Article(s) archivé(s) de la catégorie Collection recueil

OLIVIER BARBARANT Un grand instant

OLIVIER BARBARANT Un grand instant

«Il arrive qu’un instant sans durée concentre en lui-même la valeur d’un long intervalle et fasse tenir le maximum de ferveur dans le minimum de temps. Il arrive qu’une jouissance continuée et plus ou moins diluée se ramasse au foyer d’une joie-éclair. […] Or qu’est-ce que la vie entière perdue dans l’océan de l’éternité, sinon « un grand instant » ? . Cet extrait de La Mort de Jankelevitch, dans un chapitre intitulé «La vie brève», circonscrit le point d’attention réunissant des poèmes remontant à des époques diverses (enfance et jeunesse, temps présent) mais pour tenter d’en restituer et déplier l’intensité particulière, seul trait qui les rassemble, et pourrait faire de la vie reparcourue par coups de sondes un grand instant.

Poezibao par Christian Travaux

La Quinzaine Littéraire par Isabelle Lévesque

Olivier Barbarant, ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé de Lettres Modernes et docteur ès lettres à l’Université Paris-VII. Il vit à Saint-Quentin, dans l’Aisne. Il est nommé en 2012 inspecteur général de l’Éducation nationale dans le groupe Lettres2. Tous ses recueils (le dernier Elégies étranglées, 2013) sont publiés chez Champ Vallon. Il a dirigé le volume de la Pléiade consacré à l'œuvre poétique de Louis Aragon.

ROBERT MARTEAU La venue

ROBERT MARTEAU La venue

Écrivant à l’oreille comme tous les grands poètes, Robert Marteau met son entière attention à entendre venir le poème. Il ne veut en forcer « la venue », mais seulement s’ouvrir à l’aventure qu’il constitue à chaque fois. Le poème naît de son attention toujours neuve et renouvelée, ouverte et étonnée à l’univers qui se déploie au rythme de sa marche. La venue rapporte en sonnets la création, l’amenant à rendre le monde invisible et sacré à notre vue. Le poète écoute comment danse le poème, comment y dansent les pieds de la muse, ainsi œuvre-t-il à en saisir le passage. Dans ces sonnets sans rimes, c’est ce passage de la muse qui donne au vers sa mesure. C’est pourquoi les poèmes sont publiés tels qu’ils ont été écrits dans les carnets où, tout au long de l’année, pendant ses marches quotidiennes, le poète écrivait.

Le journal poétique de Robert Marteau (1925 – 2011) se poursuit par La venue (années 2005-2006), huitième recueil du cycle Liturgie, entreprise sans précédent (après Liturgie, Louange, Registre, Rites et offrandes, Le temps ordinaire, Ecritures, Salve) et le deuxième recueil posthume du poète.

Biographie

Robert Marteau est né le 8 février 1925, en Poitou, dans un village de la Forêt de Chizé et décédé à Paris le 16 mai 2011.
Son œuvre est importante et multiforme : il a publié de nombreux recueils de poèmes (Royaumes en 1962, Travaux sur la terreen 1966, Vigie en 1987, Fragments de la France en 1990, Liturgie en 1992, Louange en 1996, Registre en 1999, Rites et offrandes en 2002…), des romans (Pentecôte, Le Jour qu'on a tué le cochon, Des chevaux parmi les arbres…), des ouvrages en prose (Voyage au verso, Fleuve sans fin, Journal du Saint-Laurent, Sur le motif…), des textes sur la peinture (Le Louvre entrouvert, Le Message de Paul Cézanne)…
Il a aussi publié des traductions, notamment de l'espagnol et de l'anglais.
Il a reçu le Prix de poésie Charles Vildrac de la Société des Gens de Lettres 2003 à l’occasion de la parution de son recueil Rites et offrandes et il a été décoré du Grand Prix de poésie de l’Académie française en 2005.

La Venue Marteau
Paru le 7 décembre 2017
13 x 21, 192 pages
9791026706236
16 €

BENOÎT CONORT Sortir

BENOÎT CONORT Sortir

Onze ans séparent Ecrire dans le noir et Sortir. Car il aura fallu beaucoup de temps pour passer d’une écriture à une autre. La visée originale était de changer de forme, de « sortir » de la forme de Ecrire dans le noir (qui utilise le verset long) pour passer à une écriture plus minimaliste, à une dimension plus « pauvre », moins « baroque ».
Dès l’origine le titre et la structure se sont imposés : « Sortir », avec trois parties Dedans / jardins / Dehors, encadrées par un prologue et un épilogue.
Il s’agit bien de sortir (hors de soi, hors du dedans, hors d’une chambre etc) et ce que met en scène l’ouvrage c’est la « sortie » aussi du livre, avec le sentiment que nombre des poèmes de ce livre pourraient appartenir indifféremment à l’une ou les autres parties. L’écriture finalement se joue dans le combat entre la tentation de l’immobile et la vanité du mouvement.

