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MURIELLE GAGNEBIN et JULIEN MILLY (dir.) Michel De M’Uzan ou le saisissement créateur

MURIELLE GAGNEBIN et JULIEN MILLY (dir.) Michel De M’Uzan ou le saisissement créateur

Autour de l’œuvre fictionnelle et théorique
suivi de Réponses de M. de M’Uzan
et de Le corps du délit, inédit

Pour Michel de M’Uzan, l’activité créatrice ne procède pas seulement de la gestation du pulsionnel-sexuel, objet de la sublimation, mais engage un autre questionnement fondamental, celui de la problématique identitaire. Sa pensée bouscule les belles différences, les belles distinctions entre le sujet et l’objet, le dehors et le dedans, le rêve et la réalité. Avec elle, les notions familières de beauté, de laideur, de sublime dialoguent avec la puissance de l’aléatoire, du flou, du nocturne. Ces dernières vues sont au cœur des notions avancées par M. de M’Uzan jusque dans le domaine clinique : chimère psychologique, système fondamental et jumeau paraphrénique…

Cet ouvrage collectif rend hommage à une pensée méditante, toujours en éveil et en acte, qui prône constamment le mouvement et dans laquelle « le dérangement est assurément le maître-mot, un maître-mot fécondant » (M. Gagnebin).

Textes de L. Aubry, O. Beuvelet, J. Bloch, C. Burgelin, C. Croce, L. Danon-Boileau, M. de M’Uzan, F. Dosi, F. Duparc , V. Foloppe, M. Gagnebin, E. Grossmann, G. Guetemme, B. Ithier, P. Lombardo, J. Milly, D. Scarfone, F. Villa, D. Widlöcher.

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Michel de M’Uzan ou le saisissement créateur
Le sommaire
Introduction
Une série de chiasmes fertiles chez Michel De M’Uzan
par Murielle Gagnebin
I
La créativité saisie pas la chimère

Le saisissement créateur
par Michel De M’Uzan

Entre possession et saisissement
par Daniel Widlöcher

Moments de grâce:
présence et élaboration de l’«impassé»
par Dominique Scarfone

Pouvoirs de transformation de la clinique
par François Villa

II
La poésie extrême

L’infra-monde chez Michel de M’Uzan
par Évelyne Grossman

Dans les yeux de ta jumelle
par Virginie Foloppe

L’artiste et son double
par Julien Milly

III
Les frontières disloquées

Alphabet des confins
par Béatrice Ithier

Comme une fiction:
empathie et expérience de pensée
par Patrizia Lombardo

La création de la chimère,
entre création et déconstruction
par François Duparc

IV
Every man’s littéraire

Le son, l’os et la charpente.
Figures de l’habitat dans les premières nouvelles
de Michel de M’Uzan
par Olivier Beuvelet

Alix Cléo Roubaud et le «jumeau paraphrénique»
de Michel De M’Uzan
par Geneviève Guétemme

Mon double, cet esclave
(De la vertu thérapeutique de l’essai de Michel de M’Uzan
«Les esclaves de la quantité»)
par Jérôme Bloch

Derrière l’âme de Vulcain
par Cécile Croce

Du Chef d’œuvre inconnu à La belle Noiseuse.
Le saisissement créateur et la fécondité inaccessible chez Rivette
par Francesca Dosi

V
Fiction inédite
et Bibliographie raisonnée de Michel de M’uzan

Le corps du délit
par Michel de M’Uzan

Bibliographie raisonnée de Michel de M’Uzan
par Murielle Gagnebin

Notices sur les auteurs

Michel de M'Uzan – Murielle Gagnebin et Julien Milly 2012
Paru le 23 février 2012
14 x 22 cm, 352 pages
ISBN 978-2-87673-566-8
28.50 €

MURIELLE GAGNEBIN et JULIEN MILLY (dir.) L’affrontement et ses images

MURIELLE GAGNEBIN et JULIEN MILLY (dir.) L’affrontement et ses images

Tout affrontement ne procéderait-il pas d’un malentendu ? Celui-ci ne résiderait-il pas dans le sujet lui-même, dans ses drames intérieurs? La notion d’affrontement est très loin de pouvoir être ramenée à la seule mise en face à face de sujets, d’entités, de pensées, d’idéologies. Cette notion complexe englobe tout spécialement la jalousie, en réservant une place à l’incertitude : sujet/objet, dedans/dehors, aujourd’hui/autrefois. Cela se vérifie dans le champ des images aussi bien picturales, théâtrales, cinématographiques, musicales que verbales.

