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DANIEL FLEURY La poursuite en péniche du lac migrateur

DANIEL FLEURY La poursuite en péniche du lac migrateur

Voici un roman d’action écrit à la manière d’un Jules Verne très en verve. Ayant connaissance d’un mystère géographique — le lac Kob-Nor se déplace périodiquement dans le désert du Takla-Makane — le savant aventurier Evariste Combalescot décide qu’il le rattrapera. Non par le chemin des dunes mais en descendant à bord d’une péniche les dangereux cours d’eau qui l’alimentent.
Nous sommes en Chine dans les années trente.
On rencontrera aussi Olaf Erikkson, l’amant d’une momie; Marmaduke Blount, le voleur de montres; Gorlok, le baron hippopotame; Gracchus, le fox à poil dur… et puis Zoé et Varvara, jeunes femmes échangistes.
Il y aura des tempêtes d’eau et de sable, des scènes d’abordage, des traîtrises, des usurpations d’identité. On parlera de jalousie et de sexe sous des fourrures.

Daniel Fleury est l'auteur d'articles littéraires publiés en diverses revues et d'un ouvrage poético-romanesque intitulé Prospectus.

La poursuite en péniche
Mars 2019
14 x 22 cm, 320 pages
979-10-267-0770-7
24 €

DIDIER LAROQUE Le Dieu Kairos

DIDIER LAROQUE Le Dieu Kairos

Au siècle dernier, en divers lieux d’Afrique et d’Europe, jetés dans des aventures violentes, deux hommes attendent chacun d’accomplir l’acte qui donnera une plénitude de sens à sa vie. Ils se rencontrent, se découvrent leurs espérances, les croient complémentaires. Ils pensent former l’accord du héros et du poète : le geste courageux que l’un désire accomplir est cela même dont l’autre aspire à être le témoin le témoin, pour faire un récit. Naît une forte amitié. Mais le temps la ruine. Ils s’impatientent, se lassent, se désabusent beaucoup. Quand l’espoir semble faux et le dénuement parfait, survient ce qu’ils attendaient : la chevelure du dieu Kairos.

Biographie

Didier Laroque, architecte DPLG, est Professeur de théorie et pratique de la conception architecturale à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-val-de-Seine, et membre de l’UMR 8210, ANHIMA, à l’Université Paris-Diderot.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages de théorie et d’histoire de l’architecture.
Il a publié en 2014 un premier roman (La Mort de Laclos, Champ Vallon) très remarqué par la critique.

Didier Laroque - Le Dieu Kairos 2018
À paraître le 6 septembre 2018
12 x 19, 240 pages
ISBN 979-10-267-0714-1
20 €

JONATHAN BARANGER Chokolov City

JONATHAN BARANGER Chokolov City

Qui se souvient des Bulgares de New York ? Leur présence en Amérique fut restreinte, mesurée, typique du génie de ce peuple confidentiel. Ainsi il ne se trouva personne pour pleurer l’amour malheureux qui unit l’actrice Elaine Chokolov au pâle Bogdan Oblanov, personne non plus pour étudier l’étonnante genèse du talent littéraire de Dean Grosslick. On ne sait toujours rien des conspirations de la camériste Feya Grubev, pas plus qu’on ne fit l’effort de comprendre et de louer le sens du devoir inégalé de Granville Kling. Nul ne tenta d’élucider le mal mystérieux qui égara la raison de Cornell Morris, et le monde entier s’appliqua à ignorer le destin fantomatique et pourtant fondamental de Jon Khalov, l’homme au beau visage.

Tant de fortunes diverses, eussent-elles été moins bulgares, auraient fourni la matière de savoureuses comédies et de drames pitoyables, universellement acclamés… Ou peut-être fallait-il justement être bulgare et rien que bulgare pour vivre ces aventures-là, et sans doute devra-t-on l’être encore davantage pour les lire.

Chokolov City est un roman composé de six chapitres qui retracent le destin d’une communauté imaginaire de Bulgares à New York, des années 1900 aux années 1960. Ces Bulgares doivent très peu aux Bulgares réels, pas plus que le cadre ne prétend restituer le véritable New York. Parce que Chokolov City se réclame d’une autre authenticité, celle du fantasme désuet de la grande ville américaine moderne, tel que la comédie classique hollywoodienne l’a façonné. Dans ce New York de studio, produit par la MGM, dirigé par George Cukor, vit et meurt un peuple poli, élégant et raffiné, sans doute trop parfait pour jamais exister.