Revue de presse

Poezibao — par Véronique Pittolo, 11 septembre 2017

Le Nouveau recueil — par Jean-Michel Maulpoix, 28 août 2017

Littératures portes ouvertes — par Gabriel Grossi, 17 juillet 2017

Carnet d'art — par Jean-Paul Gavard Perret, 22 septembre 2017

La cause littéraire — par France Burghelle Rey, 23 juillet 2017

Biographie

Benoît Conort est né en 1956 dans le sud-ouest de la France. Il a été membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire, ainsi que de la revue Recueil devenue, dans les années quatre-vingt dix, Le Nouveau Recueil, et a publié dans plusieurs revues dont la NRF, Europe, L’ Etrangère, Nu(e), etc. Il a fait de nombreux voyages à l’étranger (du Maroc au Japon en passant par les USA et quelques autres lieux) pour des conférences et des lectures. De 2009 à 2015, il a été membre du CA de la Maison des écrivains et de la Littérature, successivement secrétaire général, puis vice-président.
Ancien élève de l’ ENS il a enseigné à l’université de Kelaniya (Sri Lanka), Marie Curie Sklodowska (Lublin, Pologne), de Porto (Portugal). En 1994 il est devenu Maître de Conférence à l'université Paris Ouest Nanterre. En 2010, il a été élu professeur à l’université de Rennes 2.
Ses travaux universitaires portent sur l’écriture de la mort et du deuil dans la poésie française des vingtième et vingt-et-unième siècles. Il a publié un ouvrage sur Pierre Jean Jouve : Pierre Jean Jouve. Mourir en poésie (éd du Septentrion, 2002), et a dirigé en 2013 un ouvrage sur Paul Eluard (Lectures de Paul Eluard,PUR) et en 2015 sur Yves Bonnefoy (PUR). Il a écrit de nombreux articles sur Jacques Dupin, Claude Esteban, Léon-Paul Fargue, Edouard Glissant, Saint-John Perse, Jacques Roubaud, Jean-Paul Michel, Jean-Michel Maulpoix, entre autres, ainsi que sur les formes et genres de la poésie française contemporaine (l’élégie, le verset, etc).
Il a publié plusieurs recueils de poèmes :
Pour une île à venir, 1988, Gallimard, coll Le Chemin, prix Fénéon 1988.
Au-delà des cercles, 1992, Gallimard, coll Le Chemin, prix Tzara 1992.
Main de nuit, 1998, Champ Vallon, prix Mallarmé 1998.
Cette vie est la nôtre, 2001, Champ Vallon.
Ecrire dans le noir, 2006, Champ Vallon.
La revue Nu(e) a consacré à ses livres son numéro 41 (2009) accompagné de plusieurs inédits.

Paru le 18 mai 2017
13 x 21 cm, 112 pages
ISBN 979-10-267-0551-2
13,50 €

SOPHIE LOIZEAU Ma maîtresse forme

SOPHIE LOIZEAU Ma maîtresse forme

« Septième livre de poésie de Sophie Loizeau, Ma maîtresse forme souligne non seulement la primauté de la nature – omniprésente dans cette œuvre –, mais aussi la nécessité vitale de l’écriture, et plus particulièrement en poésie. Ici, la nature est poésie, l’artiste en révèle la beauté à travers deux pulsations, la respiration de la forêt et le ressassement de la mer. Montaigne dit en substance : s’il s’écoute, chacun découvrira en lui un tour particulier, un caractère dominant (forme sienne, maîtresse forme, forme universelle). C’est au moyen de cette maîtresse forme que la nature se fait sentir en nous. Et c’est bien la nature, la terre matricielle, qui apparaît ici et se fait entendre tout au long des cinq parties qui composent ce livre : la terre, la forêt, les bêtes, puis l’écriture et ses lieux, l’enracinement et la filiation, le souvenir et le deuil, et enfin les invisibles au sens où Victor Hugo disait : « Les morts ne sont pas les absents, ils sont les invisibles ».