Cette problématique s’observe dans les œuvres de créateurs que rapproche un regard animé par une cruauté provocante. Se trouvent ainsi réunis des artistes allant de Villon ou de Shakespeare à Godard, en passant, entre autres, par Gustave Moreau, Welles, Verdi, Antonioni, Georges Bataille, Pasolini, Wim Wenders, Kieslowski, Elfriede Jelinek et Abramovic-Ulay.
Des images de l’affrontement à l’affrontement des images, tel est le cheminement, à la fois esthétique, philosophique et psychanalytique, de ce livre. Dès lors, les termes de déconstruction, de démembrement, de démantèlement, élevés au rang d’instruments, et s’exerçant dans le champ strict de l’image, engagent une fécondité révolutionnaire.

Textes de de A. Beetschen, R. Bénard, O. Beuvelet, G. Bonnet, M.-C. Bouchindomme, J.-B. Chantoiseau, M.-H. Cordié-Levy, C. Croce, G. Didi-Huberman, V. Foloppe, M. Gagnebin, G. Gomot, Y. Hoffmann, D. Lengyel, J.-L. Leutrat, S. Liandrat-Guigues, C. Louis-Combet, J. Milly, N. Minazio, A. Minazzoli, G. Nivat, C. Rondeau, C. Simma, Y. P. Zinchenko.

Affrontement et ses images (L') – Murielle Gagnebin et Julien Milly (dir.) 2008
Paru le 21 novembre 2009
15 x 22 cm, 448 pages
ISBN 978-2-87673-519-4
29 €

MURIELLE GAGNEBIN et JULIEN MILLY (dir.) Les images limites

MURIELLE GAGNEBIN et JULIEN MILLY (dir.) Les images limites

Les images limites gagnent une importance cruciale dans les différents domaines de l’art (littérature, poésie, peinture, théâtre, cinéma, vidéo, etc.) chaque fois que s’y affirment les problématiques du seuil, de l’entre-deux, de la béance, du manque, de la disparition comme de la butée. De surcroît, camper sur les limites est aussi l’occasion de vertiges, parfois inquiétants. Sont interrogés l’originel (nuit utérine, scène primitive), propre à conférer sa temporalité à l’image des tout débuts, et l’originaire qui en marque le fondement structural. Les bornes de l’image, lieux tantôt de néo-création, tantôt épreuves du désert, retiendront l’attention.

Les sciences humaines telle l’épistémologie, la psychanalyse, l’esthétique, la philosophie, la sociologie, la traductologie, apportent rigueur et lumière à ces études saisissantes sur Lars von Trier, Resnais, Suwa, Guy Debord, ou Flaubert, Jabès, Claude Simon, ou encore Böcklin, Robson, le bio-art, etc.
En effet, le liminal semble bien distiller à même ses envoûtements un venin subtil.

Textes de Bérénice Bonhomme, Marie-Camille Bouchindomme, Yaël Cange, Jean, Louis Déotte, François Duparc, Virginie Foloppe, Murielle Gagnebin, Georges-Arthur Goldschmidt, Tristan Grünberg, Ophir Levy, Suzanne Liandrat-Guigues, Corinne Maury, Julien Milly, Agnès Minazzoli, Béatrice Picon-Vallin, Pascal Quignard, Corinne Rondeau, Claudia Simma, Gwenaël Tison.

Images limites (Les) – Murielle Gagnebin et Julien Milly (dir.) 2008
Paru en 2008
15 x 22 cm, 284 pages
ISBN 978-2-87673-484-5
24 €

MURIELLE GAGNEBIN et JULIEN MILLY (dir.) Les images honteuses

MURIELLE GAGNEBIN et JULIEN MILLY (dir.) Les images honteuses

Il y a des images propres à représenter la honte et, à côté, des images éhontées, enfin des images qui éprouvent, en leurs plis, la honte. Dira-t-on que notre culture se plaît à jouer avec l’impudeur, l’opprobre, l’abjection? Cherche-t-elle à les piéger ou à les exalter? Que signifie la tentation du snuff movie: ces films «interdits» qui veulent capter le travail du trépas sur les visages ou dans les postures ultimes, et ainsi porter atteinte à ce qui est au plus profond de l’être, à l’identitaire ?

C’est de «la gale de la psyché», de l’esthétique du laid devenu «trash», «destroy», apologie de l’immonde qu’il est ici question. «Rougir de honte» est devenu désuet, quand, aujourd’hui, on peut «mourir de honte» à force d’humiliations ou d’affronts existentiels. La «machine à faire la merde» de Delvoye, les anatomies falsifiées de condamnés à mort dues à G. von Hagens mettent en scène l’homme-détritus, alors que d’autres artistes, se confrontant à la terreur de la psychose ou aux images du Goulag, voire d’Auschwitz, «cet anus du monde», parviennent, quant à eux, à sublimer le sordide en tragique. Sont étudiées ainsi parmi beaucoup d’autres les œuvres de plasticiens (Zoran Musicˇ, David Nebreda), d’écrivains (Chalamov, Tisma), de cinéastes (Bela Tarr, Fassbinder, Haneke, etc.).
Aux multiples domaines de l’art s’appliquent les diverses interrogations propres aux sciences humaines: histoire des mentalités, esthétique, psychanalyse. Les réponses semblent contrastées: perte des repères, absence d’idéal, violence contenue dans l’acte de voir, déni de la honte, valorisation du passage à l’acte, transparence de l’intime. En définitive, y aurait-il une émotion spécifique aux images honteuses? Quels en seraient alors le destin et la fonction ?
M.G.