Premier roman

La Nouvelle Quinzaine Littéraire Septembre 2018

Biographie

Jonathan Baranger est né le 3 avril 1980, à Orléans, où il a grandi et où il demeure. Il enseigne le français dans le Loiret. Il écrit de la fiction depuis dix ans.
Chokolov City est son premier texte publié.

Jonathan Baranger Chokolov City
Paru en août 2018
14 x 22, 392 pages
ISBN 979-10-267-0719-6
23 €

JOCELYN DUPRÉ Le Canal aux cerises

JOCELYN DUPRÉ Le Canal aux cerises

On rêvasse un voyage : un vieil ami le fait et vous en donne des nouvelles. Et que faire ensuite, quand une décision administrative vous oblige à un décathlon médical pour retrouver le permis de conduire ? Dans l’allée Marthe, la Twingo délaissée s’ennuie. Sur le trajet quotidien et immuable de la ligne de bus 114, dans le train ou le car descendant aux Cévennes, il vous reste des oreilles pour écouter, des yeux pour lire…

Revue de presse

Le matricule des anges — par Richard Blin, novembre 2017

Biographie

Né en 1959 à Courbevoie, Jocelyn Dupré s’est beaucoup et lentement imprégné : de musique, de paysages, de gens, de livres, sans jamais forcer, tâtant de la correction, mais de livres médicaux, et même de la vente, mais de livres d’artiste. Un jour d’avril 1992, à deux doigts de vendre des bas à varices, il est entré à l’Éducation Nationale. Il y enseigne les lettres modernes dans un collège de l’Académie de Créteil. Il a publié en revues des récits, des poèmes et des textes sur Jacques Réda.
Le Canal aux cerises est son premier livre.

Paru le 24 août 2017
12 x 19, 160 pages
9791026706038
16 €

FRANÇOIS DOMINIQUE Délicates sorcières

FRANÇOIS DOMINIQUE Délicates sorcières

Douze portraits de femme disent l’énigme réelle et sensible des figures féminines, la sorcellerie intime par laquelle ces figures ne cessent d’être absentes et présentes simultanément. D’Amina la petite fille malicieuse disparue trop tôt, à Kavira qui déroule sa mélopée envoûtante dans le métro parisien, en passant par la poétesse irakienne Nazik ou la belle Cécile aimée sur le carré Magique de Cruas, toutes ces figures féminines relevant à la fois du mythe, du rêve et du souvenir communiquent mystérieusement entre elles pour dessiner en creux une figure absente, peut-être la pièce manquante du puzzle…

Revue de presse

LITTORAL — par Gilles VCenier, 21 novembre 2017

UN NECESSAIRE MALENTENDU — le blog de Claude Chambard, 28 janvier 2017

ETUDES — par Agnès Mannooretonil, avril 2017

VOLKOVITCH.COM — par Michel Volkovitch, 8 mars 2017

Biographie

FRANÇOIS DOMINIQUE est né à Paris en 1943. Poète, traducteur de l’allemand (Meckel, Häfner, Rilke), il est l’auteur de plusieurs essais ainsi que de romans et de récits publiés chez POL, au Mercure de France et plus récemment chez Verdier pour Solène (Mention spéciale du jury, Prix Wepler-Fondation La Poste 2011, Prix Littéraire Charles Brisset 2012) et La Chambre d’Iselle (2015).