Dans une langue exigeante et inattendue, mais aussi musicale, syncopée, Sophie Loizeau oscille entre l’universel et l’intime pour entremêler à la nature le trio mère-auteure-fille, piliers de la Sagrada familia, les oiseaux et animaux marins que lui évoquent « sa » mer, la Manche, et l’eau du bain qui devient lieu d’écriture. Chaque poème peut être perçu comme une clé, et non comme une énigme, en ce sens que l’auteure n’écrit pas sur la nature, elle écrit la nature, elle n’écrit pas sur le désir, elle écrit le désir. Mais le point central de ce livre est qu’il est conçu comme un livre bilingue, où une langue serait écrite et l’autre entendue, et cette dernière serait entendue en quelque sorte, de la bouche même de l’auteure, avec tout ce que l’écoute peut avoir de déroutant et de singulier. » (Laurent Citrinot)

Revue de presse

LES DECOUVREURS — par Georges Guillain, 9 mai 2017

France culture — Jacques Bonnaffé lit Sophie Loizeau, 29 juin 2017

MEDIAPART — par Patrice Beray, 5 juin 2017

LE MATRICULE DES ANGES — par Richard Blin, juin 2017

SITAUDIS — par Aurélie Foglia, 5 mars 2017

SITAUDIS — par Jean-Claude Pinson, 5 mars 2017

Biographie

Née en 1970, Sophie Loizeau est poète, elle écrit également des récits. Elle vit à Versailles.
Ses trois premiers livres, écrits entre 1998 et 2004 (Le Corps saisonnier, La Nue-bête, Environs du bouc) sont marqués par la présence de la nature. Une nature qui fraye avec le fantastique et le mythologique, avec le désir et la sexualité. Les livres suivants (La femme lit, Le roman de Diane, Caudal), écrits entre 2004 et 2013, forment une trilogie autour du mythe de Diane et tentent une féminisation systématique et radicale de la langue.

Ma maîtresse forme - Sophie Loizeau 2017
Paru le 2 mars 2017
13 x 21 cm, 96 pages
ISBN 979-10-207-0491-1
13 €

GÉRARD TITUS-CARMEL & Lointains

GÉRARD TITUS-CARMEL & Lointains

Poésie

Un lointain sans âge heurtant de plein fouet l’insaisissable rivage, en face, avant de se perdre derrière la ligne d’un horizon sans distance; un corps tendu à se rompre, planté au seuil de l’infini et qui s’abîme en sa fuite; un personnage gris de perle, aussi, qui se confond en lui-même, noyant les mots venus de pleine solitude pour dire la soudaine immobilité d’un monde qui défait la mémoire, s’il ne la submerge. Et, brochant sur le tout, un silence sans défaut que parachève ce carré de pur abandon au seul souvenir d’un arpent de terre et de tourbe élu, haussé par la langue à la dimension de sa légende.

Biographie

Gérard Titus-Carmel est né en 1942, il s’initie très tôt à l’Art moderne après des études à l’école Boulle et se passionne pour le surréalisme et la poésie.
Dès ses premières expositions, dans les années soixante, ses toiles et ses dessins, ses lithographies et ses gravures révèlent un goût puissant pour la littérature, comme en témoignent aussi les titres et les dédicaces de ses tableaux, volontiers voués aux grands romantiques, tel Young ou Coleridge. Il commence par illustrer des poètes qu’il aime, de Jacques Dupin à Philippe Jaccottet, avant de donner ses propres recueils de poèmes, qu’il enlumine souvent, en des livres rares, tout en publiant des réflexions sur la peinture (Elle bouge encore…, Actes Sud, 1992).
Sa production poétique est tout aussi importante.

Poésie

La Tombée, Fata Morgana, 1987.
L’Entrevue, Brandes, 1988.
Le Motif du fleuve, Fata Morgana, 1990.
Instance de l’orée, Fata Morgana, 1990.
Forge, Brandes, 1991.
Feuillets détachés des saisons, Brandes, 1991.
Gris de Payne, Fata Morgana, 1994.
Obstinante, Brandes, 1995.
Ceci posé, Fata Morgana, 1996.
Nielles, La Main courante, 1997.
De Corps et de buée, Éditions Voix/Richard Meier, 1997.
Travaux de fouille et d’oubli, Champ Vallon, 2000.
La Rive en effet, Obsidiane, 2000.
Demeurant, Obsidiane, 2001.
Ici rien n’est présent, Champ Vallon, 2003.
Manière de sombre, Obsidiane, 2004.
Jungle (non-lieu) / Jungle (unspace), VVV Editions, Halifax, 2005.
Seul tenant, Champ Vallon, 2006.
Brisées, La Porte, 2009.
L’Ordre des jours, Champ Vallon, 2010.
Le Reste du vent, La Porte, 2011.
Ressac, Obsidiane, 2011.
La Porte, La Porte, 2012.
Albâtre, Fata Morgana, 2013.