Textes de Bruno-Nassim Aboudrar, Paul Ardenne, Claude Balier, Georges Banu, Gérard Bonnet, Marie-Camille Bouchindomme, Baptiste Debicki, Paul Denis, Martine Edrosa, Virginie Foloppe, Murielle Gagnebin, Cécile Giraud, Tristan Grünberg, Gladys Jarreau, Isabelle Kamieniak, Jean-Pierre Kamieniak, David Lengyel, Jean-Louis Leutrat, Ophir Levy, Corinne Maury, Julien Milly, Georges Nivat, Guivaine Rochedy, Corinne Rondeau, Gwenaël Tison, Corinne de Thoury, Gérard Wajcman.

Images honteuses (Les) – Murielle Gagnebin et Julien Milly 2007
Paru le 15 novembre 2006
15 x 22 cm, 448 pages
ISBN 978-2-87673-452-4
29.50 €

MURIELLE GAGNEBIN et SUZANNE LIANDRAT-GUIGUES (dir.) L’essai et le cinéma

MURIELLE GAGNEBIN et SUZANNE LIANDRAT-GUIGUES (dir.) L’essai et le cinéma

Appliquée au cinéma que devient la notion d’essai qui a ses lettres de noblesse en philosophie ou dans le domaine littéraire ? On constate que le terme est doublement revendiqué par les cinéastes eux-mêmes et par la critique. Mais les uns et les autres l’envisagent-ils semblablement ? De fait, l’essai au cinéma peut revêtir plusieurs significations que les chapitres de cet ouvrage examinent tour à tour. Une première partie regroupe les textes qui ont trait à l’émergence historique du terme tandis que, dans la seconde partie, d’autres tentent de décrire quelques mécanismes psychiques de la création propres à ce genre. Frontalier avec le film narratif et le film expérimental, recoupant souvent le film documentaire ou l’autoportrait, l’essai rassemble des noms prestigieux, de Resnais à Godard, de Pollet à Marker, de Welles à Fellini, d’Antonioni à Moretti ou Monteiro. La troisième partie du livre est donc consacrée à l’analyse de films ou de séquences filmiques singulières. Chacune de ces études conduit à un parcours de la frange la plus inventive du Septième Art. En définitive, toute proposition formelle d’un véritable créateur n’est-elle pas un essai ? La quatrième partie interroge l’essai lorsqu’il tend à redéfinir le cinéma. Ce livre s’achève par un envoi en forme de diptyque à partir des ouvrages de quelques théoriciens, notamment Kracauer et Deleuze.

Textes de Diane Arnaud, Christa Blümlinger, Fabienne Costa, Didier Coureau, Christophe Deshoulières , Jean Durançon, Guy Fihman, Murielle Gagnebin, Jean-Louis Leutrat, Denis Lévy, Suzanne Liandrat-Guigues, Alain Ménil, Claire Mercier, José Moure, Cyril Neyrat, Sylvie Rollet.

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L’essai et le cinéma
Le sommaire

Ouverture

Un art de l’équilibre
par Suzanne Liandrat-Guigues 7

L’inconscient à l’essai
par Murielle Gagnebin 13
I
DÉFINITIONS ET PARCOURS HISTORIQUES

Essai de définition de l’essai au cinéma
par José Moure 25

L’essai cinématographique
et ses transformations expérimentales
par Guy Fihman 41

Lire entre les images
par Christa Blümlinger 49

II
APPROCHE PHILOSOPHIQUE ET PSYCHANALYTIQUE

Le scénario de fiction comme essai philosophique
par Claire Mercier 69

Entre utopie et hérésie
Quelques remarques à propos de la notion d’essai
par Alain Ménil 87

De la falsification inventive ou l’art de l’essai cinématographique
par Murielle Gagnebin 127

III
LE CINÉMA, TERRE D’ACCUEIL POUR L’ESSAI

Art et essai
par Denis Lévy 137

L’essai, forme de l’entre-deux
par Diane Arnaud 143

L’essai à la limite de la terre et de l’eau
par Cyril Neyrat 157

Les Arabesques sur le thème de Pirosmani de Paradjanov
Autoportrait d’un cinéaste en peintre?
par Sylvie Rollet 171