Délicates sorcières – François Dominique 2017
Paru le 19 janvier 2017
12 x 19 cm, 160 pages
ISBN 979-10-267-0460-7
16 €

MAXIME DECOUT Écrire la judéité

MAXIME DECOUT Écrire la judéité

Enquête sur un malaise dans la littérature française

Il est depuis toujours un élément qui, lorsqu’il vient à l’esprit des uns et des autres, déclenche les réactions les plus contradictoires, allant de la haine à l’empathie : la judéité.
Or l’histoire de notre littérature, lorsqu’on la contemple dans le miroir de notre société et de son Histoire, étonne sur ce point par l’ampleur du phénomène. De Céline à Barthes en passant par Sartre, le Juif fait figure d’élément dérangeant, inquiétant, prescrivant les défoulements ou les refoulements les plus divers. Car cet outsider rappelle tout un chacun à une vigilance nécessaire face aux représentations stéréotypées, aux désinformations et aux idéologies partisanes qui continuent de nous menacer. C’est dans ce cadre qu’on comprend mieux ce que fut l’écriture pour Perec, Gary, Cohen, Wiesel, Modiano, mais aussi Duras ou Blanchot. La judéité aura été pour eux une épreuve et un défi, un garde-fou contre les débordements de l’Histoire, tout comme une nécessité de réinvention de soi et de l’œuvre.
A l’heure où les tensions identitaires augmentent, où la mémoire des camps est suspectée d’abus et de monopoles, où l’antisémitisme revient en force, il semble ainsi nécessaire de se retourner sur les relations singulières, faites de partialité, de silence ou de fantasme, entretenues entre la judéité et la littérature, si l’on ne veut pas céder aux cécités les plus indéracinables, aux illusions les plus gratuites, aux excès les plus dangereux, dont notre société est aujourd’hui encore la proie.