Essais, écrits sur l’art, autres

Joaquin’s Love Affair, Éricart, 1971.
The Pocket Size Tlingit Coffin, Baudoin Lebon/SMI, 1976.
Le Casque de Nikkō, Daniel Lelong Éditeur, 1984.
Temps de parole, L’Échoppe, 1986.
Quatre images mémorables, Éditions de la Nbj, Montréal, 1987.
Lumières, précédé de Point de chute, L’échoppe, 1988.
Ombre portée, L’Échoppe, 1989.
L’Indolente d’Orsay, L’échoppe, 1990.
Notes d’atelier & autres textes de la contre-allée, Plon, 1990.
La Leçon du miroir, L’Échoppe, 1992.
«Elle bouge encore…», Actes Sud, 1992.
Premier sang, L’échoppe, 1994.
L’élancement. Éloge de Hart Crane, Le Seuil, 1998.
101 Questions posées au pérégrin, L’étoile des limites, 2001.
Épars, Le Temps qu’il fait, 2003.
Gustave Roud. Une solitude dans les saisons, Jean-Michel Place / Poésie, 2005.
Edvard Munch. Entre chambre et ciel, Virgile, 2007.
Un lieu de ce monde / A Place in The World, VVV Editions, Halifax, 2008.
Pierres d’attente pour Reverdy, Tarabuste, 2008.
La Nuit au corps, Fata Morgana, 2010.
Le Huitième pli ou Le Travail de beauté, Galilée, 2013.
Chemins ouvrant (avec Yves Bonnefoy), L’Atelier contemporain, 2014.
Au Vif de la peinture, à l'ombre des mots , L'Atelier contemporain, 2016.

& Lointains – Gérard Titus-Carmel 2016
Paru le 2 juin 2016
13 x 21 cm, 144 pages
ISBN 979-10-267-0111-8
14 €

GÉRARD TITUS-CARMEL L’ordre des jours

GÉRARD TITUS-CARMEL L’ordre des jours

Poésie

On dira qu’ici tout est ordonnancé pour être reconnu dans la clarté d’une allée sans tare, comme ouverte par fantaisie dans le désordre naturel de la langue.

Mais cette déambulation ne sera pas une innocente promenade dans un parc à la française: au contraire, elle scande sourdement, jusque dans la distribution de ses planches, la fatale succession des jours qui ruinent notre rêve de présence dans l’«ici-bas déjà» du monde. Ainsi, dans le jeu des calques et des épreuves, comme dans celui des miroirs et des répons, nous retrouvons-nous nus, seulement occupés à mesurer notre ombre qui, sans fin, s’allonge selon l’ordre des jours.

Biographie

Gérard Titus-Carmel est né en 1942, il s’initie très tôt à l’Art moderne après des études à l’école Boulle et se passionne pour le surréalisme et la poésie.
Dès ses premières expositions, dans les années soixante, ses toiles et ses dessins, ses lithographies et ses gravures révèlent un goût puissant pour la littérature, comme en témoignent aussi les titres et les dédicaces de ses tableaux, volontiers voués aux grands romantiques, tel Young ou Coleridge. Il commence par illustrer des poètes qu’il aime, de Jacques Dupin à Philippe Jaccottet, avant de donner ses propres recueils de poèmes, qu’il enlumine souvent, en des livres rares, tout en publiant des réflexions sur la peinture (Elle bouge encore…, Actes Sud, 1992).
Sa production poétique est tout aussi importante.

Poésie

La Tombée, Fata Morgana, 1987.
L’Entrevue, Brandes, 1988.
Le Motif du fleuve, Fata Morgana, 1990.
Instance de l’orée, Fata Morgana, 1990.
Forge, Brandes, 1991.
Feuillets détachés des saisons, Brandes, 1991.
Gris de Payne, Fata Morgana, 1994.
Obstinante, Brandes, 1995.
Ceci posé, Fata Morgana, 1996.
Nielles, La Main courante, 1997.
De Corps et de buée, Éditions Voix/Richard Meier, 1997.
Travaux de fouille et d’oubli, Champ Vallon, 2000.
La Rive en effet, Obsidiane, 2000.
Demeurant, Obsidiane, 2001.
Ici rien n’est présent, Champ Vallon, 2003.
Manière de sombre, Obsidiane, 2004.
Jungle (non-lieu) / Jungle (unspace), VVV Editions, Halifax, 2005.
Seul tenant, Champ Vallon, 2006.
Brisées, La Porte, 2009.
L’Ordre des jours, Champ Vallon, 2010.
Le Reste du vent, La Porte, 2011.
Ressac, Obsidiane, 2011.
La Porte, La Porte, 2012.
Albâtre, Fata Morgana, 2013.