«Les rejetés de la jetée»
Va-et-vient et «bouts d’essai»
par Fabienne Costa 183

IV
L’ART CINÉMATOGRAPHIQUE À L’ESSAI
RISQUES ET GAGEURES

Une forme qui pense
par Suzanne Liandrat-Guigues 193

Bloc-notes d’un clown
L’essai négatif selon Fellini
par Christophe Deshoulières 201

Poétique filmique de la Noosphère
(Jean-Luc Godard, Chris Marker, 1982-2001)
par Didier Coureau 217

Le droit à l’essai
par Jean Durançon 227

ENVOI

Un essai transformé
par Jean-Louis Leutrat 237

Notices sur les auteurs 250

Table des matiÈres 254

Essai et le cinéma (L') – Murielle Gagnebin et Suzanne Liandrat-Guigues 2004
Paru en 2004
15 x 22 cm, 256 pages
ISBN 2.87673.397.8
23 €

MURIELLE GAGNEBIN (dir.) Yves Bonnefoy : lumière et nuit des images

MURIELLE GAGNEBIN (dir.) Yves Bonnefoy : lumière et nuit des images

Habitée par l’énigme, l’image ne cesse de nous provoquer dans nos certitudes et ouvre au «leurre» comme à la «présence», dirait Yves Bonnefoy. Dans ce livre qui est consacré à son œuvre, l’image se trahira sans cesse: éclaire-t-elle ou trompe-t-elle l’être dans son rapport au monde ? Lumière ou nuit de l’image?
Parfois le poète se prononce en faveur de l’image: «L’homme a besoin d’images». Yves Bonnefoy invoque alors «le blé de l’image», mais ailleurs il la dévalorise et va jusqu’à mentionner «la boue de l’image aux yeux déserts», voire sa disparition: «Et bientôt même il n’y a plus d’image», car «leur syntaxe est incohérence, de la cendre». Il en vient ainsi à répudier l’image qui méconnaîtrait la finitude de ce dont elle est l’image, ce «dehors du sens» qui appelle tantôt «un irréparable silence», tantôt le pouvoir, sans cesse en éveil, de revivifier son apparition.
Yves Bonnefoy n’a cependant jamais renoncé à interroger l’image: simple réfraction ontologique? réinvention du réel? facteur de rassemblement?
«Point de contact» entre les êtres, l’image pourrait devenir une expérience de la plénitude du réel mais aussi bien de sa vanité.
Dans ce livre plusieurs chercheurs, fidèles à l’âpre mise en question de l’image, poursuivie sa vie durant par Yves Bonnefoy, vont aborder celle-là à travers tous ses aspects: littéraire, poétique, plastique, musical, architectural. Plus que jamais, sous ces filtres divers, l’image apparaîtra dans sa profonde ambivalence: lumière ou nuit?
L’ouvrage se clôt sur une centaine de pages du poète, parfois inédites, parfois difficilement trouvables, consacrées à l’image et à ses ambiguïtés.

Textes de Caroline Andriot-Saillant, Pierre Brunel, Arnaud Buchs, Michel Collot, Dominique Combe, Gilles Declercq, Béatrice Didier, Christian Doumet, Murielle Gagnebin, Nicolas Lissarrague, Jean-Claude Mathieu, Julien Milly, Agnès Minazzoli, Patrick Née, Yves Peyré, Corinne Rondeau, Jérôme Thélot, Pierre Vilar, Bernard Vouilloux et Yves Bonnefoy.

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Yves Bonnefoy: lumière et nuit des images
Le sommaire
I
PRÉFACE

Éloge de la traversée et de la sympathie:
L’image chez Yves Bonnefoy
par Murielle Gagnebin
II
OUVERTURE

Adresse à Yves Bonnefoy
(De l’ambivalence des images)
par Gilles Declercq

III
DESTINS CRITIQUES DE L’IMAGE

L’image surréaliste: entre langage et réalité
par Arnaud Buchs

Le feu et la cendre: Yves Bonnefoy et Georges Duthuit
par Bernard Vouilloux

Poésie et photographie. Sur l’ontologie de Bonnefoy
par Jérôme Thélot

IV
L’IMAGE ET SES RUSES:
DU MYTHE À L’IMAGINAIRE

Une image mythologique dans l’œuvre d’Yves Bonnefoy:
Déméter et Coré
par Pierre Brunel

Les pierres écrites de Bonnefoy
par Jean-Claude Mathieu

Pays, image, paysage
par Michel Collot

V
LES PARIS DE L’IMAGE:
DESSIN, PEINTURE, ARCHITECTURE, POÉSIE

Du trait au dessin, l’aventure de la flèche
par Pierre Vilar

Le regard et le mur: à propos d’Yves Bonnefoy et Bram Van Velde
par Corinne Rondeau