Lire le début

Préambule
Judéité et littérature :
le malaise en partage

« Il y a des manques de mémoire qui sont des manques d’âme. Une telle lacune me condamne : désormais travaux forcés du souvenir à perpétuité. »
Serge Doubrovsky, Le Livre brisé
Céline avait peu à peu pris l’habitude de faire du mot « juif » et de ses dérivés argotiques le joyau de ses injures. Le mot a vu ses signifiés se multiplier à l’extrême, devenir le symptôme d’une obsession et d’une paranoïa. Cette polysémie étirée à son maximum a joué le rôle d’une transgression sémantique précipitant le réel sous la caution d’un signifiant maître qui révélait le régime de l’Un et de la totalité auquel le style aspirait. Traversée par le fantasme et la haine, l’écriture a cru pouvoir sidérer le réel et l’esthétique. À force de bassesse et de vigueur, sa fonction n’était plus seulement rhétorique, référentielle ou communicationnelle, mais elle cherchait à susciter un au-delà du langage où l’idéologie et les partis pris régnaient sans partage. Ce cas extrême, à la limite de l’hystérie et du rituel, lié à un moment bien particulier de notre Histoire, signale toutefois comme un invariant : celui d’un malaise face et dans la judéité, et dont la littérature témoigne de façon exemplaire. Lorsque les signes écrits buttent ainsi sur une obsession, on peut escompter que l’histoire littéraire rende compte, à sa manière, de l’Histoire d’une société. À défaut de pouvoir saisir totalement la complexité d’un tel phénomène, ce qui s’en déduit est pour nous de l’ordre de la question. Des questions auxquelles nous ne tenterons pas de répondre entièrement mais qui, malgré cela, doivent être posées dès à présent parce qu’elles se profileront sans cesse en arrière-plan comme des ombres chinoises : qu’est-ce qu’être juif ? qu’est-ce que la judéité dans notre monde ? son écriture ? qu’est-ce qu’un écrivain juif ? Et surtout ceci : pourquoi ce malaise continu ? Entreprise trop vaste pour être vraiment possible. Mais notre propos, qui sera plus limité, soutiendra ces questions et nous permettra de les laisser résonner dans toute leur force. Car les interrogations soulevées ici, si elles gravitent autour de la rencontre entre le Juif et la plume, ne peuvent pas être limitées à ce seul aspect, parce que, dans cette intersection singulière, dans ces influences réciproques, émergent des questions qui valent au-delà d’elles-mêmes et qui, peut-être, y apparaîtront avec une clarté et une force qu’elles n’ont pas ailleurs.
Parmi les multiples origines de ce livre, l’une d’entre elles mérite d’être signalée immédiatement : le constat que, si la mémoire d’Auschwitz est toujours vive, malgré les euphémismes ou autres atténuations qui tendent à s’en emparer aujourd’hui, si elle a mobilisé les commémorations, anniversaires, débats historiques, philosophiques et politiques, il me semble que nous n’avons pas encore pris la mesure du rôle de cette mémoire dans ce qu’elle a de spécifiquement juive et de spécifiquement littéraire. Si la littérature antisémite et celle du témoignage sur les camps ont retenu de nombreuses réflexions, la question de l’expression littéraire de l’identité et de la mémoire juives est pourtant demeurée parfois plus sous-jacente et implicite. Il faut le reconnaître : il y a une véritable inégalité de traitement et de visibilité entre la judéité et l’antisémitisme, entre la judéité et la mémoire de la déportation. On ne peut en effet qu’être surpris en constatant que la plupart des histoires des intellectuels et des écrivains du siècle précédent réservent un sort important à l’antisémitisme et presque absolument aucun à l’expression de la judéité. C’est donc aussi cette histoire intellectuelle et littéraire de la judéité dans le siècle que nous voudrions retracer. Parce qu’il semble important que la critique littéraire, elle aussi, prenne en compte cette dimension en s’ouvrant à un dialogue avec l’Histoire, la philosophie et la politique, dans la lignée des travaux de Susan Rubin Suleiman dans Crisis of Memory and the Second World War. Mais aussi que les historiens, comme l’a fait par exemple Henry Rousso dans Le Syndrome de Vichy, ne relèguent pas ces œuvres dans une sphère esthétique hypothétiquement autonome et imaginaire, sans enseignement réel pour notre compréhension du passé et de notre présent qui en est l’héritier.
Mon étonnement réside aussi en ceci que notre modernité ne paraît pas avoir entièrement conscience de ce qu’elle doit aux judéités qui se sont déclinées en ce siècle, malgré la publication régulière d’œuvres qui, aujourd’hui, ne l’oublient pas, qu’elles déclenchent des polémiques à la manière des Bienveillantes de Jonathan Littel et de Jan Karski de Yannick Haenel, ou qu’elles soient saluées plus unanimement comme Chaos de Marc Weitzmann, Le Complot contre l’Amérique de Philip Roth, Les Disparus de Daniel Mendelsohn ou Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus d’Ivan Jablonka. Si la judéité est toujours omniprésente sur la scène médiatique, sociale et littéraire, pourquoi cette discrétion dans le champ universitaire de la critique littéraire ? Cela met assurément en jeu des questions d’ordre épistémologique et anthropologique qui ne se posent pas de la même manière aux États-Unis par exemple, car elles ont aussi été déterminées par notre Histoire, avec ses périodes les plus sombres, et par nos habitudes de pensée. Mais ces questions, nous nous devons au moins de les soulever, à défaut de les éclairer complétement. Car, au-delà de la difficulté spécifique à la France pour reconnaître son rôle dans la tragédie des Juifs au cours du siècle passé, difficulté qu’on retrouve, à un autre niveau et avec un autre degré, en Allemagne, peut-être ne sommes-nous pas encore tout à fait prêts à reconnaître le rôle essentiellement politique que la judéité a pu jouer et doit encore jouer, à admettre ainsi que, même lorsqu’elle se replie sur un passé révolu, notre littérature est fille d’une mémoire directement en prise sur l’Histoire. Face à la recrudescence du racisme et de l’antisémitisme, à la « nouvelle judéophobie », aux violents conflits qui se prolongent au Proche-Orient, ne faut-il pas rappeler à notre littérature le rôle collectif qu’ont joué la judéité et sa mémoire ? Or la judéité doit nous apparaître comme quelque chose qui ne peut appartenir à l’ordre de l’évidence. Elle est un espace fragile et mouvant, toujours en butte aux tabous, aux polémiques et aux formes diverses et renouvelées de l’antisémitisme. Aussi la littérature des écrivains d’origine juive aura-t-elle constamment été amenée à redéfinir ses contours et sa pertinence. En raison de quoi elle témoigne, à sa manière, des évolutions de notre monde. D’où ce sentiment proche de l’urgence, d’autant plus que les derniers témoins s’éteignent et que la littérature et ses fictions sont appelées à jouer aujourd’hui un rôle différent, nouveau et spécifique, dans la continuation de cette mémoire.
Notre projet est donc celui-ci : mesurer le rôle de la littérature dans la scénographie identitaire dont nous avons hérité aujourd’hui, évaluer le rôle de l’expression littéraire de la judéité avec ses transformations, notamment en regard de la question de la mémoire, dans l’ensemble du siècle, et en France. Il serait évidemment extrêmement riche en enseignements de comparer cette situation avec celle des États-Unis, des pays de l’Est, de l’Allemagne ou d’Israël, où d’autres configurations sociales, historiques et politiques ont modifié en profondeur l’écriture de l’identité juive. Il ne me semble pas possible de mener ce travail dans les limites de cette étude. Je me restreindrai donc la plupart du temps au cas français, en ayant à l’esprit que celui-ci, dans ses singularités, propose un modèle opérationnel pour comprendre plus largement la littérature et ses rapports avec la question identitaire. Pour ce faire, nous confronterons plusieurs strates d’expérience, en allant au-delà de l’opposition des témoins directs et des autres, en passant outre les générations et les appartenances. Pour faire dialoguer des judéités obsessionnelles, impropres, lacunaires, des rires aussi, des échecs et des réussites. Puisque nulle volonté d’exhaustivité ne préside à cet ouvrage, ce sont des portraits choisis et croisés qui y sont donnés à lire. Brassant ainsi les sensibilités et les écritures, à travers des regroupements et toute la part d’arbitraire qu’ils peuvent contenir, ce sont aussi des filiations qui s’esquissent, des communautés de pensée et des dissidences, au terme desquelles se laisse deviner quelque chose qui serait comme le portrait général des judéités d’une époque, avec leurs certitudes, leurs doutes mais aussi leurs contradictions. L’histoire de ces écritures, nous voudrions qu’on la lise comme le révélateur de nos liens à la littérature, à l’Histoire et surtout à l’homme. C’est pourquoi ce livre aura nécessairement des résonances politiques : il se propose d’interroger l’éthique de la littérature, tant celle de l’écriture que celle de la lecture, dans ses rapports avec notre Histoire, notre politique, notre société, et la manière dont elle conditionne notre façon de lire. Et c’est à cette dimension politique essentielle de la judéité, de sa mémoire et de son écriture, trop souvent tue, parce que dérangeante et angoissante, peut-être en train de devenir à nouveau taboue sous la pression des événements historiques et politiques actuels, que ce livre est dédié.

