ Vallon, La Jeune Fille en bleu (1996) et La Fabrique du continu. Essai sur la prose (1999)

Janvier 2019
12 x 19 cm, 240 pages
ISBN 979-10-267-0750-9
20 €

MATHILDE ROSSIGNEUX-MEHEUST Vies d’hospice

MATHILDE ROSSIGNEUX-MEHEUST Vies d’hospice

Vieillir et mourir en institution au XIXe siècle

Alors que persiste aujourd’hui encore l’image de « l’hospice mouroir », le développement d’établissements pour la vieillesse au XIXe siècle témoigne au contraire d’une préoccupation nouvelle dans la société française : comment prendre soin des vieux ?

A Paris, en amont des grandes lois républicaines du XXe siècle, un vaste dispositif d’assistance se met en place pour nourrir et loger à vie des milliers de vieux indigents. Pour les classes populaires, vivre et mourir en institution devient une expérience ordinaire de la fin de vie. L’analyse de la vie privée des hospices et des maisons de retraite révèle la place ambiguë que la France post-révolutionnaire réserve à ses aînés, entre rejet et bienveillance, protection et surveillance.

Libération. 3 janvier 2019 par Dominique Kalifa

Le Monde. 20 décembre 2018 par Pierre Karila-Cohen

L'Histoire. Décembre 2018. Le coup de cœur de Jean-Pierre Rioux

Biographie

Mathilde Rossigneux-Méheust est chercheuse au laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes et maîtresse de conférences à l’Université Lumière Lyon 2.

Paru en novembre 2018
14 x 22, 392 pages
ISBN 979-10-267-0744-8
25 €

Magasin du XIXe siècle (Le) – n° 8 – Cosmopolis

Magasin du XIXe siècle (Le) – n° 8 – Cosmopolis

SOMMAIRE DU NUMERO 8

Lieux de passage, moments de brassage
Philippe Hamon : « Les expositions universelles »
Jean-Didier Wagneur : « Paris-Buenos Aires »
Julien Schuh : « Bruxelles, capitale des avant-gardes »
Guillaume Tronchet : « Paris, capitale du monde universitaire »

Textes, images, spectacles
Julien Schuh : « Le rire cosmopolite »
Marie-Ange Fougère : « Le  »défilé des nations » de la Maison du Rire : Cosmopolis à l’Exposition universelle de 1900 »
Marie-Ange Fougère : « Lieux communs des romans cosmopolites »
Cyril Barde : « Le cosmopolitisme de l’Art Nouveau »

Ambiguïtés du cosmopolitisme
Blaise Wilfert-Portal : « La querelle du cosmopolitisme (1893-1895) et la réalité du marché de l’importation littéraire »
Claude-Olivier Doron : « La race et le métissage, entre fantasme de régénération de l’espèce et crainte de la dégénérescence » ou « Le discours historique du mélange et de la lutte des races en France »
Emmanuel Salanskis : « Existe-t-il un cosmopolitisme philosophique au XIXe siècle ? »

Figures et topiques de la Cosmopolis
Sarah Al-Matary : « Le rastaquouère »
Marie-Rose Corrédor : « Stendhal cosmopolite »
Anne Geisler : « Gautier auteur cosmopolite »
Jessica Desclaux : « ”La Légende d’une cosmopolite” : Marie Bashkirtseff vue par
Barrès »

Cosmopolis entre high and low
Delphine Diaz : « Des barricades cosmopolites ? Enquête sur les étrangers à Paris en juillet 1830 »
Samuel Hayat : « Les internationales ouvrières »

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Magasin 9 Cosmopolis
Paru en novembre 2018
20 x 25 cm, 308 pages

25 €

PASCALE MORMICHE Le petit Louis XV

PASCALE MORMICHE Le petit Louis XV

enfance d'un prince, genèse d'un roi (1704-1725)

Septembre 1715 : Louis XIV est mort. Février 1723 : Louis XV est majeur.

Entre vie publique et vie privée, entre Versailles et Paris, grandit et se construit un roi-enfant pour lequel rien n’est laissé au hasard. L’ouvrage raconte cette dizaine d’années pendant lesquelles un jeune roi et le Régent ont rendu possible la mutation d’un absolutisme qu’il fallait réformer pour qu’il se poursuive.

En suivant au quotidien une enfance royale, on voit le nourrisson sortir des affres des maladies enfantines et subir les premiers soins pédiatriques, le garçonnet acquérir les premières connaissances et former son caractère tout en tenant sa cour, le jeune homme instruit affirmer ses préférences dans un contexte d’explosion des connaissances scientifiques et de renouveau des arts, jusqu’au moment où Louis XV est majeur, sacré et marié.