De la voûte aux volutes: pour une lecture architecturale de l’œuvre d’Yves Bonnefoy
par Caroline Andriot-Saillant

Yves Bonnefoy: le rêve de la musique et Mozart
par Béatrice Didier

Considération de l’Image et Vérité de Poésie
par Yves Peyré

VI
POÏÉTIQUE ET PSYCHANALYSE
AUX PRISES AVEC L’IMAGE: BALISES ET MIRAGE

Un rêve pour Piero
par Agnès Minazzoli

Quels oiseaux pour Zeuxis?
par Patrick Née

Giacometti: une «tâche de lumière dans l’énigme»
par Murielle Gagnebin

VII
DU «SEUIL» AU DÉNI DE L’IMAGE: L’IMPROBABLE

Yves Bonnefoy et l’édition d’Art
par Nicolas Lissarrague

Émergence du seuil: d’Yves Bonnefoy à Christian Boltanski
par Julien Milly

Trois remarques sur l’image invisible
dans la poésie d’Yves Bonnefoy
par Christian Doumet

Le déni de l’image
par Dominique Combe

VIII
UT PICTURA POESIS ET AUTRES REMARQUES
par Yves Bonnefoy

L’Art

Le dessin et la voix

Ut pictura poesis

Poésie, peinture, musique

Entretien avec Mathieu Hilfiger et Natacha Lafond

Entretien avec Murielle Gagnebin

notices sur les auteurs

Yves Bonnefoy : lumière et nuit des images – Murielle Gagnebin 2005
Paru le 30 novembre 2005
15 x 22 cm, 384 pages
ISBN 2.87673.428.1
29 €

MURIELLE GAGNEBIN (dir.) Les images parlantes

MURIELLE GAGNEBIN (dir.) Les images parlantes

Les Images parlantes : l’étrangeté habite ce titre !
Les détournements de l’image vers quelque langage codé, les contrebandes de l’image au gré de textes particulièrement transgresseurs (hiéroglyphes aventureux, cryptogrammes religieux, trésors de l’iconologie, subversions insolites de l’Art brut, mécanismes sulfureux du rêve, étranges translations d’un langage dans un autre), les transports sur la langue sont multiples.
Une évidence s’impose donc: l’image ne parle pas, mais elle doit être parlée. Dès lors s’ouvre le domaine des fables et des fictions émanant de l’image elle-même, aptes toutefois à la spécifier comme à la sonder (livres en duo alliant l’image et le texte, fantasmagories du cinéma et parallèlement humilité signant le travail de tout critique d’art).
Exhiber une fonction inédite et captatrice de l’image en tant qu’elle est parlée, c’est se prononcer pour son capital créateur, son ingénieuse inventivité. Bref, le registre de l’iconique pourrait, au terme de ce livre, se laisser argumenter en ces mots: «Voir, c’est faire parler»!

Textes de Guy Astic, Béatrice Chemama-Steiner, François Fronty, Murielle Gagnebin, Guillaume Gomot, Stéphane Goudet, Laurent Grison, Philippe Hamon, Yves Hersant, Dominique Laigle, Gilbert Lascault, Barbara Le MaÎtre, Jean-Louis Leutrat, Suzanne Liandrat-Guigues, Julien Milly, Marie-José Mondzain, Cyril Neyrat, Corinne Rondeau.

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Les images parlantes
Le sommaire

INTRODUCTION
par Murielle Gagnebin
I L’IMAGE PARLÉE?
(Histoire, théologie et philosophie)

Les images parlantes
par Marie-José Mondzain

Hieroglyfica
par Yves Hersant

Images parlantes, paroles imageantes et images parlées
par Philippe Hamon

III
PARLER L’IMAGE?
(Peintures, fables imagées, enluminures, livres d’images)

Quand les images se font mots
par Corinne Rondeau

Les légendes et les fables du visible
par Gilbert Lascault

À mots couverts
par Dominique Laigle

Les images de la ville, entre dire et désir
par Laurent Grison

IV
VOIR, C’EST FAIRE PARLER

Dziga Vertov ou le chant des images
par Guillaume Gomot

Du bord extrême du dicible et du visible. Le film choral.
par Guy Astic

Méditerranée, ou l’aura d’un film
par François Fronty

V
DÉSIRER LE DÉLIRE DES IMAGES

Le silence de l’hôte: Persona (1965)
par Julien Milly

De quoi parle l’art brut?
par Béatrice Chemama-Steiner

Notes psychanalytiques
à propos de deux artistes «bruts»
par Murielle Gagnebin

VI
DIEU SAIT QUOI
Francis Ponge par Jean-Daniel Pollet

Dieu sait quoi. Retranscription et identification des textes.
par Jean-Louis Leutrat