Essais, écrits sur l’art, autres

Joaquin’s Love Affair, Éricart, 1971.
The Pocket Size Tlingit Coffin, Baudoin Lebon/SMI, 1976.
Le Casque de Nikkō, Daniel Lelong Éditeur, 1984.
Temps de parole, L’Échoppe, 1986.
Quatre images mémorables, Éditions de la Nbj, Montréal, 1987.
Lumières, précédé de Point de chute, L’échoppe, 1988.
Ombre portée, L’Échoppe, 1989.
L’Indolente d’Orsay, L’échoppe, 1990.
Notes d’atelier & autres textes de la contre-allée, Plon, 1990.
La Leçon du miroir, L’Échoppe, 1992.
«Elle bouge encore…», Actes Sud, 1992.
Premier sang, L’échoppe, 1994.
L’élancement. Éloge de Hart Crane, Le Seuil, 1998.
101 Questions posées au pérégrin, L’étoile des limites, 2001.
Épars, Le Temps qu’il fait, 2003.
Gustave Roud. Une solitude dans les saisons, Jean-Michel Place / Poésie, 2005.
Edvard Munch. Entre chambre et ciel, Virgile, 2007.
Un lieu de ce monde / A Place in The World, VVV Editions, Halifax, 2008.
Pierres d’attente pour Reverdy, Tarabuste, 2008.
La Nuit au corps, Fata Morgana, 2010.
Le Huitième pli ou Le Travail de beauté, Galilée, 2013.
Chemins ouvrant (avec Yves Bonnefoy), L’Atelier contemporain, 2014.
Au Vif de la peinture, à l'ombre des mots , L'Atelier contemporain, 2016.

Ordre des jours (L') – Gérard Titus-Carmel 2010
Paru le 6 mai 2010
13 x 21 cm, 160 pages
ISBN 2.87673.515.6
14.50 €

GÉRARD TITUS-CARMEL Seul tenant

GÉRARD TITUS-CARMEL Seul tenant

Poésie

Seul tenant — c’est, à ce titre, écrire l’absence en cela que rendu là où la mémoire renonce, on se découvre seul debout pour nommer son corps et pour prétendre, par manière, être toujours présent au monde.
C’est aussi dire que cette suite de poèmes, que scandent régulièrement apartés et oraisons comme les métopes ponctuent la frise, déroule dans son long bandeau noir le récit de ces moments de pose durant lesquels le regard se fixe au centre d’un jardin clos et sans tare, inaccessible comme il paraît, où les ombres croissent avec le nom des morts. Et que, soumis à la secrète alchimie liant les images qui à la fois la festonnent et la cimentent, c’est continûment que cette litre nous assèche la langue.

Biographie

Gérard Titus-Carmel est né en 1942, il s’initie très tôt à l’Art moderne après des études à l’école Boulle et se passionne pour le surréalisme et la poésie.
Dès ses premières expositions, dans les années soixante, ses toiles et ses dessins, ses lithographies et ses gravures révèlent un goût puissant pour la littérature, comme en témoignent aussi les titres et les dédicaces de ses tableaux, volontiers voués aux grands romantiques, tel Young ou Coleridge. Il commence par illustrer des poètes qu’il aime, de Jacques Dupin à Philippe Jaccottet, avant de donner ses propres recueils de poèmes, qu’il enlumine souvent, en des livres rares, tout en publiant des réflexions sur la peinture (Elle bouge encore…, Actes Sud, 1992).
Sa production poétique est tout aussi importante.

Poésie

La Tombée, Fata Morgana, 1987.
L’Entrevue, Brandes, 1988.
Le Motif du fleuve, Fata Morgana, 1990.
Instance de l’orée, Fata Morgana, 1990.
Forge, Brandes, 1991.
Feuillets détachés des saisons, Brandes, 1991.
Gris de Payne, Fata Morgana, 1994.
Obstinante, Brandes, 1995.
Ceci posé, Fata Morgana, 1996.
Nielles, La Main courante, 1997.
De Corps et de buée, Éditions Voix/Richard Meier, 1997.
Travaux de fouille et d’oubli, Champ Vallon, 2000.
La Rive en effet, Obsidiane, 2000.
Demeurant, Obsidiane, 2001.
Ici rien n’est présent, Champ Vallon, 2003.
Manière de sombre, Obsidiane, 2004.
Jungle (non-lieu) / Jungle (unspace), VVV Editions, Halifax, 2005.
Seul tenant, Champ Vallon, 2006.
Brisées, La Porte, 2009.
L’Ordre des jours, Champ Vallon, 2010.
Le Reste du vent, La Porte, 2011.
Ressac, Obsidiane, 2011.
La Porte, La Porte, 2012.
Albâtre, Fata Morgana, 2013.