Cet ouvrage donne une nouvelle lecture à des évènements dotés d’une riche et ancienne historiographie. Remettant en cause l’idée d’une éducation bâclée, l’auteur insiste au contraire sur la qualité des éducatrices et précepteurs, sur la protection du Régent garant de la légitimité monarchique, face au duc du Maine surintendant de l’éducation du roi, sur l’originalité des savoirs et compétences enseignés à Louis XV qui développeront ses capacités d’innovation.

Plus qu’une rupture comme cela a été longtemps décrit, la Régence et l’éducation de Louis XV ont été une période de transition risquée certes, mais surtout la première régence sans trouble majeur, une période d’ouverture intellectuelle et de mutations profondes.

Il a fallu une dizaine d’années pour faire acquérir un comportement, une dimension politique, une culture royale à cet enfant très doué qui a rapidement compris ce que l’on attendait de lui : être un très grand roi.

Biographie

Pascale Mormiche est agrégée de l’Université et docteur en histoire moderne. Elle enseigne à l’Université de Cergy-Pontoise.
Spécialiste de l’éducation des princes et des élites, elle a publié Devenir Prince, l’école du pouvoir en France (XVIIe-XVIIIe siècles) Cnrs éditions (2009) et, avec Stanis Perez, Naissance et petite enfance à la cour de France, éditions du Septentrion (2016).

Paru en octobre 2018
15,5 x 24, 448 pages
ISBN 979-10-267-739-4
27 €

AUDREY MILLET Vie et destin d’un dessinateur textile

AUDREY MILLET Vie et destin d’un dessinateur textile

d'après le Journal d'Henri Lebert (1794-1862)

Témoin de l’industrialisation croissante et de l’essor de la consommation, Henri Lebert, dessinateur de modes, a laissé treize volumes manuscrits de son quotidien qu’il dédicace à son fils. Commentateur sensible de la chute de Napoléon, épris des collines alsaciennes de son enfance, inquiet en 1848, jaugeant les produits de l’industrie, Henri nous apprend à revoir le xixe siècle.

L’ouvrier qualifié est aussi un violoniste confirmé, un lettré dont les descriptions proposent d’accompagner les fantômes figés dans les maisons Ancien Régime. À Colmar, Paris ou Lyon, il nous livre l’âme d’un dessinateur de mode à la fois progressiste et conservateur : ce qui devait rester « dans le cercle étroit de la famille et de l’amitié véritable ».

En attendant Nadeau par Vincent Millot

Biographie

Docteure en histoire des universités Paris-8 et de Neuchâtel, Audrey Millet est styliste modéliste de formation. Elle enseigne l’histoire moderne et contemporaine à l’Université Paris-Diderot.

Audrey Millet Vie et Destin d'un dessinateur textile
A paraître le 4 octobre 2018
13 x 20, 352 pages
ISBN 979-10-267-0734-9
24 €

DIDIER LAROQUE Le Dieu Kairos

DIDIER LAROQUE Le Dieu Kairos

Au siècle dernier, en divers lieux d’Afrique et d’Europe, jetés dans des aventures violentes, deux hommes attendent chacun d’accomplir l’acte qui donnera une plénitude de sens à sa vie. Ils se rencontrent, se découvrent leurs espérances, les croient complémentaires. Ils pensent former l’accord du héros et du poète : le geste courageux que l’un désire accomplir est cela même dont l’autre aspire à être le témoin le témoin, pour faire un récit. Naît une forte amitié. Mais le temps la ruine. Ils s’impatientent, se lassent, se désabusent beaucoup. Quand l’espoir semble faux et le dénuement parfait, survient ce qu’ils attendaient : la chevelure du dieu Kairos.

Revue Nunc Novembre 2018

La Quinzaine littéraire Octobre 2018

Biographie

Didier Laroque, architecte DPLG, est Professeur de théorie et pratique de la conception architecturale à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-val-de-Seine, et membre de l’UMR 8210, ANHIMA, à l’Université Paris-Diderot.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages de théorie et d’histoire de l’architecture.
Il a publié en 2014 un premier roman (La Mort de Laclos, Champ Vallon) très remarqué par la critique.

Didier Laroque - Le Dieu Kairos 2018
Paru en septembre 2018
12 x 19, 240 pages
ISBN 979-10-267-0714-1
20 €