Le quoi des choses
par Cyril Neyrat

Un grand remuement de choses
par Suzanne Liandrat-Guigues

En escargot
par Stéphane Goudet

Still Life
(Ponge, Morandi, Pollet)
par Barbara Le Maître

Le regard-de-telle-sorte-qu’on-le-parle
par Jean-Louis Leutrat

Notice sur les auteurs

Table des matières

Images parlantes (Les) – Murielle Gagnebin 2003
Paru en 2005
15 x 22 cm, 256 pages
ISBN 2.87673.411.7
22 €

MURIELLE GAGNEBIN (dir.) L’ombre de l’image

MURIELLE GAGNEBIN (dir.) L’ombre de l’image

De la falsification à l'infigurable

Toute image a-t-elle vraiment une ombre? À moins que l’ombre, peinte ou sonore, ne produise une image. Bref, qui, de l’image ou de l’ombre, l’emporte? Ajoutons à cela les multiples clins d’œil, les repentirs iconologiques, les astuces inhérentes au monde du spectaculaire, les présences d’absence habiles à hanter toute œuvre, qu’elle relève de la littérature, de la peinture, de la photographie, du théâtre, ou du cinéma, voire de la psychanalyse. Bref, reprises, transpositions, falsifications, recréations ou, changeons de registre: épure, conquête de l’authentique, les manifestations de l’art ont maille à partir avec l’ombreux qui vite devient tantôt ombrageux, tantôt ombrant! De même les arts de l’empreinte, depuis l’origine du dessin jusqu’à l’horreur d’Hiroshima et ses fulgurances lumineuses susceptibles d’éliminer l’image comme l’ombre, sont-ils toujours en étroite relation avec la mort et l’ineffable? Mais l’infigurable, trace de l’inhumain, ne peut-il aussi se transformer en trop de visible? Voir s’accompagnerait alors de quelque hystérie, capable de retentir sur la part de l’ombre liée à toute figure, sauf celle du vampire, et de faire des marges, des blancs, des silences autant de fragiles demeures, inséparables cependant de la représentation. Donner à voir implique ainsi sûrement un intime partage avec quelque secrète dispense des ombres. C’est ce que l’œuvre du cinéaste Alexandre Sokurov, si familier du langage pictural, confirme, au cours d’un hommage, à sept voix, rendu à son film Élégie de la traversée (2001). Le jeu énigmatique des ombres, spécifique de sa «touche» comme d’un certain traitement de la mélancolie, valorise tantôt le documentaire dans la fiction, tantôt le rêve dans la sèche réalité. La nostalgie, évocatrice de tant d’images, libère, là aussi, des ramifications propres à stimuler un nouvel art de créer, et peut-être même de penser les ombres.

Textes de Diane Arnaud, Monique Banu-Borie, Jean Breschand, Arnaud Bringer, Valérie Deshoulières, Élodie Dulac, Caroline Eades, Murielle Gagnebin, Guillaume Gomot, Steven Jaron, Gérard Leblanc, François Lecercle, Françoise Létoublon; Jean-Louis Leutrat, Suzanne Liandrat-Guigues, Nicolas Lissarrague, Julien Milly, Agnès Minazzoli, Robert Mochkovitch, Michel de M’Uzan, Georges Nivat, Bertrand Revol, Sylvie Rollet, Carole Wrona, et Alexandre Sokurov.

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L’ombre de l’image
de la falsification à l’infigurable
Le sommaire

INTRODUCTION

L’image et ses ombres: polysémie et polyvalence
par Murielle Gagnebin 7
I
L’IMAGE A-T-ELLE UNE OMBRE?

L’image n’a pas d’ombre
par Agnès Minazzoli 19

L’image est ses ombres
par Bertrand Revol 29

«Faire correspondre les ombres aux ombres»:
mythes et légendes d’ombres aux origines de la photographie
par Bruno-Nassim Aboudrar 66

Des ombres dans le ciel:
masques, poussières et matière noire
par Robert Mochkovitch 82

La Fornarina de Raphaël: une œuvre éclatée
par Murielle Gagnebin 96

II
MOBILITÉS DE L’OMBRE

Figure noire (M le Maudit de Fritz Lang)
par Guillaume Gomot 107

Un poil récalcitrant:
de Chaïm Soutine à Tex Avery
par Carole Wrona 116

L’ombre domptée:
Le Tempestaire d’Epstein
par Élodie Dulac 123

Un mirage au cinéma:
l’apparition d’Ali ibn el Kharish dans Lawrence d’Arabie
par Nicolas Lissarrague 131
III
L’ART DE L’EMPREINTE OU LES RUINES DE LA MÉMOIRE