Essais, écrits sur l’art, autres

Joaquin’s Love Affair, Éricart, 1971.
The Pocket Size Tlingit Coffin, Baudoin Lebon/SMI, 1976.
Le Casque de Nikkō, Daniel Lelong Éditeur, 1984.
Temps de parole, L’Échoppe, 1986.
Quatre images mémorables, Éditions de la Nbj, Montréal, 1987.
Lumières, précédé de Point de chute, L’échoppe, 1988.
Ombre portée, L’Échoppe, 1989.
L’Indolente d’Orsay, L’échoppe, 1990.
Notes d’atelier & autres textes de la contre-allée, Plon, 1990.
La Leçon du miroir, L’Échoppe, 1992.
«Elle bouge encore…», Actes Sud, 1992.
Premier sang, L’échoppe, 1994.
L’élancement. Éloge de Hart Crane, Le Seuil, 1998.
101 Questions posées au pérégrin, L’étoile des limites, 2001.
Épars, Le Temps qu’il fait, 2003.
Gustave Roud. Une solitude dans les saisons, Jean-Michel Place / Poésie, 2005.
Edvard Munch. Entre chambre et ciel, Virgile, 2007.
Un lieu de ce monde / A Place in The World, VVV Editions, Halifax, 2008.
Pierres d’attente pour Reverdy, Tarabuste, 2008.
La Nuit au corps, Fata Morgana, 2010.
Le Huitième pli ou Le Travail de beauté, Galilée, 2013.
Chemins ouvrant (avec Yves Bonnefoy), L’Atelier contemporain, 2014.
Au Vif de la peinture, à l'ombre des mots , L'Atelier contemporain, 2016.

Seul tenant – Gérard Titus-Carmel 2006
Paru le 22 mai 2006
13 x 21 cm, 160 pages
ISBN 2.87673.442.7
14 €

GÉRARD TITUS-CARMEL Ici rien n’est présent

GÉRARD TITUS-CARMEL Ici rien n’est présent

Poésie

La mémoire d’une enfance stupéfaite, toute pétrie de colère, l’irréparable blessure d’un été violent et jaune comme l’or, l’amitié du silence. Aussi le souvenir d’un jardin paré aux couleurs de l’enfer, le grand miroir de l’estran à portée de la main, de l’autre côté du mur, la douleur d’une plaie nouvellement ouverte, la consolation du soir, le guet infini, l’attente. Et l’ombre, toujours, qu’on traîne derrière soi et qui prolonge un corps livré au seul récit d’absence.
Que faire de tous ces bris épars, sinon les ajointer dans l’espace d’un livre, pour que circule du sens où cela, par chance, coïncide encore ? Car lorsque la languefourche dans l’épuisant travail de dire, il reste ce pouvoir-là à l’écriture de combler enfin le vertigineux vide d’ici où rien, décidément, n’est présent.

Biographie

Gérard Titus-Carmel est né en 1942, il s’initie très tôt à l’Art moderne après des études à l’école Boulle et se passionne pour le surréalisme et la poésie.
Dès ses premières expositions, dans les années soixante, ses toiles et ses dessins, ses lithographies et ses gravures révèlent un goût puissant pour la littérature, comme en témoignent aussi les titres et les dédicaces de ses tableaux, volontiers voués aux grands romantiques, tel Young ou Coleridge. Il commence par illustrer des poètes qu’il aime, de Jacques Dupin à Philippe Jaccottet, avant de donner ses propres recueils de poèmes, qu’il enlumine souvent, en des livres rares, tout en publiant des réflexions sur la peinture (Elle bouge encore…, Actes Sud, 1992).
Sa production poétique est tout aussi importante.

Poésie

La Tombée, Fata Morgana, 1987.
L’Entrevue, Brandes, 1988.
Le Motif du fleuve, Fata Morgana, 1990.
Instance de l’orée, Fata Morgana, 1990.
Forge, Brandes, 1991.
Feuillets détachés des saisons, Brandes, 1991.
Gris de Payne, Fata Morgana, 1994.
Obstinante, Brandes, 1995.
Ceci posé, Fata Morgana, 1996.
Nielles, La Main courante, 1997.
De Corps et de buée, Éditions Voix/Richard Meier, 1997.
Travaux de fouille et d’oubli, Champ Vallon, 2000.
La Rive en effet, Obsidiane, 2000.
Demeurant, Obsidiane, 2001.
Ici rien n’est présent, Champ Vallon, 2003.
Manière de sombre, Obsidiane, 2004.
Jungle (non-lieu) / Jungle (unspace), VVV Editions, Halifax, 2005.
Seul tenant, Champ Vallon, 2006.
Brisées, La Porte, 2009.
L’Ordre des jours, Champ Vallon, 2010.
Le Reste du vent, La Porte, 2011.
Ressac, Obsidiane, 2011.
La Porte, La Porte, 2012.
Albâtre, Fata Morgana, 2013.