ANTON SERDECZNY Du tabac pour le mort

ANTON SERDECZNY Du tabac pour le mort

une histoire de la réanimation

Comment l’idée a-t-elle pu venir aux Lumières de souffler de la fumée de tabac dans le derrière des noyés pour les ramener à la vie ? Cette pratique à première vue grotesque est tout sauf un accident de parcours : considérée jusqu’à la mi-xixe siècle comme la meilleure méthode de réanimation, cette insufflation anale a bénéficié d’investissements savants et publics considérables – des boîtes contenant tout le nécessaire à sa mise en œuvre furent installées le long de la Seine, du Rhône et de la Saône, ou de la Tamise. Plus encore, les discours savants qui introduisirent la préoccupation, alors nouvelle, de la réanimation, regorgent de faits plus étranges les uns que les autres : aux histoires épouvantables d’enterrés vivants répondent des cas étudiés très sérieusement, jusque dans l’Encyclopédie, d’hirondelles ou de cigognes qui hibernent au fond des lacs ou des rivières, ou sur la lune. En remontant le fil de ces récits, Anton Serdeczny aboutit à une conclusion inattendue  : leur source est orale, et la science, même celle des Lumières, a pu y puiser pour alimenter de nouveaux champs – comme l’action médicale sur le corps mort.

Les motifs mis à contribution dans la réanimation des Lumières relèvent de systèmes de représentations orales parfaitement cohérents, et avant tout liés au carnaval. Cette clef anthropologique permet d’expliquer la pratique de l’insufflation de fumée de tabac. Adaptation improbable et involontaire d’un vieux geste carnavalesque, elle tirait son origine et sa puissance d’évocation de sa dimension symbolique : remettre l’âme à l’envers à celui qui est mort dans un monde inversé, sous la surface de l’eau.

Rarement la recherche des liens entre innovation scientifique et registres culturels a pu être poussée aussi loin, et c’est là tout l’intérêt de cet ouvrage : remettre en cause notre vision des Lumières, et plus encore de la science.

En attendant Nadeau:
«Morts confirmés ou en attente»

Le Monde des livres 20 septembre 2018
De quoi réveiller un mort par Antoine de Baecque

Biographie

Docteur en histoire de l’EPHE, Anton Serdeczny enseigne l’histoire moderne à l’Université d’Aix-Marseille.
Spécialisé dans les rapports entre science, religions et cultures, il a notamment travaillé sur les liens entre mariologie, traditions et sciences, et sur les conséquences scientifiques de la Réforme. Ses recherches portent avant tout sur l’utilisation des sources savantes dans la reconstruction de la culture orale et rituelle de l’Europe, via la microhistoire et l’anthropologie historique.

Anton Serdeczny Du tabac pour le mort
Paru en septembre 2018
15,5 x 24, 400 pages
ISBN 979-10-267-0729-5
25 €

JONATHAN BARANGER Chokolov City

JONATHAN BARANGER Chokolov City

Qui se souvient des Bulgares de New York ? Leur présence en Amérique fut restreinte, mesurée, typique du génie de ce peuple confidentiel. Ainsi il ne se trouva personne pour pleurer l’amour malheureux qui unit l’actrice Elaine Chokolov au pâle Bogdan Oblanov, personne non plus pour étudier l’étonnante genèse du talent littéraire de Dean Grosslick. On ne sait toujours rien des conspirations de la camériste Feya Grubev, pas plus qu’on ne fit l’effort de comprendre et de louer le sens du devoir inégalé de Granville Kling. Nul ne tenta d’élucider le mal mystérieux qui égara la raison de Cornell Morris, et le monde entier s’appliqua à ignorer le destin fantomatique et pourtant fondamental de Jon Khalov, l’homme au beau visage.

Tant de fortunes diverses, eussent-elles été moins bulgares, auraient fourni la matière de savoureuses comédies et de drames pitoyables, universellement acclamés… Ou peut-être fallait-il justement être bulgare et rien que bulgare pour vivre ces aventures-là, et sans doute devra-t-on l’être encore davantage pour les lire.

Chokolov City est un roman composé de six chapitres qui retracent le destin d’une communauté imaginaire de Bulgares à New York, des années 1900 aux années 1960. Ces Bulgares doivent très peu aux Bulgares réels, pas plus que le cadre ne prétend restituer le véritable New York. Parce que Chokolov City se réclame d’une autre authenticité, celle du fantasme désuet de la grande ville américaine moderne, tel que la comédie classique hollywoodienne l’a façonné. Dans ce New York de studio, produit par la MGM, dirigé par George Cukor, vit et meurt un peuple poli, élégant et raffiné, sans doute trop parfait pour jamais exister.

Premier roman

Libération. 22 décembre 2018 par Jean-Didier Wagneur

L'Incorrect. Octobre 2018 par Bernard Quiriny

Le Matricule des anges Octobre 2018

La Nouvelle Quinzaine Littéraire Septembre 2018

Biographie

Jonathan Baranger est né le 3 avril 1980, à Orléans, où il a grandi et où il demeure. Il enseigne le français dans le Loiret. Il écrit de la fiction depuis dix ans.
Chokolov City est son premier texte publié.

Jonathan Baranger Chokolov City
Paru en août 2018
14 x 22, 392 pages
ISBN 979-10-267-0719-6
23 €