Hiroshima mon amour ou l’empreinte pour l’ombre
par Suzanne Liandrat-Guigues 143

Quelque chose noir (et blanc):
la mémoire en ruines du moment initial (Jensen, James, Duras, Vigner)
par Valérie Deshoulières 154

Pères et fils:
le royaume des ombres chez Angelopoulos
par Caroline Eades, Françoise Létoublon, Sylvie Rollet 177
IV
LE ROYAUME DES OMBRES

L’ombre d’un spectacle tragique: sur Les Perses d’Eschyle
par François Lecercle 201
Le théâtre à l’épreuve de l’invisible
par Monique Borie 217

Ivan le Terrible:
l’ombre de l’image ou l’image retournée comme un gant
par Jean-Louis Leutrat 225
V
CHUTE DE L’OMBRE SUR L’ESPRIT

L’ombre séquestrée:
L’Heure du loup de Bergman
par Julien Milly 239

L’ombre dévorante:
l’inquiétante étrangeté des ombres dans le film noir américain
par Arnaud Bringer 253

«Morceaux de sommeil, coins»:
une réflexion autour de Paul Celan et Gisèle Celan-Lestrange
par Steven Jaron 262

Un sujet et ses «ombres»:
frayages transférentiels
ou des vertus mutatives propres au psychodrame
par Murielle Gagnebin 282

Addiction, problématique identitaire et activité créatrice:
«le tonus identitaire de base»
par Michel de M’Uzan 310

VI
DOUBLURE D’INVISIBLE
OU LES OMBRES AU TRAVAIL CHEZ ALEXANDRE SOKUROV

Sokurov ou la quête de l’envers de l’image
par Georges Nivat 321

Vague à l’âme: l’animation mélancolique
dans Élégie de la traversée d’Alexandre Sokurov
par Diane Arnaud 338

Une ombre lunaire:
à propos d’Élégie de la traversée d’Alexandre Sokurov
par Carole Wrona 354

Une ombre au tableau:
les voies silencieuses de l’incarnation
dans Élégie de la traversée d’Alexandre Sokurov
par Sylvie Rollet 362

L’ombre de l’auteur
par Gérard Leblanc 368

À l’ombre d’Éden
par Jean Breschand 372
Le Voyageur et son ombre:
Élégie de la traversée d’Alexandre Sokurov
par Jean-Louis Leutrat 378

VII
INTERVIEW D’ALEXANDRE SOKUROV
DONNÉE À GEORGES NIVAT 383

notice sur les auteurs 399

table des matiÈres 405

Ombre de l'image (L') – Murielle Gagnebin 2003
Paru en 2003
15 x 22 cm, 416 pages
ISBN 2.87673.364.1
29 €

MURIELLE GAGNEBIN et CHRISTINE SAVINEL (dir.) Starobinski en mouvement

MURIELLE GAGNEBIN et CHRISTINE SAVINEL (dir.) Starobinski en mouvement

suivi de La perfection, le chemin, l’origine par Jean Starobinski

Cinéma et inconscient
Pourquoi la critique psychanalytique a-t-elle été si longtemps imparfaite pour traiter du cinéma qui pourtant lui faisait la part belle? Nés quasiment avec le siècle, psychanalyse et cinéma entretiennent malgré tout d’innombrables relations : on parle, ici, comme là, de séance, d’activités fantasmatiques démultipliées, d’identifications à l’analyste ou au héros, de projections — qu’elles soient paranoïdes, défensives, primaires ou d’un 16 mm, voire d’un Super 8… Le cinéma met volontiers en scène des personnages représentant des psychanalystes ou des psychiatres, le patient parle de son « film » quand il évoque un rêve, pour certains analystes le premier « écran blanc » est le sein maternel et nombreux sont les films qui tentent de restituer un matériel onirique. Or, l’inconscient paraît jouer des tours à l’emprise herméneutique, lorsque celle-ci s’applique au cinéma. Leurres, chausses-trappes sembleraient duper le rapport du cinématographique et du psychanalytique, chacun comme pris dans un kaléidoscope vertigineux et de fausses ressemblances.
Ce livre tente ainsi de capter à nouveau l’essence si particulière du cinéma à la faveur de divers éclairages psychanalytiques.
On y verra ainsi l’évolution du rôle du psychanalyste, qui, de savant tout pétri de bienveillance pour son patient, se mue en cannibale rusé ; on y constatera les parallèles qu’entretiennent la grammaire analytique au cœur de l’interprétation et la rhétorique si variée des montages (fondus, cuts…) ; on y lira plusieurs analyses filmiques (freudiennes et lacaniennes) avant tout préoccupées de la vie inconsciente (entre autres films analysés: M. le Maudit, L’Empire des sens, Festen, Next of kin, Sombre…); on y découvrira la mise à l’épreuve d’une toute nouvelle méthodologie analytique s’appliquant à détailler et à cerner les resorts du comique au cinéma qui, au demeurant, laisse miroiter dans ses appeaux les larmes de la vie plus que jamais considérée comme une succession de deuils.