Essais, écrits sur l’art, autres

Joaquin’s Love Affair, Éricart, 1971.
The Pocket Size Tlingit Coffin, Baudoin Lebon/SMI, 1976.
Le Casque de Nikkō, Daniel Lelong Éditeur, 1984.
Temps de parole, L’Échoppe, 1986.
Quatre images mémorables, Éditions de la Nbj, Montréal, 1987.
Lumières, précédé de Point de chute, L’échoppe, 1988.
Ombre portée, L’Échoppe, 1989.
L’Indolente d’Orsay, L’échoppe, 1990.
Notes d’atelier & autres textes de la contre-allée, Plon, 1990.
La Leçon du miroir, L’Échoppe, 1992.
«Elle bouge encore…», Actes Sud, 1992.
Premier sang, L’échoppe, 1994.
L’élancement. Éloge de Hart Crane, Le Seuil, 1998.
101 Questions posées au pérégrin, L’étoile des limites, 2001.
Épars, Le Temps qu’il fait, 2003.
Gustave Roud. Une solitude dans les saisons, Jean-Michel Place / Poésie, 2005.
Edvard Munch. Entre chambre et ciel, Virgile, 2007.
Un lieu de ce monde / A Place in The World, VVV Editions, Halifax, 2008.
Pierres d’attente pour Reverdy, Tarabuste, 2008.
La Nuit au corps, Fata Morgana, 2010.
Le Huitième pli ou Le Travail de beauté, Galilée, 2013.
Chemins ouvrant (avec Yves Bonnefoy), L’Atelier contemporain, 2014.
Au Vif de la peinture, à l'ombre des mots , L'Atelier contemporain, 2016.

Ici rien n'est présent – Gérard Titus-Carmen 2003
Paru le 28 janvier 2003
13 x 21 cm, 160 pages
ISBN 2.87673.366.8
14 €

GÉRARD TITUS-CARMEL Travaux de fouille et d’oubli

GÉRARD TITUS-CARMEL Travaux de fouille et d’oubli

Poésie

Cette suite de textes se découvre comme la mise au jour des ruines d’une construction d’un âge ancien, sur quoi la mémoire, qui pourtant gardait le site, est venue soudain buter. Dès lors, à partir des différents fragments arrachés à l’oubli, il s’est agi de recomposer le dessin de ce que fut son architecture. Retrouvés à fleur de terre, les vestiges des enceintes qui l’entouraient permettront de situer un point qui, finalement, se révélera être le centre secret du monument ou, mieux, son coeur obscur. Là où se précipitent les mots, où se noue la voix.
Et ce coeur livrera un nom, qui est aussi celui de son désastre. Un nom offert au vent, au souvenir de la mer épuisante — au silence, enfin.

Biographie

Gérard Titus-Carmel est né en 1942, il s’initie très tôt à l’Art moderne après des études à l’école Boulle et se passionne pour le surréalisme et la poésie.
Dès ses premières expositions, dans les années soixante, ses toiles et ses dessins, ses lithographies et ses gravures révèlent un goût puissant pour la littérature, comme en témoignent aussi les titres et les dédicaces de ses tableaux, volontiers voués aux grands romantiques, tel Young ou Coleridge. Il commence par illustrer des poètes qu’il aime, de Jacques Dupin à Philippe Jaccottet, avant de donner ses propres recueils de poèmes, qu’il enlumine souvent, en des livres rares, tout en publiant des réflexions sur la peinture (Elle bouge encore…, Actes Sud, 1992).
Sa production poétique est tout aussi importante.

Poésie

La Tombée, Fata Morgana, 1987.
L’Entrevue, Brandes, 1988.
Le Motif du fleuve, Fata Morgana, 1990.
Instance de l’orée, Fata Morgana, 1990.
Forge, Brandes, 1991.
Feuillets détachés des saisons, Brandes, 1991.
Gris de Payne, Fata Morgana, 1994.
Obstinante, Brandes, 1995.
Ceci posé, Fata Morgana, 1996.
Nielles, La Main courante, 1997.
De Corps et de buée, Éditions Voix/Richard Meier, 1997.
Travaux de fouille et d’oubli, Champ Vallon, 2000.
La Rive en effet, Obsidiane, 2000.
Demeurant, Obsidiane, 2001.
Ici rien n’est présent, Champ Vallon, 2003.
Manière de sombre, Obsidiane, 2004.
Jungle (non-lieu) / Jungle (unspace), VVV Editions, Halifax, 2005.
Seul tenant, Champ Vallon, 2006.
Brisées, La Porte, 2009.
L’Ordre des jours, Champ Vallon, 2010.
Le Reste du vent, La Porte, 2011.
Ressac, Obsidiane, 2011.
La Porte, La Porte, 2012.
Albâtre, Fata Morgana, 2013.

