Article(s) archivé(s) de la catégorie Collection pays paysage

SABINE FORERO-MENDOZA Le temps des ruines

SABINE FORERO-MENDOZA Le temps des ruines

Le goût des ruines
et les formes de la conscience historique à la Renaissance

C’est au prix d’une généralisation hâtive d’un trait de la sensibilité de son temps que Chateaubriand déclare : « Tous les hommes ont un secret attrait pour les ruines ». S’il est en effet des époques où le spectacle des ruines a fait naître une émotion et un plaisir singuliers, il en est d’autres où il n’a suscité qu’indifférence voire horreur. Tout permet de désigner la Renaissance comme le moment où le goût des ruines s’est manifesté pour la première fois en Occident. Cette apparition elle-même peut être interprétée comme révélatrice de l’émergence d’une nouvelle forme de conscience historique.
Située à la croisée de l’histoire de Part, de l’esthétique et de la philosophie de l’histoire, cette étude s’attache à l’examen du traitement poétique, pictural et philosophique du motif de la ruine, du début du XIVe siècle à la fin du XVIe siècle et appréhende, à travers lui, la transition d’une approche théologique et allégorique de l’histoire à une conception séculière, prenant pour modèle le cycle biologique de la croissance et du déclin.

Temps des ruines (Le) (Sabine Forero-Mendoza – 2002)
Paru le 26 novembre 2002
15,5 x 24 cm, 224 pages
ISBN 2.87673.356.0
23 €

LOÏC FEL L’esthétique verte

LOÏC FEL L’esthétique verte

de la représentation à la présentation de la nature

L’histoire récente des sciences va de la représentation de la nature, avec l’émergence des disciplines scientifiques qui l’étudient, jusqu’à une présentation de la nature opérée par les résultats et les projections des écologues. Ce processus historique se caractérise par une modification profonde de l’idée de nature depuis le début du XIXe siècle. Il aboutit à la conception de la nature comme un ensemble dynamique reliant tous les êtres vivants et leurs environnements dans un processus de changement perpétuel et autorégulé. Cette conception a des implications nombreuses en science et en technique, en éthique et en morale, mais aussi, et cela rarement considéré, en esthétique.
L’écologie a largement inspiré des figures esthétiques nouvelles. Des artistes, urbanistes ou designers relient esthétique et écologie par des réalisations concrètes : coulées vertes, installations éphémères en matériaux naturels, esthétisation directe des objets et des vivants, œuvres in situ dans les espaces naturels, etc. Ce qui se joue implicitement dans ces œuvres est symptomatique de la diffusion de la responsabilité écologique.
Ces expériences se rattachent au champ du savoir, de la technique, de l’industrie et de l’aménagement du territoire, l’esthétique n’est donc plus décorellée de notre rapport quotidien au monde. Rassemblées sous la notion d’esthétique verte, c’est un processus vers une réconciliation avec notre environnement qui se déploie.
Mais le changement est progressif, complexe, et des formes d’appréhension de la nature différentes voire opposées coexistent. En les distinguant, l’importance de l’écologie en art et dans la culture commune s’en trouve renforcée.
Enfin, l’expérience esthétique peut servir de levier à la transition de notre rapport au monde ; c’est à partir de cette expérience sensible, ancrée dans l’individu vivant, que se développent les convictions nouvelles et les comportements qui constituent aujourd’hui une culture écologique. L’esthétique verte décrit aussi comment ce levier est activé auprès du public, par la sensibilisation, l’art ou la publicité.

Loïc Fel est né en 1981. Docteur en philosophie de l’Université de Paris-1-Panthéon-Sorbonne, il est responsable du développement durable en agence de publicité.

Esthétique verte (L') (Loïc Fel – 2009)

14 x 22 cm, 352 pages
ISBN 978-2-87673-517-0
25.50 €

AUGUSTIN BERQUE (dir.) Cinq propositions pour une théorie du paysage

AUGUSTIN BERQUE (dir.) Cinq propositions pour une théorie du paysage

Il importait de mettre en relief quelques idées fortes, combinant unitairement diverses échelles d’espace et de temps pour saisir, de manière cohérente, pourquoi la notion de paysage n’existe ni partout ni toujours, pourquoi la société française de cette fin de millénaire est si avide de paysage… Pourquoi le paysage, en dépit de son apparente évidence, est une invention toujours nouvelle de la réalité. D’où ces cinq propositions pour y voir plus clair dans notre paysage, qui articulent le bouleversement de l’ordre que nous voyons dans le monde aux problèmes d’aménagement concrets qui se posent à une société en quête d’identité à travers le sens de son environnement.

Textes de Augustin Berque, Michel Conan, Pierre Donadieu, Bernard Lassus, Alain Roger.

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Cinq propositions pour une théorie du paysage
Le sommaire

Introduction
Augustin Berque 5
Cinq propositions pour une théorie du paysage
Augustin Berque
Paysage, milieu, histoire 11
Michel Conan
L’invention des identités perdues 31
Pierre Donadieu
Pour une conservation inventive des paysages 51
Bernard Lassus
L’obligation de l’invention
Du paysage aux ambiances successives 81

Alain Roger
Histoire d’une passion théorique
ou
Comment on devient un Raboliot du Paysage 107

 

Cinq propositions pour une theorie du paysage (Augustin Berque (dir.) – 1994)
Paru le 1er mai 1994
14 x 22 cm, 128 pages
ISBN 2.87673-191.6
13.50 €