Textes de Léonard Alonso, Diane Arnaud, Jacques Aubert, Joël Birman, Arnaud Bringer, Patrick Cérès, Carole Desbarats, Olivier Deshayes, Élodie Dulac, Véronique Fréchin, Murielle Gagnebin, Guillaume Gomot, Julie Grimoire, Jean-Louis Leutrat, Philippe Lubac, Michel de M’Uzan, Luc Richir, Sylvie Rollet, Corinne Rondeau, Carole Wrona.

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Cinéma et inconscient
Le sommaire

INTRODUCTION
Murielle Gagnebin :
Le culte des images, ma grande, mon unique, ma primitive passion (Baudelaire).
Première partie

1/ CINÉMA ET INCONSCIENT

Joël Birman
Le personnage du psychanalyste au cinéma.
A propos de la psychanalyse, de la modernité et des nouvelles formes de savoir

Michel de M’Uzan
La force de la quantité : M. le Maudit de Fritz Lang

Jacques Aubert
Le marcher de l’image

Luc Richir
A propos de L’Empire des sens de Nagisa Oshima et Jacques Lacan :  » L’érotisme féminin, c’est tuer l’homme  »

Corinne Rondeau
Sombre, la surface et la chair. A propos du film de Philippe Grandrieux

Olivier Deshayes
Festen ou Le sceau du secret

2/ AUTOUR DE NEXT OF KIN (Atom Egoyan)

Jean-Louis Leutrat
Next of Kin

Sylvie Rollet
Next of Kin, le fil(s) retrouvé

Carole Wrona
Peter, la caméra et le spectateur

Véronique Fréchin
Next of Kin (proches parents) ou l’ombre du double

Patrick Cérès
Next of Kin et l’émotion

Carole Desbarats
Next of Kin : un forfait identitaire

3/ GRAMMAIRE PSYCHANALYTIQUE ET RHÉTORIQUE CINÉMATOGRAPHIQUE

Murielle Gagnebin
Montages et interprétations

Deuxième partie

Introduction:
Murielle Gagnebin
Rire ou pleurer, deux destins d’une même pulsion: la vie

1/ LE COMIQUE AU CINÉMA

Guillaume Gomot
Soi-même : Sylvia Scarlett

Julie Audouin
L’anticipation du spectateur ou le rire qui sculpte un héros

Philippe Lubac
Le Cirque de Charlie Chaplin

Elodie Dulac
Comment Lubitsch réussit-il à installer une tonalité comique
sur un fond de guerre dans To be or not to be ?

2/ LE TRAGIQUE AU CINÉMA

Arnaud Bringer
Le rire meutri. Approche psychanalytique du rire et de la mélancolie
dans Les Lumières de la ville de Charlie Chaplin

Leonard Alonso
Le rire de la transgression dans Salò ou les 120 journées de Sodome

Diane Arnaud
Lost Highway de David Lynch. La mort à l’œuvre. L’œuvre à mort ?

NOTICE SUR LES AUTEURS

Starobinski en mouvement – Murielle Gagnebin et Christine Savinel 2001
Paru en 2001
15 x 22 cm, 320 pages
ISBN 2.87673.336.6
32 €

MURIELLE GAGNEBIN Fascination de la laideur

MURIELLE GAGNEBIN Fascination de la laideur

L'en-deçà psychanalytique du laid

Pour Murielle Gagnebin, le laid n’est ni l’horreur, ni la douleur ou encore l’abject. L’auteur propose une définition en analysant conjointement l’œuvre de Goya et celle de Platon, l’esthétique et la philosophie donc, puis elle confronte ses résultats à l’histoire reconstituée du concept de laideur qui, la plupart du temps, apparaît comme le simple négatif du Beau. Souhaitant vérifier son interprétation, elle interroge ensuite l’art du XXe siècle étonnamment riche en difformités et en hideurs. Enfin, elle donne un tour plus psychanalytique que philosophique à sa réflexion dans une postface: au nombre de sept les propriétés du laid surgissent, expliquant à la fois sa force de captation et sa fonction profondément régressive. Celle-ci permet à l’homme d’échapper au destin de la sublimation, pour accéder au plus trouble de l’humain.

Fascination de la laideur – Murielle Gagnebin 1994
Paru en 1994
15 x 22 cm, 376 pages
ISBN2.87673.194.0
36 €