Essais, écrits sur l’art, autres

Joaquin’s Love Affair, Éricart, 1971.
The Pocket Size Tlingit Coffin, Baudoin Lebon/SMI, 1976.
Le Casque de Nikkō, Daniel Lelong Éditeur, 1984.
Temps de parole, L’Échoppe, 1986.
Quatre images mémorables, Éditions de la Nbj, Montréal, 1987.
Lumières, précédé de Point de chute, L’échoppe, 1988.
Ombre portée, L’Échoppe, 1989.
L’Indolente d’Orsay, L’échoppe, 1990.
Notes d’atelier & autres textes de la contre-allée, Plon, 1990.
La Leçon du miroir, L’Échoppe, 1992.
«Elle bouge encore…», Actes Sud, 1992.
Premier sang, L’échoppe, 1994.
L’élancement. Éloge de Hart Crane, Le Seuil, 1998.
101 Questions posées au pérégrin, L’étoile des limites, 2001.
Épars, Le Temps qu’il fait, 2003.
Gustave Roud. Une solitude dans les saisons, Jean-Michel Place / Poésie, 2005.
Edvard Munch. Entre chambre et ciel, Virgile, 2007.
Un lieu de ce monde / A Place in The World, VVV Editions, Halifax, 2008.
Pierres d’attente pour Reverdy, Tarabuste, 2008.
La Nuit au corps, Fata Morgana, 2010.
Le Huitième pli ou Le Travail de beauté, Galilée, 2013.
Chemins ouvrant (avec Yves Bonnefoy), L’Atelier contemporain, 2014.
Au Vif de la peinture, à l'ombre des mots , L'Atelier contemporain, 2016.

Travaux de fouille et d'oubli – Gérard Titus-Carmel 2000
Paru le 16 mars 2000
13 x 21 cm, 146 pages
ISBN 2.87673.302.1
12 €

JUDE STÉFAN L’Idiot de village

JUDE STÉFAN L’Idiot de village

Nouvelles

En six nouvelles, un Idiot de village offrira cette particularité d’aussi bien incarner un Professeur extasié, une Adolescente perplexe, des Sœurs perdues, qu’un Aveugle aimé, un Utopiste comblé, un Obèse transi, un Amant rompant, enfin un Suicidant définitif: de la Littérature, c’est-à-dire une Idiotie première.
Titres des nouvelles : L’après-trentaine de Monsieur Quesche, L’Interview, Le Brevet des Collèges, Le Baccalauréet des Lycées, Au Bordel pour Aveugles, L’Idiot de Village, Courte homélie d’un Obèse, Moment musical (de 18 à 22 heures), Bagatelle, Une bonne Nouvelle, Le Locateur.

Biographie

Jude Stéfan est né en 1930. Il vit en Normandie, où il mène parallèlement une oeuvre poétique et, depuis 1973, de nouvelliste.

Aux Éditions Champ Vallon
Les États du corps, nouvelles, 1986.
Dialogues avec la Sœur, 1987.
Dialogue des Figures, 1988.
La Fête de la Patronne, nouvelles, 1991.
Le Nouvelliste, nouvelles, 1993.
Scènes dernières, nouvelles, 1995.
Vie de Saint, nouvelles, 1998.
Oraisons funestes, nouvelles, 2003.
Le Sillographe, nouvelles, 2004.
L'Angliciste, nouvelles, 2006.

Aux Éditions Gallimard
Cyprès, poèmes, 1967.
Libères, poèmes, 1970.
Idylles & Cippes, poèmes, 1973.
Vie de mon frère, nouvelles, 1973.
La Crevaison, nouvelles, 1976.
Aux chiens du soir, poèmes, 1979.
Laures, poèmes, 1984.
À la vieille Parque, poèmes, 1989.
Xénies, essais, 1992.
Élégiades, poèmes, 1993.
Prosopées, poèmes, 1995.
Povrésies, poèmes, 1997.
Épodes, poèmes, 1999.
Génitifs, poèmes, 2001.
La Muse Province, poèmes, 2002.
Caprices, poèmes, 2004.

Aux Éditions Le Temps qu’il fait
Lettres tombales, 1983.
Gnomiques, 1985.
Faux journal, 1986.
Alme Diane, poèmes, 1986.
Litanies du scribe, 1988.
De Catulle, essai, 1990.
Stances, poèmes, 1991.
Scholies, notes, 1992.
Épitomé, notes, 1993.
Senilia, diurnal, 1994.
Variété VI, essais, 1995.
Silles, journal, 1997.
Variérés VII, 2000.

Aux Éditions La Table ronde
Chroniques catoniques, 1996.

Aux Éditions Ryôan-ji
Suites slaves, poèmes longs, 1983.
Les Accidents, nouvelles, 1984.

Idiot de village (L') – Jude Stéfan 2008
Paru le 14 novembre 2008
13 x 21 cm, 128 pages
ISBN 978.2.87673.489.0
13 €