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TABLE

Préambule
Judéité et littérature : le malaise en partage

1. D’une gêne persistante à l’égard de la judéité
2. La littérature en question : défoulements et refoulements
3. Le Juif de mémoire
Chapitre I
La renaissance de la judéité

1. Il était une fois l’affaire Dreyfus
2. Où le style s’éprouve dans les vertiges du politique
3. Quand le Juif s’invite au festin des Modernes
La guérison par le Juif
Le sionisme dans l’alambic du socialisme 
Chapitre II
La crise de la mémoire juive

1. Autopsie d’un tabou multifactoriel
Engagement et dégagement
Le Texte : assassin de la mémoire juive ?
2. Le porte-mémoire (Wiesel)
3. La mémoire martyre
La douleur, « notre spécialité maison »
Une « histoire juive qui délire »
Les respirations de la mémoire
La mémoire-peuple
4. Le rire douloureux de la mémoire (Gary)
L’homme qui fut la France et le demi-parapluie
Visage et virage du dibbuk
Auschwitz et les pédérastes de la Renaissance
5. Rhétoriques du souvenir
« Écrire au bas de l’instant » (Jabès)
La parole après coup (Blanchot)
Ou(b)lipo ou l’histoire des pansements
pour l’alphabet (Perec)
6. Les mémoires greffées
La judéité de l’autre
Le Juif de cœur
Chapitre III
Les baptêmes politiques de la judéité

1. L’antisémitisme comme scène primitive
2. Communistes repentis et Juifs réinventés
3. Le mythe Israël
Chapitre IV
La judéité comme outil herméneutique

1. Les leçons de l’altérité
Vers une philosophie du dialogue
Éloge du nomade
2. Le Juif de plume
La preuve par le signe
Au fil de la plume, une terre promise
« Le livre n’est pas fait pour être respecté »
3. Judéité et littérature : des affinités électives
aux liaisons dangereuses
Au rendez-vous des Essences
Modiano : un iconoclaste au pays des idolâtres
Perspectives
Et aujourd’hui ?

1. L’antisémitisme partout ?
Du paradigme du signifiant « juif » à l’antisémitisme
hors de l’antisémitisme
Une nouvelle rhétorique
2. Le Juif de mémoire à l’heure de l’hypermnésie
Index

Revue de presse

EUROPE — par Michel Ménaché, mai 2015

MARIANNE — Le Génie du judaïsme, par Christian Godin, 7 mai 2015

LE MONDE — "Question juive", réponses romanesques, par Jean-Louis Jeannelle, 9 janvier 2015

FABULA — La place de la judéité. Littératures avant et après Auschwitz, par Nurit Levy, janvier 2017

CAHIERS BERNARD LAZARE — rubrique "L'œil écoute" de Claude Ash, juillet/août 2015

REVUE DES SCIENCES HUMAINES — par Elena Quaglia, N°319, 2015

REVUE JUIVE — Une étonnante exploration du monde juif, par Olivier Kahn, 2 avril 2015

BOOK REVIEW — par Bruno Chaouat, 2015

L'Identité juive à l'épreuve de la littérature, partie 1

L'Identité juive à l'épreuve de la littérature, partie 2

BIBLIOTHEQUE DE L'AIU — octobre 2015

Biographie

Né en 1979, MAXIME DECOUT réside à Lyon où il a passé sa thèse consacrée à Albert Cohen sous la direction de Jean-Pierre Martin, après des études à l’Ecole vétérinaire et un doctorat de médecine vétérinaire.
Il est actuellement maître de conférences en littérature française des XXe et XXIe siècles à l’Université Lille III. Outre la publication d’articles, d'un Classiques Garnier consacré à Albert Cohen, il a dirigé deux numéros de la revue Europe consacrés à Georges Perec et à Romain Gary. Son premier essai, Écrire la judéité, sera suivi de En toute mauvaise foi. Sur un paradoxe littéraire (Minuit, 2015) et de Qui a peur de l'imitation ? (Minuit, 2017).

Ecrire la judéité Decout
Paru le 5 janvier 2015
14 x 22 cm, 304 pages
ISBN 979.10.267.0001.2.2
24 €

JEAN-PIERRE MARTIN Les liaisons ferroviaires

JEAN-PIERRE MARTIN Les liaisons ferroviaires

Roman

« C’est un sujet inédit. L’amour contemporain. Ne riez pas. Ou plutôt les amours de rencontre. Les amours médiologiques, corrélés à une technologie, suivez-moi bien. On n’a encore jamais vraiment réussi à parler de ça au sens où je l’entends moi : l’amour au temps du TGV, au temps du porno sur toutes les chaînes, l’amour comme force générale, cœur et corps confondus, comme très grande vitesse de recherche éperdue de l’autre par tous les moyens. »
Voici un roman de gestes, de voix et d’oreilles, un roman de portable et d’ipod, un roman de désir et d’inhibition, un roman à grande vitesse…

 

Revue de presse

Confitures de lecture par Pierre Jourde sur son site de Nouvelobs.com — 28 février 2011

Télérama — par Martine Laval — 24 janvier 2011

Le Magazine Littéraire — "Attention au départ" par Jean-Baptiste Harang — février 2011

Livres Hebdo — "L’amour au temps du TGV" par Jean-Claude Perrier — novembre 2010

Liaisons ferroviaires (Les) – Jean-Pierre Martin 2011

12 x 19 cm, 234 pages
ISBN 978.2.87673.544.6
17.30 €

CAROLINE DE MULDER Ego Tango

CAROLINE DE MULDER Ego Tango

Roman

« Au tango, les femmes ont les pieds nus, été comme hiver, toujours au bord de prendre un mauvais coup, et meurtris de bleu et de cru, mal guéris du coup précédent. Nous marchons dans un champ de mines. Nous aimons ce qui ne dure pas. Les bons moments qui finissent mal. Les lanières, la terre et le cuir dense des pieds d’homme qui s’incrustent à vif dans nos pieds. » CDM
Voyage nocturne dans le monde clos et moite du tango parisien, dans lequel les afficionados se jettent à corps perdu et vivent la danse comme une addiction, Ego tango est aussi un chassé croisé amoureux entre quatre personnages dont les rapports sont ceux qui s’expriment, sur un plan métaphorique, dans le tango lui-même (j’avance, tu recules).
Un fil rouge : le roman du tango devient roman policier quand Lou, une danseuse exceptionnelle, et son amant disparaissent si brutalement que l’on soupçonne un meurtre. La narratrice, qui tentait de se réapproprier dans la danse son propre corps, fascinée, enquête… Le drame surgit, car dans le tango le tragique n’est jamais loin…

Prix Rossel 2010

Revue de presse

Le Magazine Littéraire — "Premier tango à Paris" par Augustin Trappenard — août 2010

LE MONDE DES LIVRES — "Dans la fournaise du tango parisien" par Fabienne Dumontet — 26 août 2010

Le Soir (Bruxelles) — "Un roman en dansant" par Pierre Maury — 27 août 2010

L'Humanité — "Caroline de Mulder danse son livre" par Alain Nicolas — 9 septembre 2010

Le matricule des anges — par Franck Mannoni — Octobre 2010

ELLE — "Dense avec moi" par Héléna Villovitch — 12 novembre 2010

Le Point — "La vie tango de Caroline de Mulder : révélation littéraire" par VALÉRIE MARIN LA MESLÉE — 2 décembre 2010

Biographie

Née en 1976 à Gand (Belgique), Caroline De Mulder enseigne à l’université de Namur et vit actuellement à Bruxelles. Ego tango est son premier roman.

Ego Tango – Caroline De Mulder 2010
Paru le 19 août 2010
12 x 19 cm, 224 pages
ISBN 978.2.87673.533.0

BENOÎT DAMON Trois visites à Charenton

BENOÎT DAMON Trois visites à Charenton

Roman

Peu de temps avant sa mort, Théodore Géricault exécute dix portraits d’aliénés. Pensionnaire à l’hospice de Charenton, l’un d’entre eux, appelons-le « Monomane de la guillotine », s’adresse au jeune peintre durant trois séances de pose. Il raconte la Révolution, évoque le marquis de Sade, Marie-Antoinette, Louis XVI et leur exécution. Tissant des liens entre les évènements historiques et son destin individuel, cet « Enfant de la Patrie » convoque les figures parentales, sans doute jamais connues. Mais l’enquête est insoluble : bien que dévoilé, le mystère de la naissance demeure entier… « Je suis en ces lieux, comme je l’étais le jour de mon arrestation par trois hommes de main, – je suis, j’étais, je demeure qui je suis : le fils de la guillotine. »

Revue de presse

LE MATRICULE DES ANGES — "Voix tranchante" par Richard Blin — 5 septembre 2012

Biographie

Benoît Damon vit à Genève, où il est né. À quinze ans, il interrompt sa scolarité pour faire un apprentissage de boulanger-pâtissier. Il sera aussi brièvement libraire. Il travaille aujourd’hui dans une bibliothèque universitaire.
La Farine, son premier livre sous-titré « une confession » (Le Seuil, 1991), était un récit de formation autobiographique (Prix Pittard de l’Andelyn 1992). Il publie ensuite Un Air de pipeau (Le Seuil, 1993) et Le Cœur pincé (Champ Vallon, 1997). Suivront Passage du sableur , Poésie I, 2001 (Prix Schiller 2002), et Un grain de pavot sous la langue (Poésie II, 2003) chez Gallimard / L’Arpenteur.

Trois visites à Charenton – Benoît Damon 2012
Paru le 16 août 2012
12 x 19 cm, 256 pages
ISBN 978 2 87673 609 2
18.50 €

MARTINE BOYER-WEINMANN Vieillir, dit-elle

MARTINE BOYER-WEINMANN Vieillir, dit-elle

Une anthropologie littéraire de l'âge
Essai

À quel âge est-on vieille en 2013 ? Comment les femmes perçoivent-elles l’effet de seuil du processus ? Si Balzac périmait nos aïeules à 30 ans, la réalité vécue est pourtant moins tranchée : George Sand septuagénaire encourage son « vieux troubadour » déprimé de Flaubert, à patienter jusqu’à ce plus bel âge de la vie pour accéder au bonheur. Duras se dit vieille à 18 ans, Beauvoir s’étiole dans ses 20, avant de vivre l’itinéraire à rebours. Leurs cadettes sénescentes confient désormais à leurs journaux intimes l’émoi de leurs reverdies successives et se sentent maintenant assez gaillardes pour renouveler leur jouvence jusqu’au marathon final. Aux anthropologues, philosophes, gérontologues et autres psychologues, les femmes écrivains (Beauvoir, Cannone, Cixous, Detambel, Duras, Ernaux, Huston, O’Faolain, Rolin…) mêlent au XXIe siècle la leçon de leurs voix de papier. Leur lucidité désinhibée libère souvent un gai savoir de crise aux antipodes des idées reçues.
Ainsi vieillir n’est plus l’enfer des femmes prédit par La Rochefoucauld. Si le bal de têtes proustien n’épargne pas nos contemporaines, elles ont désormais pris la plume elles-mêmes pour écorner quelques stéréotypes avec une énergie, une drôlerie, qui le disputent parfois à la lucidité des renoncements. Vieillir est un art du temps, avec ses ruses, ses foucades et ses têtes à queue turbulents. C’est aussi une affaire de style existentiel et d’intelligence du rapport au monde, auquel l’écriture confère une griffe complice.
C’est bien à une anthropologie littéraire de l’âge au féminin que le lecteur est convié dans cet essai de gai savoir, depuis l’effroi de la première ride jusqu’aux surprises ultimes de la connaissance de soi.

Lire le sommaire

Vieillir, dit-elle:
une anthropologie littéraire de l’âge
Le sommaire
Opening night 2013:
«Avoir l’âge»
La ballade de Narayama
Quand est-ce que je vieillis?
Le vieillir à l’œuvre
Petit détour par Diderot

I
Se connaître un âge: le moment Beauvoir

«Je suis vieille!»
«Oh! je suis encore une femme»
«Qu’est-ce qu’avoir une vie derrière soi?»
«La compassion me déchirait»
«La ligne de vieillesse»
Deux versions du voile noir

II
La confusion des âges (Huston, Ernaux,
O’Faolain et consœurs)

Du démon de midi
Le méridien des femmes: cap au pire?
(Huston, Cannone)
Entre les lignes: Annie Ernaux, extérieur nuit
Injonctions contradictoires
Nuala O’Faolain ou la condition quinquagénaire

III
D’âge en âge: épiphanies,
trous noirs et reverdies

Le gai savoir du vieillir selon Régine Detambel
Petite physique des trous noirs (Rosenthal, Groult)

IV
Athlètes du grand âge et
génie centenaire

Ève ou l’endurance selon Hélène Cixous
Les futurs immédiats de Dominique Rolin
Portrait de deux marathoniennes (de Romilly, Svetlana Geier)

Bal chez Temporel

Senesco ergo sum
Lire, écrire, oublier
Ce «mystérieux désir de paix des femmes» (Pachet)

Revue de presse

Médiapart — PAR DOMINIQUE CONIL — 28 MAI 2013 |

Libération — "ÉCLATS DE RIDES" par Claire Devarrieux — 23 janvier 2013

LE MONDE — "L'écriture des femmes semble plus tonique" par Julie Clarini — 24 janvier 2013

LE MAGAZINE LITTÉRAIRE — "DAMES D'ÂGE EN ÂGE" par Camille Thomine — janvier 2013

France Culture — Les lundis de l'histoire "Célibat et vieillesse, expériences féminines par Michelle Perrot — 22 avril 2013

France Inter — L'HUMEUR VAGABONDE PAR Kathleen Evin — 11 avril 2013

Biographie

Ancienne élève de Normale Sup et agrégée de lettres modernes, Martine Boyer-Weinmann enseigne la littérature du XXe siècle à l’Université Lumière Lyon 2. Elle a travaillé sur la biographie littéraire (La Relation biographique, Champ Vallon, 2005) et sur la colère des écrivains (avec Jean-Pierre Martin, Colère d’écrivains), ce qui l’a aussi amenée à travailler sur Milan Kundera.

Vieillir, dit-elle– Martine Boyer-Weinmann 2013
Paru le 18 janvier 2013
14 x 22 cm, 224 pages
ISBN 978.2.87673.642.9
19 €